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EAN : 9782809433838
400 pages
Éditeur : Panini France (16/10/2013)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Archiduché d'Autriche, octobre 1604. Issue d'une glorieuse lignée princière, Erzébeth Bathory, la belle veuve du comte Nadasdy régit d'une main de fer ses domaines. Après des années de silence, Cadevrius Lecorpus réapparaît. Il ramène avec lui Anna, une fascinante sorcière dont Erzébeth tombe follement amoureuse. La magie démoniaque de l'Obscurité s'abat bientôt sur la région et, jusqu'à la Cour de Vienne, on s'émeut de la disparition de nombreuses jeunes filles. Ta... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
  21 novembre 2013
Comtesse Dracula, dame sanglante de Cachtice... Les surnoms à sensation ne manquent pas pour désigner celle que l'on considère aujourd'hui encore comme l'une des plus célèbres meurtrières de l'histoire hongroise. Si le nom d'Erzebeth Bathory ne vous évoque peut-être rien, sachez que dans sa patrie d'origine, cette comtesse du début du XVIIe siècle est devenue une véritable légende. Mais une légende bien sombre. Accusée d'enlèvement, de torture et d'assassinat sur plus de six cent jeunes filles dans le sang desquelles elle se serait baignée afin d'obtenir jeunesse éternelle et immortalité, Bathory a incontestablement marqué son époque, et son souvenir demeure aujourd'hui encore très vivace dans l'esprit populaire. Une histoire alléchante que Patrick Mc Spare s'est réapproprié dans ce roman qui, bien que pour ma part très attendu, se sera révélé fort décevant. Car loin de proposer un portrait plus nuancé, et donc plus crédible, de l'énigmatique comtesse, l'auteur semble avoir avant tout voulu faire dans le sensationnel et la provocation, et ce au dépend de son personnage.
Impossible d'éprouver une seule seconde ne serait-ce qu'une once d'empathie ou de compassion pour le monstre dépeint par Patrick Mc Spare. Cruelle, vaniteuse, colérique, perverse, égoïste..., aucune tare n'aura échappé à la pauvre Bathory, pour le coup parfaitement fidèle à ce que la légende a fait d'elle. Loin de nous faire découvrir la véritable femme cachée derrière le mythe, comme je m'y attendais, l'auteur fait le choix de mettre en scène une véritable harpie tuant et torturant autant par vanité que par pure plaisir sadique, le tout dans le but, non seulement de conserver sa jeunesse, mais aussi de provoquer le retour sur Terre de l'Antéchrist. Pour le côté nuancé, on repassera. Des scènes de sexe ou de torture plus trash les unes que les autres se succèdent ainsi pendant une grande partie du roman, un parti pris de la part de l'auteur à mon avis très contestable, non pas parce que j'ai l'estomac fragile, mais parce que neuf fois sur dix les dites scènes semblent être davantage présentes pour provoquer et donner un côté un peu plus glauque au roman plutôt que pour servir l'intrigue.
Du côté de l'intrigue, justement, je suis bien embêtée d'avouer que je me suis plutôt ennuyée pendant au moins les deux cent premières pages (sur un ouvrage qui en compte à peine 400, c'est un peu problématique...). Dès le début on comprend que ni la comtesse ni aucun membre de son entourage ne nous sera sympathique, aussi difficile de se prendre d'intérêt pour l'histoire. Fort heureusement les choses s'améliore un peu sur la fin, à mesure que le rythme s'accélère et que l'auteur se décide enfin à délaisser quelque peu les scènes d'horreur. La lecture se fait alors bien plus agréable et permet de refermer le roman sur une note un peu plus positive. En parlant de points positifs (parce qu'il y en a, malgré tout), les passages consacrés au groupe d'aventuriers composé d'exorcistes, chasseurs de vampires et autre type de mercenaires sont pour leur part fort intéressants. de même, les connaisseurs de la Hongrie du XVIIe et de l'histoire de Bathory ne manqueront pas d'être ravis des nombreux clins d'oeil et références distillés ici et là par l'auteur qui s'est de toute évidence abondamment documenté sur le sujet.
