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ISBN : 2081357941
Éditeur : Flammarion (17/10/2018)

Note moyenne : 4.7/5 (sur 25 notes)
Résumé :
1985, Paris est frappé par des attentats comme le pays en a rarement connu.
Dans ce contexte, Marc Masson, un déserteur parti à l’aventure en Amérique du Sud, est soudain rattrapé par la France. Recruté par la DGSE, il est officiellement agent externe mais, officieusement, il va devenir assassin pour le compte de l’État.
Alors que tous les Services sont mobilisés sur le dossier libanais, les avancées les plus sensibles sont parfois entre les mains d’un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  18 octobre 2018
🤜"Je suis la balle dans votre fusil. C'est vous qui tirez, c'est moi qui tue."🤛

C'est par cette citation tirée du livre que débute ma critique. Je ne vais pas vous résumer le livre, le résumé vous permet d'en saisir les grandes lignes. Par contre, n'étant pas une grande fan des romans mettant en scène des faits divers récents, je me suis prise au jeu et j'ai littéralement dévoré ce pavé de 631 pages, 199 chapitres et de près de 1 kg d'après le bon de livraison.
Je ne connaissais l'auteur qu'à travers un autre ouvrage aux antipodes de celui-ci, L'Apothicaire où l'auteur dans un tout autre genre m'avait transporté dans le passé, au XIV siècle. Ici, il n'est pas question de roman historique, mais de faits d'actualité relatée de manière romancée et permettant de mettre en exergue un homme qui a donné des moments importants de sa vie au service de son pays. le tout est rendu vivant, dynamique, intense grâce à la plume d'Heni Loevenbruck qui a su rendre le tout humain.

Le livre se présente en quatre parties (El Furibundo, El Clandestino, le soutier de la gloire et Un petit grain de sel. Les chapitres courts, les points de vue variés, les personnages à divers échelons rendent le tout passionnant. Henri Loevenbruck décide de rendre hommage à un homme de l'ombre au travers d'un fait historique - les otages au Liban. Et là, le savoir-faire de l'auteur rend vie à cet embrouillamini à travers une documentation travaillée et précise. le lecteur est littéralement dans les coulisses de l'État, suivant les conciliabules, les croche-pieds, les accords secrets où la vie des otages n'est plus qu'un objectif électoral. le tout est d'un tel réalisme que lorsque Pasqua où Chirac apparaissait dans le roman, je pouvais les entendre.😅
Cet aspect politique est contrebalancé par Marc Masson, devenu Hadès et ne cherchant qu'à faire le bien pour son pays. À la différence des politiques, il ne cherche aucunement la gloire, la renommée, un poste ou de l'argent... mais juste à combattre l'injustice. Son histoire avec Pauline, offre d'ailleurs à ce roman une source de fraîcheur et de candeur qui contrecarre les conditions de séquestration des otages ou les différents attentats. Cette petite bulle de vie "normale" dans ce monde apocalyptique est un vrai bonheur.😉

Au final, j'ai dévoré ce livre avec un grand plaisir. Mon seul regret n'est que purement féministe. Les femmes dans ce roman sont quasi inexistantes voire dans des rôles secondaires. À part Pauline la libraire et compagne de Marc Masson, les femmes sont essentiellement des prostituées ou bien des épouses. Cela m'a plutôt fait sourire en définitive.😚

