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ISBN : 250111440X
Éditeur : Marabout (03/05/2017)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Paris, jeudi 24 mars 2016 : à quelques jours du dimanche de Pâques, le cadavre d’un homme d’une soixantaine d’années est retrouvé dans un pub parisien, une balle dans chaque genou, une troisième dans le front.À l’autopsie, on découvre sur son corps une fresque d’entrelacs celtiques et de slogans nationalistes nord-irlandais. Trois lettres barrent ses épaules : IRA. Le capitaine Mehrlicht fait la grimace. Enquêter sur un groupe terroriste irlandais en plein état d’ur... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
marina53
19 juin 2017
Un grand merci à Babelio et aux éditions Marabout...
Paris, Jeudi Saint. le corps d'un homme est retrouvé dans les toilettes d'un bar irlandais. Un certain John Murphy, salement refroidi, une balle dans les genoux et une autre dans le front. Mehrlicht est appelé sur les lieux du crime. Avec le médecin légiste, Carrel, ils font la découverte de bien étranges choses : un bonhomme bâton, un rond en guise de tête et une bouche en dents de scie, est dessiné non loin du corps. « NÁ DEAN MAGGADH FUM » écrit au-dessus, en lettres de sang. L'autopsie révélera de nombreuses blessures profondes, des brûlures, des cicatrices et surtout une peau recouverte de tatouages, notamment des entrelacs celtiques et IRA écrit entre les omoplates. Une bien sombre affaire attend Mehrlicht et ses lieutenants, Dossantos et Latour. Une enquête menée dans un climat tendu, quelques jours seulement après les attentats de Bruxelles, et qui va les plonger dans un passé qu'ils pensaient révolu...
Quatrième opus des enquêtes de Mehrlicht et sa clique et le plaisir est toujours là. L'on retrouve le capitaine Daniel Mehrlicht empêtré dans une sombre affaire de vengeance avec ce crime tout droit venu du passé. Il devra composer avec un climat plus que jamais électrique, dû aux attentats, une équipe réduite, le week-end pascal ayant fait déserter les bureaux du commissariat, et une nouvelle stagiaire, qui saura être accueillie selon les méthodes habituelles du capitaine. Ce quatrième volet est profondément plus sombre mais aussi plus abouti. L'auteur alterne habilement passé et présent, des années 70 à nos jours, de l'Irlande à Paris. Il nous immerge au coeur d'un groupe d'amis, attachés à leurs racines et origines, qui, au cours des longues années du conflit irlandais opposant catholiques et protestants, devront faire des choix et défendre leurs intérêts et leur territoire. Un passé qui, visiblement, refait surface des années plus tard. Nicolas Lebel nous offre un roman travaillé, tant que sur le fond que sur la forme, fouillé, intense et passionnant. Les personnages sont toujours aussi sympathiques et attachants et prennent de la consistance au fil des enquêtes. Un roman ancré dans le présent mais qui nous rappelle que le passé n'est pas si loin...
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nadiouchka
20 août 2017
Lire un thriller bien sérieux car il débute le jeudi 24 mars 2016 (un jeudi saint), avec la découverte d'un cadavre (celui de John Murphy) dans les toilettes d'un pub, pendant qu'à l'étage lui parviennent les notes de « Some Day the Devil is Dead » de Wolfe Tones, et rire pendant la lecture du livre de Nicolas Lebel : « De cauchemar et de feu », c'est le tour de force de cet auteur.
Deux histoires se côtoient dans cet ouvrage : ce meurtre et le compte-à-rebours des actions de partisans de l'IRA (débutant en 1966 pour arriver au lundi 4 avril 2016 (Annonciation).
On alterne donc entre présent et passé et on retrouve le capitaine Mehrlicht dont le physique est comparé à celui d'une grenouille (et encore, il paraît que c'est flatteur). Il est secondé par ses lieutenants Mickaël Dossantos et Sophie Latour mais ont droit à une stagiaire (Laura Reiner) qui va devoir subir l'épreuve de la réalité autrement dit l'épreuve du feu et quel feu !