Une histoire fascinante malheureusement traitée sans nuance, accumulant inutilement scènes d'atrocités et de perversion et mettant en scène un personnage détestable au possible. Dommage, car la reconstitution historique effectuée et certaines idées de l'auteur sont pourtant loin d'être inintéressantes.
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UnKaPart
  10 novembre 2019
D'après la légende, Erzébeth Bathory (1560-1614) aurait assassiné jusqu'à 650 personnes, en majorité des jeunes femmes vierges, pour se baigner dans leur sang et accéder ainsi à l'immortalité. du côté des historiens, on garde les pieds sur terre, la tête sur les épaules, et les mains en l'air, plus personne ne bouge !
Hum… On se calme… Si l'existence de la comtesse hongroise ne fait aucun doute, les “bains de sang” au sens le plus littéral appartiennent à la légende noire forgée un siècle après sa mort. le nombre de ses victimes reste sujet à débat chez les spécialistes. Certains vont même jusqu'à avancer le chiffre de zéro, arguant que les accusations envers Bathory auraient été monté de toutes pièces pour l'écarter du pouvoir et faire main basse sur ses terres et sa fortune. Issue d'une vieille famille riche et influente, gouvernant seule après la mort de son mari, en bisbille avec les Habsbourg, tu m'étonnes qu'elle en ait dérangé plus d'un, la Bathory.
Toujours est-il qu'entre histoire et folklore, la comtesse sanglante, c'est du pain béni pour les auteurs… avec en contrepartie le risque de ne rien apporter à ce qui a été déjà raconté par d'autres. Un peu comme les récits de vampires qui ne font que paraphraser Dracula.
L'ouvrage de Patrick Mc Spare tient-il ses promesses ? Si non, pourquoi ? Si oui, comment ? le sang est-il immortel comme l'annonce la couverture ? Est-il possible de se lécher le coude sans se déboîter l'épaule ? Réponse à toutes ces questions – sauf la dernière – dans la chronique !

Achtung! Si vous avez lu les ouvrages jeunesse de Mc Spare, on s'aventure ici dans un autre esprit. Il y a du sang, des morts à foison, du sexe à toison, une ambiance très noire, bref Comtesse Bathory s'adresse aux grands, pas aux collégiens. Pour autant, le bouquin ne détonne pas dans la bibliographie du bonhomme avec un récit qui puise beaucoup dans l'Histoire. Infatigable voyageur temporel, le gars Patrick a visité le Ve siècle clodovicien (Mérovingiens), le Moyen Âge (Les Haut-Conteurs), l'Angleterre victorienne (Victor London), allant jusqu'à croiser les effluves et les époques avec sa série Les héritiers de l'aube.
Le versant historique de Comtesse Bathory est bien troussé. Je n'ai rien vu dans le texte qui ait heurté mes connaissances sur la Hongrie à la charnière des XVIe-XVIIe siècles. Histoire (c'est le cas de le dire) de parfaire ma culture générale, je me suis livré à quelques vérifications sur des points que j'ignorais. Résultat : l'auteur a tout bon. En tout cas dans les grandes lignes ainsi que les détails qui apportent à son cadre réalisme et crédibilité.
Sur le plan du roman historique, Comtesse Bathory tape donc dans le mille. le lecteur standard, pas spécialiste de la Hongrie du XVIIe siècle, ne se sentira pas perdu ou obligé d'aller sur Wikipedia à chaque ligne. le bouquin contient toutes les infos pour capter le décor, le contexte politique et religieux, la géographie, sans tomber pour autant dans le travers de l'exposé barbant.
Après, Mc Spare a bien sûr bidouillé l'historicité pour coller au genre littéraire du fantastique (donc avec des éléments surnaturels) et pour répondre à certains impératifs de narration. L'ouvrage étant une oeuvre de fiction et pas un essai universitaire, user de licence poétique n'a rien de scandaleux. Et puis, ce que j'aime chez Mc Spare, c'est la façon dont il se sert de l'Histoire. Il y touche au fond assez peu, pour insérer la fiction en creux, là où les sources font défaut, là où la trame chronologique est pleine de trous, c'est-à-dire là où l'imagination prend le relais.

