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EAN : 9782914370653
350 pages
Éditeur : Bragelonne (15/01/2004)
4.03/5   147 notes
Résumé :
1154 : imaginez une France de légende, nommée Gallica…
Dans le comté de Tolsanne,on raconte que, pendant la nuit de la Saint-Jean, un jeune homme marcha dans les flammes pour sauver un loup du bûcher. Son nom était Bohem, le fils du louvetier.
Quatre ans plus tard, sa vie bascule : son village et sa famille sont massacrés par de mystérieux guerriers. Terrorisé, il s’enfuit, traqué par des forces sanguinaires dont il ne sait rien.
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
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sur 147 notes
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kuroineko
  10 mai 2019
Après la trilogie de la Moïra s'ouvre celle de Gallica. L'histoire débute à la moitié d'un XIIème siècle fantasmatique où la fantasy recouvre d'un voile léger les événements historiques de l'époque. le roi (plus moine qud royal) Livain VII a repudié depuis peu sa première épouse, la belle et fougueuse Aliénor d'Aquitaine - pardon, Hélène de Quienne. Celle-ci a épousé en seconde noce Emmer de Capigesnes dont on assiste au couronnement en tant que roi de Brittia.
Delaissons ces royales festivités pour rejoindre celui qui nous intéresse : Bohem, jeune garçon fils de louvetier dans un village banal du Sud de Gallica. A l'âge de treize ans, mû par un instinct profond, il a sauver du bûcher un loup que le prêtre voulait sacrifier vivant au feu de la St Jean. Loups, bayards, griffons, licornes, etc, sont regroupés sous le nom de Brumes et voués aux gémonies par les puissances ecclésiastiques (bizarre comme ça ne surprend pas...). Quatre ans après ce sauvetage qui faillit lui valoir l'excommunication, Bohem se voit contraint de fuir son village.
Commence une longue pérégrination désespérée avec à ses trousses des gens de divers horizons qui assurément ne lui veulent pas du bien. Heureusement, d'autres se montrent prêts à l'aider, comme les Compagnons du Devoir ou encore la belle Vivienne, aspirante troubadour, qu'il a sauvée des brigands (on fuit peut-être mais ça n'empêche pas d'être galant!).
En fait, le trop grand parallélisme entre les débuts des aventures d'Aléa de la Moïra et de Bohem rend ce premier tome assez prévisible et redondant. J'ai eu un peu de mal à m'accrocher. Les intrigues de pouvoirs entre royauté et puissance ecclésiastique sous les traits de Pieter le Vénérable, abbé de l'ordre de Cluny (non, Cerly... décidément) sont intéressantes même si certaines décisions frisent le ridicule (après l'échec de la seconde croisade, Livain VII n'est plus à ça prêt...).
J'ai surtout apprécié les rites et traditions des Compagnons du Devoir où savoir-faire technique et philosophie se mêlent intimement. Et puis les Brumes bien sûr, de moins en moins nombreuses, pourchassées par les louvetiers de père en fils au nom d'une église qui les définit comme démoniaques et contraires à l'ordre divin.
Le louvetier n'est pas une lecture qui m'a emballée complètement, loin de là. Même le personnage de Bohem, aussi pur soit-il dans son coeur, énerve par moments. Néanmoins je continuerai la trilogie pour savoir ce qu'il va advenir des Brumes. Et parce que j'ai déjà les tomes suivants. Mais pas dans la foulée de ce premier volume.
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Entournantlespages
  16 janvier 2018
Auteur de romans fantasy et ésotériques, je ne connaissais pour le moment Henri Loevenbruck uniquement pour sa saga policière coécrite avec Fabrice Mazza. Attendant désespérément la suite de Serum, je suis tombée complètement par hasard sur ce premier tome de la trilogie Gallica qui suit celle de la Moïra. Et étant déjà consciente de la popularité de cet écrivain français, connu particulièrement pour son cycle Ari Mackenzie, je ne peux une nouvelle fois qu'être témoin de son talent. Avec Gallica, Henri Loevenbruck revisite légendes et histoires celtes et gaéliques dans cette construction d'une France moyennâgeuse très proche de la notre. Gallica abrite en ses terres les humains mais également les créatures surnaturelles que vous avez pu découvrir dans les légendes arthuriennes, le Bestuaire de Philippe de Thaon, ou d'autres histoires inscrites dans le merveilleux.
