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Jacques Guiod (Traducteur)
EAN : 9782266042475
315 pages
Éditeur : Pocket (09/12/1999)
3.32/5   44 notes
Résumé :
C'était un petit village tranquille, où les hommes n'osaient pas sortir après la tombée de la nuit.

D'abord séduit par l'atmosphère paisible de Bethany's Sin, Evan commença à remarquer qu'il n'y avait que peu d'hommes dans le village et que la plupart d'entre eux étaient mutilés. Pour lui, les Amazones appartiennent à l'antiquité, voire à la légende. Jamais il n'aurait pu imaginer que le culte d'Artémis ait pu survivre en plein XXe siècle. Mais, la nu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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Siabelle
  07 mai 2015
Ahurissant, intriguant et captivant, ce sont trois qualificatifs qui résument bien «La malédiction de Bethany». C'est un livre que j'ai goûté avec satisfaction du début jusqu'à la fin. C'est mon premier roman de Robert McCammon et je suis très émue. C'est Masa qui m'a recommandé cet auteur et je le remercie. Je suis enthousiasmée par sa plume qui est à la fois fluide et prenante. Je trouve que sa signature ressemble beaucoup à Maxime Chattam et aussi à Dean Koontz. C'est sûrement pour cela que je m'y suis retrouvée.
Je suis tout de suite captivée par sa page couverture. C'est sombre, ténébreux et le cheval a l'air à la fois torturé et maléfique. En arrière, on y discerne un village et une église. L'histoire se passe en effet à Bethany. Ce livre est séparé par partie : il faut faire attention aux titres, aux époques et aux mois qui suivent.
C'est ainsi qu'on suit l'histoire d'Evan. On y retrouve aussi les personnages comme Kay, Laurie, Neely, le Shérif et Drago. Ils sont tous importants. On voit alors Evan qui déménage avec sa famille à Bethany. Il espère trouver la paix car il n'arrête pas de faire des cauchemars. Par le passé, Evan a fait la guerre au Viêt-Nam et il en est revenu fragile, traumatisé et craintif. Dès le premier soir, il aperçoit une ombre noire et il n'arrive pas à trouver le sommeil. La peur remonte à nouveau et il est très vite sur ses gardes. Depuis, il se passe des événements effrayants et surnaturels. Parfois, la nuit, il entend des bruits de sabots et un chien qui hurle. Il sent que les gens du village cachent quelque chose. Il se pose alors plusieurs questions : «Qu'est-ce qui s'y dissimule et quel secret s'y loge ? ». Au fil de son enquête, il récolte des renseignements et sa terreur ne cesse de s'agrandir. C'est alors qu'un doute terrible lui vient à l'esprit : «Est-ce que je vais être capable de quitter le village avant que le pire arrive? »
Dans ce livre, si on est extrêmement sensible à l'atmosphère opaque, aux êtres fantastiques et à la noirceur, on peut vite se sentir envahi. C'est dans cette ambiance obscure qu'on accompagne Evan. Même si la guerre l'a rendu méfiant, il se fie à son instinct. Quand il recommence ses cauchemars, tous ses sens sont en éveil. Il ne sait pas pourquoi. C'est un sujet très exploité au cours de ce récit. Je fais parts d'une citation qui m'a marquée : «Je ne rêve pas comme tout le monde dit Evan. C'est un fait et tu dois l'accepter. Je dors sans faire de cauchemars pendant des mois et, quand ils reviennent, ils sont… très étranges. Et réels. Terrifiants et menaçants. Très différents des rêves ordinaires. Et, chaque fois, ils essayent de communiquer avec moi… »
Robert McCammon fait aussi voyager son lecteur dans son roman. On est transporté par une excursion en archéologie : c'est dans une grotte près de la mer Noire. Ensuite, on survole le Viet-Nâm pour ensuite se déplacer dans l'histoire des Amazones. Bien entendu, il aborde comme thème : le village Bethany. C'est quoi son histoire ? Qu'est-ce que ça signifie comme nom ?
