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ISBN : 2351781449
Éditeur : Gallmeister (04/01/2018)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 43 notes)
Résumé :
Dans la famille Johannssen, la voile est une question d’ADN. Installés au cœur de la baie de Seattle, le grand-père dessine les voiliers, le père les construit, la mère, admiratrice d’Einstein, calcule leur trajectoire. Si les deux frères, Bernard et Josh, ont hérité de cette passion, c’est la jeune et charismatique Ruby qui sait le mieux jouer avec les éléments. Seule sur un bateau, elle fait corps avec le vent. Mais lorsqu’un jour elle décide d’abandonner cette ca... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
JIEMDE
  24 février 2018
À mi-chemin entre les "grands" livres qui vous marquent à jamais et les " bons" livres dont vous refermez à regret la dernière page, il y a une troisième catégorie, celle de ceux qui pour des raisons très personnelles, vous touchent profondément. Ce fut le cas pour moi avec l'excellent Face au vent de Jim Lynch, traduit par Jean Esch.
Car forcément, cette histoire de famille fondue de voile ne pouvait que me toucher, remémorant page après page quelques de nombreux souvenirs d'enfance plus ou moins enfouis, la baie de Seattle remplaçant à propos le temps d'un livre le golfe du Morbihan.
Car cette incroyable famille Johannssen - les Bobos constructeurs, la mère scientifique surannée mais délicieuse, Bernard le frère aîné rebelle, Robin Hood du XXIe siècle, Josh épine dorsale familiale qui se cherche et se trouve au fil de l'histoire, et Ruby, joyau au nom si bien trouvé - dégage une incroyable humanité dans son histoire fragmentée.
L'humanité de Grumps, le patriarche, celui qui tient le cap et soude la famille dans toutes les tempêtes ; l'humanité de ce père, incapable de transmettre l'ombre du début d'un commencement de sentiment à ses enfants ; l'humanité de la mère, fan d'Einstein qui aimait tant la voile, éternellement plongée dans sa quête de résolution d'énigme scientifique ; l'humanité de Bernard, le fils aîné, délinquant "light" en fuite qui se révèle dans l'absence.
Et puis il y a Josh, le lien d'harmonie omniprésent de cette famille, indispensable animateur de la Sunrise Marina, trait d'union entre tous, dont le talent naval permettra à la famille de se retrouver dans une dernière régate.
Et enfin Ruby, héroïne souvenir absente et en même temps, tellement présente de cette histoire. Un personnage attachant, bouleversant, émouvant...
Un grand merci aux Éditions Gallmeister pour ce nouvel envoi, qui me marquera durablement...
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montmartin
  21 février 2018
Diriger un chantier maritime c'est comme travailler dans un hôpital psychiatrique. Bienvenue chez les Johanssen, descendants de géants islandais, une famille originale voir déjantée qui a crée un chantier naval dans un entrepôt pourri.
Bobo Jr, le père, chef naturel, gentlemen et rustre qui n'admet aucune faiblesse. Il utilise l'esprit de compétition des ses trois enfants., la voile est le sésame de la famille. Bernard l'ainé, qui a un mépris pour les lois et l'autorité. Ruby la jeune soeur, elle est aussi maladroite sur terre que surnaturelle sur l'eau, elle sent les changements de vent, et Josh le narrateur, comme un médecin des bateaux, il passe son temps à rafistoler les rafiots. La mère, astronome, refuse d'être la seule personne cultivée de la famille, elle est obsédée par les théories inachevées d'Enstein et les équations insolubles. Tout cela sous le regard de Bobo senior dit Grumps, le grand-père. Mais un jour la famille va exploser.
Dans ce roman où la voile est le personnage principal, où les légendes des courses se répandent de bar en bar, Jim Lynch nous raconte le rêve d'un père que ses enfants, dispersés aux quatre vents, rentrent chez eux pour que les trois générations puissent naviguer ensemble une dernière fois, sur un bateau rénové par son fils Josh, lors de la Swiftsure, la fameuse course de yachts à handicap de la côte ouest. Une évocation incroyablement réaliste de cette famille de marins et des liens fragiles qui les unissent. Une plongée également dans la vie d'un port de plaisances l'occasion de découvrir des personnages savoureux. Laissez-vous emporter par le vent sous le regard bienveillant d'Enstein et naviguez entre humour et émotion dans cette épopée familiale.

Lien : http://notreavis.canalblog.c..
