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William Olivier Desmond (Traducteur)
EAN : 9782757811139
352 pages
Éditeur : Points (07/01/2010)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 147 notes)
Résumé :
Tassini, veilleur de nuit dans une verrerie, est obsédé par les déchets toxiques que les entreprises locales rejettent dans les eaux de Venise. Un pollution qui serait responsable, selon lui, du handicap de sa petite fille. Un matin, Tassini est retrouvé mort devant l'un des fours de l'usine maudite. La thèse de l'accident ne satisfait pourtant pas le commissaire Brunetti.
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  17 octobre 2014
C'est le printemps à Venise et le commissaire Brunetti aimerait profiter de la douceur de l'air et du réveil de la nature. L'occasion va lui être donnée d'une ballade vers Murano quand Assunta de Cal, fille d'un verrier de l'île lui dit s'inquiéter de l'animosité de plus en plus vive entre son père et son mari. Elle craint pour la vie de ce dernier, son père l'ayant menacé de mort à plusieurs reprises. Tout à fait officieusement, Brunetti se rend sur place pour interroger quelques ouvriers sur de Cal et ses menaces. le nom de Tassini, le veilleur de nuit ayant été mentionné, il rencontre cet homme brisé par le lourd handicap dont souffre sa fille et qui, selon lui, serait la conséquence de la pollution engendrée par les verreries de Murano. Si, très vite, le commissaire se rend compte que ce ne sont là que purs délires, sa curiosité est tout de même en éveil et quand Tassini est retrouvé mort devant un four de chez de Cal, il s'intéresse de plus à cette entreprise et à sa voisine dirigée par l'ambitieux Fasano, qui vient de se découvrir des velléités écologistes et rêve d'une carrière politique.

Pour sa quinzième aventure, le commissaire Guido Brunetti se paie le luxe d'une enquête sans cadavre, donc sans meurtrier. D'ailleurs, il s'interroge lui-même : n'est-il pas en train de faire preuve d'un abus de pouvoir en se mêlant ainsi des affaires des maîtres verriers de Murano ? Ses scrupules vont toutefois être balayés par la découverte du corps du veilleur de nuit, effondré devant un four chauffé à bloc. Meurtre ou accident ? Brunetti mène l'enquête sur fond de lutte écologiste, de pollution et de l'ancestral travail du verre qui le replonge dans son enfance où il accompagnait son père qui travaillât un temps à Murano. Comme toujours à Venise, les riches et les puissants disposent d'une quasi-immunité et leurs malversations, guidées par l'appât du gain, sont très vite oubliées. Pourtant, la lagune est menacée par les industries lourdes de Marghera et, dans une moindre mesure, les dépotoirs sauvages des verriers trop avares pour passer par la voie légale de récupération des déchets. Certaines voix s'élèvent, des manifestations ont lieu, mais souvent en vain. Moins sensible à l'écologie que sa femme Paola, que son second Vianello ou que la signora Elletra, Brunetti s'interroge mais se concentre surtout sur la mort d'un homme blessé par la vie, mort peut-être d'avoir découvert les fraudes de ses employeurs.
Après la déception de de sang et d'ébène, cet opus est une bouffée printanière dans l'oeuvre de Donna LEON, malgré les sujets graves qui y sont abordés. Les seconds rôles y sont un peu délaissés au profit d'un commissaire tantôt lunaire, tantôt pugnace, mais toujours très humain. La fin ouverte laisse à penser que peut-être, cette fois, le gros poisson n'échappera pas au sort qu'il mérite...
Un bon cru et une belle visite à Murano avec les souffleurs de verre.
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Croquignolle
  04 juin 2017
C'est ma première enquête du commissaire Brunetti. Et c'est une belle découverte, pourtant un peu déconcertante.
Je m'attendais à une enquête dynamique dans laquelle les indices et bouleversements nous emmènent dans des hypothèses toujours nouvelles.
Ce n'est vraiment pas le cas. L'enquête est lente et presque sans suspense.
Pourtant, il y a une vraie richesse dans ce roman : les personnages sont bien travaillés; Venise est à portée de main : on navigue lentement sur la lagune; on devine la vie quotidienne des Vénitiens derrière les balcons suspendus; on déguste un café serré; on admire la place St-Marc au coucher du soleil...
Sans exagérer, je pense que ce roman policier est un roman contemplatif.
Une nouveauté pour moi qui suis plutôt habituée aux enquêtes stressantes et percutantes. Ca me donne envie de découvrir d'autres Brunetti... et de retourner à Venise.
Commenter  J’apprécie          190
MissG
  26 juin 2012
Avec "Requiem pour une cité de verre" je faisais ma première incursion dans l'univers de Donna Leon et son personnage du commissaire Brunetti qui évolue à Venise.
J'ai été surprise par ce livre, non pas parce qu'il est de moindre qualité, mais par l'aspect policier qui diffère quelques peu de ce que j'ai l'habitude de lire pour ce genre littéraire.