Dans tous les cas, je tiens à remercier les éditions Flammarion et Babelio pour la découverte de ce roman quelques jours avant sa sortie. Je ne regrette pas les heures passées à le dévorer et par la même occasion à me muscler les bras à force de l'emmener partout, tellement j'avais envie à chaque chapitre de commencer le suivant pour découvrir la suite.🤗
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lyoko
  28 octobre 2018
Salut Henri,
Je viens juste de refermer ton roman, et je ne vois pas d'autre solution que de m'adresser directement à toi. Je serais certainement maladroite et je n'aurais très certainement pas les mots juste pour te dire ce que j'ai ressenti à la lecture de ton livre.
Je crois, très sincèrement, que tu n'aurais pas pu rendre un plus bel hommage à ton ami, cet homme de l'ombre, que tu nous a fait découvrir et aimer sous ta plume. Tu nous décris un homme intègre dans ses convictions, inflexible dans l'action et son devoir mais tellement humain dans ses réactions. Un homme comme on en fait peu, qui hait l'injustice.
Un homme qui sert un Etat, auquel il croit, pour lequel il donnerait tout. Alors que ce même Etat ne respecte même pas ses lois qu'il a pourtant édicté lui même.
Pour moi ton roman avait un énorme défaut : sa lenteur. Mais au final, cette lenteur est un atout majeur qui permet au lecteur de se placer dans des dimensions différentes : de se tenir éloigner des actes de l'Etat, tout en se rapprochant de Marc. Tout ça pour asséner le coup final et fatal des dernières pages. Une fois encore, ( ma rencontre avec Bohem ne m'avait déjà pas laissée indemne) je finis en larmes et bouleversée.
Je ne pensais pas que tu aurais pu me refaire le coup une seconde fois…. et bien si !
Je tenais à te remercier simplement pour ce roman, pour ce vibrant hommage.
J'ai encore beaucoup de choses à dire sur les thèmes phares de ton roman : l'état, ses devoirs, ses obligations, sa reconnaissance face aux hommes de l'ombre, sur le terrorisme,... mais je crois que le mieux c'est qu'on lise ton livre et qu'on se fasse une opinion par soi même.
J'ai râlé et pesté de voir que ton roman tardait à sortir, mais au final ça valait le coup…. entre les recherches et le fait de finaliser au mieux il fallait bien ça. L'attente à été longue mais pour au final ne pas sortir indemne (une fois encore d'un de tes romans)… et pour avoir un véritable coup de coeur.
Merci !
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blandine5674
  31 octobre 2018
Monsieur Henri Loevenbruck tape fort, très fort même. Les 199 chapitres font passer, en alternance, le lecteur par tous les stades. Tour à tour, il nous empêche presque de respirer tant le suspens est fort ou nous rend folle amoureuse de Marc en nous transposant dans le corps de Pauline la libraire ou rend la compréhension difficile dans la stratégie politique ou nous fait souffrir en tant qu'otages ou nous rend protecteur dans le rôle d'Olivier et enfin nous sommes un super mec dans celui de Marc, héros principal. Il nous rappelle à nos souvenirs de 1985, époque des attentats et des otages au Liban. Souvenez-vous, lorsque chaque soir, était annoncé le nombre de jours qu'ils étaient détenus. L'auteur a mis trois ans et demi pour écrire ce thriller. Temps peu gaspillé, je pense, où l'on sent un énorme travail de recherches et de rédaction. de quoi parle-t-il ? Rien de mieux que ses mots dans son avant-propos, je cite : ‘Ce roman est inspiré d'une histoire vraie, celle d'un agent clandestin français. Il est le fruit de longs mois d'entretiens avec celui-ci, et avec certains de ses anciens « collègues ». Dans un souci de confidentialité, le contexte historique de son incroyable parcours a été transposé de quelques années, lors d'un autre épisode singulier de notre histoire ; et la vie privée des personnages a été en partie romancée. Certains noms et lieux ont été modifiés. A travers le récit de cet homme de l'ombre, c'est à tous les soutiers de la gloire – ceux que l'histoire ne retient jamais et qui donnent pourtant à notre liberté le prix de leur propre vie – que ce livre a voulu rendre hommage, ainsi qu'a toutes les victimes d'attentats terroristes, de quelque pays qu'ils soient.'
Un énorme merci à Masse critique et à Flammarion et bien sûr à Henri Loevenbruck qui est notre Roberto Saviano français. Grandiose !
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Root
  13 novembre 2018