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BonoChamrousse
  15 janvier 2018
"Face au vent" de Jim Lynch (traduit par JeanEsch)
Il n'y a aucun doute, Jim Lynch sait raconter des histoires et nous faire partager sa passion des voiliers sans être barbant. En tout cas, moi, il m'a emmenée dans son univers et je n'ai pas pu lâcher le livre avant de l'avoir terminé.
L'originalité tient dans le parallèle avec Albert Einstein (lui aussi pratiquait la voile) pendant tout le livre.
Encore une fois (comme pour "Les grandes marées"), on devine le travail du journaliste derrière l'écrivain.
Oui, c'est vrai certains personnages sont exagérés mais le narrateur nous a prévenu page 35 "...le curseur de la vérité est situé plus bas quand on est sur l'eau." 😉
Et pour agrémenter notre lecture, Jim Lynch distille un peu d'humour tout au long du livre sans en faire trop, ni trop peu (Josh et ses rancards internet vont me manquer 😂).
Bref, j'ai adoré ❤
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jeinus
  19 décembre 2017
Une famille pas comme les autres ces Johannssen, pour sur !
D'origine Islandaise et descendants direct de Leif Erikson, (oui oui! Puisque la jeune Ruby le clame haut et fort il faut la croire, n'en déplaise à son frère Bernard qui décèle mieux que personne ses hyperboles).
Leif Erikson, explorateur Islandais, serait responsable de l'expansion Viking au Xème siècle. Et bien que les Johannssen ne descendent pas réellement de celui-ci, cette famille a néanmoins la mer et le désir de liberté dans le sang, preuve que générations après générations l'amour de la navigation perdure de façon quasiment génétique.
Chez les Johannssen, le grand-père Grumps dessine les voiliers, le père les construits, les deux Bobo comme on les appelle, s'étant alliés pour monter une entreprise reconnue et respectée dans le petit milieu maritime de la baie de Seattle. La mère, passionnée de physique, aide les bateaux à mieux se mouvoir grâce à ses connaissances accrues notamment en mécanique des fluides.
Et puis il y'a les 3 enfants, Bernard, l'aîné incontrôlable épris de liberté, Ruby , la benjamine, qui se découvre dès l'enfance un talent, un don diront certains pour la navigation, qu'elle maîtrise sans trop savoir pourquoi, faisant voguer parfaitement son bateau quand d'autre peine à trouver le vent. Et enfin il y a Joshua, Josh pour les intimes, le cadet, notre narrateur.
Je dis notre narrateur car ce gars là est attachant au possible, lui n'a pas hérité du talent qu'à sa soeur ou de l'impétuosité de son frère, lui est un conciliateur dans cette famille au caractère bien trempé. Il est un réparateur, au sens propre comme au figuré, puisqu'il a monté une entreprise de restauration et de réparation de bateaux, il est aussi celui qui tente tant bien que mal de faire son possible pour qu'une certaine unité soit conservé au sein de sa famille.
Car Ruby, destinée à devenir professionnelle de la voile tant elle en est une esthète, va en décider autrement, ce qui va avoir pour conséquence de disloquer la famille Johhannssen.
Je n'en dirai pas plus mais franchement quel beau livre, c'est bien écrit, 360 pages qui filent à la vitesse du vent tant on est emporté par cette histoire familiale hors du commun. Il y a tout dans ce livre, des rapports familiaux et amoureux difficiles, un père grincheux et acariâtre, des enfants tous plus différents les uns que les autres qui prendront des chemins diamétralement opposés, des drames aussi. On attaque l'année cheveux au vent avec l'envie de partir faire un tour en voilier en compagnie de ces Vikings des temps modernes !
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KateMoore
  29 juillet 2018
« Face au vent » raconte les aléas de la famille Johannssen installée à Seattle, ville grande ouverte sur l'océan Pacifique.
Ils ont une passion viscérale pour tout ce qui touche à la navigation.
Lorsqu'ils sortent en mer sur leur bateau pour une régate, il s'agit de la gagner. L'échec n'est pas acceptable, surtout pour le père : Bobo Junior.
On compte donc dans la famille : Bobo senior dit Grumps, le grand-père qui dessine des voiliers. Bobo Junior, le père qui construit des bateaux dans son chantier naval. La mère, professeure et férue de physique ; sur le bateau, elle calcule la trajectoire adéquate pour aller le plus vite possible. Les deux frères, Bernard et Josh (le narrateur) qui ont hérité des gènes de leur grand-père et de leur père. Mais c'est Ruby, la benjamine de la fratrie qui sait le mieux jouer avec les éléments et surtout le vent.