L'histoire débute lors de la nuit de la Saint Jean en 1150 dans le comté de Tolsanne au sud de Gallica. Ce comté étant le lieu privilégié des hérétiques est néanmoins fortement dirigé par les codes et les savoirs de la religion chrétienne tel que dans le royaume entier. La Nuit de la Saint Jean permet alors de constater par l'église et par le peuple leur puissance face aux dernières Brumes encore en vie. Les louvetiers chassent ces créatures surnaturelles tout au long de l'année pour les faire disparaître définitivement. Et lors de cette nuit particulière, une des Brumes est envoyée au bûcher au centre du village. Mais cette nuit fera naître une légende qui amenera à de terribles conséquences. Alors que le loup est lancé dans les flammes, Bohem, le fils du louvetier du village, décide de sauver la bête du brasier. Un sacrilège que personne n'ose arrêter surtout lorsque les témoins de la scène se rendent compte que, malgré les flammes autour de lui, Bohem ne semble en tirer aucun mal physique. Quatre ans plus tard, Bohem décide de quitter son village et prend de plus en plus conscience du lien qui le lie aux Brumes depuis cette nuit mémorable. Malheureusement, il n'est pas le seul à s'interroger sur cette faculté. Bientôt, le voilà pourchassé par des Aïshans, de véritables guerriers venus d'un autre continent, pour le capturer. Bohem n'a alors d'autre choix que de fuir face à ces combattants en longeant la forêt. C'est alors qu'il fera la connaissance de Compagnons du Devoir qui ne cesseront au fil de son périple d'être de solides alliés. Que veulent les Aïshans de lui ? Pour qui travaillent-ils donc ? le jeune louvetier n'arrive pas à comprendre son importance au fur et à mesure de cette chasse à l'homme. Et Bohem n'aura pas le temps de souffler qu'il se rendra compte que ses poursuivants deviennent de plus en plus nombreux et sont de différents camps. Aux Aïshans se rajoutent rapidement les soldats du roi, la Milice de l'ordre envoyée par le pape, et des druides oubliés venus de Gaelia. Mais quelle importance peut bien avoir ce garçon ? le problème est que la moitié de ses assaillants ne le savent pas réellement eux-mêmes.
Guidés par les rumeurs et légendes tout autour de Gallica, il leur en faudra parfois peu pour allécher leur appétit et leur envie de pouvoir. Car en dehors du périple dangereux de ce jeune garçon, il est bien question de la recherche du pouvoir au sein du royaume. Depuis quelques années, le règne de Livain VII est fragilisé. Après de multiples défaites politiques et militaires, il ne sait comment remonter la pente. Surtout depuis que le roi de Brittia a choisi pour épouse Hélène de Quienne, celle que Livain a répudié. Cet ennemi possède alors une grande partie de Gallica, ce qui n'est pas aisé pour asseoir son pouvoir. L'abbé de Cerly, Pieter, qui fantasme d'être le nouveau grand conseiller du roi, lui propose alors de se marier avec Camille de Chastel, un royaume aux frontières sud. Seulement, l'abbé n'aurait jamais pensé trouver en cette jeune femme de dix-huit ans une rivale. Car malgré son jeune âge, Camille fait déjà preuve d'une envie et d'une énergie particulières à vouloir régner. Elle n'en finit donc pas de conseiller Livain jusqu'à lui apprendre l'existence de Bohem. Une guerre semble alors bientôt se profiler mais que pourraient récolter les différents camps de glorieux ? Il est intéressant de découvrir d'un côté la fuite de ce jeune garçon qui ne comprend pas son importance et d'un autre tous les stratagèmes politiques qui sont bien au-dessus de lui et dont il n'a même pas conscience. Je dois avouer que ce sont les moments auprès de Livain VII ou même ceux avec Hélène de Quienne qui m'ont le plus captivé lors de ce premier tome. Il est passionnant de découvrir d'où surgissent les désirs de conquête, d'assouvissement ou tout simplement de renouveau. La rivalité entre les anciens époux est palpable et j'avais une très grande envie d'être le témoin de retrouvailles explosives.
