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Le passage (Justin Cronin) tome 1 sur 3
EAN : 9782266218573
1280 pages
Pocket (07/03/2013)
4.11/5   977 notes
Résumé :
Il y a un siècle, le monde a sombré dans le chaos. Une épidémie, dont l'origine ne fut jamais identifiée, a transformé l'homme en mutant et réduit la civilisation à néant. Les derniers représentants de l'humanité vivent en colonie, luttant jour après jour pour survivre. Surgie de nulle part, une jeune fille vient à leur rencontre. Elle semble avoir 14 ans.
Elle en a 100 de plus.
Elle est venue sauver le monde.

"L'int... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (188) Voir plus Ajouter une critique
4,11

sur 977 notes
De nos jours, Amy, 6 ans à peine est abandonnée par sa mère dans un couvent de nonnes après avoir tué en légitime défense un homme. Dans le même temps, l'armée mène des expériences sur un virus découvert au fin fond de la Bolivie sur des sujets spéciaux : des condamnés à mort pour des crimes. Wolgast est chargé de les convaincre d'accepter de faire partie du projet. L'armée désirant pousser encore plus loin lui demande également de récupérer Amy comme sujet d'expérience. Seulement tout ne fonctionne pas comme prévu : les sujets d'expérience s'évadent et l'humanité tout entière est mise en péril.

92 ans plus tard, dans une colonie de survivants, Peter découvre Amy....


Le passage de Justin Cronin est un ÉNORME pavé de près de 1300 pages... mais un pavé qui mérite le temps passé à tourner les pages. En plus de vous muscler les bras, vous profiterez d'une intrigue haletante et constamment dans l'action et les rebondissements.

Le livre se décompose en 11 parties et permet de suivre avec attrait l'histoire. Les deux premières parties se déroulent à notre époque et nous permettent de faire la connaissance des personnages et de comprendre les grandes lignes de l'expérimentation menée. le récit de ses deux parties s'apparente à un roman mêlant par moment suspens et une once de thriller psychologique. À partir de la partie 4, le lecteur bascule voire est aspiré dans une tout autre ambiance : la dystopie. le roman change d'atmosphère, de thématique, de personnages pour se centrer sur une colonie de survivants 92 années après le drame. Justin Cronin se permet dans cette partie plus de liberté que dans la première puisque l'humanité et ses codes ne sont plus : le récit oscille donc entre récit dystopique, récit d'aventures, romance, fantastique, et quelques touches ésotériques avec des allusions à Dieu, à des fantômes.

Côté action, le lecteur en a plus qu'il n'en faut en 1300 pages !!! Que de rebondissements, de surprises, de révélations dans cette longue épopée. C'est simple, le lecteur est complètement transporté dans l'histoire et attend avec impatience la suite. Justin Cronin de ce côté n'a pas lésiné sur les moyens entre personnages morts qui réapparaissent, intrigues amoureuses, nouvelles situations, humour et sadisme dans le choix de certains lieux comme un Casino de Las Vegas... le récit se présente comme une sorte de boucle avec un final s'achevant sur le retour à la colonie et les derniers écrits laissés par Sara.

La décomposition de ce pavé littéraire en 11 parties est vraiment bien pensé et permet de séquencer sa lecture. de plus, l'auteur réussit avec de nombreuses métaphores à nous insuffler rapidement et aisément les tenants et les aboutissants de certains faits. C'est incroyable comme ses métaphores permettent de comprendre le mode de fonctionnement des colonies Viruls, le destin d'Amy et de Peter...