Puis, les enfants grandissent et cette belle unité par à vau-l'eau. Goodbye les courses d'antan, les sorties en mer juste pour le plaisir de se réunir et de se mesurer « Face au vent ».
« Pendant des années, la voile nous a unis. Nous étions régatiers constructeurs et plaisanciers. C'était à la fois notre entreprise familiale, notre sport et notre drogue favorite. Et puis, la voile a fini par nous séparer. »
Le roman est tout en métaphores.
La famille est comme un équipage balloté par les vents et les marées, solidaire et conflictuel à la fois, avec ses mutineries.
La voile ressemble à la vie : calculs et tempêtes.
Il s'agit d'une lutte permanente pour tenir le cap. Chacun ressent, aussi, le simple bonheur d'être au monde.
« Les bateaux incarnent mieux les rêves que n'importe quoi d'autre, pas vrai ? »
Le roman de Jim Lynch est drôle, émouvant, tendre. Il évoque les drames mais aussi les moments heureux de cette famille.
L'auteur est arrivé à m'embarquer à bord du voilier avec les Johannssen au complet.
Durant ma lecture, j'ai senti, moi aussi, l'odeur iodée de l'océan ; la force du vent qui chahute tout le corps ; les paquets d'embruns qui feront rentrer à la maison, tout l'équipage transi de froid.
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critiques presse (1)
LeFigaro   02 février 2018
Entre éclats de rires et paquets d'embruns, portrait cocasse et plein d'émotion d'une tribu de voileux farfelus, au bord du Pacifique.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   06 janvier 2018
Sur l'eau, nous nous sentons compétents, exaltés, et le bonheur dure jusqu'au moment où nous débarquons, quand nous trébuchons sur le trottoir, que nous ne trouvons plus nos clés de voiture, que nous nous souvenons que notre jardin est envahi de mauvaises herbes (...) que notre mère aimerait qu'on habite plus près d'elle. Au moins, quelqu'un a envie de nous voir plus souvent. Mais nous, nous aimerions nous voir plus souvent sur un bateau aux lignes pures, avec une coque bien propre et des voiles neuves gonflées par le vent. (p. 9)
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fanfanouche24fanfanouche24   06 janvier 2018
Suis-je en train de nous comparer à Einstein ? oui, les voiliers attirent les cinglés et les génies, les romantiques auxquels leurs bateaux offrent une image rebelle. Nous succombons à tout cela, mais ce que nous avons du mal à saisir, c'est qu'il ne s'agit pas des bateaux en eux-mêmes, mais plutôt de ces moments inexplicables, sur l'eau quand le temps ralentit. (p. 9)
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JIEMDEJIEMDE   24 février 2018
Je suis citoyen du plus beau pays du monde. Un pays aux lois dures mais simples cependant, qui ne triche jamais, immense et sans frontières, où la vie s'écoule au présent. Dans ce pays sans limites, dans ce pays de vent, de lumière et de paix, il n'y a de grand chef que la mer.
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JIEMDEJIEMDE   18 février 2018
Les bateaux abandonnés racontent des histoires. Des gens ont la tête ailleurs, ils sont licenciés, ils tombent malades ou divorcent et leurs bateaux évoquent des vies tristes et compliquées ; les bâches bleues masquent temporairement le déclin, jusqu'à ce que le vent change de direction et que l'odeur parvienne au capitaine du port.
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BibliorozBiblioroz   16 novembre 2018
La pluie a redoublé, son bis familier faisait un bruit de ferraille sur les toits en tôle, cognait sur les bâches et inondait les ponts et les canalisations. Quand vous vivez sur un bateau dans l'ouest de Washington, la pluie devient votre camarade de chambre. Nous avons parfois des averses de style mousson, mais notre spécialité, c'est la pluie intimiste et incessante. Vous l'entendez marteler le toit de votre cabine, vous sentez son humidité dans vos narines et sur vos vêtements, même quand les uns et les autres sont secs. Aucun chauffage, aucun déshumidificateur, aucun thermostat, aucun détergent ne peut rivaliser avec cette humidité.
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Videos de Jim Lynch (22) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jim Lynch
A l'occasion de sa venue au Festival Etonnants Voyageurs en mai 2018, Jim Lynch nous présente son ouvrage "Face au vent" aux Editions Gallmeister.
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