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Rosemary tome 1 sur 2

Élisabeth Janvier (Traducteur)
EAN : 9782221117286
364 pages
Robert Laffont (19/05/2011)
3.94/5   629 notes
Résumé :
Un cinq pièces au Bradford en plein cœur de New York, quel bonheur pour un jeune couple! Rosemary et Guy n'en reviennent pas. Les jaloux disent que l'immeuble est maudit, marqué par la magie noire, que le sinistre Marcato y habita, que les sœurs Trench y pratiquèrent des sacrifices immondes...
Peu de temps après l'arrivée de Rosemary, une jeune fille se jette par la fenêtre.
Une étrange odeur règne dans les appartements. Quant aux voisins, leurs yeux s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (101) Voir plus Ajouter une critique
3,94

sur 629 notes
Un roman à éviter pour les femmes enceintes…

Dans son nouvel appartement new-yorkais, Rosemary vit dans un conte de fées, elle s'est mariée et est prête à avoir de nombreux enfants et à vivre heureuse jusqu'à la fin des temps.

Mais le malaise s'installe, l'odeur, l'atmosphère impalpable, des suicides dans son entourage.

Puis c'est l'enfer de paranoïa : « Pourquoi ces voisins deviennent-ils si gentils? Pourquoi cet homme que j'ai épousé n'est-il plus le même? Pourquoi cette distance, ce froid entre nous? Qu'est-ce qu'on me cache? Est-ce que je suis trop nerveuse ? »

Et cette grossesse, elle se sent si étrange. Est-ce bien normal de pareilles rages de nourriture? Elle devrait être heureuse à câliner son gros ventre, mais l'angoisse la submerge. Est-ce que la grossesse la rend folle?

Et la peur, la hantise d'engendrer un monstre, la terreur irrationnelle de croire que le seul fait d'imaginer ou de rêver de voir son futur bébé comme anormal pourrait modifier sa croissance et en faire un… démon?

Un livre qui date de la fin des années soixante, où la débâcle de la religion fait place à tous les mysticismes, l'horreur a pris une teinte satanique. La mode se poursuivra avec l'Exorciste quelques années peu plus tard et c'est le cinéma qui les rendra populaires.

Un classique de l'horreur psychologique, d'une subtilité démoniaque…
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On connait l'histoire de L' Exorciste dont le tournage a été décrit comme maudit du fait du nombre de blessures... mais également de décès chez les proches de l'équipe voire dans le casting même (l'acteur Jack McGorwan décédé peu de temps après avoir tourné ses scènes). On ne peut s'empêcher d'imaginer que les films d'horreur ne peuvent manquer de porter malheur, se pencher de trop près sur le mal absolu ne semble pas sain. le film Rosemary's Baby, adaptation de ce roman par Polanski ne fait pas exception. le décès de la femme du cinéaste assassiné par des adeptes de la secte de Charles Manson, réincarnation autoproclamée du Seigneur, l'année suivant la sortie du film, ne semblait pas pour certains une coïncidence. Et pourtant il semble que Manson ait voulu punir... l'ancien propriétaire de la maison de Polanski... Une macabre erreur...

Heureusement pour lui, il ne semble pas qu'Ira Levin ait eu à se plaindre de son roman, je n'ai pas trouvé trace de malheur survenu pour lui suite à l'écriture de son livre, un an à peine avant son adaptation ciné. Je n'ai pas vu le film, mais les résumés que j'ai pu en lire après ma lecture semblent coller parfaitement au livre. le succès du film doit donc beaucoup au livre puisqu'on a souligné dans le film le talent dans la suggestion de l'horreur, le fantastique surgissant dans la banalité du quotidien... toutes qualités bien présentes dans le roman.

En effet le plaisir de la narration, dans la majeure partie du livre est dans cette description banale du quotidien d'un jeune couple s'installant dans un nouvel immeuble... avec un lecteur qui sait qu'il est en train de lire une histoire d'horreur et qui ne peut s'empêcher de prononcer régulièrement dans sa tête des "oh, oh", dès que surgit un détail inquiétant, troublant... Tout le talent de l'auteur est que ces premiers détails sont balayés ou ignorés par les protagonistes, comme dans un théâtre de Guignol où nous serions les enfants qui crieraient "Attention" de toute la force de leurs poumons sans jamais être entendus par les marionnettes. Et Levin tire admirablement les ficelles puisqu'il instille petit à petit le doute... puis rassure ensuite ses personnages, ce qui nous inquiète d'autant plus. La tension est à son comble et je me suis plusieurs fois laissé prendre au jeu du "j'arrête à la fin du prochain chapitre" et à passer au suivant sans même me rendre compte de ce que je faisais.

