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ISBN : 9791097390013
Éditeur : Le Serpent à plumes (17/08/2017)

Note moyenne : 3.12/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Gaia est Gaia. Gaia habite une sublime vallée italienne où les vieilles femmes persécutent les limaces. Puis Gaia rejoint Venise où les petits chefs des centres d’appels persécutent les étudiantes en langues rares dans son genre. Gaia a un père facétieux quoique fragile. Gaia a une mère patiente mais pas que. Gaia aime les chats et vit en colocation. Gaia n’est peut-être pas hypocondriaque mais est certaine plusieurs fois par semaine d’être victime d’un infarctus, n... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
Bazart
16 septembre 2017
ce récit verse largement dans l'autofiction et parle aussi pas mal de réseaux sociaux.
Ecrit par une blogueuse italienne étudiante en call center, on est plongé dans le quotidien d'une jeune italienne étudiante en call center ( sic) qui a beaucoup de mal à trouver sa place dans une société italienne particulièrement précaire, traité avec un regard décalé, peu d'humour noir et un grain d'autodérision.
Ca pourrait être drôle et bien vu, mais tout est trop tiré à l'extrême et verse trop dans la caricature pour convaincre.
Une fois encore, l'ensemble est bien inégal : si les parties concernant le marché de l'emploi et les recherches de job sont plutôt croustillantes, tout ce qui concerne l'intime et la famille de la narratrice manquent singulièrement d'intérêt .
Bref, on a affaire à un de ces livres vite lus vite oubliés.... dommage car on est toujours curieux d'avoir des nouvelles de la littérature italienne..
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Albertine22
27 août 2017
Le roman de Ginevra Lamberti me permet de mettre en avant une deuxième fois les éditions du Serpent à plumes. Après "Leçons de grec" et Séoul écrasée par la canicule, nous voilà transportée dans une Venise comtemporaine, bien loin de l'image des cartes postales. Ces deux récits, extrêmement différents ont cependant des points communs : une écriture singulière, une narration complexe qui amènent le lecteur à " s'accrocher", à "cogiter", à se poser des questions. (Les bonnes ? Je l'ignore, mais se creuser les méninges est toujours intéressant.)
L'auteure et le personnage principal se ressemblent énormément, il est évident que le livre a un caractère autobiographique. Certaines situations sont peut-être poussées à l'extrême pour dénoncer une société dont le fonctionnement tourne à l'absurde. Gaia, une jeune trentenaire, a toujours un pied à l'université. Etudiante en langues rares, elle retarde le moment de mettre la dernière main à sa thèse. Il faut reconnaître que le monde du travail ne l'attend pas à bras ouverts. Ginevra Lamberti nous décrit des jobs précaires, des jobs "galère" avec un humour féroce. L'univers des call center, par exemple, laisse le lecteur pantois, partagé entre le rire et la consternation. le rôle "d'ouvreuse" dans un restaurant atteint lui aussi des sommets dans "L'absurdie". Comment se construire, grandir, s'émanciper de ses parents quand l'Italie n'offre à ses jeunes adultes aucune perspective d'avenir ?
Gaia évoque très souvent ses "géniteurs", le terme semblant mettre à distance son père et sa mère. Quand elle se remémore son enfance, certains passages sont assez flous, comme les séjours de son père dansce qui semble être un hôpital psychistrique. le personnage navigue entre l'un et l'autre, puisque son géniteur est séparé de sa génitrice. le père est un "personnage" débordant de vie, toujours en mouvement, toujours une blague aux lèvres, même dans les pires moments, toujours borderline. La mère est plus posée, tentant de gagner chaque jour de quoi échapper à la précarité. Cette omniprésence des parents montre bien la difficulté de s'émanciper quand on n'a pas d'emploi et donc pas d"argent pour être vraient indépendant.
Venise et ses alentours ne sont pas parés des atours pour les touristes. le personnage principal nous oblige à regarder dans les coulisses et ce qu'on y voit n'est pas réjouissant : une ville polluée, des commerces tournés uniquement vers les touristes, au détriment des Vénitiens de souche, la beauté des lieux que l'habitude finit par occulter. Gaia erre de colocation en colocation. A son âge, ses parents auraient eu besoin de faire appel à des déménageurs pour changer de maison. Elle transporte ses maigres possessions dans des cagettes.
Ginevra Lamberti nous dépeint une Italie désenchantée, où son personnage principal succombe fréquemment à des crises de panique. Comment de pas avoir peur dans un monde régi par des règles de plus en plus incompréhensibles.? Gaia avance, armée de son bouclier fait d'humour et d'autodérision. Parfois, il ne suffit pas à la protéger et ses blessures nous rappellent à quel point le monde du travail est devenu destructeur pour ceux qui commencent leur vie professionnelle.
Une plume à la fois astringente et sensible !
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ramettes
08 septembre 2017
Lorsqu'on m'a proposé ce roman j'ai tout de suite craqué pour le titre. C'est un premier roman alors je ne connaissais pas l'autrice, je sais juste que c'est une jeune italienne.
Ne pensez pas lire un roman à tendance développement personnel comme on en voit en ce moment et comme pourrait le suggérer le titre.
Il y a des livres qui vous séduisent dès les premières lignes… « Aujourd'hui je me suis levée, j'ai ouvert la porte de chez moi et je suis sortie dehors, dans la vallée où je vis. » Je ne sais pas pourquoi mais j'ai ouvert la porte avec elle… Des variantes de cette phrase vont revenir… En ouvrant une porte il y a tant de possibilités va-t-elle rester sur le seuil ou aller plus loin? Quelqu'un va-t-il entrer ou sortir ? va-t-elle à la rencontre de l'autre ou l'autre viendra t-il à elle ?