Un roman incroyablement prenant. J'ai adoré cette plongée dans l'apocalypse. Je suis curieuse de découvrir comment l'auteur après tout cela peut faire mieux dans la suite de cette saga.
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C'est un pavé (+ de 900 pages au format numérique) que je qualifierai de dense et solide, et pour exprimer mon ressenti je le mettrai à l'opposé de "La religion", autre pavé lu juste avant que j'ai trouvé plus vivant et flamboyant.
"Le passage" c'est long, précis à l'excès, chaque personnage est soigneusement décrit dans son contexte, c'est difficile à dévorer en terme de lecture et pourtant on est captif, c'est peu évident à traduire.
Du point de vue du scénario, c'est un peu comme si vous aviez l'impression de marcher pendant des heures et que vous vous retourniez pour constater que vous avez finalement si peu avancé tout en ayant le sentiment de n'avoir pas vu le temps passer, c'est un sentiment ambigu.
300 pages d'introduction, je veux dire de pré-introduction puisqu'il est question d'expliquer avec force détails la première phrase du quatrième de couverture, c'est fouillé, intéressant et le nombre de personnages assez impressionnant, bon OK, on sait tout ou presque sur le virus, et l'histoire va donc commencer.
Oui, mais pas avant de préciser le contexte 100 ans après, et c'est donc reparti pour quelques centaines de pages, histoire de faire connaissance avec nos nouveaux et très nombreux acteurs, là rassurez-vous l'histoire a commencé.
La complexité de parler de ce livre et de cette lecture est là, c'est bien, mais je ne peux pas m'empêcher de penser que l'auteur aurait pu faire plus court parfois.
Le scénario en lui-même n'est pas d'une grande originalité, côté psychologie des personnages par contre il est difficile de faire mieux.
Côté cohérence j'ai parfois eu des doutes, il y a aussi quelques facilités un peu agaçantes, je ne dévoile rien rassurez-vous :)
Ce qui est sûr c'est que j'ai envie de connaître la suite, car même si j'ai l'air très critique j'ai plutôt bien aimé l'ensemble, il y a en permanence un air de déjà-vu qui n'est pas gênant, une sorte de mélange réinventé par l'auteur qui a son style bien à lui.
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Donc voici ma petite histoire, j'espère avoir fait bonne impression… Je n'ai rien dévoilé du livre le passage juste pour vous rassurer à part le point faible de la chute, de la dernière capitale et notre petite Amy.
Mon impression concernant ‘'le passage'', un livre écrit par Justin Cronin. Premièrement, je le qualifierais de sentier sanglant. Dans ce livre nous avons 1000 pages et 11 chapitres qui nous décrivent une histoire à tomber par terre. Un thriller, un livre de ‘'Grand H'' comme dirait ‘'Gregi3201''. Je dois vous avouer que c'est la première fois que je lis un livre ayant beaucoup de solitude et de ruine apocalyptique … Je dois avouer que je ne connaissais pas ce livre avant que ‘'Tatoo'' alias ‘'panthères'' comme j'aime bien l'appeler me le conseille. Donc merci à toi Tatoo, j'ai vraiment apprécié, je vais bientôt entamer la suite les douze.

Ce livre est un pur chef-d'oeuvre, il est dans mon coeur. C'est le chef-d'oeuvre du septième ciel peut-être que je fais trop d'éloges j'en doute … Comme je le disais ce livre contient 11 chapitres de pur horreur qui nous décrit un monde d'apocalypse où les monstres mènent en maitre sur ce monde … Dans chaque chapitre, Justin nous décrit un monde qui part tout à vau-l'eau chaque détail, chaque scène, chaque cri. On s'y croit vraiment ! Comme dirait Stephen King, à la quatrième page, on lisait 15 pages et vous entrez dans la scène on lisait 30 pages et vous serez projeté dans ce monde.
Ce que je n'ai pas aimé dans ce livre … Bien franchement c'est la façon dont décrit Justin, c'est le personnage secondaire qui n'a pas rapport dans les autres chapitres il décrit ces personnages comme si c'était le personnage principal décrivant leur vie intérieure comme le Stephen King sauf que lui ne le fait pas pour rien. Les personnages secondaires crèvent tous … Je vais citer leurs noms … La mère d'Amy Jennettes, le père de celle-ci … dont que j'ai oublié le nom … L'amoureux et le père d'Amy dont on voit qu'une fois dans un chapitre ainsi que la mère … le problème on remarquera qu'il faut 5 pages pour décrire les personnages alors ben franchement je trouve que c'est du gaspillage de temps.

Je dois aussi avouer que le premier chapitre est vraiment plate et les moments intéressants comme l'infection commence à la page 150 à 190 et continue à aller de plus en plus mal. J'espère que le deuxième tome sera mieux fait avec nos personnages Peter, Tony Holly, Sara, Mau, Amy, et Liss et Michael puis nos personnages principaux qui doivent sauver le monde.
Merci encore à toi tattoo, j'adore ton style de lecture …





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Je trouve toujours embarrassant d'avoir à émettre un jugement négatif sur un livre qui non seulement évolue dans l'un de mes genres de prédilection, mais dont l'épaisseur (un pavé de 900 et quelques pages tout de même !) m'a demandé un investissement temporel conséquent.