Ce que je dis de la façon dont l'auteur joue avec l'Histoire vaut aussi pour sa façon de mener son histoire. Toujours entre vérité et fiction, même aux yeux des personnages. Difficile de détailler le sujet sans spoiler comme un malade… Toujours est-il que beaucoup d'éléments qui passent pour surnaturel ne le sont en rien et relèvent de la manipulation ourdie par tel ou tel personnage pour asseoir sa domination sur les crédules. le lecteur, lui, voit que c'est bidon, puisque l'astuce est révélée dans le texte. Mais… Concernant d'autres éléments surnaturels, présentés comme tels et pas démentis, est-ce qu'on n'est pas manipulé par l'auteur ? Les pouvoirs magiques sont-ils de la vraie (sic) magie ou s'agit-il de mesmérisme, d'hallucinations ou d'auto-persuasion ?
On se situe là au coeur du fantastique, coincé entre le rationnel et une tonne de points d'interrogation, avec deux conclusions possibles, aussi valables l'une que l'autre. Soit le sang rend immortel, soit tout cela n'existe que dans la tête des personnages qui sont mûrs pour l'asile.
Ce n'est pas pour rien si une des thématiques du roman tourne autour de l'emprise. Celle du sorcier Cadevrius sur ses disciples, dont Bathory et un taré qui se prend pour Gilles de Rais. Celle de Bathory sur ses sbires sortis d'un vieux film de la Hammer (Ilona la rebouteuse et le nain Ibis qui a un côté très Igor). Celle d'Anna la nécromancienne sur Bathory en jouant sur ses sentiments amoureux. Emprise enfin de l'auteur sur le lecteur, qu'il balade bien comme il faut. Petit canaillou, va !

Puisque je cite les noms des personnages en plus de Darry Cowl, arrêtons-nous dessus. Je ne vais pas tous les passer en revue, lisez le bouquin, vous apprendrez à connaître la bande au complet.
Le roman suit deux groupes distincts. D'un côté, les “méchants” autour de la comtesse. de l'autre, les ““““gentils”””” lancés à leurs trousses, avec beaucoup de guillemets, parce qu'ils repasseront pour la gentillesse et la bisounourserie. Bien vu niveau narratif pour alterner les points de vue et varier l'action. Bien joué aussi sur les caractères. Comme dans un western spaghetti, il n'y a pas de vrais gentils. Les mercenaires qui pourchassent Erzébeth ne sont pas motivés par la justice à apporter à ses crimes mais par l'argent. On croise dans leur groupe du violent, du menteur, du vénal, du fanatique religieux, du tortionnaire, soit une belle brochette d'enflures. Très bonne idée pour éviter au roman de virer manichéen ou benêt avec une comtesse en mode super-vilaine face à de preux chevaliers aux valeurs et à l'armure rutilantes. Ici, tout le monde est gris. Foncé.

La comtesse, la fameuse, donne lieu à un portrait de femme intéressant. Comme je viens de le dire, Mc Spare a esquivé l'écueil de la méchante de foire, caricaturale à l'excès. Autre point, il n'est pas non plus parti d'une princesse Disney nunuche qui basculerait du Côté obscur. Quand le roman démarre, Bathory nous est présentée comme une femme à poigne, habituée à tenir les rênes du pouvoir quand son mari part guerroyer contre les Ottomans. On prend l'affaire en route, puisqu'elle a déjà commencé à glisser vers les ténèbres. Juste un orteil, pas encore le grand plongeon, mais voilà, le processus est en route. Je trouve l'idée bien pensée pour entrer dans le vif du sujet, plutôt que nous montrer l'évolution dans son intégralité depuis le tout début, ce qui serait long et ennuyeux.