Je suis tout à fait attachée autant à Evan qu'aux personnages secondaires. On les suit dans le village. Il y a aussi des lieux principaux : l'école, le musée, le restaurant (Au Coq Hardi) et la décharge. Oui, oui, j'ai bien dis «décharge». Il y a un moment où Neely me fait rire par son humour noir : «Vinrent alors les mouches, en une nuée plus sombre que la poussière. Une dizaine d'entre elles heurtèrent Neely au visage ou s'agrippèrent à ses cheveux. «Saloperies !» dit-il d'un air dégoûté. Il agita sa lanterne pour les chasser, mais elles s'en prirent à nouveau à lui. »
J'en conviens qu'ici dans «La malédiction de Bethany», l'ombre, le mal surgissent des ténèbres et il y est très bien décrit. Si une personne a peur des insectes ou des objets ensorcelés, oubliez ce livre. J'avoue que Robert McCammon sait très bien raconter des scènes de tortures, sanglantes et bestiales. J'avoue que par moment, j'ai eu mal au coeur. Je peux dire aussi que je suis impressionnée par la qualité de l'écriture, par l'action et par la finale.
Quand je pense à la fin, j'ai eu de la peine lorsque j'ai refermé mon livre. La finale m'a touchée, m'a révoltée et m'a surprise. Je suis passée par toutes les émotions. Personne ne peut rester indifférent à son talent de conteur, à ses personnages très forts et très colorés car on s'y attache qu'on le veuille ou non.
Pour terminer, Robert McCammon m'a attendrit par une phrase profonde et je l'interprète à ma façon : « Tant que j'aurai une pensée pour ses personnages, ils seront toujours avec moi. ». Et c'est vrai n'est-ce pas ?
Car, c'est mon premier livre, on ne peut oublier un tel coup de coeur… il n'y a pas de longueur, tout est bien enchaîné pour une personne qui veut avoir une lecture agréable et s'évader… je conseille «la malédiction de Bethany»….
Bien entendu, c'est certain qu'il ne faut pas avoir une phobie des insectes et de la noirceur….

P.S : je conseille aussi d'aller voir la critique de Masa !
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Masa
  08 mars 2015
Je retrouve le talentueux Robert McCammon pour son premier ouvrage traduit en français « La malédiction de Bethany ». Parut en 1980, soit deux ans après « Baal » (non traduit). Curieusement, fort de ses succès mérités : « L'heure du loup » et « Scorpion », pour ne citer qu'eux, peu de ses livres sont traduit dans notre langue : l'éternel débat des français délaissés.
Quelle est belle cette couverture de chez Milady faite par Anne-Claire PAYET, qui a reprit celle de Pocket terreur par Marc DEMOULIN. Place maintenant à la lecture.
Qu'il fait bon vivre dans ce petit village américain, enfin surtout si on est une femme. Un endroit angélique et mystérieux où une femme très riche tient le rôle de Maire. Mais surtout où des événements intrigants se déroulent : la disparition des mâles sauvagement attaqués et tués.
Preuve une fois de plus que Robert McCammon est un auteur Majeur de l'Horreur avec ce roman parsemé de bonnes scènes macabres.
Dans ce récit, l'auteur apporte au fantastique une touche de légende. Pour ne pas dévoiler l'intrigue du livre, je n'en dirai pas plus.
L'entrée est savoureuse. D'un côté, nous avons une archéologue qui s'engage dans un conduit souterrain et va découvrir quelque chose de démentielle. de l'autre, un jeune américain torturé par ses tortionnaires au Vietnam. Deux personnes différentes…
Si l'histoire est sympathique, le style est bien là. L'envie de connaître se fait sentir et les pages s'enchaînent trop facilement. La lecture est savoureuse avec des personnages intéressants. Même s'il est loin des deux romans cités plus haut, il n'en reste pas moins un bon divertissement. Et c'est tout ce que je voulais. Robert McCammon est talentueux et le démontre parfaitement.
Au final, ce n'est certes pas un chef-d'oeuvre, mais il propose de bons éléments fantastiques et horrifiques, choses que l'on trouve rarement dans d'autres livres. J'en sors plutôt satisfait. le plaisir était présent du début jusqu'à la fin. Merci encore une fois à vous Monsieur McCammon pour ces heures de plaisirs autour de vos livres.
