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EAN : 9782212573251
Éditeur : Eyrolles (02/04/2020)
3.52/5   20 notes
Résumé :
Reprendre au pied levé une agence de publicité spécialisée en cosmétique : voici la mission confiée à Bobette ! Elle hérite d’une équipe au bord du burn-out, malmenée par les agissements de son unique cliente,
Super Power. Les créatifs sous pression s’évertuent à cracker la coconut. En vain. Les demandes contradictoires les submergent : une noix de coco puissante, mais pas trop, travaillée par la main de l’homme mais pas trop, toujours plus de plumpy-glowy… J... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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Giraud_mm
  23 juin 2020
Bobette est nommée directrice d'une agence de publicité, La Bulle, au sein du groupe Chabadabada. Elle y remplace La Rousse, usée par le client unique de la Bulle, Super Power, responsable d'une branche du groupe de cosmétique NCC.
Le problème, pense Bobette, vient de ce que Super Power, en charge d'une ligne de produits dont les résultats ne sont pas bons, fait preuve d'une grande instabilité, jamais satisfaite de ce qu'on lui propose, même si l'idée vient d'elle. Bobette cherche alors à protéger son équipe, qu'elle baptise Les Chatons, en essayant de maîtriser l'énergie débordante mais incontrôlée de sa cliente. Elle y parvient tant bien que mal, grâce à l'aide et au soutien de son patron, Quentin l'Arbalète, de son ami Paul, de Psychiatre Préféré, son psy, de sa coach Coralie, de son compagnon Nounours et même de son père, décédé quelques mois plus tôt, à qui elle raconte par écrit ses déboires.
Bobette parvient à maintenir un équilibre précaire, jusqu'au jour où Super Power et NCC décident de remettre le contrat en concurrence. Au conflit entre le fournisseur et son client, viendront alors s'ajouter les tensions internes au groupe qui emploie Bobette...
Ce roman est un pamphlet sur certains modes de management que l'on peut observer en entreprise : priorité absolue aux finances ; dénigrement permanent de la valeur ajoutée des fournisseurs pour essayer de diminuer le montant des contrats ; abaissement des salariés à leur seul coût en oubliant leur apport réel à l'entreprise ; etc. Toutes pratiques qui ouvrent le champs aux déviances perverses. Je pense que nous serons nombreux à reconnaître une partie au moins de notre vécu professionnel dans ce texte.
J'ai, pour ma part, trouvé ce roman un peu "entre deux" : entre une face de réalisme, car même si l'auteure force parfois un peu le trait, ce qu'elle décrit est assez proche de situations existantes, et une autre face plus caricaturale, proche d'un humour sarcastique (Cf. les noms donnés aux acteurs de l'histoire, par exemple). Cette dichotomie nuit à la crédibilité du message que Paula Marchioni veut faire passer. Dommage, car l'argument du livre est intéressant et mériterait d'être mieux traité. La lecture n'en est pas particulièrement perturbée : le texte est fluide, rythmé, facile à lire ; on va au bout de la lecture sans difficulté.
Un très bon sujet de roman ; dommage que son traitement hésite enter réalisme et caricature...

Lien : http://michelgiraud.fr/2020/..
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samsam92200
  05 juin 2020
Je voulais un texte honnête, réaliste, plein de vérité et de sensibilité et c'est ce que j'ai trouvé.
Surtout, la cerise sur le gâteau était là : un zest d'humour !
A petite dose certes, mais en tous cas ce texte n'était pas du tout larmoyant ou déprimant.
Bravo à Paula Marchioni car dans les situations de harcèlement on peut vite tomber dans le glauque et l'apitoiement quand on raconte ses mésaventures.
C'est que ce que nous raconte Bobette c'est l'histoire de sa descente aux enfers.
Une descente qu'elle ne voit pas venir, qu'elle ne reconnaît même pas vraiment alors qu'elle la vie.
Le harcèlement le plus dur à supporter est celui que l'on vit au quotidien, insidieux, connu de tous et surtout protégé par tous quand il est tu de tous.
Quand je lis l'histoire "édulcoré" ou "romancée" de Paula Marchioni, je ne peux que compatir et me retrouver dans cette séance de "vis ma vie de Bobette".
Sans chichis ni tralalas, ce livre est une belle découvert.
Le style de l'auteure est aussi frais que simple et permet de passer ce moment de lecture avec plus de facilité
Ce livre est vraiment très bon.
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GODINHO
  15 juin 2020
Tout d'abord merci à Babelio et aux Editions Eyhrolles de m'avoir fait découvrir Paula Marchioni, cette rencontre s'est super bien déroulée malgré la pandémie et la distanciation.
Comme je le dis, je n'aime pas faire de résumé, d'autres le font bien mieux que moi j'essaie juste de donner mon ressenti.
Cette histoire est celle de Bobette et de sa descente aux enfers, dirigeante d'une agence de publicité, où l'ère est à la rentabilité, où la course du chiffre est imposée. Bobette est confrontée à la folie de sa cliente « Super Power «
« N'en fais pas une affaire personnelle « dépeint de façon ultra réaliste, l'univers du travail, ou l'humain n'a plus sa place. Doit-on tout sacrifier au nom du profit en commençant par l'humain, la vie, la nature ?
Personne ne sera épargné, au nom du profit, malgré les beaux discours de l'entreprise sur la bienveillance et la QVT. (Qualité de vie au travail)
Il n'y a pas une vérité, et la crise actuelle que subissons, nous démontre de l'imprévisibilité qui gouverne nos vies.
Qu'est-ce qui DOIT changer ?
P .S.