On va découvrir et suivre une femme de pouvoir, dans un milieu où ledit pouvoir est à 99,99% aux mains des hommes. Une femme tiraillée entre son éducation chrétienne et ses penchants aussi bien sadiques que saphiques (c'est fou ce qu'on peut faire avec un manche de fouet…). Une femme terrifiée à l'idée de mourir, au point de s'aventurer sur la voie de la noirceur pour repousser l'échéance fatidique. Si petit à petit, Erzébeth finit par prendre son pied à commettre les pires atrocités, elle n'en garde pas moins un côté humain à travers sa facette de mère inquiète pour ses enfants. Elle est aussi capable d'amour envers Anna, la sorcière nymphomane. Autant dire une personnalité complexe et c'est tant mieux, parce que tout le bouquin repose sur elle. Mc Spare a opéré les bons choix, un autre traitement aurait été trop monolithique.

À la base, on m'avait prêté le bouquin ; à l'arrivée, j'ai fait le tour des bouquinistes pour mettre la main dessus, il mérite de trôner dans ma bibliothèque.
Si vous aimez les récits fantastiques sombres et glauques, si vous n'avez pas froid aux yeux ni aux miches, Comtesse Bathory assure le job avec panache et apporte du sang neuf à la légende d'Erzébeth.
Lien : https://unkapart.fr/comtesse..
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Melisende
  05 juin 2016
Acheté aux Imaginales en 2014, c'est une lecture commune en compagnie de Bookover qui m'a permis de sortir la Comtesse Bathory de ma Pile à Lire. Patrick McSpare avait terriblement bien vendu son titre, plus adulte et mature que ses autres sagas (Les Héritiers de l'Aube ou Les Haut Conteurs à quatre mains avec Olivier Peru), j'avais alors été curieuse de me plonger dans cette réécriture de l'histoire de la célèbre Erzébeth Bathory.
Aujourd'hui, deux ans plus tard, ce côté fantastique et vampirique ne correspond plus vraiment à ce que je recherche dans mes lectures, lui privilégiant la féerie ; je n'étais donc peut-être pas dans la meilleure phase pour apprécier ce roman. Toujours est-il que je lui ai trouvé, objectivement, beaucoup de qualités et à part un petit bémol sur les personnages trop nombreux et trop peu développés, le reste tient parfaitement la route et saura certainement convaincre les curieux et les fans de cette Comtesse sanglante !
Avec ce one-shot (premier point positif !), Patrick McSpare nous offre sa vision, son interprétation de la vie de la Comtesse Bathory, figure historique certifiée. D'elle, je ne connaissais que la légende l'entourant : elle aurait tué des dizaines de jeunes filles pour se baigner dans leur sang prétendument régénérant. L'auteur utilise ici des faits réels – on sent la documentation derrière et la maîtrise générale du sujet – qu'il relie entre eux par de la fiction. C'est assez bien fait pour qu'on y croit et qu'on se demande régulièrement où s'arrête le réel et où commence l'imaginaire…
Les passionnés d'histoire moderne européenne (la Hongrie à l'aube du XVIIe siècle, dans la tourmente des religions) trouveront très certainement beaucoup de charme à cette lecture puisque, comme je le disais plus haut, Patrick McSpare s'est documenté et ça se sent. Les lecteurs de fantastique ne seront pas en reste puisqu'évidemment, à l'origine d'une légende vampirique, la vie de la Comtesse Bathory ne pouvait pas être traitée sans son lot d'éléments surnaturels. Quoique… et c'est bien là un autre intérêt de ce roman qui, jusqu'au bout, laisse le lecteur dans le doute. le surnaturel était-il vraiment de la partie avec la présence, notamment, de Satan et de ses sbires ? Ou la Comtesse et son entourage ont-ils juste été les victimes de drogues, d'hallucinations collectives, de folie, de la force mystérieuse de l'esprit ? Chacun fera son choix comme lors de la lecture des romans fantastiques dans la plus pure tradition du XIXe siècle (Maupassant, Mérimée…) et ça, ça me plaît.
Et si j'ai si facilement voyagé au coeur de l'ancien royaume de Hongrie, c'est aussi et surtout grâce à la plume de l'auteur, rythmée et entraînante. C'est bien simple, tout au long de ma lecture et surtout au moment des scènes d'action, j'ai eu l'impression de me retrouver face à un film d'aventures, un film de capes et d'épées.