Pendant près de la moitié du livre, le commissaire Brunetti mène une enquête alors qu'il n'y a eu encore aucun meurtre, ou tout du moins aucun cadavre de retrouvé.
Autant dire que cela peut être déstabilisant, mais au final ça ne l'est pas, car la plume de Donna Leon est légère et se lit agréablement.
L'un des atouts indéniables de ce livre, c'est le lieu de l'action : Venise et également l'île de Murano, domaine des souffleurs de verre.
L'auteur maîtrise extrêmement bien cette ville, ses monuments, ses principaux lieux, et pour cause, elle y habite depuis plus de vingt ans.
Ce qui fait que Venise est un personnage à part entière de l'histoire, a une importance considérable, et Donna Leon y promène avec sa connaissance son lecteur pour le plus grand bonheur de ce dernier.
N'ayant que des images de Venise en tête et n'étant pas encore allée dans cette ville, j'avoue avoir très bien imaginé le cadre de ce récit.
Les descriptions sont très imagées et très vivantes, c'est un plaisir de lire ce livre, uniquement pour déambuler dans les rues et les canaux de Venise avec le commissaire Brunetti et son adjoint Vianello.
L'autre surprise vient du dénouement, plutôt gonflé de la part de l'auteur et inhabituel dans le genre policier.
Plutôt que de privilégier une fin fermée, c'est au contraire une fin ouverte qui marque le début d'une enquête sérieuse et non orientée vers des manoeuvres politiques, Brunetti concluant ainsi : "Je vais saboter le déjeuner du vice-questeur."
Car le commissaire Brunetti n'est pas un homme tout à fait ordinaire, il a tendance à faire de l'ironie dans ses propos et de mener ses enquêtes comme bon lui semble, n'ayant pas peur de froisser sa hiérarchie : "Auquel cas Brunetti serait bien avisé de se contenter de la satisfaction intime que lui procurait la déconfiture de Patta, et de garder son souffle, comme le conseille Jane Austen dans un de ses romans, pour refroidir son thé."
Le lecteur s'attache très vite à ce personnage et le suit dans ses déambulations dans les rues de Venise et ses préoccupations culinaires.
Plutôt que de mettre en avant l'aspect romantique de Venise, Donna Leon y place ses intrigues policières, rendant cette ville plus mystérieuse que le lecteur n'a tendance à l'imaginer, ce qui est un tour de force assez bien réussi.
Avec une intrigue presque reléguée au second plan, "Requiem pour une cité de verre" est un livre attachant et une belle découverte, dont la vedette est sans nul doute la ville de Venise, la sérénissime.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
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umezzu
  28 février 2015
Donna Leon enfourche ses thèmes préférés avec l'écologie et la duplicité des politiques. le cadre en est l'île de Murano, siège des verreries qui ont fait le renom de Venise. le commissaire Brunetti s'y rend pour constater les sourdes rivalités qui opposent les patrons de verreries et l'amertume de Tassini, veilleur de nuit de la verrerie de Cal, qui soupçonne cette industrie d'avoir contribué par sa pollution au handicap de sa fille. Et voilà que Tassini décède devant l'un des fours de la verrerie, ces fours qu'il faut constamment surveiller pour les maintenir prêt à l'utilisation. Est-ce un accident, est-il victime de ses propos velléitaires, et dans ce cas qui aurait intérêt à sa disparition ?
Un bon Donna Leon assez complexe. Brunetti se heurte aux apparences bien trompeuses de petits patrons se rêvant en politique. le « lanceur d'alerte » Tassini interroge sur la pollution industrielle et ses méfaits. Et Brunetti progresse à sa vitesse, par ses rencontres et par sa capacité à percevoir les drames humains.
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laraemilie
  04 juillet 2013
Through a glass, darkly, is not a religious book, despite the obvious reference to the biblical quotation. It can probably be understood as in Shakespeare's Tempest, where it is used to explain that we do not necessarily understand something at once, but that we will in the end. Or as a simple allusion to the island of Murano and its famous glass industry. This play upon words demonstrates once more Donna Leon's talent for telling stories.
On a lovely day of early spring, Commissario Brunetti helps one of his assistant Vianello's friend who has been arrested during an environmental protest organised in order to protect the lagoon from chemical pollution. Vianello's friend is the son-in-law of de Cal, a glass factory owner who has been threatening him violently in the bars of Murano. Brunetti's curiosity is aroused and he begins an unofficial investigation on that violent man who is disliked among so many other factory owners. However, what looked like unimportant events soon turns out to be significant: a man is found dead on Murano in front of a furnace… precisely in de Cal's factory. As Brunetti is left to investigate with an old copy of Dante's Inferno and coded notes left by the victim, we discover a rather dark side of Venice: pollution, politics and family tragedies.
