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EAN : 9782203036680
528 pages
Éditeur : Casterman (07/10/2020)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 138 notes)
Résumé :
À partir de 13 ans
« Personne ne parle de l’année de grâce. C’est interdit.
Nous aurions soi-disant le pouvoir d’attirer les hommes et de rendre les épouses folles de jalousie. Notre peau dégagerait l’essence pure de la jeune fille, de la femme en devenir. C’est pourquoi nous sommes bannies l’année de nos seize ans : notre magie doit se dissiper dans la nature afin que nous puissions
réintégrer la communauté. Pourtant, je ne me sens pas magique... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (68) Voir plus Ajouter une critique
iz43
  07 octobre 2020
Complètement charmée par l'année de grâce que j'ai dévoré et qui m'a poussé à me relever cette nuit à 4 heures du matin pour finir les 15 dernières pages ! Cela ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Grande amatrice de dystopies, j'ai été comblée avec ce roman qui a su renouveler le genre en passant derrière les "Servante Ecarlate", "hunger games", "le Dernier jardin"...
On y découvre par le biais d'une héroïne de 16 ans, Tierney, une communauté où les femmes sont complètement bridées. Elles sont sensées être mauvaises, détenir une certaine magie (sous entendu sexuelle). Alors l'année de leurs 16 ans, l'année de grâce, les jeunes filles sont envoyées dans un camp sur une île pour briser cette magie. A l'issue de cette année, si elles en reviennent vivantes, elles devront se conformer aux lois du comté et soit épouser celui qui les a choisies soit partir travailler. Les jeunes filles comme les femmes n'ont pas de choix à exprimer. Comme dans la Servante Ecarlate, elles ne sont que des ventres. En cas de rébellion, les hommes n'hésitent pas à les supprimer.
Tierney est une jeune femme à laquelle je me suis rapidement attachée. Ce qui fait la force de ce roman, c'est que ce n'est pas seulement une dystopie mais surtout un roman d'apprentissage. On verra Tierney grandir, se révéler. Fille courageuse, réfléchie, volontaire, elle va lutter pour sa survie mais aussi celle des autres filles. Ce qu'il se passe pendant cette année de grâce, personne n'en parle c'est interdit. Les filles sont livrées à elles-mêmes dans ce camp où toutes les dérives deviennent possibles. Tierney essaie d'appliquer les enseignements de son père. Elle se montre là encore posée, travailleuse, courageuse. Alors que d'autres filles attendent que leur magie se libèrent. Cela m'a fait penser à sa Majesté des mouches où une bande d'ados est livrée à elle même. Les deux romans font froid dans le dos.
Autre point fort de ce roman, c'est la galerie de personnages. Les personnages secondaires sont vraiment beaux. J'ai adoré la famille de Tierney avec qui elle a des liens très fort mais aussi Michael qui est le personnage qui m'a le plus surpris et étonné après Tierney mais aussi certaines filles qui partagent l'épreuve de Tierney.
J'ai beaucoup aimé aussi l'utilisation de la symbolique des fleurs.
Enfin, ce roman est tout de même un roman d'espoir. Espoir d'un changement pour les femmes.
Ma lecture a été très fluide. C'est très bien écrit. J'ai ressenti beaucoup d'émotions et j'ai été agréablement surprise par des rebondissements. L'histoire est captivante et addictive. J'ai tremblé pour ces filles. Certains passages sont durs mais avec une retenue dans la description des violences. C'est plutôt suggéré. Ce qui est le plus dur et le plus frappant, c'est d'imaginer une société comme celle ci. Où les femmes n'ont plus un mot à dire, n'ont pas le droit de rêver, de choisir leur époux. Où les femmes peuvent être tuées sur un mot de leur mari (pratique quand on a envie de se marier avec une petite jeune).
Lecture dont on ne sort pas indemne.
L'année de grâce est un gros coup de coeur. Merci à Babelio et aux éditions Casterman pour cette belle découverte.
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Ichirin-No-Hana
  07 septembre 2020
Dans un univers qui mélange intelligemment Hunger Games avec La Servance Ecarlate, Kim Liggett nous propose avec L'année de Grâce un roman captivant et plein de surprise. Tierney va entrer dans son année de grâce. Alors que la jeune fille vit dans un univers où les femmes n'ont aucun droit de parole et où toute leur vie leur est imposée, les jeunes adolescentes sont envoyées en pleine nature, en proie à des braconniers qui veulent leurs morts ainsi qu'à une vie rudimentaire et sans aucune aide en vue de faire dissiper leur « magie », trop tentatrice et effrayante pour les hommes.
Très belle surprise pour moi. Pourtant j'ai eu peur au début, en incitant sur différents points l'autrice peut nous donner l'impression d'enfoncer des portes ouvertes mais c'est pour mieux nous surprendre ! En étant consciente des codes du genre et du très grands nombres de sorties de ses dernières années, l'autrice joue avec son lecteur et arrive à nous captiver en nous proposant un récit intelligent et pleins de rebondissement inattendus. Les personnages sont fouillés et plein de nuances. Même Tierney peut-être difficile à appréhender et toutes ses décisions ne sont pas des plus innocentes. Comme on peut s'y attendre en lisant le résumé, L'année de Grâce est un récit dystopique qui prône la liberté et offre des messages forts de féminisme dans un univers sombre et cruel. Une fois l'intrigue lancée, il a été difficile pour moi de lâcher le roman !
