AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2246267331
Éditeur : Grasset (22/09/2004)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 40 notes)
Résumé :
Au début il y a le regard d'un enfant.
Un enfant qui ne va pas à l'école parce que le temps soudain se paralyse. La mort fait irruption et ce premier bouleversement de l'ordre quotidien lui fait découvrir l'Histoire. Oh ! une histoire ordinaire, un fait divers misérable et qui pourtant, par les yeux élargis du conteur, devient grandiose. C'est Antigone en Colombie et le corps réprouvé d'un médecin qu'un vieux colonel conduira jusqu'à sa sépulture en défiant l... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Sachenka
  29 avril 2018
Cent ans de solitude m'avait marqué et transporté. Mieux, envoûté, comme peu de chef d'oeuvres ont su le faire depuis. Mais, une dizaine d'années avant la parution de ce roman-phare était sorti Des feuilles dans la bourrasque, qui se déroule dans le même univers, celui du village fictif de Macondo. Mieux, on y retrouve également un certain Aureliano Buendia. le colonel. Exactement le même ? Surement pas. Ici, il a pour toute famille une fille, Isabel, et un petit-fils. Ces trois personnages se partagent la narration de cet après-midi du mercredi 12 septembre 1928 où ils risqueront la colère de tout Macondo pour offrir une sépulture chrétienne au docteur.
Ce dernier, athée (ou, du moins, pas pratiquant), s'était attiré la haine des villageois pour l'attention marquée qu'il portait aux femmes mais, surtout, retraité, pour avoir refusé de soigner de blessés revenus de la guerre. Isolé, mis au ban de la petite société, il s'est suicidé. Pendant cet après-midi du 12 septembre 1928, alors que le petit-fils observe le mort, le colonel et sa fille Isabel décident des actions à entreprendre, ils se remémorent la venue du docteur, son histoire, etc.
Par moment, j'éprouvais de la difficulté à suivre cette trame. Au-delà du fait que la chronologie était assez bousculée avec tous ces retours en arrières pas toujours annoncés, les changements de narrateurs n'étaient pas plus évidents. Qui narre cette fois-ci ? le petit-fils, la fille ou le patriarche ? Et c'est beaucoup dire, compte-tenu qu'il s'agit essentiellement d'un huis-clos, dans lequel n'apparaissent que peu de personnages (outre ces trois-là, on retrouve le docteur, la vieille servante amériendienne Mémé, le mari d'Isabel et à peine une poignée de figurants colorés).
Aussi, il faut le dire, Gabriel Garcia Marquez n'était pas encore le grand écrivain qu'il est devenu et Des feuilles dans la bourrasque est davantage réaliste que magique. L'écriture est plus sèche, l'histoire est plus sombre, ou du moins elle semble ainsi parce que les moments durs ne sont pas relevés par d'autres, plus festifs ou légers.
Mais les thèmes, ceux qui seront chers à l'auteurs, on peut déjà les voir pointer. L'isolement ou la solitude. Par exemple, le docteur, malgré qu'il ait habité au village de nombreuses décennies, reste et finit seul. Même Aureliano et Isabel le sont à leur façon. Et que dire de Macondo, tropicale mais pas encore diluvienne. Elle est surtout morbide, abandonnée par les uns, marquées par les conflits des autres, où les villageois ne forment qu'une masse indistincte haineuse. Bref, une génèse, en quelque sorte.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          493
rabanne
  31 mars 2017
Je n'ai pas été particulièrement touchée par l'histoire contée par les trois voix de ce roman, mais je n'ai pas été insensible non plus à la plume de l'auteur.
Un ressenti étrange, mitigé donc.
Dans un village reculé, jadis prospère plantation bananière, un mort par suicide attend sa sépulture. Or, le mépris tenace des villageois contre le trépassé fait retarder les événements.
Un homme a pourtant à coeur d'honorer la promesse faite autrefois à son ancien ami. Sa fille et son petit-fils sont également présents, regardent, patientent, racontent...
La solitude, l'abandon, le doute et la rancoeur sont au coeur d'un récit chorale au rythme lancinant, mais pas monotone et parfois poétique.
Aux odeurs et aux ombres viennent se mêler la tension de l'attente et l'écho des souvenirs.
Commenter  J’apprécie          530
Herve-Lionel
  27 février 2014
Le second ouvrage, qui est aussi le premier de Garcia Marquez met l'accent sur un thème qui lui est cher, celui de la solitude. Des feuilles dans la bourrasque rassemble au début trois personnages autour d'un cercueil. Chacun donne libre cours à ses pensées. Ils évoquent le mort, un médecin qui vient de se pendre, un homme que tout le village exécrait parce qu'il avait un jour refusé de soigner des blessés et qui depuis vivait reclus chez lui.

A cause d'une promesse l'un des personnages, un vieux colonel, va l'enterrer pour qu'il ne soit pas la proie des vautours. Il le fera malgré la haine du village de Macondo, jadis enrichi par une société bananière et qui maintenant n'est plus que l'ombre de lui-même…

Cette impression de solitude est accentuée par les monologues entrecroisés des différents personnages. le décor de ce roman, autant que le thème qui y est traité préfigurent déjà l'oeuvre de Garcia Marquez.

