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EAN : 9782262015619
336 pages
Perrin (25/06/2004)
3.64/5   7 notes
Résumé :
Comment Hitler, stratège autodidacte, a-t-il pu tenir cinq longues années face à la plus grande coalition militaire jamais assemblée dans l'histoire du monde ? Issu de la société civile puis simple consultant durant la Première Guerre mondiale, Hitler a appris sur le tas l'art miliaire. Intuitif, apôtre de la guerre éclair, sa rapidité d'action lui donne la possibilité de se défaire de l'armée française en seulement six semaines, durant le printemps 1940. L'Allemag... >Voir plus
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Pour Jodl, une des meilleures têtes pensantes de la Wehmarcht, « ce n’est pas parce que Carthage a finalement été détruire qu’Hannibal était un mauvais général ». Lors du procès de Nuremberg, tous les anciens grands chefs reconnaîtront les talents exceptionnels de Hitler. « Le Führer, déclara Keitel, n’avait reçu aucune instruction militaire, mais il avait les intuitions d’un génie. Il s’était formé lui-même et il avait étudié seul la tactique et la stratégie. Nous, les généraux, nous étions devant lui non comme des maîtres, mais comme des élèves.

« Tous les officiers qui l’ont connu pourront attester qu’il était si bien informé de l’organisation, de l’armement, de l’équipement et du commandement de toutes les armées et – ce qui est encore plus extraordinaire – de toutes les marines qu’il était absolument impossible de le prendre en défaut sur un seul point. Pendant les années que j’ai passées à son quartier général, j’ai pu constater qu’il consacrait ses nuits à étudier les gros ouvrages de doctrine militaire de Clausewitz, de Moltke, de Schliefen. C’est en eux qu’il avait puisé les connaissances et les idées qui faisaient notre stupéfaction. »

« Sa manière de commander, ajoutera Göring, était la suivante : il donnait des directives générales, recevait les plans des différents commandants en chef, les coordonnait, en faisait un tout qu’il commentait devant les principaux généraux. Il consultait, s’entourait d’avis, mais je tiens à reconnaître que toutes les idées stratégiques essentielles étaient de lui. Il était très doué pour la stratégie. » (pp. 200-201)
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La modération de Hitler se manifeste encore le 13 juin, lors de l’interview qu’il accorde au journaliste américain Karl von Wiegand, le correspondant du New York Journal American, le principal quotidien isolationniste du groupe Hearst. Le Führer se veut rassurant. Il loue la doctrine de Monroe et la politique étrangère de Washington qui consiste à ne pas intervenir dans les affaires du Vieux Monde : « Je dis, par conséquent, l’Amérique aux Américains, l’Europe aux Européens. »

Nos ennemis perdront la guerre, souligne-t-il, « parce que leurs hommes politiques sont corrompus, peu scrupuleux et mentalement limités. L’Allemagne gagnera cette guerre, parce que le peuple allemand sait que sa cause est juste, que l’organisation et le commandement militaires allemands sont les meilleurs, qu’ils ont la meilleure armée et le meilleur matériel ».

Hitler ajoute encore qu’il n’a nullement l’intention de détruire l’Empire britannique. « Ce qui sera détruit dans cette guerre, affirme-t-il, c’est une clique de capitalistes qui étaient et demeurent disposés à anéantir des millions d’hommes au nom de leurs méprisables intérêts particuliers. Mais ils seront détruits, j’en suis certain, par leurs propres peuples, non par nous. » (pp. 94-95)
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Dans une note dictée à Bormann le 2 avril 1945, Hitler annonce lui aussi la guerre froide : « Après la défaite du Reich, il ne restera dans le monde que deux grandes puissances capables de s’affronter, les États-Unis et l’Union Soviétique. Les lois de l’histoire et de la géographie les amèneront inexorablement à une épreuve de force, sur le plan militaire ou sur les terrains de l’économie ou de l’idéologie. Il est également certain que, tôt ou tard, ces deux puissances souhaiteront disposer du concours de la seule grande nation qui aura réussi à survivre en Europe, l’Allemagne. » (p. 261)
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