De là à penser que j'ai moi aussi subi une malédiction, je ne saurais franchir le pas... En tout cas, après cette lecture, je ne regarderais plus du tout de la même façon quelqu'un qui m'offrira un porte-bonheur... Je vous laisse découvrir pourquoi si vous ne le savez pas déjà...
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Vous avez vu et revu le film de Polanski? C'est pas grave!
Lire le roman d'Ira Levin restera quand même un plaisir délicieusement malsain.

Rosemary's baby, c'est comme une Madeleine de Proust au goût sulfureux, avec son atmosphère sixties légèrement surannée, son appartement new-yorkais au passé tragique, l'innocente Rosemary qui va en voir de toutes les couleurs et surtout du noir, son mari au double visage, ses intrusifs et inquiétants voisins, sa grossesse maléfique.
Avec une lente et diabolique montée en puissance dans l'angoisse, le lecteur est baladé entre rationalité et folie, oscillant sans arrêt au fil des indices relevés par Rosemary (la perte d'un gant, les bougies noires, les griffures sur le corps) entre cauchemar halluciné et liturgie sataniste, jusqu'à la troublante scène finale.

Un roman toujours culte cinquante ans après sa parution auquel viennent encore puiser tous les débats sur l'Antéchrist, le satanisme occulte, le triomphe du Mal sur le Bien... et le dérèglement hormonal chez la femme enceinte!
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« Un bébé pour Rosemary », un bien étrange roman
Qu'on en juge : Rosemary et Guy, fraîchement mariés, s'installent dans une immense bâtisse victorienne en plein coeur de New York, un cinq pièces : l'aubaine. Néanmoins ils ont été prévenus – des jaloux sans doute – que l'immeuble a un passé, et un passé plutôt noir occupé qu'il a été par des suicidaires, des meurtriers…
A peine arrivés, une jeune fille se jette par une fenêtre.
Rosemary sera bientôt enceinte et fera l'objet de la sollicitude appuyée de ses vieux voisins adeptes de tisanes aux herbes…Et cette odeur étrange qui règne dans tous les appartements…

Une maison maléfique, des voisins peut-être satanistes, des rituels venus d'on ne sait où … ajoutons à cela le talent d'Ira Levin pour faire monter la tension et le suspense, voilà un « petit » roman qui ne manque pas de piquant…En tout cas pour les amateurs d'épouvante, dont je ne suis pas...
Allons-nous assister à la naissance de l'Antéchrist ?… A voir…

Un roman magistralement mis en scène et réalisé en 1968 par Roman Polanski. C'est par ce film que j'ai découvert « Un bébé pour Rosemary » et que j'ai eu envie de le lire. Une lecture bien ancienne, en fait, mais des années après, il me reste cette sensation de malaise, cette ambiance oppressante, malsaine…

Il me semble que je n'aime pas trop ce genre de roman…D'ailleurs, ma bibliothèque n'en contient trois ou quatre, au plus…
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Un bébé pour Rosemary, plus connu sous son titre original « Rosemary's baby », est un classique littéraire mais également cinématographique grâce à l'adaptation de Polanski dont j'étais curieuse de découvrir enfin l'histoire.

Rosemary et Guy sont LE couple parfait. Après des mois et des mois d'attente, ils arrivent enfin à louer un cinq pièces au Bradford à New York. le rêve ultime pour Rosemary qui adore les vieux bâtiments bourgeois et qui, sans attendre, va passer énormément de temps à le décorer au mieux. Les rumeurs de malédiction et le passé assez sombre du bâtiment n'entachent rien à son bonheur et même le suicide d'une de ses jeunes voisines ne va pas l'empêcher d'adorer son nouveau logement. D'autant plus que les voisins sont très attentionnés et répondent au moindre besoin de Rosemary qui va découvrir qu'elle est enceinte. le sont-ils peut-être un peu trop d'ailleurs ?