À côté de cela, l'auteur s'emploie à créer tout un univers relevant du merveilleux propre à la littérature du Moyen-Âge. Entre créatures surnaturelles, druides, chevalerie, bataille entre la religion chrétienne et le paganisme, rumeurs sur l'existence d'un autre monde magique, avancée des sciences et de l'éducation avec les écoles et universités qui effacent les croyances antérieures, Bohem traverse une terre riche de légendes très bien exploitée. Gallica est véritablement une France moyenâgeuse où tout se qui se passait dans le quotidien de l'époque et dans les contes de notre monde sont relâchés en une même réalité. C'est pour cela que je suis encore davantage envieuse de découvrir la suite de cette histoire tellement l'univers peut être approfondi à volonté. Amatrice de récits de Moyen-Age, je me suis réellement amusée comme une folle avec ce premier tome, appréciant notamment son intrigue politique, les protagonistes reprenant également les traits de certains personnages historiques connus. Il n'est pas difficile de voir en Hélène de Quienne une Aliénor d'Aquitaine proche des arts et des troubadours, ou en Livain VII un Louis VII peu envieux au départ à gouverner.
Et tout comme par exemple les récits de Marion Zimmer Bradley (Les Dames du lac, Les Brumes d'Avalon, …), l'auteur offre une place de choix à ses personnages féminins. Dans un univers totalement patriarcal, fait par et pour les hommes, toutes les femmes présentes dans l'intrigue arrivent remarquablement à sortir leur épingle du jeu étant la plupart du temps maîtresses de leur destin. Hélène, Camille et Vivienne font preuve d'un sens critique assez mal venu à l'époque de leur part (même si pour Hélène, ceci devient entres autres un atout pour sa cour), d'un aplomb et d'une intelligence qui vont les aider à se démarquer et à se diriger vers ce qu'elles désirent le plus. Elles sont véritablement un objet d'admiration pour beaucoup pour leurs différences, pour leur simplicité et pour le courage dont elles font preuve afin d'asseoir leurs volontés. Hélène est notamment une femme avec des valeurs qui les prône à gorge déployée même face à ceux qui ne veulent pas l'entendre, même face au roi de Gallica. Elle se bat pour la gent féminine, pour son élévation mais aussi pour l'amour, le plaisir, la poésie, l'art,etc… Dans ce monde d'homme, ces trois femmes entreprennent une bataille constante contre les lois en vigueur, les préjugés, les traditions. Si vous appréciez les récits fantasy, ou plus particulièrement ceux se déroulant lors du Moyen-Âge, je ne peux que vous conseiller le premier tome de Gallica qui tient ses promesses. Après un début qui met un peu de temps à se mettre en place, vous êtes embarqués dans un voyage fantastique ou le réel et l'imaginaire ne font qu'un.
Lien : https://entournantlespages.w..
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laraemilie
  19 février 2014
Henri Loevenbruck met en scène un univers médiéval fantastique pour sa trilogie Gallica. Dans le premier tome, nous faisons la connaissance de Bohem, un jeune garçon différent des autres, qui se voit forcé de fuir lorsque les habitants de son village sont massacrés par de mystérieux et violents guerriers. Très vite, il remarque qu'il était la cible de cette attaque, et que d'autres personnes le recherchent dans tout le royaume, sans qu'il ne sache pourquoi. Il se doute pourtant que cela a un rapport avec la nuit de la Saint-Jean quatre ans plus tôt, durant laquelle il a sauvé un loup du bûcher. Bohem essaie alors de comprendre qui il est en échappant à ceux qui veulent sa peau. Fort heureusement, entre les Compagnons, Vivienne et Mjolln et les Brumes, il n'est pas seul.
Le louvetier se passe à Gallica, un État ressemblant fort à la France médiévale. L'auteur mélange quelques détails historiques, beaucoup de légendes et une dose de fantasy pour nous entraîner sur les traces de Bohem. Plus que l'histoire elle-même, ce sont les mystérieuses Brumes qui m'ont attirée et donné envie de lire ce roman.
L'histoire en elle-même est intéressante, mais un peu trop simple à mon goût. Elle contient à mes yeux trop de stéréotypes et les personnages sont quelque peu superficiels. On peut deviner ce qu'il adviendra de leurs relations très rapidement, et prévoir leurs sentiments et réactions. En ce qui concerne l'intrique, je l'ai aussi trouvée assez prévisible et manquant de suspense à plusieurs reprises. Bohem fait d'importantes rencontres mais, finalement, il passe la plupart de son temps à fuir pour échapper à ses nombreux assaillants. On sent dès le début qu'il n'est pas ordinaire, et on attend avec impatience la révélation qui nous expliquera qui il est, mais cela vient bien trop rapidement : en trois pages, c'est terminé. Difficile à accepter pour Bohem, peut-être, mais plus encore pour le lecteur avide de surprises et de suspense.