J'aurais tant aimé pouvoir ressortir emballé par la lecture de cet imposant roman pour lequel je n'ai vu aucune publicité tapageuse et mercantile, découvert par hasard dans ma médiathèque habituelle et intrigué par la simple lecture de la quatrième de couverture...

Un mélange de récit d'espionnage (les 250 premières pages, ou l'origine de la fin du monde civilisé - partie assez enlevée) et de récit post-apocalyptique, un univers de désolation hanté par des créatures cannibales génétiquement modifiées, tous ces éléments ont de quoi attirer l'amateur de récits fantastiques, mais force est d'admettre que l'auteur ne fait pas preuve d'une grande originalité et les péripéties de ce roman ne surprendront que les lecteurs novices.

Justin Cronin nous pond un bouquin à l'ambition affichée très vaste : le récit embrasse un arc temporel d'une petite centaine d'année entre la première partie du roman - la meilleure à mon sens (l'installation occupe les 250 premières pages) et la seconde partie.
On annonce d'ailleurs au lecteur qu'il s'agit là du premier tome d'une grosse trilogie en cours d'écriture (la mode des sagas à rallonge n'en finit plus de faire recette...).
Ambition aussi non seulement au niveau de la foultitude de personnages mis en jeu (à la psychologie parfois trop poussée - gros défaut du livre qui perd en rythme ce qu'il (croit) gagne(r) en épaisseur psychologique), mais surtout au vu de l'ampleur spatiale concernée : c'est la totalité du territoire Nord-Américain qui est touchée par l'apocalypse décrite ici (pauvres américains : c'est toujours sur eux que ça tombe...).

On a des personnages qui agissent comme ils l'auraient fait s'ils avaient habité un film hollywoodien à grand spectacle ; rien ne nous est épargné de leurs sentiments les uns pour les autres : déchirements familiaux, secrètes idylles, luttes pour le pouvoir au sein de la Communauté réfugiée derrière de hautes murailles. Ces derniers ne reculent d'ailleurs pas devant le sacrifice de leurs propres existences pour sauvegarder ce qu'il reste de civilisation (syndrome "Bruce Willis").

On a Amy, cette petite fille aux pouvoir psychiques mystérieux qui ne craint pas les "dracs", ces créatures vampiresques qui ont décimé la race humaine et arrive au secours de ce qu'il reste d'Humanité.
Ce personnage m'a furieusement rappelé les nombreuses jeunes héroïnes qui parsèment les romans de Stephen King, notamment dans le lien cérébral qu'elle entretient avec les "dracs" (lien très similaire à celui qui relie entre eux les fous furieux décrits dans le roman "Cellulaire" du même S. King).
Amy permet à l'auteur de conférer à son récit une portée symbolique très forte : personnage christique ambigu (en tous cas dans ce premier tome).

Pour résumer : une Humanité décimée par des créatures créées en laboratoire, quelques survivants qui voient débarquer une sorte de sauveur qui va les aider à se sortir de ce mauvais pas... Vous l'aurez compris, on est en pleine relecture du Déluge (le rapprochement avec cet épisode biblique est d'ailleurs fait explicitement vers la fin du roman, par l'un des personnages lui-même).

Grosses ambitions dramatiques à la symbolique biblique pataude pour grosse apocalypse déclinée dans une grosse trilogie : sauf qu'ici, "gros" n'est malheureusement pas synonyme de "mieux"...

Pour celles et ceux que les récits post-apocalyptiques passionnent - qu'ils soient déclinés au cinéma, à la BD et dans la littérature - ce roman n'apporte rien de nouveau et ne surprend guère...

Si vous avez lu la BD "Walking dead" (désormais déclinée en série télévisé), "Le fléau" (voire "Cellulaire") de S. King, si vous avez vu des films tels que : "Je suis une légende" (la boursouflure christique avec Will Smith), "Resident evil : Extinction" (gros naveton indigeste ; le personnage d'Alice dans ce roman m'a d'ailleurs furieusement fait penser au personnage d'Alice de la série "Resident evil" au cinéma : je vous fiche mon billet que si la trilogie littéraire de Cronin est un jour adaptée au cinéma, c'est Milla - "miss tatanes" - Jovovitch qui rempilera !...), eh bien le roman de Justin Cronin vous donnera l'impression de participer à un quizz façon "Où est Charlie ? / Cherchez la référence" !