L'année de Grâce nous prouve que la dystopie n'a pas encore dit son dernier mot et qu'elle a encore beaucoup de choses à nous offrir. Plutôt lassée par mes dernières lectures du genre, Kim Liggett m'a clairement réconcilié avec le genre. Une autrice à suivre donc !
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Eroblin
  23 septembre 2020
L'action de ce roman se déroule quelque part, à une époque indéterminée, dans une communauté qui considère les femmes comme des femmes dangereuses, des êtres magiques dont il faut se méfier, surtout quand elles ont seize ans c'est-à-dire l'âge où elles cessent d'être des filles pour devenir des jeunes femmes désirables. Pour tuer en elle toute magie, la communauté exige que, pendant un an, les jeunes filles de 16 ans soient exilées sur une île, dans un campement rudimentaire en pleine coeur de la nature, livrées à elles-mêmes, et condamnées peut-être à être tuées par des braconniers qui rôdent. Un an plus tard, les survivantes sont autorisées à rentrer et à se plier aux règles de la communauté.
Au vu du résumé et surtout après quelques pages, j'ai eu l'impression de retrouver l'atmosphère de « La servante écarlate » de Margaret Atwood mais aussi celle de « La lettre » de Nathaniel Hawthorne, un mélange de dystopie et de puritanisme du début du 17ème. Un contexte très particulier qui fait de la femme une ennemie qu'il convient de briser. Tierney, le personnage central de cette histoire, est une jeune fille qui étouffe sous le carcan de cette société autoritaire et patriarcal mais, naïvement, elle pense que le groupe exilé, une fois à l'abri du regard des hommes, va pouvoir vivre différemment, s'aider. Mais la vérité est que les filles reproduisent dans ce camp désolé, les mêmes règles, s'opposant les unes aux autres plutôt que de s'aider. Tierney en est d'ailleurs victime, ce qui l'oblige à affronter une nature hostile et aux multiples dangers. C'est aussi sa chance car elle sortira transformée de cette année de grâce.
Ce roman est certes une dystopie, mais c'est aussi un roman d'apprentissage, un roman féministe qui devrait amener les lectrices à s'interroger sur la place des femmes à l'heure actuelle, à s'interroger aussi sur les relations qu'elles nouent entre elles. Interrogée peu avant sa mort, Gisèle Halimi regrettait que les femmes ne soient pas plus solidaires : « Désunies, elles[les femmes] sont vulnérables. Mais, ensemble, elles représentent une force extraordinaire. Une force capable de chambouler le monde, sa culture, son organisation, en le rendant plus harmonieux. Les femmes sont folles de ne pas se faire confiance, et les hommes sont fous de se priver de leur apport. » C'est ce que dit à sa manière Kim Ligget dans « L'Année de grâce ».
Je vous recommande vivement ce roman jeunesse mais qui peut être lu par tout le monde et je remercie au passage Babélio et les Editions Casterman d'avoir pu le lire.
Challenge Multi défis 2020
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MaggyM
  03 octobre 2020
Quelque part sur terre, quelque part dans le temps, dans une société dominée par les hommes, il est décrété que les jeunes filles doivent passer l'année de leurs seize ans, appelée l'année de Grâce, loin du monde, loin des leurs. En effet, il faut qu'elles se débarrassent de leur "magie" et pour cela, elles devront peut-être combattre ou faire des choses inavouables... Mieux vaut qu'elles vivent ce moment entre elles !
Tierney atteint son année de Grâce maintenant, elle ne sait pas ce qui l'attend. Libre dans sa tête, elle aimerait tellement pouvoir mener la vie qu'elle souhaite et faire fi de toutes ces coutumes et conventions qu'elle ne comprend pas. Mais personne ne peut échapper à son destin...
D'emblée, la quatrième de couverture nous annonce une dystopie qui se situerait à la croisée de la Servante écarlate et de Hunger Games.
Et c'est vrai, qu'en entamant la lecture, on sent planer les esprits de Margaret Atwood et de Katniss. Rédigé à la première personne, le roman nous fera suivre toute l'intrigue à partir de l'unique point de vue de son héroïne. Dans les premières pages, Tierney se prépare à quitter sa communauté pour vivre son année de Grâce loin de chez elle; une année qui sera sans doute marquée par la peur et la souffrance au vu de l'allure des jeunes filles qui ont la chance d'en revenir chaque année, car toutes ne reviennent pas.
Une fois ces moments rappelant d'autres dystopies, si le lecteur lâche prise, il entre de plein pieds dans l'univers de Kim Liggett et oublie totalement celles qui l'ont précédée.