La tache ne va pas être facile puisqu'un état d'urgence a été déclaré suite aux attentats parisiens du 13 novembre 2015 – il manque de personnel car on approche du week-end de Pâques – et se trouver embarqué dans cette histoire rappelant une légende irlandaise, celle du Far Darrig, n'est pas une sinécure. Il va donc devoir enquêter sur la mort de celui qu'il appelle « un Rosbif » qui a eu la malchance d'être venu se faire « dessouder » au mauvais moment.
Si on rit, c'est parce que notre Mehricht reste fidèle à lui-même : cynique, qui fume clope sur clope, un gros brin misogyne, allergique aux ordinateurs, mais aussi toujours avec ses injures qui fusent à tout bout de champ et lui valent d'ailleurs, chaque fois, une amende de cinq euros de la part de ses collègues.
On rit aussi quand son téléphone sonne et balance des questions de Julien Lepers sur « Questions pour un champion », une épreuve à laquelle il avait échoué justement à cause de ses termes orduriers mais il veut prendre sa revanche et potasse dur.
Mais on rit aussi pour des réactions de certains de ses collaborateurs et le livre est truffé de jeux de mots. Il aurait presque fallu relever des citations à chaque page….
Mais revenons à plus grave, cette enquête qu'il va falloir mener avec les moyens du bord et où l'on retrouve l'Histoire de l'Irlande.
La tactique de passer du présent au passé est très bien maîtrisée. le contexte historique nous fait comprendre tous les événements avec l'histoire de Seamus, l'IRA et le « Croquefeu » irlandais, le « Far Darrig ». Son seul nom fait frémir car c'est un monstre pyromane, qui signe ses crimes de « NÁ DEAN MAGGADH FUM », signifiant : « Ne te moque pas de moi ! » et qui laisse un dessin.
J'ai vraiment beaucoup aimé ce thriller car Nicolas Lebel est un écrivain hors pair, d'un humour toujours présent, qui sait nous mener de façon géniale aussi bien dans l'enquête que dans l'Histoire de cette Irlande où les rancoeurs continuent à surgir, même trente ans après le début du conflit.
D'ailleurs, à la fin du livre, il n'écrit pas un chapitre « Remerciements » (comme le font d'habitude les autres auteurs) mais un « MERCI ! » et son mot de la fin est celui-ci : « Dans l'attente d'une Irlande libre et unie, je vous dis « à bientôt » ! ».
Moi aussi Nicolas je dis « à bientôt » j'espère car votre style décapant est sans pareil et puis bon sang, une vache de lecture (je n'ai pas écrit « putain » car c'est réservé à Mehrlicht) : zut, je dois cinq euros !
Alors « Wait and see », c'est tout ce qu'il me reste à faire puisque j'ai lu tous les livres précédents (à moins de les relire….).
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Tostaky61
29 juin 2017
Je suis :
Top !
Auteur français né à Paris.
Mes romans ont pour héros un commissaire de police parisien, au nom inėcrivable, et son équipe.
Dans mon dernier opus, mon flic et sa brigade traquent l'assassin de ressortissants britanniques dans le Paris d'aujourd'hui et me donne l'occasion, par des flash-back, de relater une partie du dramatique conflit anglo-nord-irlandais de la fin des années 60 au début des seventies.
Mon policier atypique me donne l'occasion, par son comportement et une pointe d'humour sarcastique,   de détendre l'atmosphère d'un polar que le lecteur a du mal à quitter.
Je suis ?
Nicolas Lebel  ?
Oui, oui, ouiiiiii........
Ne soyez pas dérouté par cette drôle de chronique,  les aficionados de cet auteur comprendront. J'invite les autres, tous les autres, à le découvrir sans tarder.
Pour ma part, ayant découvert le style Lebel avec cet ouvrage, je jure devant le tout-puissant (là encore, clin d'oeil) que ce n'est que le début de notre collaboration auteur/lecteur.
Je termine sur une sincère poignée de main, et là,  c'est Nicolas qui comprendra...


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Stelphique
14 août 2017
Ce que j'ai ressenti:…Un feu de légende, dans un cauchemar réel…
Depuis, que j'ai découvert Monsieur Lebel, je ne peux plus me passer de ses répliques bien senties et de son personnage atypique le capitaine Merlicht! Toujours le plaisir de me plonger dans ses enquêtes qui fleurent bon les références littéraires et le goût du savoir-vivre! Je suis fan de cet auteur mais…Dans cet opus, j'ai moins retrouvé toutes les belles envolées de bons mots, j'ai cherché toute la magie qui fait que j'adore lire ses enquêtes, il m'a manqué la petite pétillance qui fait toute la différence…
-Laisse tomber, ce sont des tièdes. Je vomis les tièdes. Juste un trio de quiches! Des quiches tièdes.