Ultime coup commercial de la part de ce petit malin de Cronin : le roman se conclut sur le mode "A suivre...", alors que la traduction du second tome ne surviendra pas en France avant fin 2012, au mieux (d'après certaines sources).
Autant dire que si vous n'êtes pas nantis d'une mémoire phénoménale ou si vous n'avez pas pris de notes au cours de la lecture du premier tome, vous êtes bons pour vous retaper cette lecture avant d'attaquer le second tome lorsqu'il sortira !

Un bon conseil : attendez que la trilogie sorte dans son intégralité, voire en édition de poche, cela vous permettra de tout lire d'une seule traite.
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Tout, dans ce livre de 1265 pages tourne autour de Amy Harper Bellafonté. Sa mère Jeannette avait 19 ans quand elle a eu sa fille. Elle dû l'abandonner dans un couvant après avoir galéré pour survivre toutes les deux, Jeannette est allée jusqu'à sa prostituer pour pouvoir subvenir aux besoin d'Amy.

Dans cette première partie, l'auteur Justin Cronin nous dépeint son univers. Celui-ci ce passe à notre époque et le lecteur va très vite découvrir qu'il s'y ait passé des choses étranges. Il aurait tout aussi bien pu s'appeler « La chute » ou l'origine de la fin du monde. On découvre un complexe dans lequel les hommes, fonctionnaires des États-Unis, font ou ont fait des expériences sur les humains. On y découvre le VIRUS. Une sorte de maladie du sang qui rend les humains immortels... c'est à ce moment là, que je me suis dit qu'il y avait quelque part quelque chose de vampirique, voir de zombis ici … ??...

Peut importe, Amy après avoir été abandonnée par sa mère presque adoptée par une religieuse, soeur Lacey. Amy est kidnappée par deux agents du FBI qui doivent la rapporter au Complexe. Mais ils ne le font pas, ils vont vite être en fuite avec la petite fille. Ils finissent par se rendre, mais Amy fini tout de même au Complexe. Peu de temps après Amy tombe vraiment malade. C'est évidement : le virus. C'est a ce moment là que Walgast, l'un des deux agents du FBI, se sauve et que les « fluos » (genre de monstres fluorescents) s'échappent du Complexe. Ils sont la mort en personne et c'est en même temps la fin de la première partie et du monde, tout le monde est tué par les fluos. Il ne reste que Amy et Walgast.

La seconde partie est très explicite, c'est l'an zéro... Dans cette partie Walgast et Amy vont se réfugier dans les bâtiments d'un ancien centre de vacances dans les montagnes. Ils vont y passer près d'une année. Ils sont totalement isolés du monde extérieur, ils vont vivre au rythme des saisons avec seulement deux journaux, ils sont se rendre compte que le monde autour d'eux est presque mort.
Alors que le lecteur va aborder la troisième partie l'auteur, Justin Cronin, fait prendre un virage totalement différent et assez déroutant dans cette histoire. En effet, tous les enfants sont mis dans des trains vers des centres dans lesquels ils vont vivre. le lecture va s'apercevoir que ces enfants seront l'avenir de l'humanité pour plusieurs générations.
L'homme, de par sa force et son pouvoir peut aussi bien être destructeur, comme avec ce virus qu'il a tout de même créé.. et d'autre par, il peut tout aussi bien faire en sorte que l'humanité de disparaisse pas totalement en survivant entre les murs d'un camps. Où, comme Noé, hommes et animaux vont refaire le monde. Les habitants de ce futur, coupés du monde, sans radio, ni communication vers l'extérieur, même ceux qui doivent sortir ne peuvent pas parler de ce qu'il se passe à l'extérieur.

100 ans c'est écoulé entre la première partie et la seconde, 100 ans pendant lesquels cette petite communauté à survécu comme elle pouvait, mais aujourd'hui, la lumière qui provient de l'extérieur se fait rare et manque de s'éteindre définitivement ce qui entraînerait la mort de toute la population...
100 ans c'est écoulé et un marcheur arrive, une jeune fille de 11 – 12 ans elle s'appelle Amy... c'est Amy qui semble avoir le savoir et très certainement la solution à cette catastrophe. Elle semble ne pas craindre les "dracs" des créatures vampiriques qui attaquent les hommes pour les transformer en monstres à leur image.