Les descriptions sont efficaces et imagées, les dialogues en nombre suffisant pour syncoper le récit… peut-être ai-je eu un peu plus de mal avec les passages d'introspection de la Comtesse mais ce n'est pas une question de forme, plutôt une question de fond. D'ailleurs je remercie Patrick McSpare d'avoir choisi le point de vue multiple qui permet de passer d'un personnage à l'autre avec l'alternance des chapitres. Ainsi, on ne s'ennuie jamais, toujours curieux de découvrir la suite des aventures de tels ou tels groupes de personnages, évoluant dans des situations souvent très différentes.
Attention par contre, l'auteur ne nous épargne pas beaucoup de détails. C'est une histoire violente où les scènes sanglantes et éminemment sexuelles ne sont pas passées à la trappe. Si Patrick McSpare nous a habitué à de la littérature jeunesse, ce n'est définitivement pas le cas ici ; attention donc, pour public avertis uniquement !
Malgré tout, et c'est sans doute le pendant négatif, le grand nombre de figures principales et secondaires fait qu'on s'y perd un peu. On parvient bien à les différencier les uns des autres, mais difficiles d'accorder son attention à tous et surtout, de s'attacher à l'un d'entre eux.
La Comtesse est évidemment le personnage le plus développé, celui que l'on suit le plus intimement, mais elle n'a pas su m'émouvoir. J'ai aimé le postulat de départ : une femme forte et moderne dans un contexte patriarcal qui aurait dû la rendre soumise et obéissante. Erzébeth tient tête aux hommes, gère son domaine seule et d'une main de fer depuis qu'elle est veuve et vit ses amours avec passion (elle se meurt d'amour pour Anna, la disciple de Lecorpus). Evidemment, une figure féminine forte qui réussit à s'en sortir malgré les difficultés du contexte dans lequel elle vit, ça me parle… mais d'autres choses m'ont gênée chez cette femme. Oui, j'ai compris ses phases de doutes car, très pieuse, une part d'elle déteste ce qu'elle fait subir aux autres ; mais finalement, jamais je n'ai réussi à avoir de la compassion pour elle. Je l'ai souvent trouvée capricieuse et cet aveuglement amoureux… difficile pour moi de le concevoir.
Quant à tous les personnages qui gravitent autour de cette Comtesse, je les ai trouvés assez caricaturaux, globalement. Il faut dire que présenter autant de figures en un seul tome et donc en si peu de pages, ce n'est pas évident. Patrick McSpare a donc dépeint chacun d'entre eux avec quelques caractéristiques précises mais ils ne semblent se caractériser qu'avec celles-ci et ne pas avoir bien plus de profondeur, ce qui est très dommage au vu de leur potentiel ! Mais encore une fois, c'est assez pertinent avec l'image que je me fais des films d'aventures et de capes et d'épées qui sont là pour le divertissement et nous proposent des héros très marqués, ce n'est donc pas vraiment un défaut. Juste une préférence de ma part car j'aime les personnalités complexes et très riches.
Je crois que si j'avais lu ce titre quelques années en arrière, alors que le thème me plaisait alors énormément, ma lecture aurait été d'autant plus agréable. Aujourd'hui, elle a été plutôt divertissante, mais manquant de passion car ce que je lisais n'avait que peu de prises sur moi. Si vous portez un intérêt à l'histoire de la Comtesse sanglante et si vous n'avez pas peur de plonger dans la noirceur humaine… tentez cette aventure dans laquelle on ne s'ennuie pas !
Lien : http://bazardelalitterature...