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gilles777
  20 juillet 2020
Evan est un vétéran de la guerre du Vietnam, couturé de cicatrices. Depuis sa toute jeunesse, il est sujet à d'effroyables cauchemars, dont certains sont prémonitoires. Pour changer son environnement, il vient d'emménager, avec sa femme Kay et sa fille Laurie, dans le petit village tranquille de Bethany's sin. Et là, on apprend que quelques crimes crapuleux ont eu lieu dans le voisinage. À la longue, Evan s'aperçoit qu'il y a peu d'hommes au village et commence à faire des rêves bizarres, concernant des guerrières à cheval. Puis, le comportement de sa femme commence à changer.
Des crimes crapuleux, des phénomènes étranges, des femmes qui ont des changements de personnalité, des légendes de l'ancienne Grèce, l'histoire se met en place et nous emporte vers son dénouement.
J'ai trouvé le roman un peu lent, mais je l'ai lu assez vite, ce qui est une preuve d'appréciation. Disons que j'ai bien aimé ce roman avec son climat étrange.
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hellrick
  11 décembre 2019
Voici un des premiers romans de Robert McCammon (son second mais le premier traduit) qui deviendra une des valeurs sûres de l'horreur et du fantastique. L'intrigue est relativement classique avec son couple venant s'installer, en compagnie de leur petite fille, dans une petite ville tranquille au nom étrange, Bethany's Sin. L'homme, Evan, écrivain de son état, y voit une opportunité de rédiger un article et se renseigne sur les origines du patelin. Très vite, bien sûr, il découvre certaines zones d'ombre, aidé en cela par ses capacités paranormales de clairvoyance via ses rêves.
Premier bémol : le roman prend un temps certain à assembler les pièces de son puzzle…il faut attendre la moitié du livre (autour de la page 160) pour que la vérité se dévoile. Ce ne serait pas dramatique si la quatrième de couverture ne levait pas tout mystère sur la véritable nature du Mal qui se cache à Bethany…du coup mieux vaut éviter de lire ce résumé pour garder le suspense intact. Heureusement les personnages s'avèrent étoffés et relativement originaux. Bien sûr on n'échappe pas au cliché de l'écrivain s'installant dans un bled perdu pour écrire tranquillement mais son passé traumatisant au Viet Nam et ses talents de prémonitions lui donnent une certaine épaisseur. Dommage que l'épouse paraisse souvent bien stupide dans ses réactions et se refuse, quasiment jusqu'au bout du roman, a accorder foi à ses mises en garde concernant ce village maudit.
Si le roman suit une ligne bien tracée, le Mal qui peuple Bethany s'avère surprenant et rarement utilisé dans la littérature fantastique…ni sorcière ni vampires ni loups-garous mais bien…bon je ne le dirais pas mais c'est étonnant. McCammon aime l'Histoire (comme en témoigne son formidable L'HEURE DU LOUP) et LA MALEDICTION DE BETHANY lui permet donc d'explorer le passé, réel et / ou mythologique pour nourrir son intrigue.
Au final, LA MALEDICTION DE BETHANY constitue une lecture agréable mais pas exceptionnelle : l'auteur a encore des progrès à accomplir pour mieux gérer le rythme, la construction du récit et les relations entre les protagonistes. Néanmoins, c'est loin d'être désagréable. Pour un second roman, écrit à 28 ans, c'est même fort solide et bien des écrivains n'auront pas atteint une telle maitrise après des années de boulot. La dernière partie, plus mouvementée, fonctionne plaisamment et, dans l'ensemble, LA MALEDICTION DE BETHANY reste un honnête divertissement fantastico-horrifique, bon témoignage du « boom » du genre au début des années 80.

Lien : http://hellrick.over-blog.co..
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beckygirly
  14 avril 2018
Ce titre est sympathique : il prend son temps pour se mettre en place, préférant nous présenter d'abord les personnages et pouvoir développer doucement mais sûrement l'ambiance, qui gagne en tension au fur et à mesure de la lecture.