En 1985, j'étais gamine. À la maison, mon père regardait « les informations ». C'était un truc pour les grands, il y avait trop de visages, trop de noms, le journaliste nous emmenait aux quatre coins du monde et c'était toujours triste. Toujours, quelque part, il y avait la guerre. C'était un truc pour les grands qui ne me plaisait pas du tout, ces « informations ». Mais j'étais curieuse. Alors on m'a expliqué, avec des mots qu'un enfant peut entendre, ce que le nombre énoncé tous les soirs au JT signifiait. Je découvrais ce qu'était un otage. Dans ma petite tête de petite fille, ce nombre avait des allures de décompte. Était-ce pour leur métier qu'on les punissait ? Combien de temps ces hommes, avec des familles qui leur manquaient, des besoins naturels à satisfaire même, allaient-ils tenir le coup entre les mains de leurs bourreaux ? Ce nombre, pourrait-il grimper encore et encore ou les jours de détention s'épuisaient-ils, atteignant le point de non-retour ? le compteur est au bout, arrêtez tout. Les otages, dans ma petite tête de petite fille, c'étaient des papas qui ne rentreraient pas à la maison pour prendre leurs enfants dans leur bras.
Je ne suis pas sûre, aujourd'hui, d'avoir des réponses à mes questions.
Pour Marc Masson, tout a commencé à 12 ans, c'est ainsi qu'il débute ses mémoires, le « carnet de Marc Masson », donc les extraits se mêlent à l'histoire de J'irai tuer pour vous. En vacances en Bolivie, chez son grand-père, il surprend ce dernier par un geste dont le vieil homme se sent incapable. Un geste qu'un petit homme n'aurait pas dû avoir. Un geste d'homme, tout court. Qu'on n'oublie jamais. Marc Masson avait la carrure pour devenir un homme de l'ombre, comme on les appelle souvent. Un de ceux qui ne craignent rien ou presque, qui montent au front, quel qu'il soit, pour accomplir leur mission.
C'est à travers la vie de cet homme, qui lui été inspiré par un ancien de la DGSE, qu'Henri Loevenbruck revient sur les événements qui ont agité la France entre 1985 et 1987. En cavale après avoir déconné lors d'une intervention ordonnée par une boîte privée, Marc Masson ne tarde pas à intégrer la Boîte, la grande : les Services secrets. Devenu l'agent Hadès, il est de ces épaules sur lesquelles reposent la libération de ses compatriotes retenus au Liban, dans une France paralysée, terrorisée par la vague d'attaques terroristes islamiques perpétrés à Paris. L'auteur, avec un héros différent de ceux qu'on lui connaît (Ari Mackenzie, Damien Louvel…) signe là un roman aussi dense que passionnant, mêlant habilement faits historiques et fiction. Je n'entrerai pas dans les détails, le résumé est suffisamment éloquent, et puis il y en a des détails, ce qu'il faut pour que l'on saisisse les enjeux, les motivations, les risques, je n'entrerai pas dans les détails, donc, je vous dirai juste : lisez-le. En gardant en tête que ce n'est pas évident de s'inspirer de faits connus de tous pour monter une histoire, d'ajouter des personnages à la réalité, et que l'Histoire, on ne la refait pas, les hommes se monnaient, s'échangent, se suppriment. C'est avec un sentiment d'impuissance, de révolte, d'inéluctabilité qu'on passe d'une voix à l'autre au fil des chapitres, avec une émotion particulière qui prend à la gorge. Surprenant, perturbant, J'irai tuer pour vous n'aurait pas pu porter un meilleur titre.
Un bel hommage d'Henri Loevenbruck à celui qui s'est confié à lui, cet anonyme aux yeux du monde qui a servi l'État arme en main, ses valeurs en écharpe, sans se laisser griser par le jeu de la gloire et du pouvoir, animé par son seul sens du devoir.
Merci à Babelio et aux éditions Flammarion
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gruz
  15 novembre 2018
Décidément, Henri Loevenbruck sublime tous les sujets qu'il touche. Et ce n'était pas gagné d'avance.
Celui de son nouveau roman était pourtant particulièrement casse-gueule. Pour preuve, il a mis 3 ans ½ à s'en dépatouiller, pour arriver à écrire cette aventure tirée d'une histoire vraie.
Parce que cette histoire est tout sauf banale, parce qu'elle est basée sur de longs entretiens avec un homme ayant vécu des événements très similaires. L'auteur en a fait un récit à la manière d'un thriller politique, documenté, rythmé, immersif et particulièrement prenant.
Tellement de choses frappent le lecteur dans ce livre…
Henri Loevenbruck a consacré une grande partie de son énergie pour humaniser le personnage principal. Ce n'était pas gagné d'avance, puisqu'il nous parle d'un homme qui ressent une forte violence en lui. Un homme qui éprouve viscéralement le besoin de défendre son pays au point de devenir barbouze et de tuer pour l'État.
Autant dire, que c'est le genre de caractère ambivalent qui peut vite tomber dans la caricature, à coups de gros traits littéraires. Mais l'écrivain ne tombe pas dans ce piège, il prend le temps nécessaire pour décrire la personne complexe qu'on va suivre durant presque toute sa vie (625 pages), en commençant par son enfance un peu particulière. Comprendre, sans juger à l'emporte-pièce, challenge réussi.
