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Les Furies (Nicolas Lebel) tome 2 sur 3
EAN : 9782253941415
352 pages
Le Livre de Poche (01/03/2023)
  Existe en édition audio
3.91/5   418 notes
Résumé :
Morguélen. Un nom funèbre pour une île bretonne giflée par les vents.
Un terrain idéal pour la lieutenante Chen, lancée dans une traque sans merci. Dans son viseur : des tueurs à gages insaisissables, les Furies, déesses du châtiment.
Mais à l’heure de la rencontre, la partie pourrait bien compter plus de joueurs qu’il n’y paraît. Et quand le prêtre de cette île du bout du monde entre à son tour dans la danse, une seule certitude demeure : quelqu’un va... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (106) Voir plus Ajouter une critique
3,91

sur 418 notes
Sur l'île de Morguélen, le capitaine Raphaël Romero, après des années passées au SRPJ de Strasbourg puis de Lyon et un burn-out qui l'a mis sur la touche, vient tout juste d'arriver pour prendre ses nouvelles fonctions, au sein l'OCLCH. À ses côtés, et en planque depuis trois ans, le major Mortier. Leur mission : prouver que le père Andras Petrovácz n'est autre qu'Andro Dragović, prêtre croate et criminel de guerre. Ses crimes de guerre remontant à 1991, dans six semaines, il sera protégé par sa nationalité française et aucun tribunal ni aucune cour internationale ne pourra plus l'inquiéter...
Au même moment, Yvonne Chen débarque sur l'île pour une toute autre affaire. À la poursuite des Furies, dont l'un des membres a tué son partenaire, 7 mois auparavant, les investigations menées sur Paris l'amènent ici, sur cette petite île quasiment inhabitée...

Bien qu'antipathique, glaciale et fort peu aimable, l'on retrouve avec plaisir Yvonne Chen, déjà rencontrée dans le gibier. Après la mort de son collègue Starski pour qui, sans surprise, elle n'éprouvait que peu de sympathie, elle est tout de même bien déterminée à coincer les Furies, Alecto à leurs têtes, et par là même laver son honneur, elle que la brigade criminelle soupçonnait d'avoir du sang sur les mains. Si Morguélen n'est pas le lieu où elle pensait les pourchasser, tout le monde ici semblant se connaître, elle va aller de surprises en surprises. Sa route va, l'on s'en doute, croiser les deux agents de l'OCLCH qui, eux aussi, ont fort à faire avec ce prêtre, souriant, avenant et proche de ses ouailles. Deux enquêtes pour le prix d'une et une nouvelle danse macabre orchestrée par les Furies, Nicolas Lebel nous régale avec ce roman policier mené tambour battant. Aucun temps mort, un scénario bien ficelé et habile, des personnages étoffés et aux apparences trompeuses, des révélations étonnantes, des dialogues percutants, un brin d'humour, une plume vive et un dénouement inattendu qui, immanquablement, laisse supposer une suite.
Encore un très bon Lebel !
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J'adore Nicolas Lebel alors ne comptez pas sur moi pour me montrer neutre dans mon avis .Ce que j'apprécie particulièrement , chez cet auteur , c'est l'ambiance , le climat dans lequel s'installe l'action , ici une île bretonne sauvage au possible , un village , Morguélen , sinistre .Il y a aussi ,le contexte avec des tueurs impitoyables , un drôle de prêtre , un trésor ...Hum , ça va tanguer les amis , surtout que l'inénarable Chen , la flic qui " rit quand elle se brûle ", se jette dans la mélée .
Nicolas Lebel maltraite ses personnages , manie aussi bien le suspense que la violence et l'humour , nous entraîne dans un scénario de haute tenue , bien ficelé , dans lequel certains vont " prendre la marée " comme on dit dans les milieux rugbystiques .Il y avait " le Gibier " , il y a désormais " La Capture " et , croyez-moi , le gibier va vendre chèrement sa peau . de quoi ça parle ? Ben d'un gibier qui va tenter de s'échapper mais je l'ai déjà dit , non? Vous " poussez encore le bouchon un peu loin "!!! Je sais tout mais je dirai rien sinon , allez-y.
A bientôt chères amies et amis .
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Les amoureux de la Bretagne et les fans de Nicolas Lebel seront ravis de se plonger dans cette nouvelle lecture car ils retrouveront avec plaisir l'un des personnages du Gibier, la lieutenante Chen qui mettra le cap vers cette région littorale...