Pour autant, l'auteur nous donne une enquête flamboyante, avec un travail de recherche précis et une mise en lumière d'un conflit brûlant! C'était très instructif! En plus, j'ai trouvé cela super intéressant de voir que le terrorisme peut avoir d'autres parallèles, influences et noms, mais reste toujours que le fanatisme religieux fait des ravages explosifs dans les esprits, et surtout, qui fait tomber bien des vies…
« le bon combat est celui qui est engagé au nom de nos rêves. «
Nicolas Lebel nous donne un ressenti de l'intérieur d'une cellule terroriste, il nous dévoile un jeune homme simple qui bascule…J'ai trouvé cela, très intéressant, puisque ce n'est pas un concept nébuleux d'une simple tuerie, mais tout un engrenage qui conduit à la catastrophe…Une approche donc plus intime, et un personnage qu'on voit lentement se perdre dans un éclair blanc…J'ai adoré aussi que la réalité se mélange au folklore, qu'on est, non seulement une approche politique et sociale de l'Irlande mais aussi, une légende imprégnée et furieuse, propre à ses terres…
"Le Far Darrig est une créature de cauchemar et de feu."
L'équipe devra jouer avec les timing et les contrecoups pour garder un minimum de cohésion. En tout cas, je suis impatiente de lire la prochaine enquête, car il semblerait que l'osmose de groupe en est pris un coup, donc cette fin laisse présager quelques évolutions de personnages qui seront sans doute intéressant à découvrir…Pour autant, avec ma binomette, on reste plus unies que jamais, et le prochain Lebel sera sans doute lu en LC, parce que l'amitié, il n'y a que cela de vrai! (Je plussoie ! © Cannibal)
C'est une LC, passez voir l'avis de ma binôme: Belette2911, ici, ou sur le blog ;)

Lien : https://fairystelphique.word..
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belette2911
07 août 2017
Qui a dit que la lecture n'élevait pas l'esprit ? Et bien, j'invite tous ceux-là à ouvrir un roman de Nicolas Lebel afin de comprendre qu'il existe des lectures qui volent plus haut que certaines !
Mais pas sûr que ces gens-là comprendront… Ou alors, ça leur donnera mal à leurs petites pensées étriquées…
Lire un roman de Nicolas Lebel leur collera une migraine de puissance 10 sur l'échelle de Richter. Moi, j'adore et il ne me donne pas mal au crâne avec ses réflexions.
Son commissaire Mehrlicht n'est pas ce que l'on peut appeler un dieu grec (private joke) niveau physique. Il en est même l'opposé, lui qui ressemble à une grenouille qui se serait faite écrasée pas un camion, puis dessécher au soleil et enfin, mâchouillée ensuite par un renard…
Pourtant, c'est toujours un plaisir de retrouver ma petite grenouille fumeuse de Gitane et adepte de bons mots, ainsi que ses deux lieutenants, Latour, la jolie rousse et Dossantos, le bodybuildé adepte de séries et qui connait, pas coeur, le code pénal.
En découvrant un assassiné dans les chiottes d'un pub tenu par un irlandais à Paris, avec deux balles dans chacun des genoux, notre capitaine à la gueule chiffonnée ne pensait pas mettre les pieds dans un bordel pareil et suivre un tueur fou à la trace, suivant les cadavres, ses curieux dessins et ses inscriptions, écrites dans un sabir inconnu de notre flic de choc.
Non, "Na dean maggadh fum" n'est pas une future inscription sur les paquets de clopes. C'est du gaélique et si le conflit irlandais était loin dans votre mémoire, après lecture de ces pages hautement addictives, vous pourrez aller devant Julien Lepers et répondre à ses questions pour un champion tout en fredonnant "Ah ça IRA, ça IRA".