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BlackWolf
  03 juillet 2014
En Résumé : Je ressors plutôt déçu, je l'avoue, de ma lecture. L'histoire pourtant se révélait prometteuse mais l'ensemble manque, selon moi, clairement de profondeur et de densité, l'auteur ne restant souvent qu'à la surface des choses. Les rebondissements manquent aussi clairement de cohérences et de logiques. L'ambiance fantastique que cherche à mettre en place l'auteur se révèle un peu trop clichée et surtout repose sur ces scènes sanglantes et de sexe qui ont du mal à vraiment rendre l'ensemble angoissant. Quant à l'aspect historique, il est à peine esquissé et a du mal à s'intégrer au récit. Les personnages, outre leurs manichéismes et leurs simplicités, ne m'ont jamais accrochés ; la Comtesse Bathory me faisant plus penser à une enfant gâtée qu'autre chose, les mercenaires manquant d'intelligences et certains personnages donnent même l'impression de ne servir à rien. Il m'a fallu attendre les 2/3 du roman pour que je sois un minimum happé dans le récit qui devient enfin fluide même si la conclusion repose sur une explication trop brouillonne qui se contredit tout le deux lignes et sur une accumulation un peu trop importante de révélations finales. La plume de l'auteur se révèle pourtant simple et efficace mais en fais trop dans les dialogues. Au final je ne pense pas être le bon lecteur pour ce roman ayant du mal à vraiment se révéler adulte et surtout manquant clairement de profondeur à mon goût.
Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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ClaireDoc
  06 novembre 2013
Le premier livre pour adulte de l'auteur est un coup de maître. Attention, c'est une histoire sombre et tourmentée pour public averti. le choix du sujet parle de lui même : la comtesse Bathory est une femme ayant réellement existé et qui a fait assassiner des centaines de jeunes filles pour se livrer à des rituels sanglants. Les scènes violentes s'enchaînent, mais heureusement sans verser dans le gore. Ici l'ambiance gothique est travaillée par petites touches.
On retrouve ici la plume de Patrick Mc Spare, toujours aussi agréable à suivre dans les méandres de l'histoire. C'est au début du XVIIe siècle que prend place cette aventure. Dans le royaume de Hongrie un groupe de sombres individus prennent de l'emprise sur Erzebeth Bathory. Sa nourrice d'abord, puis Cadevrius Lecorpus, inquiétant « sorcier » et la charmeuse Anna. Les « voyages mentaux », que va effectuer la comtesse permettent par ailleurs des incursions dans trois autres périodes antérieures. Grâce à cet artifice bluffant, elle assiste ainsi à une bataille contre les infidèles en 1389, se retrouve à la cour de Sigismond 1er (XVe s.) et enfin rencontre un seigneur mythique de Transylvanie. Ces trois chapitres, au coeur de la construction du récit, sont mes favoris. C'est en se livrant à ce rituel que la comtesse « bascule » sur la pente de la folie et du meurtre sans remord. le roman tente de répondre à la question : pourquoi et comment une puissante femme du XVIIe s, se livre-t-elle à d'odieux meurtres ? Au départ elle ne le souhaite pas, mais à la fin de cette aventure elle sera convaincue de l'efficacité de la magie du sang d'une part et de son droit sur la vie des autres d'autre part.
[...]
Le chapitre final est particulièrement bien tourné. Il s'agit du journal de la Comtesse, et il nous amène au point crucial : le genre de ce roman. le journal d'une folle ne peut que nous faire penser au Horla de Maupassant ou à une nouvelle de Lovecraft. Il s'agit d'un authentique récit fantastique, un genre dix-neuvièmiste quelque peu délaissé par nos contemporains. Et ça fait du bien d'en lire, car ici l'auteur joue vraiment avec le lecteur et laisse la porte ouverte sur deux interprétations. La notion de fantastique en littérature repose sur l'épouvante, l'incertitude, l'intervention d'éléments surnaturels dans un contexte réaliste, et selon Todorov l'impossibilité de trancher entre deux versions : la surnaturelle et celle de la folie. Ici on a le point de vue interne de deux personnages principalement : la Comtesse Bathory et Vincent. Les personnages influencés, drogués et manipulés peuvent être : Anna, Trevaux/Rais, les aventuriers et Bathory elle-même. Les manipulateurs Cadevrius et Wolf. La personne la plus influençable serait Bathory, personnage qui pense avoir vu le plus de « choses incroyables ». Mais peut être les rituels magiques ont-ils vraiment fonctionné, et peut être Cadevrius est-il l'élu du Diable. A vous de lire ;)
Lien : http://lireetclaire.wordpres..