Il est difficile de lâcher le bouquin une fois la lecture entamée tant le rythme est enlevé et tant l'autrice est parvenue à nous intriguer suffisamment pour que l'on soit impatient de découvrir ce qu'il va arriver à Tierney. Pour un premier roman, Kim Liggett a réussi un bien joli exploit que de nous appâter avec un thème vu et revu dans la littérature du genre tout en nous ferrant avec un univers et une approche inédits.
A la lueur de l'actualité et de ses tenues républicaines, au moment où certains voudraient interdire le No Bra à l'école ou au travail, à cet instant charnière où tout pourrait bien basculer tant les normes ont glissé ces derniers mois, il est bon de rappeler que la dérive, si vite arrivée, peut être dangereuse. Et il est si bon de se dire que la force est en chacun de nous, que nous sommes tous maîtres de ce qu'on fait de nos vies et qu'à ce titre, nous sommes tous responsables, du meilleur comme du pire.
Merci à Babelio et aux éditions Casterman pour la confiance et la découverte.
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Lagagne
  19 novembre 2020
Quand j'ai commencé ce roman je me suis dit : ah, c'est du Servante Écarlate. Et du coup j'ai eu du mal à entrer dedans. Mais au bout d'un moment ça prend ses distances, et là j'ai pu être accrochée. J'ai lu qu'il y avait un côté Hunger Game, et c'est vrai. Mais je ne l'ai pas lu (ni vu) alors cela ne m'a pas dérangé.
Tierney est une héroïne comme on les aime. Fière, droite, déterminée, intelligente, sensible aussi, altruiste. Elle rêve d'entraide entre femmes, de liberté, de meilleures conditions de vie pour toutes.
C'est un monde violent, très injuste, cruel, égoïste qui est dépeint ici. C'est vraiment très dur. Alors c'est pour des lecteurs avertis tout de même. Pour ados oui, mais capables d'encaisser.
Donc un début un peu compliqué pour moi, mais ensuite une lecture qui m'a happée.
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
thedocthedoc   25 novembre 2020
Quand le portail se referme sur leurs visages troublés, il est évident que ces hommes nous considèrent comme des créatures haïssables, à enfermer pour le bien de tous, y compris le nôtre, afin d'exorciser les démons tapis en nous. Pourtant, même dans ce lieu maudit où la peur, la colère et le ressentiment grandissent en moi, je ne me sens toujours pas magique.
Je ne me sens toujours pas puissante.
Je me sens abandonnée.
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NinePandaNinePanda   15 novembre 2020
Je fais semblant de m'intéresser aux points lumineux projetés par le soleil à travers les rideaux. Mon père et moi étions si complices, autrefois. On disait même que ses yeux pétillaient lorsqu'il parlait de moi. Avec ses cinq filles, il devait voir en moi ce qui se rapprochait le plus du fils qu'il n'aurait jamais. En secret, il m'a appris à pêcher, à me servir d'un couteau et à me défendre. Mais cela appartient au passé désormais. L'image que j'avais de lui s'est ternie depuis la nuit où je l'ai surpris chez l'apothicaire, en train de commettre l'indicible. De toute évidence, il n'a jamais perdu l'espoir d'engendrer un fils, mais je n'aurais jamais cru qu'il pourrait tomber si bas. Il ne vaut finalement pas mieux que les autres.
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NinePandaNinePanda   16 novembre 2020
Les filles en année de grâce ne sont pas les seules victimes du système mis en place par le comté. Les braconniers, les gardes, les épouses, les travailleurs et travailleuses, les femmes des quartiers extérieurs... Tous semblables. Tous esclaves.
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NinePandaNinePanda   15 novembre 2020
Je n'ai même pas besoin de le voir, je sais qu'il est là. J'entends le battement d'ailes de son nouvel aigle domestique perché sur son bras. Il a une prédilection pour les oiseaux de proie. Si cela peut sembler impressionnant, c'est une passion qui ne requiert aucun talent particulier. Il ne gagne ni leur confiance ni leur respect. Il les dresse, voilà tout.
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NinePandaNinePanda   15 novembre 2020
Qu'elles se gardent surtout de faire quoi que ce soit à l'unisson.
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Videos de Kim Liggett (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kim Liggett
"Personne ne parle de l'Année de Grâce. C'est interdit." Petite rebelle que je suis, je vous parle néanmoins de cette dystopie féministe de Kim Liggett, dans laquelle les jeunes filles - à l'âge de 16 ans - doivent quitter leur village pendant un an, pour se libérer de la magie qu'elle développe lors de leur puberté, et revenir, saines et soumises, épouser un homme qu'elles n'ont pas choisi et faire beaucoup d'enfants. Tierney, notre héroïne - Katniss en devenir - a bien envie de bouleverser l'ordre établi... Et si - comme le lui a dit sa soeur - une graine de bienveillance pouvait vraiment tout changer ?
Puisque ce roman convoque "Hunger Games" autant que "La Servante Ecarlate" ou "Sa Majesté des Mouches", je vous parle de toutes ces lectures, et aussi de "Wilder Girls" de Rory Power - ou comment le corps des femmes, encore, toujours, est à la disposition de tous, sauf elles-mêmes.
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