Nicolas Lebel a cette fois-ci choisi de nous entraîner dans le passé, dans les années 60-70, dans une Irlande séparée, dans une Irlande déchirée, dans une Irlande du Nord en proie à l'envahisseur protestant qui n'est pas un tendre et qui a tout d'un criminel en puissance. La résistance s'organise et elle ne fera pas dans la dentelle non plus.
Alternant les sauts dans le passé et dans le temps, passant de l'Irlande d'hier au Paris d'aujourd'hui, l'auteur, avec sa verve habituelle, nous en donne pour nos sous niveau tension et les réflexions profondes de ses personnages sont aussi douces à l'esprit qu'un cappuccino crémeux l'est pour la gorge en souffrance.
Ça glisse tout seul dans ton cerveau non formaté par les médias et tu te dis qu'il y a encore des personnes qui ont un cerveau et qui savent mettre en page leurs pensées, leurs vérités, la réalité.
Du capitaine Mehrlicht pur jus, sans filtre, sans additifs, sans édulcorant et autres saloperies. Et du capitaine Mehrlicht, tu peux en fumer tant que tu veux, c'est bon pour la santé mentale ! Sauf si t'as pas de cerveau…
Maintenant, je me demande ce que le prochain opus nous réserve parce que notre "rebel" Lebel vient encore de placer la barre très haute avec une enquête qui était très bien menée, travaillée, addictive, intrigante, intéressante et qui, contrairement à ce que je pensais, n'était pas aussi simpliste que je le pensais !

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Citations & extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina5321 juin 2017
[après les attentats de Bruxelles en mars 2016]
- Ils sont pas les musulmans qui font les bombes. Ils sont les assassins, reprit-il.
- Je sais, Jebril.
- Ils pensent que c'est le Dieu qui dit de faire la bombe, mais c'est l'imam fou !
Jebril s'agitait, clairement révolté par les récentes attaques.
- Je sais...
- Mais pourquoi elle dit pas, elle ?
Il désigna la journaliste de la main.
- Parce qu'elle a des ordres, certainement, pour orienter son débat ou pour apaiser les foules. Ou parce que, comme tout le monde, elle est perdue, abattue par les événements ; elle voudrait être en sécurité, mais pressent que ce ne sera plus jamais possible. Parce qu'elle se dit qu'elle a peur mais refuse de l'admettre pour qu'ils gagnent jamais. Parce qu'elle y pense dès que son mari ou ses enfants sortent dans la rue, dès qu'elle entend un pétard ou un cri, parce qu'il faut vivre avec ça désormais, et que c'est inhumain...
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marina53marina5319 juin 2017
Je crois en Dieu seulement quand j'ai perdu mes clés. Souvent ça m'aide à les retrouver. Pour le reste, je préfère prendre les choses en main plutôt que de les confier à un type qui existe sûrement pas... ou qui se fout de nous. Ça m'évite pas mal de déceptions, notamment celle de passer des heures à me larmoyer. La religion, c'est ce qu'il nous reste quand le toubib sort de la pièce, la tête basse, en répétant qu'il est désolé. Si certains peuvent trouver du réconfort dans la vénération d'un dieu, je leur laisse ma place à la cathédrale, à la synagogue, au prieuré, à la mosquée, au fanum et au wat, au temple et à la ziggourat, à l'église et au gurdwara, au pathi et au vihara, à la pagode, au sanctuaire, au mandir et au baptistère, à l'égyptien sérapéum et à l'antique mithraeum. Qu'ils aillent y prier leurs invisibles dieux de semer leurs bontés du plus haut de leurs cieux !
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marina53marina5319 juin 2017
Les religions avaient du bon tant qu'elles donnaient le cadre pour que les gens vivent ensemble. "Tu ne tueras point ton voisin", ça me semble une base sympa pour construire une civilisation. Mais quand ça devient "Tu tueras tous ceux qui ne pensent pas comme toi", là, ça me file comme un coup dans la glotte. Je veux bien croire aux dieux, mais je peux pas croire aux hommes qui se disent leurs émissaires pour asservir leurs semblables par la terreur et leur sucer leur fric. Ou pour nettoyer la moitié du genre humain. Voilà ce que je pense des religions ; elles contiennent trop d'intermédiaires et pas assez de ces dieux de bonté et de miséricorde qu'elles nous vendent au départ. Il y a trop d'humains dans l'équation, et l'humain bousille tout ce qu'il touche. Moi le premier. Je fais le maximum pour m'être fidèle et faire le moins possible de conneries ; ça m'évite de devoir rendre des comptes à un grand manitou ou d'implorer un grand pardon. Et je souhaite à Dieu de se trouver un humain pour tout lui pardonner, mais là, c'est pas gagné. "Si Dieu existe, j'espère qu'il a une bonne excuse !" disait l'autre. J'espère surtout qu'il a une bonne mutuelle...
