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EAN : 9782203036680
528 pages
Casterman (07/10/2020)
4.21/5   1135 notes
Résumé :
Celles qui survivront ne seront plus jamais les mêmes.

« Personne ne parle de l’année de grâce. C’est interdit.
Nous aurions soi-disant le pouvoir d’attirer les hommes et de rendre les épouses folles de jalousie. Notre peau dégagerait l’essence pure de la jeune fille, de la femme en devenir. C’est pourquoi nous sommes bannies l’année de nos seize ans : notre magie doit se dissiper dans la nature afin que nous puissions réintégrer la communauté.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (361) Voir plus Ajouter une critique
4,21

sur 1135 notes

iz43
  07 octobre 2020
Complètement charmée par l'année de grâce que j'ai dévoré et qui m'a poussé à me relever cette nuit à 4 heures du matin pour finir les 15 dernières pages ! Cela ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Grande amatrice de dystopies, j'ai été comblée avec ce roman qui a su renouveler le genre en passant derrière les "Servante Ecarlate", "hunger games", "le Dernier jardin"...
On y découvre par le biais d'une héroïne de 16 ans, Tierney, une communauté où les femmes sont complètement bridées. Elles sont sensées être mauvaises, détenir une certaine magie (sous entendu sexuelle). Alors l'année de leurs 16 ans, l'année de grâce, les jeunes filles sont envoyées dans un camp sur une île pour briser cette magie. A l'issue de cette année, si elles en reviennent vivantes, elles devront se conformer aux lois du comté et soit épouser celui qui les a choisies soit partir travailler. Les jeunes filles comme les femmes n'ont pas de choix à exprimer. Comme dans la Servante Ecarlate, elles ne sont que des ventres. En cas de rébellion, les hommes n'hésitent pas à les supprimer.
Tierney est une jeune femme à laquelle je me suis rapidement attachée. Ce qui fait la force de ce roman, c'est que ce n'est pas seulement une dystopie mais surtout un roman d'apprentissage. On verra Tierney grandir, se révéler. Fille courageuse, réfléchie, volontaire, elle va lutter pour sa survie mais aussi celle des autres filles. Ce qu'il se passe pendant cette année de grâce, personne n'en parle c'est interdit. Les filles sont livrées à elles-mêmes dans ce camp où toutes les dérives deviennent possibles. Tierney essaie d'appliquer les enseignements de son père. Elle se montre là encore posée, travailleuse, courageuse. Alors que d'autres filles attendent que leur magie se libèrent. Cela m'a fait penser à sa Majesté des mouches où une bande d'ados est livrée à elle même. Les deux romans font froid dans le dos.
Autre point fort de ce roman, c'est la galerie de personnages. Les personnages secondaires sont vraiment beaux. J'ai adoré la famille de Tierney avec qui elle a des liens très fort mais aussi Michael qui est le personnage qui m'a le plus surpris et étonné après Tierney mais aussi certaines filles qui partagent l'épreuve de Tierney.
J'ai beaucoup aimé aussi l'utilisation de la symbolique des fleurs.
Enfin, ce roman est tout de même un roman d'espoir. Espoir d'un changement pour les femmes.
Ma lecture a été très fluide. C'est très bien écrit. J'ai ressenti beaucoup d'émotions et j'ai été agréablement surprise par des rebondissements. L'histoire est captivante et addictive. J'ai tremblé pour ces filles. Certains passages sont durs mais avec une retenue dans la description des violences. C'est plutôt suggéré. Ce qui est le plus dur et le plus frappant, c'est d'imaginer une société comme celle ci. Où les femmes n'ont plus un mot à dire, n'ont pas le droit de rêver, de choisir leur époux. Où les femmes peuvent être tuées sur un mot de leur mari (pratique quand on a envie de se marier avec une petite jeune).
Lecture dont on ne sort pas indemne.
