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EAN : 9782226402448
240 pages
Éditeur : Albin Michel (04/04/2018)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 55 notes)
Résumé :
Les plantes sont-elles intelligentes ? Oui, et bien plus que nous ne pourrions l'imaginer, nous répond Stefano Mancuso.
Savant de renommée mondiale, fondateur de la neurobiologie végétale, il est le premier à avoir démontré que, comme tous les êtres vivants, les plantes discernent formes et couleurs, mémorisent des données, communiquent. Elles ont une personnalité et développent une forme de vie sociale basée sur l'entraide et l'échange.
Véritable ma... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
AMR_La_Pirate
  08 mai 2019
J'ai toujours considéré les plantes comme des êtres vivants à part entière… Ainsi, j'ai toujours du mal à jeter une plante d'ornement quand elle perd son potentiel décoratif ; j'ai, chez moi, des zones éloignées des regards étrangers où des plantes en mauvaise forme essaient de se refaire une santé ou de mourir ; de plus, il est de notoriété publique dans mon entourage que je parle aux végétaux…
Un essai intitulé L'intelligence des plantes ne pouvait donc que m'intéresser.
Les deux auteurs, Stefano Mancuso et Alessandra Viola, développent dans ce livre une posture anthropomorphique intéressante et originale ; le premier est un savant mondialement reconnu comme le fondateur de la neurobiologie végétale ; la seconde est une journaliste de vulgarisation scientifique.
Il s'agit pour eux de nous prouver que les plantes réagissent et raisonnent en fonction des mêmes récepteurs de la perception que les humains ou les animaux ; les plantes ont une vie sociale, des ressentis et communiquent entre elles et avec les autres espèces. Même si j'étais convaincue par cette problématique avant d'entamer ma lecture, j'avoue que j'ai à la fois consolidé mon petit savoir et appris énormément de nouvelles choses. Il y a même des passages consacrés aux orchidées que j'ai dévorés avec bonheur.
L'ensemble est très clair, particulièrement didactique et abordable, point trop long, porteur d'une réelle volonté écologique.
J'avais choisi une version audio de ce livre, lu par Raphaël Mathon. Je ne suis pas certaine que ce format soit le mieux approprié même s'il est accompagné d'un document annexe en fichier pdf reprenant les illustrations et graphiques du livre. Au début, la voix du narrateur m'a un peu gênée, désagréable à l'oreille et puis, captivée par le propos, je m'en suis accommodée comme on le ferait pendant un cours intéressant donné par un professeur à l'intonation soporifique.
Dans ce livre le monde végétal est tout sauf « végétatif » !
Une belle découverte.
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Apoapo
  01 mai 2016
Stefano Mancuso, universitaire italien, directeur de recherches en neurobiologie végétale, auteur qui n'est pas encore traduit en français, défend, dans ce court essai de vulgarisation, la thèse de l'intelligence des plantes. Par intelligence, il faut comprendre la « capacité de répondre à des problèmes », et savoir que « chaque plante enregistre, sans discontinuité, un grand nombre de paramètres environnementaux – la lumière, l'humidité, les gradients électrochimiques, la présence d'autres plantes ou d'animaux, les champs électromagnétiques, la gravitation, etc. – et, sur la base de ces données, elle est appelée à prendre des décisions concernant la recherche des nutriments, la compétition, la défense, les rapports avec les autres plantes et les animaux : une activité difficile à imaginer sans avoir recours au concept d'intelligence. » (p. 111).
L'absence d'un organe central préposé à l'élaboration des données (un cerveau, un système nerveux) mais surtout une très longue et tenace tradition aristotélicienne revitalisée par la « Pyramide des vivants » de Charles de Bouvelles (1509) qui plaçait le monde végétal (qui « est et vivit ») juste un échelon au-dessus du minéral (« est ») mais au-dessous de l'animal (« est, vivit et sentit ») et bien sûr au-dessous de l'homme (« est, vivit, sentit, intellegit ») (et, détail mignon, situait les plantes dans une pyramide correspondante de péchés-vertus les dotant de « acedia et gula », mais leur niant « luxuria » et surtout « virtus », réservée à la créature du sommet !) a contribué à évincer de l'Histoire des sciences les quelques tentatives – cfr. Linné et surtout Darwin – de défendre cette théorie, ou même seulement de rechercher sur des sujets aussi sulfureux que le sommeil des plantes, ou la mobilité délibérée des racines.
Or, on peut supposer que c'est surtout une analogie avec les recherches en informatique sur l'intelligence des réseaux qui nous permet aujourd'hui d'appréhender ces fonctionnements « intellectuels » diffus et partagés, dépourvus d'organe central. A l'instar de la communication et coordination entre les dizaines de millions de pointes de racines (« apici radicali ») d'un banal plant de maïs de huit semaines. Et la raison de l'absence de tout organe centralisateur chez les végétaux réside naturellement dans leur relative immobilité, qui les pousse vers une structure modulaire et sérielle, afin de survivre à une prédation même importante du feuillage, tronc voire des racines, impossible chez les animaux qui, eux, doivent fuir ou périr. Pourtant, les plantes ont mis au point une panoplie de stratégies de défense et de reproduction fondées sur la mobilité, en utilisant le vent ou l'eau et surtout des symbioses multiples et compliquées avec les animaux (dont l'homme), parmi lesquelles les fleurs et les fruits sont les plus connues. Dans le jugement sur l'efficacité comparée de ces deux systèmes de survie, on peut compter que la masse biologique végétale pèse entre 95 et 99,5% du total de la matière organique sur Terre et que les effets relatifs de la disparition du règne animal ou végétal seraient très inégaux (sans parler de celle de l'homme !)...