Evan est donc un ancien vétéran qui emménage avec sa famille à Bethany's Sin, petite bourgade aux allures parfaites pour des personnes qui ont besoin de s'éloigner de la ville. Pourtant, dès le début, des indices sont laissés qui nous font comprendre que derrière cette apparence parfaite se cache quelque chose de mauvais. Et tandis que la famille prend ses marques, l'auteur nous dévoile des éléments terribles qui laissent présager une catastrophe imminente. le récit devient alors plus sombre, contrasté par ce côté ensoleillé et chaud de l'été qui l'accompagne.
Le rythme s'accélère enfin vers la fin, alors qu'Evan, le héros, agit enfin pour sauver sa famille. L'action est là, la tension atteint son paroxysme et on n'a qu'une hâte, assister à l'affrontement final qui est inéluctable.
Le point plus plaisant reste l'intégration de la mythologie grecque, et plus particulièrement des Amazones au récit. Ce dernier prend une dimension plus étonnante et attrayante.

Les personnages sont intéressants, entre Evan et son trouble, Kay sa femme qui ne cherche qu'à entamer une nouvelle vie paisible et les Amazones. On notera malgré tout une difficulté à s'attacher à eux, de par certaines décisions qui peuvent énerver. Mais c'est bien leur caractère qui fait que l'histoire prend cet étrange tournant.


Cette lecture fut donc plaisante et rapide car l'intérêt est là malgré un rythme assez lent durant une bonne partie de la lecture.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
SiabelleSiabelle   04 mai 2015
Deuxième partie : Juin
Chapitre : Petites Frayeurs
Evan termina son café avant de débarrasser la table.
''Je sais, dit-il, mes rêves te perturbent, ils t'effraient. Alors j'arrête de t'en parler.
- Oui, dit-elle au bout d'un certain temps, ils me font peur. Et tu me fais peur. Je suis désolée, mais j'en ai assez, Evan. Nous devons laisser ces... choses négatives derrière nous. Elle s'interrompit un instant, observant son visage.
D'accord ?
- Oui dit-il en hochant la tête.
Kay le prit par la main et le conduisit à la fenêtre.
- Regarde dit-elle. Une forêt pour nous tous seuls, tous les matins. Et ce beau ciel bleu. Tu n'as jamais... comment dire ? interprété les nuages quand tu étais petit ? À quoi te fait penser celui-là ?''
Elle le désigna du doigt et Evan le fixa.
- À rien, dit-il. Et toi ?
- À un visage, dit Kay. À quelqu'un qui sourit. Tu vois la bouche et les yeux ?
Pour Yvan, il représentait un archer, mais il garda pour lui sa façon de penser.
- Je me demande à quoi ressemblent la pluie et la neige ici...
Evan sourit et l'enlaça. Je doute qu'il ait de la neige cet été.
-Ce doit être tout blanc dit Kay. Et quand ça fond, la nature renaît.
Elle plongea ses yeux, dans les siens, il n'avait plus son regard tourmenté et elle en fut très heureuse.
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SiabelleSiabelle   06 mai 2015
Troisième partie : Juillet
Chapitre : Ce que Neely a vu
Wysinger se posta devant lui et passa la main sur les rayures :
- Vous m'avez dit que vous étiez où hier soir ?
- Au Coq Hardi. J'y suis resté jusqu'à la fermeture, expliqua à nouveau Neely. En revenant au village, j'ai rencontré un groupe de chevaux et de cavaliers qui traversaient la route, je pense. J'ai ralenti pour voir de qui il s'agissait, et ils se sont lancés à ma poursuite. Vous pouvez constatez par vous-même ce qu'ils m'ont fait.
- Ouais, je vois. Et à quelle heure ça s'est passé ?
- Sur le coup de deux heures.
- Deux heures ? grogna Wysinger. C'est un peu tard pour faire du cheval, non ? Ils étaient combien ?
- Je ne sais pas, Bon Dieu, je ne pensais qu'à me tirer.
Le shérif examina ce qui restait de la vitre.
- Et vous m'avez dit qu'ils avaient quoi à la main ? des marteaux ?
- Non, des haches. L'un d'eux, tout au moins.
- Des haches.
Wysinger se détourna de la vitre pour regarder Neely droit dans les yeux :
- C'est une histoire plutôt dingue non ?