L'année de grâce est un gros coup de coeur. Merci à Babelio et aux éditions Casterman pour cette belle découverte.
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Ileauxtresors
  26 février 2021
Les citations de Margaret Atwood et de William Golding en exergue du roman donnent le ton : celui des dystopies, avec en l'occurrence de forts accents féministes. Mon fils aîné est bien de sa génération, il a une vraie prédilection pour ces textes qui sondent les aspects les plus sombres de l'humanité et nous questionnent sur le mode de la fable politique. Il a résolument choisi ce roman parmi toutes les parutions de la fin de l'année 2020 et n'en a effectivement fait qu'une bouchée, avant de me presser de le lire aussi (ainsi que ses deux grand-mères toujours très volontaires pour suivre ses conseils !).
Tout ce petit monde s'est donc retrouvé captivé par le sort de Tierney, livrée comme toutes les jeunes filles de son comté aux épreuves terribles de l'année de grâce. Personne ne se risque à parler de ce rite de passage mal nommé (« C'est interdit »). Mais d'aucuns savent que cet exil en forêt doit permettre à la magie envoutante de ces femmes en devenir de se dissiper dans la nature… et dans la douleur.
Si ce roman est glaçant, c'est parce qu'il a beau représenter une société inhumaine, il n'en fait pas moins écho à des formes d'oppression non seulement réelles, mais encore tout à fait d'actualité aujourd'hui dans certains contextes : les superstitions relatives au péché originel ou aux pouvoirs de certaines femmes – ne sommes-nous pas toutes un peu sorcières ? –, instrumentalisés pour légitimer l'assujettissement du « sexe faible », les obstacles à l'instruction des filles, la culpabilisation des femmes pour l'attrait qu'elles peuvent exercer et l'idée que ce serait à elles de cacher leur corps, leur asservissement sous l'autorité d'un père, puis d'un mari, ou encore les mariages forcés. Et, plus largement, le pouvoir tiré des croyances et des traditions que plus personne ne questionne, de la terreur fondée sur la loi du secret et de l'obscurantisme.
Kim Liggett rythme parfaitement les péripéties, les révélations et les étapes du cheminement intérieur de Tierney pour nous tenir en haleine. L'héroïne est attachante, on la suit avec angoisse et désarroi, parmi ces jeunes filles qui semblent à la merci d'impitoyables traditions. J'ai pensé que l'autrice forçait le trait, surenchérissant dans la violence et nous présentant des personnages qui pouvaient sembler très monolithiques. Puis les choses ne se passent pas comme prévu, l'héroïne révèle des ressources surprenantes, noue des alliances ; nous apprenons avec elle à reconsidérer certains préjugés et les ressorts de cet ordre social terrible s'éclairent. Cette initiation est bien amenée, montrant avec finesse l'évolution des rapports de force au sein du groupe de filles (et au-delà !) et plaçant le récit sous tension jusqu'au final subtil et inattendu.
Ce roman très remarqué semble bien parti pour se faire une place dans la droite lignée du carton de la série Hunger Games (une adaptation cinématographique est d'ailleurs déjà en cours). Une lecture féroce et galvanisante qui porte haut des valeurs de courage, de solidarité et d'émancipation !
Lien : https://ileauxtresors.blog/2..
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latina
  14 novembre 2021
Hélas, trois fois hélas ! J'aurais tellement voulu écrire une critique enthousiaste sur un roman dépeint avec tant d'ardeur par mes bibliothécaires ! (A ce propos, je vous renvoie à la superbe critique de loupVDH).
Mais non, je n'ai pas été prise dans ce tourbillon. J'ai juste aimé ce roman, sans plus.
Le thème est bien d'actualité, il s'agit du pouvoir que les femmes doivent prendre, le fait que celles-ci ne peuvent, ne doivent plus courber la tête sous le joug masculin - et c'est vrai, il y a encore du boulot parce que certains (beaucoup ?) de ces messieurs se sentent menacés dans leur intégrité patriarcale et toute-puissante - .