Rosemary's baby fut une lecture très particulière. le récit, quand on le lit au premier degré, parait insipide et assez banal. Cependant, il y a une tension omniprésente qui prend aux tripes pendant la lecture, une tension sous-jacente aux lignes. Je n'ai pas vu le film, c'est donc une découverte totale pour moi et je ne m'attendais pas du tout à ce final. Ira Levin arrive à nous faire ressentir une inquiétude malsaine alors que Rosemary fait tout simplement ses courses ou parle avec ses voisins. On est obnubilé par cette histoire comme l'héroïne est obnubilée par son propre bonheur. Il est impossible de reprendre le cours de sa vie tant que l'on n'a pas terminé cette histoire car cette pression nous suit et on a qu'une envie : comprendre.

Bref, Rosemary's Baby fut une lecture prenante et particulière. Ira Levin nous prouve que la littérature d'horreur n'est pas faite que de romans sanguinolents et peut faire ressentir le malaise à ces lecteurs avec peu de choses. Ira Levin nous prouve donc ici un talent d'écrivain et je suis donc curieuse de lire d'autres ouvrages de l'auteur à l'occasion.
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
...] ... Le vendredi 3 juin, Hutch mourut sans avoir quitté son lit à l'Hôpital Saint-Vincent. Axel Allert, son gendre, téléphona la nouvelle à Rosemary le samedi matin. Il y aurait une cérémonie commémorative le mardi matin, à 11 heures, à l'Ethical Culture Center de la 64ème Rue Ouest, lui dit-il.

Rosemary pleura, non seulement parce que Hutch était mort, mais aussi parce qu'elle l'avait totalement oublié tous ces derniers mois et avait maintenant le sentiment qu'elle avait hâté sa fin. Grace Cardiff [amie très proche de Hutch] avait bien téléphoné une ou deux fois ; mais elle n'était pas retournée voir Hutch ; cela lui avait paru bien inutile, étant donné qu'il était toujours dans le coma, et de plus, ayant recouvré la santé, elle éprouvait une certaine répugnance à côtoyer un malade, comme si cette proximité avait pu constituer un danger pour elle et pour son enfant.

En apprenant la nouvelle, Guy blêmit et se renferma dans le silence pendant plusieurs heures. Rosemary fut étonnée de l'importance de sa réaction.

Elle alla seule à la cérémonie. Guy avait un tournage et ne pouvait se libérer ... (...)

Rosemary serra la main [de Grace], lui dit bonjour et la remercia de ses coups de téléphone.

- "Je voulais vous poster ceci hier soir," dit Grace Cardiff, montrant un paquet enveloppé de papier brun, de la dimension d'un livre, qu'elle tenait à la main, "mais je me suis dit que je vous verrais probablement ce matin.(...)

- Qu'est-ce que c'est ?

- C'est un livre que Hutch tenait absolument à ce qu'on vous remette. Il a beaucoup insisté. (...) Il était apparemment en train de lire ce livre le soir où il est tombé malade. Il a beaucoup insisté, il l'a répété deux ou trois fois à l'infirmière et lui a fait promettre de ne pas l'oublier. Il paraît aussi qu'il faut que je vous dise que "le nom est un anagramme." (...) C'est un livre anglais sur la sorcellerie. ... [...]
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[...] ... - "Je ne sais pas si vous êtes au courant," dit [Hutch] en tartinant son petit pain, "mais le Bramford avait une réputation plutôt fâcheuse au début du siècle."

Il releva le nez, vit qu'ils n'étaient pas au courant, et poursuivit. (Il avait un visage large, luisant, des yeux bleus au regard vif, et quelques rares mèches de cheveux noirs, soigneusement plaquées en travers de sa calvitie.)

- "Indépendamment d'Isadora Duncan et de Théodore Dreiser," dit-il, "le Bramford a abrité un nombre considérable de personnages beaucoup moins recommandables. C'est là que les soeurs Trench exerçaient leur art culinaire particulier, et que Keith Kennedy tenait ses petites réunions. Adrian Marcato habitail là, lui aussi ; et Pearl Ames.

- Qui étaient les soeurs Trench ?" demanda Guy.

- "Qui était Adrian Marcato ?" demandait Rosemary au même moment.