En bref, un monde totalement ravagé et détruit par les hommes, ces scientifiques qui, sous couvert de la science, ont créé des monstres. Des hommes qui par la seule force de la suivie ont décidés de ne pas mourir et de faire avec ces monstres, le combat est inutile.

Un livre très gros, car lu en format poche, qui contient tout de même assez de longueurs, qui, au début, ne m'ont pas gênées, mais qui arrivé à un certain nombre de pages ont commencé à m'ennuyer. Il y a comme des accélérations qui m'ont données l'envie d'aller plus loin et des freinages qui m'ont par moment démotivés.

Je ne sais pas si je lirai la suite, pour l'instant, je n'en éprouve pas la nécessité...
Une lecture très agréable, une histoire qui allie post-apocalyptique, zombie/vampire.
Lien : http://tousleslivres.canalbl..
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Citations et extraits (88) Voir plus Ajouter une citation
Elle effectua toutes sortes de manipulations avec ses lunettes, choisissant la bonne paire dans l'entrelacs de cordons passés autour de son cou. Ayant trouvé celles qu'elle cherchait, elle les mit sur son visage boucané, brun comme un gland - sa tête avait quelque chose de légèrement ratatiné par rapport au reste de son corps, comme si les rabougrissements physiques du grand âge partaient du haut et descendaient -, le repéra visuellement et lui dédia un sourire édenté, l'air de venir seulement de se convaincre qu'il était bien celui qu'elle pensait. Elle portait, comme toujours, une robe ample, à encolure large, faite d'un patchwork de bouts de tissu recueillis sur on ne sait combien de frusques au fil des ans. Ce qui restait de ses cheveux formait un nid de blancheur vaporeuse qui semblait moins pousser sur son crâne que flotter autour, et ses joues étaient criblées de tavelures, ni des taches de rousseur ni des grains de beauté, mais quelque chose entre les deux.
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Le capitaine Greer s'approcha de lui. C'était un grand bonhomme bien bâti, au front tellement plissé qu'on aurait dit un champ labouré. Il devait avoir une quarantaine d'années. Il portait une tenue camouflée marron et vert, serrée à la taille par un large ceinturon, aux poches gonflées de toutes sortes de choses. Il avait un bonnet de laine sur son crâne rasé. Comme les quinze hommes de son détachement, il s'était fait sur le visage des traînées de boue et de charbon de bois qui faisait ressortir le blanc de ses yeux avec une vivacité surprenante. On aurait dit des loups, des créatures de la forêt. Ils ressemblaient à la forêt elle-même. Une unité avancée ; ils étaient dans les bois depuis des semaines.
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« Je suis désolée. Elle s'appelle Amy. Elle a six ans. »
Lacey l'avait longuement regardé. Pas les mots proprement dits, dont le sens était assez clair. Ce qu'elle regardait, c'était l'espace qui entourait les mots, toute une page de rien du tout. Trois minuscules phrases, voilà tout ce que cette petite fille avait au monde pour expliquer qui elle était, juste trois phrases et les pauvres bricoles qu'il y avait dans le sac. De toute sa vie, Lacey Antoinette Kudoto n'avait rien vu d'aussi triste. Elle n'avait même pas de larmes pour ça.
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Je l'ai regardé bien en face et jamais je n'oublierai ses yeux. C'étaient les yeux de quelqu'un qui sait qu'il pourrait aussi bien être mort. Quand vous avez ce regard-là, vous n'êtes ni jeune ni vieux, ni noir ni blanc, vous n'êtes même pas un homme ou une femme. Vous êtes au-delà de tout ça.
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Voyant approcher Sara, elle leva le visage et porta un doigt à ses lèvres. Sara eut un hochement de tête et prit une chaise à côté d'elle. Sandy avait raison : la jaunisse s'était aggravée. Avant de tomber malade, Gabe était un gaillard costaud, aussi costaud que sa femme était petite, avec de larges épaules noueuses, des avant-bras massifs faits pour le travail, et une bedaine rondouillarde qui pendait par-dessus son ceinturon comme un sac de farine : un homme solide, utile, que Sara n'avait pas vu une seule fois à l'infirmerie jusqu'au jour où il s'était plaint d'indigestion et de mal de dos, s'excusant comme si c'était un signe de faiblesse, un défaut de caractère plutôt que les prémices d'une sérieuse maladie.
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Vidéo de Justin Cronin
Bande annonce de la série The Passage, adaptation du roman de Justin Cronin
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