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Swan Song tome 1 sur 2

Bernard Khattou (Autre)Jean-Charles Khalifa (Traducteur)
EAN : 9782381961224
540 pages
Monsieur Toussaint Louverture (12/05/2023)
4.27/5   364 notes
Résumé :
L’apocalypse, c’est maintenant. Missiles et fusées se croisent dans le ciel et font s’abattre sur la terre des tornades de feu. Un vent terrible se lève, les poussières radioactives voilent le soleil, la vie telle qu’on la connaît va s’achever.

Dans une plaine déserte du Kansas brûlée par le feu nucléaire, Black Frankenstein, une force de la nature, se voit confier une mission par un vieillard mourant : ­protéger une enfant au don particulier.
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Critiques, Analyses et Avis (85) Voir plus Ajouter une critique
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"Une chevauchée sauvage dans la terreur". Oui, c'est le moins qu'on puisse dire.

Après que les Russes et les zaméricains aient décidé de se foutre des bombes nucléaires sur la gueule, comme si la planète qui recouvre des êtres vivants, n'étaient aux yeux des gouvernants qu'une carte avec des pions et des drapeaux, nous suivons la trace de plusieurs personnes, qui tentent de survivre dans un monde devenu terriblement hostile. Radiation, cancer de la peau et des poumons, eau contaminée, plantes détruites, retombées, etc...
Car pour ceux qui ont survécu, un autre cauchemar vient s'imbriquer dans le désespoir.

Sur ses Terres désolés et glaciales, nous allons suivre le colonel Macklin, probablement schizophrène et peu enclin à l'harmonie et son fidèle chevalier, Rolland, un adolescent qui a perdu totalement pied avec la réalité pour mieux s'investir dans le meurtre. le second duo, Sister une vieille folle, aussi courageuse que téméraire et Artie qui veut se donner l'espoir que son épouse est toujours vivante à Détroit. le troisième duo, Josh, une armoire à glace catcheur et une fillette Swan...

Jusque là, rien de nouveau au pays de l'apocalypse, on aura des tueurs, des cannibales et de la famine.

Mais si ce roman fait tant penser à le Fléau de Stephen King, c'est parce que l'auteur va y placer quelques éléments fantastiques, qui donnera à la lecture de ce road trip, un peu d'espoir : une couronne magique et une fillette qui communique avec la nature... Néanmoins, si le Bien est représenté, on sait que le Mal personnifié prend ses aises avec complaisance, et il le clame : "c'est ma fête à moi, c'est ma fête à moi!" Et tout le bien qui pourrait revenir parmi les êtres humains, ne lui plaît pas...

J'ai beaucoup aimé ce roman, même si j'ai parfois été triste ou horrifiée. On s'attache à la plupart des personnages, donc il est très difficile de les voir évoluer dans ces conditions. On a très vite également envie que certains ne soient plus en état de nuire, en gros si les méchants pouvaient mourir, ce serait légitime.
J'espère que le tome 2 sera aussi bien.
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Après la réédition de Zephyr, Alabama l'année dernière, voici que Monsieur Toussaint Louverture nous offre un inédit de l'écrivain américain Robert McCammon… et quel inédit !
Plus de 1000 pages scindées en deux tomes au format semi-poche dans un packaging pulp à l'ancienne, voici Swan Song, le magnus opus post-apocalyptique de l'auteur initialement publié en 1987 et lauréat du Bram Stocker Award. de quoi vivement titiller l'attention des lecteurs friands d'apocalypse et qui n'ont pas froid aux yeux !
Retour en pleine guerre froide aux États-Unis alors que l'escalade entre les deux blocs gagne encore en intensité…

L'équilibre de la Terreur
Premier chapitre et la messe est dites.
Le président des États-Unis et ses conseillers n'ont aucune envie de laisser les Russes imposer leur loi et il est temps de montrer les muscles à ces satanés soviétiques.
Mais cette fois, les choses vont mal tourner. Très mal tourner.
Nous sommes un 17 juillet et divers personnages vaquent à leur occupation habituelle. Sister Creep, une clocharde, erre dans un New-York ravagé par la pauvreté et le crime. Roland Croninger et sa famille arrivent dans un abri nucléaire construit au coeur d'une montagne et sous le commandement d'un ancien héros de guerre reconverti en survivaliste, le colonel Macklin. Swan et sa mère quant à elles prennent la tangente après un énième épisode de violence conjugale… Et Josh Hutchins, le Frankenstein Noir, catcheur renommé et père de famille, fait route vers un nouveau combat dans un bled paumé.
Nous sommes le 17 juillet et pour l'humanité, c'est la fin.
Les missiles nucléaires sont lancés, les champignons atomiques rasent les grandes villes et les bases militaires, puis s'attaquent à l'arrière-pays.
Rideau.
Ou presque.
Car comme dans toute bonne histoire post-apocalyptique, la fin n'est que le commencement alors que les survivants émergent du chaos laissé par l'holocauste nucléaire. Sister, Swan, Josh, Roland, Macklin… voici les noms de ceux dont Robert McCammon va nous parler pendant plus de mille pages. Mille pages de morts, de sacrifices, d'hiver nucléaire, de survie, de peine… mais aussi d'espoir.
Swan Song a beau se dérouler après la fin, dans un monde rongé par la radiation et accablé par un hiver nucléaire impitoyable, il semblerait que la vie n'ait pas dit son dernier mot.

