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Martine Leroy-Battistelli (Traducteur)
EAN : 9782290328354
665 pages
J'ai Lu (13/05/2004)
4.04/5   281 notes
Résumé :
Mais maintenant, en pensant au fils Gosh et à ses dents en avant un cri jaillit du plus profond d'elle-même, un cri de révolte qui marqua le moment précis de son passage à l'âge adulte : Non ! Je ne veux pas !

À Madras, Savitri, la fille du cuisinier, aime David, le fils des maîtres anglais. Cet amour saura-t-il résister au poids des traditions ? Nat est l'enfant adoptif d'un médecin blanc qui soigne les malades démunis d'une province indienne. Parti ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
4,04

sur 281 notes

pyrouette
  07 mai 2013
Tout est compliqué en Inde. Les castes, les colonies, la misère. Je me suis accrochée pour rentrer dans l'histoire et je désespérais de ne pouvoir relier les personnages entre eux. Cela s'est fait petit à petit, entre modernité et traditions, sur trois continents et une pléiade de personnages. Bien ancrée ensuite, j'ai suivi les aventures des personnages avec passion, tournant page après page, pressée de connaitre l'épilogue. Oui… Tout est compliqué en Inde, mais contrairement aux occidentaux qui sont rarement contents de ce qu'ils ont, oubliant de profiter, les indiens eux, savent se contenter de ce qu'ils ont et même d'être heureux. Une belle leçon de vie en plus d'une histoire éblouissante. A méditer.
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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Kio971
  07 juin 2022
Je connaissais Noces indiennes de Sharon Maas pour le retrouver régulièrement dans les listes de livres en rapport avec l'Inde. Mais j'avoue que j'avais un a priori négatif sur ce livre, et, si je ne l'avais pas trouvé dans une boîte à livres, je ne l'aurais sans doute jamais commandé chez mon libraire ... et je serais du coup passée à côté d'un excellent livre.
Car je m'imaginais Noces indiennes - dont je trouvais le titre un peu gnangnan - comme un énième livre autour des mariages forcés en Inde, une histoire bourrée d'amours contrariées, dégoulinante de mélo, écoeurante à force d'accumulation de clichés et de poncifs sur la société indienne.
Mais Noces indiennes est très loin de tout ça, même si effectivement il y est question de mariages et d'amours contrariées.
Les trois premiers chapitres, très courts, nous présentent les trois principaux protagonistes de ce roman dont on ne voit pas trop comment il pourrait y avoir un lien entre eux, puisque le premier décrit un petit garçon de 4 ans au Tamil Nadu (état du sud de l'Inde) en 1947, le deuxième une petite fille d'à peu près le même âge, en 1956, en Guyane britannique (Amérique du Sud, état qui prendra ensuite le nom de Guyana), et le troisième, une petite fille à peine plus âgée, en 1921, à Madras.
L'immense talent de Sharon Maas est de nous conter l'histoire de ces trois personnages dont on finit par s'apercevoir, mais pas avant d'arriver au dernier quart du livre, qu'ils ont en fait des liens communs.
Noces indiennes est un roman passionnant, plein de rebondissements et de retournements de situations. A côté des relations, déjà bien connues, entre Anglais et Indiens, dans l'Inde d'avant l'indépendance, j'ai appris à découvrir celles entre Afro-descendants et Indiens dans la Guyane britannique du milieu du XXè siècle. J'y ai retrouvé une histoire parallèle à celle des Afro-descendants et des Indo-descendants dans la Guadeloupe de la même époque, dont on retrouve encore des traces dans les attitudes et les modes de pensée d'aujourd'hui.
Noces indiennes est un très bon roman, qui garantit un excellent moment d'évasion et de dépaysement. Je le recommande tout particulièrement - comme je l'ai fait déjà pour Les collines du Tigre ou Taaj - à ceux qui, comme moi, n'aiment pas ce que l'on appelle communément "les romans d'amour". Mais, vous l'aurez compris, Noces indiennes est beaucoup plus que ça.
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lcath
  09 avril 2020
Trois pays, l'Inde, la Guyana, l'Angleterre, trois pays liés par l'histoire de l'Empire Britannique et dans lesquels va se dérouler le roman.
Trois pays dans lesquels des Indiens vivent, en lien étroit avec les Britanniques pour le meilleur et aussi le pire. Les préjugés des uns n'ont rien à envier à ceux des autres. Blancs, Indiens, Africains, chacun a vite fait de s'arquebouter sur des principes rigides, une perception de soi comme "mieux que", la religion pouvant servir à conforter son point de vue.