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marina53marina5321 juin 2017
- Ça doit vous paraître exotique, ce soleil, Mick, railla Mehrlicht.
Le long Britannique sourit.
- Vous savez, il ne pleut qu'une fois par an en Angleterre : de septembre à juin !
Ils pouffèrent.
- C'est ce qu'on m'a dit, oui... Ça me rappelle une blague : Pourquoi Dieu, au septième jour, a-t-il créé la météo ?
- Je ne sais pas, confessa Tullamore.
- Pour que les Britanniques aient un sujet de conversation !
(..)
- Oui. Elle est très amusante, commenta le flic brit. J'en connais une aussi sur Dieu. Au septième jour, Dieu examina la terre et il fut content. Mais il décida d'ajouter un petit quelque chose, un bijou sur son chef-d'oeuvre, sa signature.... et il créa la France...
- Ah ! J'adore votre histoire, Mick !
- Mais alors il se dit que ce n'était pas très juste d'avoir fait un pays si beau en comparaison avec les autres. Il décida de rétablir l'équilibre : il créa les Français...
(…) Mehrlicht gloussa.
- Pas mal. Mais, je l'aime moins, celle-là...
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marina53marina5324 juin 2017
Une musique diffuse, lointaine, lui parvint aussitôt, qui se précisa : des guitares hurlantes, des accidents de tambours et des mugissements perçants. Jean-Luc n'était pas encore au lit comme l'attestait le bruit qu'il vénérait du lever au coucher. Mehrlicht se demandait si la musique pouvait dégénérer davantage. Saccagé, souillé, le quatrième art abandonné à des hydrocéphales hirsutes, bardés de cuir et de clous, qui rotaient leurs bières dans leurs micros et trouvaient ça joli, à des rappeurs-à-nattes qui, au bord d'une piscine, un 9mm à la main, s'offusquaient de la violence des ghettos, à des brailleuses prépubères repeintes au karcher, qui paraissaient en public et en chaleur pour déverser incontinent leurs humides amours, à des divas botoxées façon ballon de foot, qui quémandaient le retour d'une gloire à jamais perdue, dans des shorts trop courts et des corps trop vieux... Et chacun y allait de sa voix robotique et de ses cabrioles, s'émerveillait qu'amour rimât avec toujours, se kiffait et se la jouait cool...
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Videos de Nicolas Lebel (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nicolas Lebel
Bob Garcia recevait sur la scène de la Griffe Noire le week-end du 24-25 juin 2017 dans le cadre de la neuvième édition de Saint-Maur en Poche l'auteur français, Nicolas Lebel. L'occasion de connaître un peu mieux cet auteur de polar...
De cauchemar et de feu de Nicolas Lebel aux éditions Marabout
Paris, jeudi 24 mars 2016 : à quelques jours du dimanche de Pâques, le cadavre d?un homme d?une soixantaine d?années est retrouvé dans un pub parisien, une balle dans chaque genou, une troisième dans le front. À l?autopsie, on découvre sur son corps une fresque d?entrelacs celtiques et de slogans nationalistes nord-irlandais. Trois lettres barrent ses épaules : IRA. Le capitaine Mehrlicht fait la grimace. Enquêter sur un groupe terroriste irlandais en plein état d?urgence ne va pas être une partie de plaisir. D?autant que ce conflit irlandais remonte un peu.
Dans ce quatrième opus, Nicolas Lebel nous entraîne sur la piste d?un un assassin pyromane, un monstre né dans les années 70 de la violence des affrontements en Irlande du Nord, qui sème incendie, chaos et mort dans son sillage, et revient aujourd?hui rallumer les feux de la discorde à travers la capitale
https://www.lagriffenoire.com/79185-divers-polar-de-cauchemar-et-de-feu.html
Vous povez commander sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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