Malgré ces quelques points négatifs, je n'ai jamais été tentée d'abandonner le roman. Les descriptions de Gallica m'ont enchantée, tout comme l'univers – trop brièvement – évoqué des Compagnons et des troubadours… et, bien sûr, les Brumes. Malgré un certain manque de suspense, on se demande toujours ce qui va arriver et Henri Loevenbruck sème suffisamment d'allusions à la suite pour nous encourager à rester plongés dans l'univers fantastique du roman.
Comme dans les grandes oeuvres de fantasy, on trouve ce mélange de légendes et de réalité, cette quête du héros qui est différent des autres et ce combat entre la religion et la science, ou, dans notre cas, plutôt le progrès. Au fil de la fuite de Bohem, nous découvrons les différents royaumes de Gallica, ainsi que les protagonistes qui y sont rattachés. Et comment ne pas s'attacher à ce jeune héros innocent, malgré ses sentiments grossièrement décrits et ses actions quelque peu stéréotypées ? Et comment ne pas vouloir découvrir qui est l'inquiétant Sauvage, que rencontre notre protégé lors de ses visites dans le monde de Djar ?
Le Louvetier est un bon moment de lecture, malgré quelques déceptions. Il ne faut toutefois pas oublier que c'est un roman jeunesse, qui satisfera sûrement l'audience à laquelle il est destiné. Henri Loevenbruck nous présente une Gallica pleine de conflits et de légendes, des personnages attachants et une histoire bien trouvée dont le lecteur aura envie de connaître la suite. Heureusement, c'est chose possible puisque deux tomes suivent celui-ci.
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Skarn-sha
  16 septembre 2011
C'est avec plaisir que je replonge dans une nouvelle trilogie d'Henri Loevenbruck qui, bien que l'histoire diffère beaucoup (heureusement d'ailleurs), possède certaines similarités avec la Moïra.
Le héros possède un passé embrumé de mystère, des ennemis en pagaille, des pouvoirs mystérieux (moins puissant que ceux d'Aléa certes), mais surtout une faculté à se faire des alliés inattendus.
L'histoire se déroule dans une France moyenâgeuse et bien que les noms de roi et autres personnages historiques ai été grimés, il est assez simple de les reconnaître (Perso, je trouve pas que cela apporte grand chose à l'histoire).
Sinon, la plume de l'auteur est restée fluide et agréable.
Je regrette un peu par contre que l'auteur ai tendance à anticiper la résolution des mystères. Par exemple, le lien entre les Compagnons et Bohem mis en évidence par la réflexion de celui-ci :
Partant du fait que les Compagnons se nomment les « Enfants de la Veuve » et que, du fait que son père soit mort avant sa mère, il était aussi l'enfant d'une veuve, il en déduit qu'il y a un lien entre eux.
Mais c'est le seul point noir à mon avis.
De plus, s'il est vrai que j'aime particulièrement les romans de fantasy où les loup ont une place importante (La Moira, le chant de la Belgariade et le chant de la Mallorée de David Eddings, L'assassin royal de Robin Hobb, etc ...), j'ai beaucoup aimé le parti pris de l'auteur pour ce noble animal.
Au final, je trouve que c'est une bonne série qui mérite d'être lu.
Lien : http://lombredeskarnsha.blog..
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py314159
  20 mai 2020
Au XIIe siècle, dans une France légendaire appelée Gallica, Bohem sauve une Brume, un loup condamné au bûcher. Quatre ans plus tard, son village est attaqué et il se retrouve poursuivi par les soldats du Roi, les milices du Christ et les guerriers de Lailoken plus connu sous le nom de Merlin. Henri Loevenbruck prend beaucoup de plaisir à transposer les personnages historiques dans cet univers merveilleux. La lecture est très plaisante et donne envie de découvrir la suite.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
Skarn-shaSkarn-sha   06 mai 2012
Bohem continuait de grimper. Il était déjà au cœur du bûcher et son corps disparaissait par moments derrière le rideau de hautes flammes.