Le Diable vous regarde
Cette énorme aventure ne vous laissera pas de temps mort. Découpé en chapitres courts et nerveux, Swan Song est pensé comme un page-turner du début à la fin, avec sa dose de cliffhangers et de morts inattendues pour relancer le suspense. Nous sommes en effet dans un registre pulp à l'ancienne avec des héros confrontés à des situations qui n'ont rien de joyeuses, au contraire. Swan Song est avant tout un roman de son époque, marqué à la fois par la guerre froide (les Russes sont les grands ennemis) et par la terreur de l'arme atomique (et leur contrôle par des gens au sang froid tout relatif). Mais ce n'est pas tout puisque rapidement, Robert McCammon va renouer avec des valeurs traditionnelles à l'américaine, comme la famille et la religion, pour capter une époque toute entière, un peu comme il l'avait fait dans son sublime Zephyr, Alabama.
Comme dans ce dernier, l'américain applique une couche de fantastique (et d'horreur) sur son récit pour transformer son survival en parabole quasi-biblique. Swan Song, c'est avant tout l'histoire d'une seconde chance donnée à l'humanité, un combat entre le Bien et le Mal pour savoir si, au fond, nous méritons vraiment ce nouveau départ.
Il ne faudra dès lors pas être surpris que les éléments surnaturels montent en puissance tout du long, d'un étrange anneau de verre aux pouvoirs fascinants aux perceptions plus-qu'humaines de Swan en passant par ce qui a tout l'air d'être le Diable en personne (et qui aime visiblement beaucoup le cinéma et le pop-corn au beurre).
C'est donc à la fois une aventure humaine et mythique qui attend le lecteur. Pendant longtemps, et pour tout dire pendant la majeure partie du premier volume, Swan Song est un road movie post-apocalyptique dans des paysages ravagés où l'humanité agonise… et continue joyeusement de s'entretuer pour amasser le plus gros paquet de ressources possible.
Très noir et ne reculant pas devant quelques passages bien gores par la même occasion, le roman n'en oublie pas de creuser ses personnages qui, de gentilles caricatures vont bientôt devenir d'attachantes figures (ou de repoussantes ordures, c'est au choix) afin de lier et rassembler ensemble les destins contés ici.
Car Robert McCammon a un plan, forcément, et il passe par de multiples épreuves pour les restes de l'humanité.

Et la lumière au bout du tunnel
En somme, Swan Song peut être vu comme un test pour les hommes.
Après l'apocalypse nucléaire, nous voici devant une humanité mise à nu, traînée dans la boue et qui va devoir choisir entre la lumière ou la fange.
Très manichéenne la plupart du temps, l'histoire va petit à petit chercher à nuancer ses personnages afin de s'articuler autour de la figure centrale de l'Élue, une femme, la fameuse Swan du titre. Chose assez rare à l'époque pour être mentionnée d'ailleurs, c'est la gente féminine qui fait les trois quarts du boulot. Si bien que McCammon montre, sans le dire explicitement, que la dernière chance de l'homme, c'est surtout la femme.
Les références religieuses et mystiques sont nombreuses, tiraillées entre citations bibliques et cartes de tarot. Après le feu et le jugement dernier, voici donc la dernière possibilité de rédemption, celle de s'entraider pour faire émerger de nouvelles pousses d'un sol ravagé… au lieu de s'armer de nouveau pour reconstruire les sanglants travers du passé.
Rarement les conséquences d'un holocauste nucléaire auront été aussi minutieusement décrits, avec les conséquences autant physiques que environnementales, traduisant une peur toujours présente à l'heure actuelle, marque consciente d'une fin à quelques battements d'aiguille sur l'horloge de l'apocalypse.
Finalement, ce qui surprend le plus dans Swan Song, c'est qu'au milieu de toute cette gangue d'apparence très désespérante, se niche de brillants morceaux d'espoir, de beauté et d'humanité. Ces éclats qui iront crescendo au fur et à mesure du voyage des personnages et qui permettent de transformer cette épopée de fin du monde en une renaissance qui redonne la foi en l'être humain.
C'est un peu magique et finalement très efficace pour le moral, comme si Robert McCammon avait prévu que nous aussi, en 2023, nous aurions besoin d'un nouvel espoir.