Neely s'approcha de lui, la mâchoire crispée.
- Vous allez m'écouter !
Il se moquait bien de la position de Wysinger dans le village, à présent, et du sale boulot qu'on lui faisait faire. Une seule chose, lui importait, convaincre cet idiot.
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SiabelleSiabelle   03 mai 2015
Première partie : Présages
Chapitre : Viet-Nam, 1970
L'araignée mordit Evan à la gorge. Il ressenti une intense douleur, comme si la lame glacée d'un rasoir venait de s'enfoncer dans sa chair, puis une chaleur poisseuse l'envahit lorsque les poches déversèrent leur venin. L'araignée frémit, injectant tout son poison dans la bête blanche sur laquelle elle se trouvait. L'homme poussa un cri animal et se tordit comme un forcené. L'araignée courut sur son cou, laissant derrière elle une traînée brunâtre, tomba sur le sol et s'enfuit. Mais la femme l'écrasa sous sa chaussure et la réduisit en une bouillie sanguinolente.
L'homme continuait de hurler et de se débattre. Les fils métalliques avaient profondément entaillé ses poignets et ses chevilles et il saignait. (...
La femme était fascinée par la réaction de l'homme à la douleur. Elle se passa la langue sur sa lèvre inférieure.
+ Lire la suite
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SiabelleSiabelle   06 mai 2015
Troisième partie : Juillet
Chapitre : Après la soirée :
- Qu'est-ce qui t'a pris Evan ? dit Kay. Elle s'arrêta de parler et le regarda fixement.
Il avait commencé à tordre l'arc entre ses doigts. Le plastique blanchit, puis craqua. L'arc se cassa en deux et il jeta les morceaux dans la rue.
- Je ne veux pas de ça chez moi dit-il à nouveau sur un ton qui ne soufflait pas
de réplique.
Le rouge au joue, Kay grimpa l'escalier quatre à quatre. Il entendit claquer
la porte de la chambre.
Il frappa le mur du poing. Bon Dieu ! Qu'est-ce qu'il m'arrive ? Je deviens dingue ou quoi ? Sur le trottoir gisait l'arc brisé, sa corde dérisoire. Il referma la porte et mit le verrou. Un jouet d'enfant, ce n'était rien de plus. Non, non. Un jouet. Non. Parce que rien n'était simple à Berthany's Sin. Tout y était complexe, secret, relié par une force obscure qui venait le narguer jusque sous ses fenêtres. Coïncidence ? Imagination ?
En découvrant l'arc miniature, il avait immédiatement pensé à la gravure représentant Artémis, avec son arc et son carquois, ainsi qu'aux combattantes sculptées, sur la cheminée du Dr. Drago, porteuses d'arcs et de flèches pour certaines. Coïncidence, vraiment ? Ou il avait-il quelque force sauvage, étrange, impitoyable qui, issue du coeur même de Berthany's Sin, rampait sournoisement verse lui, vers Kay... et vers Laurie ?
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SiabelleSiabelle   07 mai 2015
Troisième partie : Juillet
Chapitre : Derrière la porte du musée
Le sommeil va venir. Neely attendit pendant ce qui lui parut être une éternité, accroché à cette frontière nébuleuse qui sépare le sommeil de l'éveil. Il perçut dans le lointain une voix qui chantait le premier couplet d'une chanson à laquelle il travaillait depuis plusieurs semaines :
'' Je s'rai parti avant minuit ! Oui, je me perdrai dans la nuit ! Tu pourrais bien crier mon nom ! Baby, le chemin est si long. ''
À travers les rideaux de ses paupières, Neely crut discerner des silhouettes dans la pénombre, au milieu de sa chambre. Des formes silencieuses. Curieuses. Patientes. Elles ont des yeux incandescents comme cette créature qu'il a rencontrée sur la route et il veut chasser de son esprit ces terribles pensées, mais son cerveau refuse de lui obéir : les formes aux yeux de feu s'approchent un peu plus de son lit. Puis elles disparaissent, très lentement, jusqu'à se fondre totalement dans le noir.
Le souvenir de cette nuit sur la route met en branle dans son ventre les rouages de la peur.
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