Le mariage des filles est une institution sacrée en Inde, c'est le seul et unique projet de leur vie et sur lequel elles n'ont aucun droit. C'est autour de mariages cachés, refusés, obligés que s'inscrit l'histoire des femmes et des hommes de ce roman.
Contente d'être née ici et maintenant, être une femme en Inde, comme dans une grande partie du monde c'est servir, obéir, faire des enfants( des garçons bien sûr), être humiliée, frappée, violée, tuée... Heureusement les lignes bougent et certains personnages au fur et à mesure des générations peuvent faire des choix .
C'est un beau roman, qui parle de l'Inde bien sûr, des relations familiales et des traditions, de la religion et de l'amour qui reste le grand sujet de ce livre. Un de ces gros pavés qui sont, souvent (pour moi) un vrai plaisir de lecture où je suis émue par les personnages et l'histoire qui m'accapare jusqu'à la dernière page
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peneloppe277
  28 septembre 2019
un des meilleures livres que j'ai pu lire et j'en ai lus!!! un véritable chef d'oeuvre , inoubliable...
Il se déroule comme dans un film de Bollywood : à la fois étonnant, chatoyant, aux anecdotes invraisemblables...mais l'essentiel de l'Inde est là...
Toutes les traditions ancestrales, les croyances, les non dits de ces pratiques millénaires, que doivent continuer de vivre les indiens de maintenant, et sur tous les continents.
Il nous explique la tradition des mariages arrangés et la pensée des femmes indiennes à travers des opinions différentes ainsi que des coloniaux (à l'époque, les Anglais).
C'est triste et pourtant le dénouement est étonnant et redonne l'espoir....
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cyan
  06 octobre 2020
De 1921 à la fin des années 60, nous suivons quatre personnages et leur entourage qui sont liés par un pays et sa culture: l'Inde. Leurs vies vont se croiser, s'entremêler, se séparer ou se rejoindre.
J'avais trouvé ce livre lors d'une bourse aux livres et je n'avais fait que survoler le résumé. Pour moi, la mention de l'Inde et de personnages féminins en révolte avait suffi. Si j'étais allée au bout de ce qu'explique la quatrième de couverture, j'aurais su que ce livre allait aussi et surtout parler romances, contrariées ou pas, et je l'aurais reposé.
J'aurais dû. Parce que cet aspect repose sur tout ce que je déteste dans la romance: insta-love, personnages transfigurés par l'amouuuur et autres clichés du genre. le must étant ce couple qui n'a pas besoin de communiquer par les paroles, par le regard ou par le toucher, parce que, vu qu'ils s'aiment et sont des âmes soeurs, la communication se fait toute seule. J'ignorais que l'amour rendait télépathe :roll: Et c'est une autrice qui écrit ce genre d'imbécilités en 1999… :doh:
A côté de ça, on a une critique des mariages « arrangés » (« forcés » était le mot à employer et le seul personnage qui le fait est présenté comme franchement antipathique: forcément une féministe qui se bat pour les droit des femmes est forcément une garce donneuse de leçons, hein!), mais à côté de ça, un couple qu'on a essayé de marier contre leur gré tombe évidemment foooooollement amoureux, au 1er regard, sans même avoir échangé deux mots. Sérieusement… :doh: Et tous les personnages négatifs sont finalement miraculeusement ramenés à de meilleurs sentiments, parce que sinon, ben pas de vrai happy end??? Pfffff…
Je suis surprise d'être allée au bout de cette lecture, pour être franche, mais je reconnais que tout l'aspect historique était intéressant. J'ai appris beaucoup de choses sur l'Inde de l'époque et son évolution, sur la Guyane britannique, les émigrés indiens et leurs tensions meurtrières avec la communauté noire du pays.
Le style est fluide, pas vraiment sobre s'agissant de décrire les sentiments et les relations amoureuses (certaines envolées lyriques étaient consternantes et ridicules de guimauve), typique de ce genre de romans dit « féminins ». ça se lit relativement facilement, si j'ai mis longtemps à en venir à bout, c'est uniquement parce que pour moi c'était un peu le festival du face-palming. Mais j'ai vu que ce roman est extrêmement bien noté sur LivrAddict, à ma grande surprise. J'en conclus qu'il y a un public friand de ce genre d'histoires, je ne suis juste pas la cible. C'est vraiment dommage, parce que beaucoup d'éléments du récit étaient intéressants, en particulier ce qui concerne l'évolution de la condition des femmes dans la culture indienne.