Diablement addictif et complètement envoûtant, Swan Song mise sur le post-apocalyptique et l'horreur pour juger l'homme une bonne fois pour toute. Voilà une lecture qu'on recommandera chaudement à ceux qui cherchent une aventure dense et ample où le Bien et le Mal n'ont pas dit leur dernier mot.
Lien : https://justaword.fr/swan-so..
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Après Zephyr Alabama et L'heure du loup notre petite troupe (Senna, Nadou 38, Siabelle et Gadsby) découvrons Swansong de Robert McCammon. Senna à l'affût de la sortie en français de ce classique (aux Éditions Monsieur Toussaint Louverture) de l'horreur nous emmène à sa suite dans l'apocalypse nucléaire du monde.
Cette histoire écrite en 1987 laissait encore planer la menace nucléaire entre les deux blocs, ces années voyaient fleurir les abris anti-nucléaires, les menaces et du coup les films et les romans relatifs à ce sujet. le sujet de ce fait me paraît familier.
Nous sommes en plein dedans avec Swansong, Les États-Unis et l'URSS s'envoient réciproquement des missiles nucléaires. La terre est dévastée. Des destins vont changer du tout au tout.
Swansong petite fille au visage d'ange va se retrouver prise dans cette engrenage, il faut la protéger. C'est Josh, géant au grand coeur, catcheur de son état qui va se retrouver à côté d'elle lors de la catastrophe.
A Manhattan, nous suivons Sister Creep une SDF un peu dérangée et Artie Wisco commercial en déplacement qui vont faire un bout de chemin ensemble. L'union fait la force.
Des groupes se forment mais la grande faucheuse sévit partout. Les gens tombent comme des mouches.
Dans les montagnes de l'Idaho, une mine transformée en camp retranché pour survivalistes, accueille de riches amateurs qui prévoient de se protéger des menaces extérieures. le colonel Macklin ancien héros de la guerre du Vietnam et Roland Croninger vont se retrouver liés après la catastrophe.
Trois groupes que l'on va suivre au fil de leurs pérégrinations à trouver leur chemin vers l'espoir ou le pouvoir selon leurs aspirations.
Le bien, le mal, le désespoir règnent. Tout n'est que ténèbres et destructions. Personne ne fait confiance à personne. Un espoir peut-être avec cette petite fille que des forces surnaturelles veulent protéger.
Le fantastique émerge au fil de la narration. L'apparition d'une sorte de fantôme qui hante Sister Creep et qui change d'apparence comme il veut représente la mort, l'ange de l'apocalypse. Sister Creep sent qu'elle a une mission à remplir grâce à un anneau de bijoux vitrifié par le feu nucléaire.
Nous les suivons au fil de leurs routes respectives. Chacun suit son chemin vers son destin.
Ceux qui me connaissent savent que j'ai du mal avec l'horreur. Ici je suis servie. J'aime beaucoup l'écriture de Robert McCammon mais certaines scènes m'ont fait passer mon chemin. Je voyais venir les actions et je sautais quelques lignes, quelques mots trop suggestifs que je savais pertinemment ne pas vouloir subir. Coeur trop sensible vous direz ;-)
Et pourtant à l'époque je me souviens avoir regardé le Fléau de Stephen King qui reprenait un peu ces mêmes thèmes.
Sinon, l'histoire est somme toute classique, mais McCammon a le don de rendre attachant ses héros, et leurs aventures nous accrochent et à chaque chapitre on se demande ce qu'il va leur tomber dessus et on n'est pas déçu.
C'est ma foi, la lutte du bien contre le mal, l'émergence des plus bas instincts humains qui sont mis en évidence dans ce roman. Une lueur d'espoir existe et c'est elle que l'on va suivre.
A bientôt pour la suite avec le tome 2 La glace et le feu.
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Et bien, elle est là… la 3eme guerre mondiale. Russes et Américains ont appuyé sur le bouton, ils ont envoyé tout ce qu'ils pouvaient de missiles et bombes nucléaires.