Donc au départ, ce livre m'attirait, titillait mon côté féministe.
Les jeunes filles d'un état dystopique sont emmenées de force l'année de (grâce ?) de leurs 16 ans dans une forêt inhospitalière, en vue de se débarrasser de leur soi-disant magie (ah, cette éternelle peur des hommes vis-à-vis des femmes ! ) et de revenir vaincues, prêtes à obéir sans discuter à la moindre injonction de l'Homme. Cela donne lieu à des affrontements féminins, à des jalousies, à du harcèlement, à des tortures, sous la menace perpétuelle des « braconniers » toujours à l'affût pour les écorcher vives, car il faut dire que la peau et les organes des demoiselles de 16 ans sont hautement aphrodisiaques et dotés de mille vertus.
L'héroïne, plus indépendante que les autres, n'entre pas dans ce jeu malsain et pour cela est ostracisée par la cheffe du même âge. Mais l'amoûûûûr est tapi au coin du bois…
Pourquoi donc n'ai-je pas accroché ? A cause de cet amour, justement. A cause aussi d'une psychologie peu fouillée, même si, je le reconnais, le harcèlement et le pouvoir exercé par un caractère fort sont bien rendus. L'atmosphère, en effet, est glauque.
Et puis j'ai trop lu.
Je reconnais dans ce texte des influences d'autres bouquins, ce qui n'est pas un défaut en soi vu que la littérature se construit par une intertextualité perpétuelle, mais ces influences sont trop explicites. « La servante écarlate », « Sa Majesté des mouches », la 4e de couverture les cite, et ça se voit, trop. le sujet n'est donc pas nouveau mais si l'auteure avait voulu apporter sa petite pierre à l'édifice, elle aurait dû faire preuve de plus d'originalité et aussi d'un style un peu plus relevé.
Maintenant, les jeunes filles d'aujourd'hui qui découvriront cette histoire seront probablement envoûtées, et je le leur souhaite.
Même si je reconnais que le sujet est bien dans l'air du temps et qu'il faut que les femmes ne se laissent pas faire, l'année de grâce a été, pour moi, une année ordinaire.
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Cath1975
  20 octobre 2021
« A Garner County, toutes les femmes sont coiffées de la même manière : les cheveux rassemblés en une longue tresse et le visage dégagé. Les hommes considèrent qu'ainsi, elles ne pourront rien leur cacher : ni rictus narquois, ni coup d'oeil furtif ou étincelle de magie. Les rubans sont blancs pour les fillettes, rouges pour les adolescentes en année de grâce et noirs pour les épouses. »
Tierney s'apprête à partir pour son « année de grâce » avec une trentaine d'infortunées de son âge.
Une année pour se débarrasser de leur « magie » et en faire de bonnes épouses à leur retour, enfin pour les heureuses élues qui ont reçu un « voile » de leur futur mari, déjà marquées par le sceau de la propriété masculine.
Une année entière confinée dans un camp sur une île hostile, sous la menace des braconniers à l'affût d'une proie à dépecer.
Les filles qui ont la chance d'en réchapper reviennent brisées, le regard éteint alourdi par une sombre omerta. Personne ne parle de son année de grâce.
Tout comme dans la « Servante écarlate », la religion et les superstitions qui en découlent servent de prétexte aux hommes pour asservir les femmes et les maintenir sous leur joug. Gare à celles qui s'écartent du droit chemin.
La potence ainsi que l'arbre aux châtiments qui trônent sur la grand-place ne cessent de le rappeler.
Les femmes sont tour à tour vues comme des proies ou des rivales, terrifiées par la peur de vieillir et la honte de ne pas engendrer de fils.
Les soeurs des filles tombées en année de grâce sans être recensées sont quant à elles exilées dans les quartiers extérieurs où leur sort est peu enviable.
