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Valéry Larbaud (Préfacier, etc.)Maurice Edgar Coindreau (Traducteur)Michel Gresset (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
ISBN : 2070363074
Éditeur : Gallimard (16/01/1973)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 372 notes)
Résumé :
"Tandis que j'agonise" est un roman paradoxal. Paradoxal, d'abord au vu du faible succès public qu'il rencontra, alors qu'il allait marquer un grand nombre d'écrivains ou d'artistes tel Jean-Louis Barrault qui fit du roman une de ses premières pièces ("Autour d'une mère"). L'autre paradoxe veut que l'auteur se soit peu investi dans la rédaction de ce texte. Faulkner l'aurait écrit en six semaines, entre minuit et quatre heures du matin, au fond d'une soute à charbon... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
Erveine
  27 septembre 2015
Il s’agit là d’une écriture très particulière. C’est la retranscription du parcours de vie d’une famille, mais selon un processus et au cours d’une procession peu ordinaires. Les sections d’expressions sont rigoureusement attribuées et secrètent un langage intérieur proche de la pensée directe, laquelle s’extériorise simultanément, au fur et à mesure de l’émergence et de la production. Ce qui nous donne un texte d’une profondeur et d’une pureté rares. Si Larbaud, Malraux, Barrault et bien d’autres encore ont pu dire de ce livre qu’il les avait marqués, à chacun alors de trouver jusqu’à quel point. Et, Tandis que j’agonise, sacré William ! Évidemment, rien ne me vaut une telle familiarité, sinon que je suis conviée à l’accompagnement d’une marche funèbre. Car en effet, si l’action m’apparaît tant réelle, c’est que la défunte n’aura revêtu ce statut qu’après l’accomplissement du vœu ultime, son retour parmi les siens, d’où le périple jusqu’en Alabama. Ce qui par ailleurs a de quoi me surprendre, quand j’entends le père, Anse, commander à Dewey Dell de préparer le repas de feu sa mère, Addie, et pour eux-autres, car dit-il : « Il faut soutenir ses forces ». De quoi me renforcer dans l’idée que la mort n’apparaît véritablement que dans l’oubli, ce d’autant que je me sens si proche de l’auteur que pourtant je découvre aujourd'hui. Mais rien n’est aussi simple, ni monotone, quand la mort de la mère se vit comme un séisme. C’est le pilier central du lien, le mur porteur de la maison qui s’écroule. Il se fissure peu à peu comme un point de saignée qui s’élargit, une plaie véritable qui prend acte peu à peu dans la chair du tout filial et familial en même temps que la mort se propage dans la réalité. Et paradoxalement, c’est beau. Le tour de force à mon sens étant que le texte est tellement vivant qu’il occulte l’esprit de gravité pour inscrire chacun en son déclin aussi bien que dans un éternel recommencement.
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SophiePatchouli
  20 février 2016
Un livre dont on ne sort pas indemne, pétri de symboles, façonné avec une multitude d'axes de lecture, il s'agit sans conteste d'un chef d'oeuvre...
Dans un décor à la Steinbeck, une ambiance mystique aisément comparable au Beloved de Toni Morrison, Faulkner nous emmène dans une aventure familiale épique, enveloppée de mort... Ouvrage néo-romantique, les ingrédients du courant du XIXe sont tous là : isolement, nature hostile, folie, mort, tourments, mystique...