L'ouvrage, s'il passe beaucoup (trop) de temps à déconstruire les préjugés des savants et du vulgaire, comporte un chapitre sur « Les sens des plantes », qui révèle, de façon plus au moins développée et donc convaincante, le correspondant végétal de la vue, odorat, goût, toucher, ouïe, « … et des quinze autres sens » des plantes. Sur le goût, sont évoquées les plantes carnivores, sur le toucher, les mimosas et la compatibilité ou incompatibilité des espèces dans leurs enlacements aérien ou souterrain : c'est marquant à titre d'anecdote, mais peut-être un peu léger. Ensuite, le ch. IV sur « La communication chez les plantes », est à mon avis le plus riche et fertile pour la réflexion. C'est aussi celui où il est question de plusieurs recherches en cours qui pourraient, entre autres choses, nous faire sortir des catastrophes à la fois des pesticides et des OGM pour augmenter la productivité des cultures (à propos desquelles on se demandera un instant si c'est l'homme qui utilise les plantes ou bien l'inverse...). Enfin le ch. V revient sur différents aspects du concept d'intelligence, végétale et autre. le livre se lit vite ; j'aurais préféré deux cents pages et autant de moelle en plus, mais les références pour approfondissement en fin de chapitres font surtout état d'articles scientifiques récents ou d'ouvrages très anciens (donc il est sans doute juste prématuré de réclamer un traité !)
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JCLDLGR
  20 juin 2018
Après avoir lu la vie secrète des arbres, je m'attendais à une approche plus en profondeur, avec des avancées significatives sur les comment et le pourquoi de l'intelligence des plantes. En fait, les recherches en la matière sont à leur début et on reste un peu sur sa faim.
Celà dit c'est écrit agréablement, ça se lit très vite, et on prend plaisir à relier ce qu'on voit autour de nous et cette nouvelle approche : les plantes ont des sens (les mêms que nous plus d'autres), des stratégies de croissance conscientes etc... Comme à l'époque de Copernic, l'homme est encore un peu moins le centre du monde !
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Iraultza
  22 août 2019
Ouvrage très stimulant pour des débutants en botanique, qui permet d'aborder des concepts de base et surtout de casser nos stéréotypes sur les plantes.
J'ai beaucoup apprécié les différentes réflexions de l'auteur sur la notion d'intelligence, et on sent très bien que si les efforts de recherche sont maintenus en neurologie végétale, c'est notre conception du monde qui en sera bouleversée, ce qui serait bénéfique à l'ensemble du monde vivant.
Néanmoins, quelques points noirs gâchent ce travail de vulgarisation scientifique : tout d'abord il y a de nombreuses répétitions tout au long du livre, notamment dans le chapitre 5, qui alourdissent la lecture. Ensuite, il me semble que l'auteur place trop d'espoir dans un capitalisme verdi où la technologie s'inspirerait du végétal pour résoudre d'autres problématiques technologiques.
N'oublions pas que c'est notre économie extractive qui crée les conditions actuelles de prédation du vivant. Cette prédation ne s'arrêtera pas si la recherche en biologie végétale sert des intérêts économiques.
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RShaka
  30 janvier 2021
J'ai vraiment beaucoup aimé cet ouvrage. Il est facile de lecture alors même qu'il nous livre les dernières connaissances scientifiques sur les plantes.
De plus, ces connaissances ne sont pas rien : elles remettent en question nos pensées fondamentales sur tout un règne, elles nous remettent à notre place, et c'est d'autant plus intéressant quand on réalise que nos connaissances sur le domaine n'en sont qu'au début... Et que nos barrières mentales quant à ce règne sont encore si fortes, si ancrées que cela nous promet de découvertes toujours plus fabuleuses, de quoi changer à tout jamais notre vision des plantes... Et, pourquoi pas, nos rapports aussi ? Il serait temps.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
MacileMacile   24 septembre 2019
Le calme qui nous envahit en leur compagnie (végétaux) est peut-être l'écho d'une conscience ancestrale que la verdure renferme tout ce dont nous avons besoin et toutes nos possibilités de survie. Aujourd'hui comme hier.
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IraultzaIraultza   08 août 2019
Le règne végétal tout entier est ainsi sous-évalué, alors que notre survie et notre avenir en dépendent.
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fanculofanculo   23 juillet 2018
Les plantes sont elles des êtres intelligents? Peuvent elles résoudre des problèmes. Communiquent elles avec leur milieu environnant, avec les insectes et les animaux supérieurs? Ou bien sont elles au contraire des organismes passifs, privés de sensibilité et de tout comportement individuel et social?.......

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STEFANO MANCUSO - SENSIBILIDAD E INTELIGENCIA EN EL MUNDO VEGETAL
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