Mais cette année semble s'annoncer sous d'autres auspices. La révolte qui brûle dans les yeux de « Tierney la Terrible » suffira-t-elle pour affronter cette année où il sera avant tout primordial de survivre aux autres ?
Immersion dans un monde impitoyable où les femmes subissent la domination des hommes, où la soumission, la sauvagerie et la cruauté brident toute liberté mais également où les fleurs éclosent pour entretenir l'espoir d'un monde meilleur.
Dès le début, on s'attache à Tierney, à sa famille bienveillante et à Michael, son ami d'enfance. le huis-clos à l'intérieur du camp où la violence va crescendo est contrée par la détermination et le courage de Tierney, bien décidée à briser le cycle infernal.
Coup de coeur pour ce premier roman de Kim Liggett qui réussit un véritable tour de force avec cette dystopie à la croisée de la Servante écarlate, de Hunger Games et de Sa majesté des mouches.
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Eroblin
  23 septembre 2020
L'action de ce roman se déroule quelque part, à une époque indéterminée, dans une communauté qui considère les femmes comme des femmes dangereuses, des êtres magiques dont il faut se méfier, surtout quand elles ont seize ans c'est-à-dire l'âge où elles cessent d'être des filles pour devenir des jeunes femmes désirables. Pour tuer en elle toute magie, la communauté exige que, pendant un an, les jeunes filles de 16 ans soient exilées sur une île, dans un campement rudimentaire en pleine coeur de la nature, livrées à elles-mêmes, et condamnées peut-être à être tuées par des braconniers qui rôdent. Un an plus tard, les survivantes sont autorisées à rentrer et à se plier aux règles de la communauté.
Au vu du résumé et surtout après quelques pages, j'ai eu l'impression de retrouver l'atmosphère de « La servante écarlate » de Margaret Atwood mais aussi celle de « La lettre » de Nathaniel Hawthorne, un mélange de dystopie et de puritanisme du début du 17ème. Un contexte très particulier qui fait de la femme une ennemie qu'il convient de briser. Tierney, le personnage central de cette histoire, est une jeune fille qui étouffe sous le carcan de cette société autoritaire et patriarcal mais, naïvement, elle pense que le groupe exilé, une fois à l'abri du regard des hommes, va pouvoir vivre différemment, s'aider. Mais la vérité est que les filles reproduisent dans ce camp désolé, les mêmes règles, s'opposant les unes aux autres plutôt que de s'aider. Tierney en est d'ailleurs victime, ce qui l'oblige à affronter une nature hostile et aux multiples dangers. C'est aussi sa chance car elle sortira transformée de cette année de grâce.
Ce roman est certes une dystopie, mais c'est aussi un roman d'apprentissage, un roman féministe qui devrait amener les lectrices à s'interroger sur la place des femmes à l'heure actuelle, à s'interroger aussi sur les relations qu'elles nouent entre elles. Interrogée peu avant sa mort, Gisèle Halimi regrettait que les femmes ne soient pas plus solidaires : « Désunies, elles[les femmes] sont vulnérables. Mais, ensemble, elles représentent une force extraordinaire. Une force capable de chambouler le monde, sa culture, son organisation, en le rendant plus harmonieux. Les femmes sont folles de ne pas se faire confiance, et les hommes sont fous de se priver de leur apport. » C'est ce que dit à sa manière Kim Ligget dans « L'Année de grâce ».
Je vous recommande vivement ce roman jeunesse mais qui peut être lu par tout le monde et je remercie au passage Babélio et les Editions Casterman d'avoir pu le lire.
Challenge Multi défis 2020
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Citations et extraits (133) Voir plus Ajouter une citation
AkatsukiIkariAkatsukiIkari   16 août 2022
Mais peut-être nous fallait-il tout détruire avant de pouvoir reconstruire. La vie naît de la mort.