Après avoir vécu un événement traumatisant, Yvonne Chen n'a plus qu'une seule idée en tête; celle de se venger. Ses investigations vont la mener sur l'île bretonne de Monguélen où tout porte à croire que le gang des Furies a posé ses valises. Mais pour quelles raisons ces criminels viendraient-ils sur ce bout de terre perdu où les seules occupations des insulaires sont d'assister à la messe, aller au bar du coin ou d'utiliser leur connexion internet pour jouer à des jeux en ligne ? Est-ce que le calme apparent de l'île ne cache-t-il pas de nombreux secrets qui pourraient être balayés par le souffle des embruns ? Une course contre la montre va alors démarrer et Yvonne devra avancer rapidement ses pions en compagnie de deux cavaliers pour éviter l'échec et mat...

Même si ce roman policier peut se lire indépendamment du « Gibier », je regrette de ne pas avoir suivi l'ordre chronologique de la série. Malgré ce constat, je ne peux que féliciter Nicolas Lebel qui par un tour de passe-passe nous entraîne très rapidement dans cette histoire où les apparences sont trompeuses.

Je tiens à remercier Les Éditions le Masque, Nicolas Lebel et Netgalley france
pour avoir eu l'occasion de découvrir un formidable roman policier d'ambiance qui m'a transporté en Bretagne et dont les descriptions faîtes des personnages les rend attachants malgré des caractères bien différents...
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Après un précédent roman très remarqué, le gibier, Nicolas Lebel a vite compris qu'il lui fallait enChenner. Lieutenante Chen, une des rescapées du précédent opus, se voit enfiler le dossard de personnage récurent, avec sa manière bien à elle de concevoir les relations d'équipe.

Vous n'avez pas lu le gibier ? Ça ne gâchera pas votre plaisir de lecture, croyez-moi sur parole. Une histoire indépendante, et des liens avec le passé qui sont traités judicieusement.

Avant toute capture, il faut se préparer avec soin. Reconnaître le terrain, étudier minutieusement l'adversaire, déjouer les pièges tendus, savoir saisir les opportunités.

C'est le rôle de l'OCLCH, étonnante et peu connue officine, tout à fait officielle, qui a pour mission de traquer les pires criminels internationaux. Une découverte qui, à elle seule, vaut le détour.

C'est par elle que l'intrigue principale se forme, personnifiée par deux acolytes qui se découvrent, entre un vieux briscard et un flic dépressif envoyé prendre l'air pur.

Morguélen, charmante petite île bretonne (inventée), si peu peuplée que tout le monde se connaît. Mais connaît-on vraiment ses voisins ?

Le climat est un des éléments primordiaux des récits de l'auteur, et pour le coup c'est le grand écart par rapport au précédent livre.

Cette atmosphère marine vivifiante a pourtant l'effet inverse sur une Yvonne Chen qui en deviendrait plutôt neurasthénique. Elle débarque dans cette (fausse) quiétude comme un chien dans un jeu de quilles. Il faut dire qu'il n'est pas facile pour cette parigote de trouver son carburant habituel (dont les bars à cocktails).

Chen va très vite mettre un souk monstre et se retrouver face à une enquête en cours qui la dépasse.

Chen, ah Chen, sacré personnage. Encore davantage ici, où elle est en roue libre. Imbuvable, gueularde, pragmatique comme un bloc de glace en pleine banquise. Un vrai bonheur de côtoyer ce sale caractère, qui permet à l'écrivain de s'en donner à coeur joie dans son style qui mélange sérieux et bons mots. Un peu d'astuce, d'espièglerie, c'est la vie de Lebel.

Oui, il sait comme personne varier les ambiances, passer du sombre au drôle, de passages d'une cruelle réalité à d'autres plus légers, comme des respirations dans le noir. Et à ce jeu-là, il est l'un des maîtres incontestés.

Des personnages hauts en couleurs dans une autre ambiance, un autre rythme. Même si je lui ai préféré son prédécesseur, affaire de goût, les promesses sont bien tenues une fois encore.

Avec une intrigue bien plus étonnante qu'elle n'y paraît. Où les Furies, ces déesses du châtiment rencontrées dans le gibier, tiennent une place. Où les secrets vont peu à peu se révéler pour le plus grand étonnement du lecteur.

Et, comme dans tout livre de l'auteur, ce qui fait un bon roman noir à mon sens, il y a le fond. Il se révèle d'une étonnante densité, sans pour autant peser sur le rythme général.

Comme le dit souvent l'écrivain, la documentation est le ciment de la fiction. On la sent particulièrement fouillée, même si une partie reste peu visible à l'oeil du lecteur. Un double supplément d'âme, entre personnages singuliers et sujets forts.