Lien : http://hervegautier.e-monsit..
Commenter  J’apprécie          82
Bchara
  09 mai 2014
Dépressif.
Commenter  J’apprécie          40
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   28 avril 2018
Il y a un instant précis où la sieste succombe. Même l'activité secrète, cachée, microscopique des insectes s'arrête ; la nature suspend son cours ; la création chancelle au bord du chaos et les femmes se redressent, un filet de salive aux lèvres, la fleur de l'oreiller brodée sur la joue, étouffant de chaleur et de ressentiment ; et elles pensent : «C'est encore mercredi à Macondo.» Et alors elles vont se reblottir dans leur coin, embranchent le rêve et la réalité et s'accordent pour tisser le chuchotement comme s'il s'agissait d'un immense drap de fil fabriqué en commun par toutes les femmes du village.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
rabannerabanne   29 mars 2017
J'avais cru qu'un mort ça ressemblait à quelqu'un qui dort paisiblement et maintenant je vois que c'est tout le contraire. Un mort ça ressemble à un homme réveillé et furieux après qu'il s'est battu.
Commenter  J’apprécie          260
rabannerabanne   31 mars 2017
"Non, colonel. Croyez-moi, je ne suis pas athée. Simplement, penser que Dieu existe me déconcerte autant que penser qu'il n'existe pas. Alors je préfère ne pas y penser."
Commenter  J’apprécie          260
DelphineMaDelphineMa   12 septembre 2016
"Je vais vous obliger à penser à moi à chaque instant. J'ai mis votre photo derrière la porte et je vous ai planté des épingles dans les yeux." p.137
Commenter  J’apprécie          20
DelphineMaDelphineMa   12 septembre 2016
Les jasmins, c'est comme les gens ; ils sortent errer la nuit après leur mort.
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Gabriel Garcia Márquez (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gabriel Garcia Márquez
En 2005 a paru Dictionnaire égoïste de la littérature française , immense succès immédiat critique et public. Chroniqué par tous les médias en France et beaucoup même à l'étranger, ce livre qui n?avait pas d?équivalent a reçu cinq prix littéraires. Il est aujourd?hui devenu un classique.  Le Dictionnaire égoïste de la littérature mondiale est consacré aux littératures des autres pays du monde. Et non pas « étrangers ». Un article l?explique, l?auteur ne croit pas à la notion d?étranger, surtout en matière de littérature. Nous ne sommes pas seuls au monde, et aucun lecteur français n?a été constitué par l?unique lecture de livres français. de même, aucun lecteur n?est constitué par l?unique lecture des livres de son temps. Un lecteur est de tous les temps et de tous les pays. Et c?est ainsi que ce livre comprend aussi bien Eschyle (le plus ancien) que Gabriel García Márquez (le plus récent). Pour « égoïste », cela signifie que l?auteur ne parle que de choses qui, en bien ou en mal, l?intéressent, le passionnent, l?éveillent, et non à partir d?on ne sait quels canons de la littérature.  Le « DELM » comprend, comme son frère aîné, quatre types d?articles : sur des auteurs (Karen Blixen, Jorge Luis Borges, F.S. Fitzgerald, Yukio Mishima, Elsa Morante, Platon, Gertrude Stein?), des ?uvres ( Amant de Lady Chatterley (L?) , Guépard (Le) , Petit Livre rouge (Le)? ), des personnages (Ali-Baba, Lady Bracknell, Mademoiselle Else, le prince André, Arturo Ui?), des notions (« Bonheur », « Enterrements d?écrivains célèbres », « Imagination », « Verbes réfléchis »?). Il a, en plus, des « express » (« Esthétique Express », « Machiavel Express »?). On y retrouvera tous les grands noms célèbres, et on y découvrira des méconnus délicieux. On y trouvera un esthétique, et des anecdotes qui sont peut-être un peu plus que des anecdotes, comme Joyce en train de dicter Finnegans Wake à Beckett qui répond « entrez » à un visiteur, Beckett écrivant le mot par mégarde et Joyce lui disant : « Laissez. » Allègre, partial, drôle, sérieux, brillant, inattendu. Un livre qui donne envie d?en parler avec l?auteur. Venez converser avec Charles Dantzig...
En savoir plus sur le "Dictionnaire égoïste de la littérature mondiale" : https://www.hachette.fr/livre/dictionnaire-egoiste-de-la-litterature-mondiale-9782246820741
+ Lire la suite
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Romans, contes, nouvelles (822)
autres livres classés : littérature colombienneVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Quiz sur Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez

Comment s´appelle la famille dont l´histoire est contée dans le roman

Buenos Dias
Buendia
Bomdia
Banania

8 questions
588 lecteurs ont répondu
Thème : Cent ans de Solitude de Gabriel Garcia MárquezCréer un quiz sur ce livre