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AkatsukiIkariAkatsukiIkari   16 août 2022
Les femmes du comté n’ont pas le droit d’avoir des animaux de compagnie. Les animaux de compagnie, c’est nous.
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MariineJMariineJ   07 mai 2021
𝑷𝒐𝒖𝒓𝒕𝒂𝒏𝒕, 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒄𝒆 𝒍𝒊𝒆𝒖 𝒎𝒂𝒖𝒅𝒊𝒕 𝒐𝒖̀ 𝒍𝒂 𝒑𝒆𝒖𝒓, 𝒍𝒂 𝒄𝒐𝒍𝒆̀𝒓𝒆 𝒆𝒕 𝒍𝒆 𝒓𝒆𝒔𝒔𝒆𝒏𝒕𝒊𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒈𝒓𝒂𝒏𝒅𝒊𝒔𝒔𝒆𝒏𝒕 𝒆𝒏 𝒎𝒐𝒊, 𝒋𝒆 𝒏𝒆 𝒎𝒆 𝒔𝒆𝒏𝒔 𝒕𝒐𝒖𝒋𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒑𝒂𝒔 𝒎𝒂𝒈𝒊𝒒𝒖𝒆. 𝑱𝒆 𝒏𝒆 𝒎𝒆 𝒔𝒆𝒏𝒔 𝒕𝒐𝒖𝒋𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒑𝒂𝒔 𝒑𝒖𝒊𝒔𝒔𝒂𝒏𝒕𝒆. 𝑱𝒆 𝒎𝒆 𝒔𝒆𝒏𝒔 𝒂𝒃𝒂𝒏𝒅𝒐𝒏𝒏𝒆́𝒆.
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IleauxtresorsIleauxtresors   26 février 2021
À Garner County, toutes les femmes sont coiffées de la même manière : les cheveux rassemblés en une longue tresse et le visage dégagé. Les hommes considèrent qu’ainsi, elles ne pourront rien leur cacher : ni rictus narquois, ni coup d’œil furtif ou étincelle de magie. Les rubans sont blancs pour les fillettes, rouges pour les adolescentes en année de grâce et noirs pour les épouses.
L’innocence. Le sang. La mort.
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thedocthedoc   25 novembre 2020
Quand le portail se referme sur leurs visages troublés, il est évident que ces hommes nous considèrent comme des créatures haïssables, à enfermer pour le bien de tous, y compris le nôtre, afin d'exorciser les démons tapis en nous. Pourtant, même dans ce lieu maudit où la peur, la colère et le ressentiment grandissent en moi, je ne me sens toujours pas magique.
Je ne me sens toujours pas puissante.
Je me sens abandonnée.
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Videos de Kim Liggett (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kim Liggett
« Personne ne parle de l’année de grâce. C’est interdit. Nous aurions soi-disant le pouvoir d’attirer les hommes et de rendre les épouses folles de jalousie. Notre peau dégagerait l’essence pure de la jeune fille, de la femme en devenir. C’est pourquoi nous sommes bannies l’année de nos seize ans : notre magie doit se dissiper dans la nature afin que nous puissions réintégrer la communauté. Pourtant, je ne me sens pas magique. Ni puissante. Personne n'a le droit d'évoquer l'année de grâce, mais cela ne m'a pas empêchée de chercher des indices. »
Roman ado dystopique, c'est avec une certaine fébrilité que nous attendions la Journée internationale des droits des femmes pour révéler ce coup de cœur commun. Captivant, parfois violent, mais surtout PERTINENT, ce roman nous a mis dans un état d'excitation sans précédent !
Savant mélange entre "La servante écarlate" et "Hunger games", ce huis-clos féministe nous a autant surprises que fait rugir. Allez les meufs (et les gars aussi, l'égalité se conquiert à deux...), on sort les griffes !
Lien blog : https://bookncook.over-blog.com/2021/03/booktube-lecture-commune-l-annee-de-grace-kim-liggett.html
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