Voir les films :
- « Corporate » de Nicolas Silhol avec le talentueux Lambert Wilson et la n'en moins talentueuse Céline Sallette,
- « de bon matin » de Jean-Marc Moutout avec le brillant Jean-Pierre Darroussin
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labibliothequedebichette
  19 juin 2020
Bobette vient de reprendre une agence de publicité dans la cosmétique, mais pas dans n'importe quelle agence.
La personne qu'elle remplace à fait un burn out et l'équipe qu'elle doit manager est au bord du gouffre.
Cette expérience est pour elle révélatrice de la violence dans le monde du travail où l'argent prime sur tout et surtout sur l'humain.

L'histoire est inspirée de la vie de l'auteure car elle a travaillé dans ma communication comme Bobette. Elle s'est servie de son expérience pour raconter cette histoire.
Elle veut faire prendre conscience aux lecteurs de la dure réalité du monde du travail.
L'auteure dénonce aussi le harcèlement au travail, les suicides et les burn out.
C'est une histoire à lire qui fait réfléchir et qui remet le travail en perspective.
Une écriture honnête, sincère et qui dénonce avec un pointe d'humour.
J'ai passé un bon moment
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Sydola
  01 novembre 2020
Bobette est une publicitaire qui a gravi les échelons et qui se retrouve à la tête de l'agence Chabadabada après l'éviction de l'ancienne manager. Elle trouve une équipe à la limite du burn out qui qui s'investit une maximum pour satisfaire leur cliente, celle qu'elle surnomme Super Power, pour qui rien n'est jamais assez bien. Bobette jouera donc le rôle de tampon entre son équipe et cette cliente. Jusqu'à quand va-t-elle tenir ? Elle s'en épanche auprès de son psychiatre qui lui donne des techniques pour désamorcer ces tensions, mais aussi de son époux qui la soutient, et enfin de sa hiérarchie mais il ne faut pas oublier qu'un client reste un client même si celui-ci est toxique.
Ce roman s'assimile à un gentil pamphlet contre le monde du travail d'aujourd'hui de plus en plus violent où le profit est primordial sur l'humain et où l'on pousse les salariés à ne plus être solidaires en développant la course au mérite, au meilleur.
C'est donc une photographie du monde de notre société actuelle mais si ce roman a le mérite de dénoncer les travers du toujours plus d'argent et de la déshumanisation des relations de travail, je le trouve assez frileux quand au comportement de la hiérarchie. Cela reste tout de même un roman qu'il est intéressant de lire pour les pistes d'analyses et de réflexion qui y sont proposées.
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
valsingvalsing   31 mai 2020
- Ce n'est pas qu'une impression, Bobette. Agir, ne pas subir, c'est le meilleur antidépresseur ! Face à un danger, nous avons trois attitudes possibles : fuir, réagir, ne rien faire. Écrire vous permet à la fois de réagir en gardant la main sur votre cliente puisque vous la transformez en personnage de roman, ça devient une marionnette, et, en plus, ça vous permet de vous échapper de l'enfer du quotidien. Magnifique !
Page 46
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   05 juin 2020
- Vous savez que Keynes, le grand économiste anglais, s'est beaucoup référé à Freud.
[...]
- Il a été l'un des premiers à expliquer les liens entre économie et psychanalyse, à utiliser d'ailleurs le même vocable : " dépression, complexe, libido... " Pour lui, l'économie obéit à la psychologie et à l'irrationnel, et pas tant au rationnel !
[...]
- Au-delà des grandes équations, il a su référer aux pulsions humaines fondamentales. Le capitalisme répondrait aux pulsions de mort, Thanatos, à l'autodestruction, au moi et à sa toute-puissance. C'est un peu aussi le mythe de la poule aux œufs d'or. A force de vouloir toujours plus d'or, ou d'argent, on en vient forcément à s'autodétruire.
[...]
- [...] L'homme qui finit par étriper son outil de production, sa poule, pour en gratter encore et encore, et en vient à la tuer. Cela mène à s'entretuer pour obtenir toujours plus, dans cette course effrénée. D'ailleurs pour Freud, l'argent, la monnaie, ont un contenu anal. Ce n'est pas fait normalement pour être stocké ! Mais dépensé, évacué. Pour vivre, et pas pour se tuer !
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   02 juin 2020
INCIPIT
C'est une agence de pub, appelons-la "la Bulle", d'une vingtaine de personnes travaillant pour un seul gros client international, la NCC, au sein d'une grande agence de communication, Chabadabada, à ramifications internationales. Je suis la "boss" de la Bulle. Avant moi, la Rousse était aux commandes.
Depuis ce matin, je contemple son fauteuil de bureau ergonomique, vide, qui se sera révélée pire qu'un siège éjectable. Elle a laissé tous ses dossiers, ses affaires personnelles, ses grigris aussi sur les étagères. Je crois même qu'il y a une paire d'escarpins de rechange au fond d'un placard, qu'elle sortait pour les meetings high level . Je viens d'avoir la confirmation par des bruits de couloir qu'elle a fini par craquer, ses vacances se sont transformées en arrêt maladie et en départ tout court. Chabadabada, c'est fini pour elle.
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   05 juin 2020
- Quand je parle de folie, je parle bien de cela. De déconnexion avec la réalité. Ils sont dans un fantasme qui s'autonourrit. Et c'est la panique à tous les niveaux. Tout le monde a peur de perdre son job.
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nevodovskynevodovsky   06 juin 2020
Vous avez, disais-je, fait beaucoup pour moi. Vous m'avez appris notamment comment un homme peut se servir des autres, en tout bon égoïsme et toute mauvaise foi ; comment on peut exploiter la faiblesse et la crédulité à l'aide d'un sermon véreux ou d'une promesse à bon marché. J'ai eu tort, je le confesse, de tenir trop souvent mes promesses envers vous. ....
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