La narratrice, Gaïa est une jeune femme qui finit sa thèse et qui veut rentrer dans la vie active. Mais elle porte un regard sur sa vie et la vie en général, assez particulier et pas très tendre.
J'ai tout de suite accroché à l'humour qui se dégage de sa façon de raconter. Elle ne le fait intentionnellement, mais son côté hypocondriaque et sa vision décalée du monde apparaissent presque caricaturaux. Elle parle sérieusement, elle y croit (quoique le doute persiste). le lecteur se retrouve à sourire de choses qui sont plutôt tristes. Elle a un côté asocial ce qui donne des rencontres avec des gens aussi « barrés » quelle.
Gaïa met dans sa façon de raconter les choses une certaine distance. Par exemple, elle utilise les termes « géniteur et génitrice » pour « père et mère ». On découvre une jeune femme actuelle qui doit retourner vivre chez sa mère pour des raisons économiques. Elle étudiait à Venise et se retrouve au fond d'une vallée qu'elle nous présente presque comme le fond d'un puits.
On rit, alors qu'elle nous raconte ses crises d'angoisse en pleine nuit. Elle fait du chantage affectif pour qu'elle l'accompagne aux Urgences… elle pourrait avoir une carte de fidélité. Elle repart parfois plusieurs heures plus tard avec un médicament qui lui fait voir de drôles de choses… On découvre la détresse humaine mais s'en s'y attarder. Gaïa a une famille assez perturbée et elle n'est que la continuité de ces faiblesses psychiatriques.
Gaïa nous présente Venise hors circuits touristiques. C'est l'Italie contemporaine loin des clichés. Elle nous parle de la jeunesse qui étudie n'importe quoi pour avoir l'impression de faire quelque chose.
On va ensuite la suivre dans son parcours professionnel du télé marketing dans les zones industrielles. Elle nous raconte les manipulations au sein de ces entreprises très hiérarchisées, comment on frôle l'arnaque pour un salaire de misère. Précarisation de la jeunesse.
Ce roman aborde les thèmes de l'évolution psychologique au sein d'une famille fragilisée, au bord de la rupture. On pourrait généraliser cela à la société.
Gaïa enfant avec des parents déjà avec des soucis psychologiques, Gaïa étudiante cherchant sa place et sa voie, Gaïa jeune femme n'attirant que des jeunes gens perturbés comme elle, Gaïa qui a une grand-mère que est morte après une phase de sénilité. Son père qui depuis longtemps fait des séjours en « maison de repos », complètement irresponsable…
Je vous disais que le côté autodérision et ironie nous faisait sourire, voire rire d'une rire nerveux, mais petit à petit une certaine gravité s'installe est on finit bouleversé par les événements. C'est un peu comme si au fur et à mesure on s'imprégnait de cette ambiance délétère.
« Avant tout, se poser les bonnes questions » c'est aussi grandir, devenir adulte et faire ses propres choix pour sortir du marasme psychologique et économique.
On sent qu'un pas est fait entre le début et la fin de ce roman. Il y a de l'espoir. Certaines scènes m'ont bien marquée.
Lien : http://ramettes.canalblog.co..
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Lizouzou
11 septembre 2017
Gaïa, jeune femme italienne, nous expose son quotidien avec humour noir et autodérision. Entre ses divers aller-retour à l'hôpital pour ses crises d'angoisses, sa mère ultra patiente avec elle bien que mise en arrière plan par Gaïa, son père réellement malade, ses petits boulots au centre d'appel ou au restaurant, Gaïa se livre à travers diverses anecdotes.
Je ne connaissais pas l'auteur et très peu la maison d'édition le Serpent à Plumes avant d'accepter de recevoir ce livre. Je me suis laissée tenter par le résumé, le titre et l'originale couverture du livre.
Autant vous le dire tout de suite, j'ai eu énormément de mal à lire ce roman, mais comme je n'aime pas abandonner un livre, je me suis accrochée. Durant toute ma lecture, mon attention n'arrivait pas à se porter sur ce que je lisais. Et pourtant, il est nécessaire d'être attentif car l'auteur nous parle de plein de choses différentes, de manière parfois un peu décousue, mais cela reflète assez bien la personnalité de Gaïa. Elle fait parfois références à des personnages, des lieux ou des situations décrites dans les pages précédentes (du genre : j'ai rencontré untel mais j'en parlerai plus en détail après / ou je reviendrais sur ce lieu plus tard), il faut donc être un minimum concentré.
J'ai cependant aimé les passages concernant son travail ou sa recherche d'emploi. Elle nous décrit une société difficile et précaire à travers des situations concrètes et parfois poussées à l'extrême.
J'ai eu un peu plus de mal lorsqu'elle parle de sa famille, plus précisément de sa "génitrice" et de son "géniteur". Termes qui montrent le rapport plus que distant qu'elle entretient avec ses parents.
Malgré mon avis mitigé, je pense que ce court roman saura trouvé son lectorat. Dommage pour ma part d'être passée à côté ...
Lien : http://lespetitslivresdelizo..
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Citations & extraits (1) Ajouter une citation
BazartBazart16 septembre 2017
Le fait de jouer un personnage et d'endosser un costume bien défini implique également la nécessité de développer des thèses en passant des nuits entières y réfléchir de façon à pouvoir les exposer à l'heure de l'apéro. C'est avec ce genre de choses que l'autre soir un type m'a interpelé parce que j'avais une frange et qu'il voulait m'expliquer sa thèse au sujet des filles à franges qui seraient les plus déséquilibrées et les pires de toutes.
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