On ne peut qu'être impressionné par la somme de recherches pour arriver à construire cette vision des attentats des années 80, à travers la vision d'un homme, d'un système et de la situation géopolitique. Sans jamais barber, avec une capacité à clarifier ce qui ne l'est que pour peu de monde, et sans se poser comme un donneur de leçons.
Grâce à Loevenbruck, j'ai compris beaucoup de choses. Enfin ! Compris ce qui s'est passé durant des années que j'ai vécues adolescent. Assimilé ce qui se trame en coulisses lors de situations dramatiques d'attentats et de prises d'otages. Vu à quel point tout ceci n'est qu'un jeu de pouvoir.
Et surtout, oui surtout, ces coulisses m'ont permis de mieux saisir ce qu'il se passe de nos jours, au sein de notre monde peu reluisant. Parce que tout ceci ressemble bien à un éternel recommencement. Un recul instructif qui n'aide pas à redorer le blason de nos institutions…
L'auteur est un conteur hors pair, si à l'aise dans tous les genres littéraires au point que s'en est saisissant.
Il fallait vraiment trouver le bon angle pour raconter cette histoire, sans tomber dans le récit biographique, sans se lancer dans un document historique, sans céder au pamphlet politique.
J'irai tuer pour vous n'est rien de tout ça. C'est vraiment un thriller, divertissant et rythmé. Mais du genre à tirer le récit vers le haut, à nous ouvrir sur le monde et sa compréhension tout en restant connecté à l'humain. La définition parfaite du roman noir tel que je le conçois.
La narration parfaitement maîtrisée, dans un long roman mais avec des chapitres courts, rend la lecture vraiment addictive et le lecteur de plus en plus concerné.
Henri Loevenbruck démontre une fois encore qu'il est un écrivain protéiforme, capable d'adapter son immense talent à tous les sujets qu'il touche. J'irai tuer pour vous est un thriller qui vise juste et touche sa cible en plein coeur. Parce que basé sur des faits et parce qu'écrit avec autant de minutie que d'humanisme.
Lien : https://gruznamur.com/2018/1..
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
TchiTchi   04 novembre 2018
Très jeune, j'ai été déçu par le sens que le monde moderne a donné à la politique. Et par ceux qui la font. J'ai le sentiment que, comme va le monde, les gens s'intéressent trop à la politique et pas assez à la philosophie. La norme semble non plus d'avoir une pensée, mais un avis. Un avis politique. Au lieu de se forger chaque jour une philosophie de vie propre, on se sent obligé de choisir un camp, on devient un partisan et, dès lors, on cesse de penser. On se met une étiquette, on en colle à autrui, et l'on ne juge plus qu'à travers elles. On fait de la politique un outil de dissension, de dispute, quand elle ne devrait servir que nos intérêts communs. Les gens qui font de la politique et ceux qui les élisent ne le font plus pour des raisons philosophiques, mais partisanes. Ils ne pensent plus à l'humanité, mais à leur portefeuille.
J'ai toujours pensé que l'homme ne devait se battre que pour protéger les faibles, jamais pour assouvir. L'homme ne devrait pas être dirigé par l'homme, mais par ses idées, ou ses idéaux. Et pour se forger des idées et des idéaux, il faut s'instruire, apprendre, écouter, chercher, questionner, remettre tout en question à chaque instant, y compris ses propres convictions.
On ne peut penser le monde sans le connaître. Et pour connaître le monde, une vie ne suffit pas. Je me méfie des hommes qui savent comme j'admire ceux qui cherchent.
Mon amour de l'humanité m'a donné, à jamais, une extinguible soif de connaissance et un profond dégout pour la politique. Alors je suis parti. Chaque fois que j'ai pu le faire, je suis parti pour connaître le monde un peu plus. Apprendre, toujours. Et demain, encore, je partirai.
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lyokolyoko   27 octobre 2018
Il y en a qui disent que nous, les musulmans, on ne dénonce pas assez les attentats, qu'on devrait les condamner publiquement, et que si on dit rien, c'est qu'on les cautionne. Mais le reste du temps, on nous demande de nous intégrer, de faire comme tout le monde, de ne pas faire de bruits, de ne pas nous faire remarquer. Du coup, moi, je me sens complètement paumée, au milieu de tout ça. J'ai l'impression qu'on m'enlève le droit d'être simplement triste et terrifiée, comme tout le monde. Comme n'importe quelle Française. Dans la rue, j'ai l'impression qu'on me regarde de plus en plus de travers, comme si j'étais complice. Comme si je devais me justifier.