Swan Song, c'est le récit de cette apocalypse sur le territoire américain à travers les yeux de plusieurs personnages. On voit comment ils vivent les explosions - sans forcément savoir de quoi il s'agit au départ - la dévastation des villes, les blessures et radiations, mais aussi les conséquences sur le climat et le manque de nourriture. Peu à peu, les survivants s'organisent, les stratégies divergent suivant les natures et personnalités, elles s'affirment avec plus ou moins d'humanité face à l'horreur. Certains tableaux décrits par l'auteur nous montrent que la violence et la cruauté chez les hommes n'a pas de limites…

Les protagonistes ont des profils très divers. On va de Sister la SDF à l'ancien colonel devenu survivaliste, en passant par Josh le catcheur, Swan la petite fille aux mains vertes ou encore Rolland l'ado attiré par les armes. Mais ils ont en commun des parcours de vie souvent chaotiques. Au fil des chapitres, l'auteur nous dévoile l'histoire de chacun, au point que même les plus antipathiques peuvent nous toucher à certains moments. J'avoue que j'ai cependant une large préférence pour Swan, Josh et Sister.

J'ai découvert la plume de Robert McCammon avec « Zéphyr Alabama », un coup de coeur. Avec Swan Song, je découvre un nouveau registre de l'auteur car ici il nous immerge dans un thriller post-apocalyptique très sombre, avec son lot de scènes glaçantes et violentes où il faut avoir le coeur bien accroché. Ce n'est pas ce que je préfère, mais étonnamment ça passe, certainement grâce à l'écriture de McCammon qui sait décrire avec talent et mettre en tension les situations pour donner envie de découvrir la suite.

Une autre caractéristique de ce roman, c'est l'aspect fantastique qui prend de plus en plus d'importance au fil des chapitres. Des artéfacts qui créent un lien entre plusieurs personnages et apportent une dimension supplémentaire au récit. Pour le moment, cela ne me gène pas mais ne me convainc pas vraiment, le récit de ce thriller étant déjà très complet. le fantastique oriente le récit vers une lutte du bien contre le mal. A voir ce que cela donnera par la suite.

Quoi qu'il en soit, l'envie de suivre les aventures - et mésaventures - de nos protagonistes n'est pas entachée, bien au contraire. Hâte de découvrir la suite dans Swan Song II. Cela ne saurait tarder.
Merci à notre ami Senna qui a proposé ce voyage tortueux, en bonne compagnie avec Srafina, Siabelle et Gatsbi. ;)
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Il faut beaucoup de talent pour tenir un récit sur plus de mille pages, encore plus lorsque le monde raconté est entièrement à construire. Sur un champ de ruines, celui d'un monde ravagé par une guerre nucléaire, où ne restent que quelques poignées de survivants.

Plonger dans l'univers de Swan Song de Robert McCammon, c'est accepter un début d'aventure anachronique. Retour dans les années 80, ambiance guerre froide, avec la technologie de l'époque, pour poser le contexte. Les lecteurs les plus anciens ne seront pas dépaysés, tandis que les plus jeunes y verront sans doute une société décalée.

Mais ce sentiment est rapidement dépassé lorsque l'enfer nucléaire s'abat sur terre. Toutes les grandes villes sont rasées, ne laissant que les “chanceux” qui étaient terrés au moment des explosions.

Robert McCammon est un conteur d'histoires, un faiseur de miracles, qui crée des personnages à partir de rien pour les rendre particulièrement humains, les plaçant dans un contexte d'une richesse incroyable.

Il aime prendre de la place et son temps, décrire précisément à quoi ressemblent ses protagonistes et leur environnement. Même s'il ne laisse rien au hasard, la magie est omniprésente. Parce qu'il ne s'interdit rien, ni la violence, ni des moments de pure grâce, et même d'inclure le fantastique dans son univers.

L'ambiance post-apocalyptique est donc particulièrement bien rendue, mais elle ne constitue pas tout le récit. Parmi les miraculés se trouvent quelques personnes développant des pouvoirs surprenants, seules ou par le biais d'un étrange artefact. Ce qui est frappant, c'est qu'on accepte rapidement ces faits, et que cela ne remet jamais en question les fondements de l'histoire.

L'écrivain développe à l'envi le combat du Bien contre le Mal, optant délibérément pour le manichéisme, cette dualité constituant même le socle de son récit.

Deux tomes, une seule histoire, avec quelques années entre les deux. Une temporalité qui permet à l'auteur de développer cette lutte, chaque personnage marchant vers son destin, sur un long chemin semé d'embûches. Des romans comme celui-ci, il en existe peu. Ce n'est pas pour rien qu'il a été lauréat du prestigieux prix Bram Stocker, à l'époque.