Grosse déception, malgré le contexte intéressant. A réserver aux amateurs-trices de romances et de mélos très clichés.
Lien : https://bienvenueducotedeche..
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
NeigelineNeigeline   16 février 2010
Un oiseau en cage ne possède rien d'autre que la volonté de s'échapper. De désespoir, il bat des ailes et se jette contre les barreaux ; mais le verrou de la cage ne s'ouvre que de l'extérieur et c'est le propriétaire de l'oiseau qui détient la clé. Même si l'oiseau parvient à s'envoler, son avenir est sombre, car il n'a aucune expérience du monde. Une fois libre, son innocence devient son pire ennemi. Mais peut-être un passant verra-t-il la cage, avec l'oiseau qui cherche à se libérer, et écartera les barreaux pour qu'il puisse se glisser au travers. Et ce passant, devenu un ami, initiera aux coutumes du monde l'oiseau qui pourra ensuite voler de ses propres ailes.
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NeigelineNeigeline   16 février 2010
Leurs yeux se rencontrèrent, elles échangèrent un sourire et elles surent; toutes les deux.
Elles surent, mais pas au sens de savoir ceci ou cela. Ce n'était pas non plus qu'elles lisaient dans l'avenir et devinaient ce qu'il leur réservait, ni qu'elles savaient ce que le Destin déciderait pour elles, pour Ganesh, pour Londres, pour les enfants qu'elles auraient ou n'auraient pas, et pour tout le reste. Elles savaient, tout simplement. Elles se reconnaissaient. Se connaissaient. Comme si une petite étincelle chez Trixie reconnaissait une petite étincelle chez Saroj, et que ces deux petites étincelles brillantes sautaient de joie et s'élançaient l'une vers l'autre en disant : "Salut, me voilà ! Je t'attendais depuis toujours." C'est ainsi que commencent les vraies amitiés, ces amitiés rares et authentiques qui résistent au temps. Trixie poussa un glapissement. ... Elles applaudirent, se frappèrent mutuellement dans les mains et s'embrassèrent en riant aux éclats. Un cri de guère venait de naître.
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litolfflitolff   20 avril 2011
Ma commençait sa journée par balayer. Tous les matins, Saroj s’éveillait au chuintement étouffé du balai dans la cour, tandis qu’elle-même chassait la nuit de son esprit, avec les toiles d’araignée qui le tapissaient. Pour Ma ce qu’on pensait était plus important que ce qu’on disait ou ce qu’on faisait. Aussi, quand elle avait fini de balayer, consacrait-elle une demi-heure à dessiner un kolam devant l’entrée, un kolam chaque jour différent. Elle commençait par répandre de la farine de riz, de manière à établir un réseau de points qu’elle reliait par des traits ou des lignes courbes, jusqu’à ce qu’apparaisse un étonnant motif symbolique, compliqué, fragile, parfaitement symétrique, une œuvre d’art fugitive qui, dès midi, serait effacée par les pas indifférents des personnes qui entraient et sortaient de la maison.
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NeigelineNeigeline   16 février 2010
Justement, ce sont les monstres qui ont le plus besoin d'être aimés ! Ils ont besoin d'un amour très rare et très fort ! De toute manière, reprit-elle après un silence, ce n'est pas vraiment un monstre. Surtout ne crois pas ça. Il existe des choses qui ne sont laides qu'à l'extérieur. Si tu regardais sous la surface, tu les verrais dans leur réalité. Et la réalité, c'est que Baba t'aime beaucoup, il nous aime tous, nous sommes tout son univers et sans nous il n'est rien. Mais sa pensée déforme la vérité et c'est pourquoi on le prend pour un monstre. En réalité il n'est pas odieux. Seulement affreusement malheureux. Comment peux-tu haïr un être aussi malheureux ?
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pyrouettepyrouette   07 mai 2013
Ses larmes ne tarissaient pas, elles coulaient, coulaient et couleraient jusqu’à la fin des temps, elle aurait beau verser un océan de larmes, encore et encore, jamais son chagrin ne se tarirait, il était inépuisable, trop infini pour être mesuré ou pour cesser un jour.
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