- "Les soeurs Trench," dit Hutch, "deux vieilles dames très victoriennes et très respectables, étaient des cannibales distinguées. Elles ont fait cuire et ont mangé plusieurs petits enfants, y compris leur propre nièce.

- Charmant," dit Guy.

Hutch se tourna vers Rosemary.

- "Adrian Marcato, lui, pratiquait la sorcellerie. Il fit même sensation, vers 1890, en annonçant qu'il avait réussi à évoquer Satan lui-même. Il alla jusqu'à montrer une poignée de poils et quelques bouts de griffes, et apparemment, des gens l'ont cru. Du moins, il y en eut suffisamment pour former un attroupement et le lyncher, dans le hall d'entrée du Bramford.

- Vous plaisantez," dit Rosemary.

- "Je suis très sérieux. Quelques années plus tard, commença l'affaire Keith Kennedy et, vers les années vingt, la moitié des locataires avait déserté l'immeuble. ... [...]
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Rosemary ne se souvenait des sinistres avertissements de Hutch que lorsqu'elle descendait au sous-sol pour faire la lessive, environ tous les quatre jours, et cela la mettait mal à l'aise. L'ascenseur de service était déjà peu rassurant (petit, sujet à des grincements et à des secousses inattendues, et sans liftier pour le manœuvrer), et le sous-sol lui-même était un endroit peu engageant, avec ses couloirs de brique au badigeon écaillé, au bout desquels on entendait s'éloigner des bruits de pas étouffés, où des portes qu'on ne voyait pas se refermaient brusquement avec un bruit sourd, et où de vieux réfrigérateurs au rebut tournaient leur porte contre le mur sous des ampoules électriques à l'éclat brutal derrière leurs muselières de grillage.
C'était là, se rappelait Rosemary, qu'on avait trouvé, il n'y avait pas si longtemps, le cadavre d'un nouveau né enveloppé dans un journal. L'enfant de qui était-ce? Et comment était-il mort? Qui l'avait découvert? La personne qui l'avait abandonné avait-elle été arrêtée, et condamnée?


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— Mais... des choses aussi affreuses doivent bien arriver de temps en temps dans tous les immeubles, dit Rosemary.
— De temps en temps, dit Hutch. Mais le problème, c'est que, justement, au Bramford, ces choses-là arrivent plus souvent que « de temps en temps ». Il s'y passe aussi d'autres accidents moins spectaculaires. Par exemple, on y a relevé un nombre de suicides beaucoup plus élevé que dans des immeubles de même importance.
— Quelle en est la raison, Hutch ? dit Guy, feignant un air grave et soucieux. Il doit bien y avoir une explication.
Hutch le regarda un moment sans répondre. Puis il dit :
— Je ne sais pas. Peut-être est-ce tout simplement que la réputation des deux Sœurs Trench y a attiré un Adrian Marcato, que les histoires de celui-ci y ont attiré un Keith Kennedy, et c'est ainsi que de fil en aiguille une maison devient... une sorte de point de ralliement pour des gens plus prédisposés que d'autres à un comportement un peu particulier. À moins qu'il n'y ait des causes plus subtiles que nous ignorons encore... des champs magnétiques, des électrons, que sais-je, qui peuvent rendre un endroit littéralement maléfique. C'est un phénomène connu. Le Bramford n'est pas unique en son genre.
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- Pourquoi ne viendriez-vous pas dîner chez nous ce soir ? Qu'est-ce que vous en pensez ?
- Oh non, dit Rosemary, nous ne pouvons pas...
- Mais bien sûr que si. Pourquoi pas ?
- Non, sincèrement, je ne veux pas vous...
- Vous nous rendriez grand service, dit Mrs Castevet.
Elle abaissa son regard sur ses genoux, puis releva les yeux vers Rosemary avec un sourire triste.
- Hier soir et samedi, nous avions des amis avec nous, dit-elle. Ce soir, c'est la première fois que nous serons seuls depuis... l'autre soir.
Rosemary se pencha vers elle avec sympathie.
- Si vraiment cela ne doit pas vous déranger, dit-elle.
- Ma petite chérie, si cela devait me déranger, dites-vous bien que je ne vous l'aurais pas demandé, dit Mrs Castevet. Il n'y a pas plus égoïste que moi !
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Vidéo de Ira Levin
Bande annonce (VO) de la série Rosemary's baby, adaptation du roman d'Ira Levin.
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