Pour les gens de ma génération, il rappelle ce plaisir unique que les oeuvres des 80's nous procurait, quand elles n'étaient pas totalement formatées par les règles imposées aujourd'hui. Les plus jeunes y trouveront une certaine fraîcheur, un comble pour un roman qui a 35 ans !

Swan song est un vrai page-turner, mais qui ne sacrifie jamais le rythme à la profondeur. Une intrigue très américaine, avec les concepts de famille et de religion bien présents, et cette dichotomie du Bien et du Mal. Jusqu'à même imaginer une guerre dans la guerre, avec l'omniprésence des armes.

Un récit de survie et de douleur. Mais d'espoir aussi, qui persiste malgré que tout soit brûlé. Une espérance folle en un avenir pour les personnages phares, alors que le déchet d'humanité survit dans la crasse et le dénuement le plus total.

Tout semble mort, plus aucune plante ne pousse. Et si ? Et s'il restait de l'espérance ? C'est cette lumière, même vacillante, qui brille dans ces ténèbres.

C'est un roman dur, parfois brutal. Surprenant aussi par son côté fantastique qui apporte une touche d'étonnement et d'éblouissement dans toute cette noirceur.

1000 pages qui auraient pu sembler longues, mais la seule envie ressentie à la fin de la lecture est d'en reprendre pour quelques centaines de plus, tant ce road trip où les personnages se recherchent entre eux sans le savoir aurait pu durer encore.

À propos d'eux, il faut souligner que ce sont principalement les femmes qui soutiennent l'histoire, ce qui n'était pas si courant à l'époque.

Robert McCammon tient la barre tout du long, jamais les pans de sa structure ne menacent de s'effondrer. Vu l'ambition de son épopée, c'en est presque miraculeux. Swan Song est une nouvelle preuve de l'étonnant talent de conteur de l'auteur de Zephyr, Alabama, dans un tout autre genre. Épatant.

À noter la qualité du contenant, deux tomes au format semi-poche, avec un aspect volontairement inspiré des romans pulp de l'époque. Encore une belle réussite de cet étonnant éditeur qu'est Monsieur Toussaint Louverture, toujours soucieux de soigner l'objet pour mettre en valeur les textes.
Lien : https://gruznamur.com/2023/0..
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critiques presse (2)
Actualitte
21 juin 2023
Ingénieusement traduit par Jean-Charles Khalifa, Swan Song est un récit trépidant. Bien que les premières pages servent principalement à poser le décor, le rythme finit par nous emporter. Et quel rythme ! Difficile de s'autoriser une pause lorsqu'il s'agit de la fin du monde...
Lire la critique sur le site : Actualitte
LesEchos
15 mai 2023
« Swan Song » de Robert McCammon est une oeuvre exhumée de la guerre froide. Un monument de la littérature post-apocalyptique, édité pour la première fois en Français. Indispensable dans un XXIe siècle qui joue avec le feu et avec l'atome.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Le sable, c'est vraiment une chose qui coûte rien, mais regardez c'qu'il peut devenir quand on s'y connaît. Même le truc le plus inutile du monde peut devenir beau, poursuivit-elle en passant son doigt sur la surface veloutée du verre. Tout ce qu'il faut, c'est le coup de main. Et de voir ce bel objet, de le tenir, ça m'a fait penser que moi non plus je n'étais pas encore bonne à jeter.
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Combien peuvent avoir survécu à pareil holocauste ? Se demanda-t-il. Non. La vraie question, c'était combien auront envie de survivre ? Parce que, dans les rapports qu'on avait pu lui faire sur la guerre nucléaire, dans ce qu'il avait pu lire sur la question, une chose était claire : les centaines de millions qui périssent dans la première heure, ceux-là sont les chanceux. Ce sont les survivants qui allaient souffrir mille damnations.
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Un homme, ça a un certain regard quand c'est au pied du mur, dépouillé de son humanité ; c'est son visage entier qui change, comme si un masque tombait en miettes pour révéler le mufle de la bête qu'il dissimulait.
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Elle marchait menton levé, comme pour défier cette réalité lugubre vers laquelle ils allaient, Josh se disait qu'elle ressemblait à une jeune reine en terre ennemie, silhouette aussi tragique que déterminée.
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Il continua d’observer le colonel Macklin. Ses yeux étaient las et son visage empâté. On aurait dit un vieux taureau mis au pré parce qu’il n’avait plus la gaule.
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Videos de Robert R. McCammon (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert R. McCammon
Robert McCammon - 2006-09-19 - Hernando County, FL, School Board address
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