Cette histoire de vengeance se révèle plus étonnante qu'il n'y paraît, avec un auteur qui fait, une fois de plus, montre de toute son habileté pour distraire, tout en parlant de ce qui compte. La réjouissance de la lecture, Nicolas Lebel La capture avec son savoir-faire bien à lui.
Lien : https://gruznamur.com/2022/0..
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J'ai découvert Nicolas Lebel avec son capitaine Mehrlicht. Et là, je rencontre Yvonne Chen, personnage important de cette trilogie la mettant en vedette. Personnage haut en couleur s'il en faut et voilà qu'il m'en faudra un peu plus pour l'apprécier. Et me voilà sur une île bretonne, avec des infiltrés et des espions et des policiers et des meurtriers. Ce titre ferait un bon film d'action à visionner. le lire cependant c'est autre chose.. Mais je crois que c'est ma faute, mon erreur. J'aurais dû lire le T.1, "Le gibier" avant pour mieux apprécier cette Yvonne, froide et vindicative.
Je suis donc en Bretagne, sur l'île de Morguelen où il y a une équipe de policiers en planque espionnant un curé. On apprendra que ces policiers traquent pour le tribunal international. Ça vous met la puce à l'oreille ? Et puis, débarque Yvonne, en furie, afin de régler des comptes avec Les Furies qui ont tué son collègue. Il y aura des poursuites, des morts, des alliances, des rivalités. Ce sera violent et brutal.
Toutefois, je ne me suis pas attachée à ces personnages, à cette intrigue. Pourtant , le rythme est là, c'est enlevant, il n'y pas de temps mort, c'est bien documenté et c'est super bien rendu par Michelangelo Marchese mais...mais pour moi, il manquait un petit je ne sais quoi pour que je me sente captivée par La Capture.
Gros merci à #netgalley #LaCapture #Livreaudio
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critiques presse (1)
LeParisienPresse
18 avril 2022
Nicolas Lebel nous offre un polar impossible à résumer. Une intrigue diabolique, des personnages hauts en couleur, de l’humour, des rebondissements, sans oublier une belle plume, vous allez vous arracher les cheveux. Et peu dormir !
Lire la critique sur le site : LeParisienPresse
Citations et extraits (63) Voir plus Ajouter une citation
Pêle-mêle dans le Studio, on trouvait également un drone et sa grosse radiocommande, des talkies-walkies, des jumelles, deux caméras embarquées de type GoPro, un appareil avec téléobjectif, quatre cellulaires, trois masques à gaz, quatre gilets tactiques, des bâtons lumineux et même une tenue de camouflage intégrale... Dans l'armoire blindée que Mortier lui avait ouverte, le capitaine de police avait découvert un arsenal suffisant pour organiser un coup d'État au Mali ou reprendre le contrôle de Marseille : quatre armes de poing, deux Famas, des grenades fumigènes, assourdissantes, lacrymogènes, de désencerclement, et un fusil de précision, un FR-F2 dont la major avait vanté avec émotion les vertus destructrices à trois mille mètres, en soulignant qu'il n'y avait pas de petite guerre, seulement des guerres à gagner. Le militaire dans son habitat naturel...
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- Et les deux types qui déjeunaient là, ils font quoi exactement ?
- Christian est à la retraite. Il était dans les assurances, je crois. L'autre, son cousin, il est chômeur et prend des vacances.
Yvonne Chen acquiesça. Retraité des assurances, le moyen infaillible pour expliquer qu'on ne fait rien et éviter les questions sur ce qu'on a fait avant. La meilleure couverture après « écrivain retiré du monde pour pondre son premier roman » et « comptable en télétravail ».
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Il s'est engueulé avec tout le monde ici. Je l'ai rencontré deux ou trois fois. C'était un sérieux connard. L'alcool qu'il s'envoyait dès le réveil ne le rendait pas plus aimable. Le Breton bourré comme on se l'imagine. Un jour, il s'est même battu avec ses clients, des vacanciers allemands qui ne parlaient pas assez français à son goût. On ne lui jettera pas la pierre ; des Allemands, on aurait fait pareil...
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Je suis sur l'île de Morguélen sur la côte de Granit rose, appelée ainsi parce qu'il y a des gros cailloux roses un peu partout... C'est dire l'inventivité des autochtones... Ça se trouve dans les Côtes-d'Armor, je ne savais même pas que c'était le nom d'un département, mais les gens du coin semblent formels.
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Dans le classement des villes fantômes du globe, le bourg de Morguélen devait arriver en troisième position derrière Tchernobyl et Pompéi, quatrième si on comptait Limoges après 22 heures.
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