The plot itself is well constructed and causes surprise, especially towards the end. At the beginning, there are several different stories which give a good introduction to the main themes of the books, although the reader has to wait for quite a long time until the actual mystery begins. From the Questura to Brunetti's home, the story unfolds slowly, revealing many twists and turns. As it develops, we are once more amazed to discover how everything is connected in order to make a realistic and exciting plot.
The description of the Venetian life also adds to the depth of the book. An important part of this local colour is the Italian names that can be found all the way through the book. The places are described accurately and so is the food, which shows us how important it is in Italian culture. With the Commissario, we are led through the streets of that wonderful city and on the island of Murano, where we discover the world of glass making.
Donna Leon also focuses on major current issues of Venice: pollution of the lagoon by factories, Italian bureaucracy, politics… If you are interested in Italian culture and like mystery, as well as well constructed and organised plots, and very human characters, have a try. Be careful though, as there are more than twenty mysteries featuring Brunetti and you may well end up becoming addicted to them.
Lien : http://onceupona-book.blogsp..
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
JunieJunie   19 novembre 2012
Obligé de manger seul, le premier souci de Brunetti fut de trouver quelque chose à lire. Un journal prenait trop de place sur la table. On ne pouvait jamais obliger un livre de poche à rester ouvert, ou alors il fallait massacrer sa reliure et, du coup, les pages se détachaient. Les bouquins d'art, souvent volumineux, souffraient particulièrement des taches de graisse. Il se rabattit sur le Gibbon qu'il alla chercher sur sa table de nuit, Gibbon qu'i était obligé de lire en traduction, à cause de son style.
Il sortit les lasagnes du four, en mit une portion dans une assiette, se versa un verre de pinot gris et appuya le Gibbon contre deux autres livres que Paola avait laissés trainer sur la table, le maintenant ouvert à l'aide d'une planche à découper et d'ustensiles de cuisine. Satisfait de cette disposition, il s'assit et commença à manger.
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BMRBMR   03 avril 2010
[...] Sur la table de la cuisine, il trouva un mot de Paola lui disant qu'elle devait rencontrer un étudiant dont elle dirigeait la thèse, mais qu'il y avait des lasagnes au four. Les enfants ne seraient pas à la maison et il y avait de la salade dans le frigo : ne restait plus qu'à ajouter l'huile et le vinaigre. Alors qu'il se mettait au travail en ronchonnant, furieux d'avoir traversé la ville pour être finalement privé de la compagnie des siens et forcé de faire réchauffer des trucs dans le four - des trucs sans doute préparés industriellement et dégoulinant de ce répugnant fromage américain orange, pour ce qu'il en savait - il s'aperçut que Paola avait ajouté un post-scriptum : Et ne fais pas cette tête, c'est la recette de ta mère.
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BMRBMR   03 avril 2010
[...] "Le rapport de la main courante sur la non-arrestation du signor De Cal ; la demande de permis de conduire de Ribetti et les documents afférents - la seule chose que nous ayons sur lui ; le compte-rendu de l'arrestation de Bovo pour agression, mais c'est une histoire qui date de six ans ; et des copies des lettres que Tassini nous envoie depuis plus d'un an, accompagnées des dossiers médicaux de sa femme et de sa fille". Il restait encore un certain nombre de documents sur la table et Brunetti, quand elle se tut, demanda ce que c'était. Elle le regarda avec un petit sourire gêné. "Des copies des déclarations fiscales de De Cal pour les six dernières années. Une fois que je commence à fouiner, une chose mène à une autre et j'ai un peu de mal à m'arrêter".
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CroquignolleCroquignolle   04 juin 2017
"Cet article, dit Patta, tapotant d'un doigt parfaitement manucuré, la première page du second cahier du Gazzetino, c'est vous ?"
Que pouvait-il lui faire ? L'expulser ? Le renvoyer chez ses parents en exigeant un mot ? Son père était mort et sa mère n'était plus qu'une coquille vide, les toiles d'araignée d'Alzheimer finissant de remplir peu à peu son cerveau. Il n'y avait plus personne pour écrire un mot pour Guido.
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CroquignolleCroquignolle   04 juin 2017
Brunetti décida en fin de compte d'aller voir Patta et de lui parler, ne serait-ce que par désir de prouver la justesse de son opinion sur lui. Célestin V avait renoncé à la papauté pour ne pas détenir le pouvoir que donnait ce poste, n'est-ce pas ? Tout le contraire de Patta, qui avait renoncé à tous les aspects de sa charge au profit des seuls pouvoirs et avantages qu'elle lui apportait. Voir Patta courir nu au milieu d'un champs rempli de vers et d'asticots, pleurant des larmes de sang, aurait peut-être été une punition excessive pour un homme ayant négligé ses responsabilités, mais Brunetti ne put s'empêcher de s'attarder avec un certain plaisir sur cette image en descendant au bureau de son supérieur.
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