- Ca fait partie du plan des terroristes, Samia. Ils veulent faire monter le racisme et le sentiment anti-islam en Europe, pour que les musulmans s'y sentent de plus en plus rejetés, incompris, détestés, et que du coup, par réaction, ils se radicalisent, qu'ils rejoignent le camp des fondamentalistes. C'est vicieusement parfait, comme stratégie.

-Je sais. Et le pire, c'est que ça marche, Ollivier. L'autre jour, je suis sortie avec Fadia, et quand j'ai voulu nous commander à boire, elle m'a dit qu'elle ne prenait plus d'alcool. Et dans le métro, elle à mis un voile. Elle n'aurait jamais fait ça avant. Jamais. Et j'arrive pas à lui en vouloir, même si je trouve ça super triste. Elle a peur, en fait. Elle a besoin de se sentir appartenir à quelque chose d'autre, tellement elle a l'impression que la France la rejette. Je sais pas ce qu'on peut faire.

- C'est une histoire de fric, comme toujours. Derrière tout ça, il y a juste des pays qui, pour des raisons d'argent, essaient de mettre la main sur la communauté musulmane qui s'est installée en Europe, en espérant peser à travers elle dans les choix économique de nos pays.

- Et pourquoi les a-t-on laissés faire ?

- C'était une stratégie occidentale pendant la Guerre froide, Samia. Les Américains ont favorisé l'expansion d'un islam radical en espérant que cela empêcherait l'avancée du communisme et de l'influence soviétique dans le monde arabe. On a appelé ça la stratégie du "vert contre le rouge". Une immense connerie...
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Souri7Souri7   14 octobre 2018
On se résigne. J'ai fini par apprendre à me contenter de ce que je suis. Un homme. Un petit homme. Bien loin des héros romantiques, des savants aventuriers et élégants auxquels les plus belles pages des plus grands auteurs me donnaient tant envie de ressembler. J'ai beau me battre pour y échapper - parce que, philosophiquement, la chose s'accorde mal avec ma haine du stéréotype - au fond, j'ai tout les travers du mâle, tous les poncifs de la plus navrante masculinité. J'aime les grosses motos qui font du bruit, les voitures qui vont vite, j'aime la bagarre, la boxe, les armes, la bière, j'ai une libido hypertrophiée, insatiable, j'aime les gros seins et les gros culs, je deviens fou quand on me fait une queue de poisson, je suis terriblement paternaliste, et rien ne me ferait plus honte que de pleurer en public. Je ne suis qu'un homme, en somme.
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lyokolyoko   26 octobre 2018
Très jeune, j'ai été déçu par le sens que le monde moderne a donné à la politique. Et par ceux qui la font. j'ai le sentiment que, comme va le monde, les gens s'intéressent trop à la politique et pas assez à la philosophie. La norme semble non plus d'avoir une pensée, mais un avis. Un avis politique. Au lieu de se forger chaque jour une philosophie de vie propre, on se sent obligé de choisir un camp, on devient un partisan, et, dès lors, on cesse de penser. on se met une étiquette, on en colle à autrui, et l'on ne juge plus qu'à travers elles. On fait de la politique un outil de dissension, de dispute, quand elle ne devrait servir que nos intérêts communs. Les gens qui font de la politique et ceux qui les élisent ne le font plus pour des raisons philosophiques, mais partisanes. ils ne pensent plus à l'humanité, mais à leur portefeuille.
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lyokolyoko   29 octobre 2018
Le 4 mai (1985), Jean-Paul Kauffmann, Marcel Carton et Marcel Fontaine étaient libérés à leur tour devant l'hôtel Summerland de Beyrouth, après plus de deux an et demi de détention. Au même instant, alors qu'il était en meeting électoral à Strasbourg, Jacques Chirac interrompit soudain son discours pour lire à haute voix le message que venait d lui faire passer son conseiller : " Je viens d'être informé à l'instant que les trois derniers otages français du Liban viennent d'être remis entre les mains du représentant du ministre de l'Intérieur." Les centaines de partisans rassemblés dans la salle explosèrent de joie, scandant tous ensemble " On a gagné ! on a gagné!" sous le regard lumineux du premier ministre et l'œil des caméras de télévision.
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Avec : - Le guitariste Thibault Cauvin pour son album «Cities» - Le romancier Henri Loevenbruck pour son livre «J’irai tuer pour vous» aux éditions Flammarion - La neurobiologiste Lucy Vincent pour son ouvrage «Faites danser votre cerveau» aux éditions Odile Jacob - L’humoriste Marc Fraize pour son spectacle «Monsieur Fraize» à L'Européen
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