Quand Martial releva la tête, les yeux embués, il vit que son fils était au sommet du bûcher, au milieu des flammes, se tenant droit, comme par magie, dans l’équilibre fragile de la haute structure embrasée. Ses vêtements étaient en feu et l’on devinait les plaies qui se dessinaient sur sa peau. Mais il semblait ne rien sentir. Avec des gestes précis et assurés, il détacha le grand sac de toile et le prit dans ses bras.
— Qu’est-ce qu’il fait ? s’exclama le seigneur Maugard en se levant à son tour.
— Il est devenu fou ! balbutia le prêtre.
— Comment peut-il…, murmura Maugard en retour, comme s’il reprochait au père Grimaud de ne pouvoir expliquer ce qu’il se passait.
Mais rien n’aurait pu l’expliquer.
Derrière eux, la petite Catriona regardait son frère, les yeux écarquillés. Des larmes coulaient le long de ses joues.
Enfin, Bohem redescendit au milieu des braises, lentement, assurant chaque pas pour ne pas perdre l’équilibre. Il tenait contre lui le corps lourd et à présent immobile du grand loup gris. Comme une mère porte son enfant. Ses vêtements en lambeaux collaient à sa peau écarlate. Ses cheveux n’étaient plus qu’un amas noirâtre plaqué contre son crâne. Il arriva bientôt au bord du bûcher, sauta sur le sol et avança parmi les villageois perplexes.
Son père se précipita au-devant de lui, mais s’immobilisa dès qu’il croisa son regard. Il n’y avait aucune souffrance dans les yeux de Bohem. Une seule chose allumait son regard : le défi.
— Laisse-moi passer ! gronda le jeune homme.
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MistigriMistigri   29 juin 2012
Dans le comté de Tolsanne,on raconte que,pendant la nuit de la Saint-Jean, un jeune homme marcha dans les flammes pour sauver un loup du bûcher.
Son nom était Bohem, le fils du louvetier.
Quarte ans plus tard, sa vie bascule : son village et sa famille sont massacrés par de mystérieux guerriers.
Terrorisé, il s'enfuit, traqué par des forces sanguinaires dont il ne sait rien.
Sur les routes de Gallica, Bohem rencontre alors mes Compagnons du DEvoir, jeunes artisants qui parcourent le pays et dont l'étonnante fraternité lui vient en aide.
En chemin, il apprend qu'il est devenu l'objet de toutes les convoitises politiques et religieuses du royaume.
Il doit échapper au roi de Gallica, à la Milice du Christ et à un ennemie inconnue qui semble tout savoir de ses origines : le Sauvage.
Face au danger, Bohem s'efforce de comprendre pourquoi on le pourchasse et découvre sa surprenante affinité avec les Brumes, ces créatures légendaires, ces licornes,ces loups que les hommes exterminent.
Or Bohem le devine : son destin est caché dans le secret des loups.
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AlfaricAlfaric   09 décembre 2013
La mémoire de la terre est étrangère à celle des hommes. On croit tout connaître de l’histoire et du monde, mais il est des âges anciens où vivaient encore mille merveilles aujourd’hui disparues. Seuls les arbres se souviennent, et le ciel et le vent… Ainsi peut-on lire encore aujourd’hui, gravée dans la pierre, l’histoire de Bohem et des Brumes, sur une terre de légende qu’on appelait Gallica.
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sld09sld09   31 juillet 2017
C'est pendant la nuit de la Saint-Jean de l'an 1150 que, selon la légende, commença cette histoire, dans le castrum de Villiers-Passant. C'était un petit bourg fortifié au sud du comté de Tolsanne, à quelques lieues de la mer et de Nabomar, la cité des hérétiques. On y menait une vie paisible dans la beauté imperturbable des collines méridionales. La plupart de habitants étaient, depuis la nuit des temps, agriculteurs, petits négociants ou, bien sûr, vignerons. Le seigneur qui occupait le château, Maugard de Villiers, était un homme discret, que l'on voyait rarement. Il se contentait de percevoir un péage de la part des étrangers qui devaient traverser le castrum, lieu de passage incontournable quand on remontait de Nabomar. Mais la véritable autorité, dans les remparts du village, était entre les mains du prêtre, protégé de l'archevêque de Tolsanne.
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AlfaricAlfaric   09 décembre 2013
Il avait probablement pris la suite de son père sans trop se poser de question. Mais c’était bien ça, le drame : tous ces gens qui vivaient leur vie sans se poser de questions…
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