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critiques presse (1)
Elbakin.net   24 janvier 2014
Toutes ces péripéties nous entrainent jusqu’au final qui, même si un peu tiré par les cheveux, donne une tournure à l’histoire des plus inattendues et en ravira plus d’un. Il sera suivi d’une conclusion elle aussi réussie.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
boudiccaboudicca   18 novembre 2013
Je réussis là où mon maître avait échoué de si peu. De création, je devins créateur en faisant migrer mon âme, lors d'une nuit de sabbat. Cela se passa en 1348. Depuis, j'ai traversé les terribles malédictions de la Peste noire et de la Guerre de Cent Ans, et ai été le témoin privilégié de la Renaissance et de l'ascension de l'empire espagnol. J'étais présent lors du Grand Incendie de Bourges, ainsi qu'à la prise de Constantinople par les Ottomans. J'ai fréquenté les philosophes Pétrarque, Pic de la Mirandole, Machiavel, comploté avec Charles le Téméraire, Laurent de Médicis et les Rois Catholiques. Tant d'histoires...
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sariahlitsariahlit   26 octobre 2013
À l'écoute de cette impitoyable profession de foi, Erzébeth lâcha sa compagne. Anna souriait toujours, de façon un peu sarcastique. Mais ses yeux pailletés d'or étaient la seule chose qui captivait l'attention de la comtesse.
-Que vas-tu faire, Erzébeth ? Me congédier, m'interdire de reparaître devant toi ? Tu ne le peux pas, ton regard me le révèle.
-Ce que je peux, c'est au moins te corriger ! mentit-elle.
-Soit. Frappe-moi, si tu le veux. Aussi durement que ta rage l'exige. Je ne me défendrai pas. Peut-être même aimerai-je cela. Pourtant, sois certaine que personne ne me contraindra à vivre autrement que je l'entends.
Épouvantée par l'ampleur de ses sentiments, la comtesse se détourna et sortit respirer l'air de la nuit.
Anna était un oiseau sauvage. S'acharner à la dompter, à l'emprisonner dans une cage, fut-elle luxueuse, ne pourrait qu'exacerber son désir de liberté absolue.
Vulnérable, oui. Au point que la crainte de briser cet enchantement venait d'empêcher la comtesse d'agir comme son rang l'exigeait pour la deuxième fois en peu de temps. Mais, quand elle se retrouva seule avec Anna derrière les murs de leur chambre d'hôte, Erzébeth oublia ses doutes, sa colère, ses peurs. Une étreinte passionnée lui laissa un souvenir plus précieux que tous les trésors après lesquels courait Cadevrius.
Et, lorsque les deux amantes s'endormirent, apaisées et comblées, elles ne ressentirent à aucun moment le poids du regard froid qui les observait.
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BlackWolfBlackWolf   30 juin 2014
Ses gants de cuir fin, ses bottes montant jusqu'à mi-cuisses, sa rapière, sa dague et son pistolet si apparents à son ceinturon... Tout en cet étranger indiquait le spadassin, le guerrier à louer.
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milaHmilaH   24 mai 2014
Avec son teint d'albâtre, son nez droit et ses lèvres sensuelles, la comtesse parvenait à rester belle sous l'emprise de sa sombre fureur. Âgée de quarante-deux ans, elle en paraissait quinze de moins et s'en enorgueillissait souvent. Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui était un jour sombre. Aujourd'hui, pour la première fois de son existence, elle venait de tuer quelqu'un.
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TomatoKetchupTomatoKetchup   27 octobre 2013
Avec son teint d'albâtre, son nez droit et ses lèvres sensuelles, la comtesse parvenait à rester belle sous l'emprise de sa sombre fureur. Âgée de quarante-deux ans, elle en paraissait quinze de moins et s'en enorgueillissait souvent. Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui était un jour sombre. Aujourd'hui, pour la première fois de son existence, elle venait de tuer quelqu'un.
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