Si la lecture de l'ouvrage paraît, d'abord, difficile et la trame décousue, que les dialogues semblent tout droit sortis d'esprits simples, le lecteur s'accommode vite de ce rythme qui participe à l'atmosphère et à la complexité simplette des personnages. "Tandis que j'agonise", roman sur la misère paysanne du Mississippi des années 30, et sur une procession funèbre aventureuse, distille une vapeur de souffre, un sentiment de crainte, où rôde, latent, le jugement dernier. A chaque chapitre, son narrateur, sa voix propre, processus permettant d'entrer dans l'intimité de chaque personnage pour une immersion totale dans leur délicate rudesse. le style, ha le style! et bien voici par exemple comment Faulkner décrit Anse le père de famille au chevet de sa femme mourante: "sa silhouette voûtée a cette allure hérissée et grincheuse de hibou offensé qui cache une sagesse trop profonde ou trop inerte pour pouvoir même être conçue." ... A vos mirettes... Pour ma part, je me jette sur "Le Bruit et la Fureur"
NB : Pour aller plus loin : très belle adaptation cinématographiques par James Franco notamment sélectionné au festival de Cannes dans la catégorie "Un certain regard"
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Woland
  26 décembre 2007
As I lay dying
Traduction : Maurice-Edgar Coindreau
Faulkner était le premier à déclarer que, après le refus du premier manuscrit de « Sanctuary », il avait conçu « As I lay dying » comme un « tour de force » accompli pour le bénéfice d'un lecteur bien ébahi de constater que le récit tout simple du voyage d'un cercueil, dans une charrette brinquebalante, par les plaines du Texas, le tient en haleine pendant un peu plus de deux-cent-quarante pages.

C'est que, dans le cercueil, git Addie Bundren, épouse d'Anse à qui elle a donné quatre enfants légitimes, Cash, Darl, Vardanan et Dewey Dell – seule fille de la nichée – ainsi qu'un fils adultérin et né de ses amours éphémères avec le pasteur Whitfield : Jewel. Or, si pauvre et si triste qu'elle eût vécu, Addie était bien le véritable chef de la famille Bundren. Ainsi que beaucoup de paysannes, aux USA comme ailleurs, elle laissait officiellement les rênes du pouvoir à son époux. Mais en réalité, c'était elle qui menait la maisonnée : l'amour et le respect que ses enfants continuent à lui témoigner dans la mort sont là pour le prouver.
Dès le départ – et la fin du roman nous le confirmera – Anse, son mari, apparaît comme ce mélange de ruse et d'entêtement qui est le lot de tant de ruraux de sexe mâle, du moyen-âgeux « Aucassin et Nicolette » jusqu'à l'oeuvre de Faulkner lui-même en passant bien sûr par les féroces portraits de paysans normands que brossa Maupassant.
Ayant promis à Addie mourante qu'il la ferait enterrer à plus de quarante miles de leur domicile, auprès de ses parents, à Jefferson, Anse met donc tout en oeuvre pour ne pas se dédire. A croire qu'il estime déjà que, s'il tient parole, il pourra ensuite faire ce qu'il lui conviendra … (A ce propos, si vous lisez l'édition Folio, mieux vaut passer la préface de Valéry Larbaud afin de mieux goûter toute la férocité de la chute – férocité qui m'a évoqué sur le fond quelques uns des meilleurs textes de Jacques Brel.)
Déjà, c'est le fils aîné, Cash, qui construit le cercueil dans lequel sera enterrée sa mère, alors que celle-ci est encore vivante. Pourquoi lui ? Parce que la famille est pauvre et, ainsi que le rabâche Anse, parce qu'Addie en personne l'a demandé. (Mais le lecteur n'aura pas confirmation de la chose puisque, quand il ouvre le roman, Mrs Bundren ne peut plus dire un mot.) La visite bien tardive du Dr Peabody, appelé à la dernière minute, quand les dés sont jetés, s'effectue d'ailleurs avec le bruit du rabot et de l'erminette en fond sonore mais sans une seule phrase ou plainte de la part d'Addie.
Après le repas funéraire qui voit débarquer les voisins, Mr Tull et sa bigote d'épouse, Cora, toute la famille grimpe dans la charrette avec le cercueil et c'est le départ. Malheureusement, des pluies ont contraint la rivière à sortir de son lit et deux ponts ont été détruits. Ce qui fait qu'un voyage prévu pour durer un minimum va s'échelonner sur une dizaine de jours, sous un soleil de plomb, escorté par les busards qui suivent le convoi car, évidemment, vu le peu de moyens dont il dispose, Anse n'a pu demander à un embaumeur de s'occuper du cadavre et a couché celui-ci tel quel dans le cercueil.
Anse Bundren appartenant malheureusement à cette catégorie de gens qui, à force de gémir et s'attendrir sur leur sort, finissent toujours par attirer sur eux l'attention d'un Destin exaspéré, contretemps et accidents s'accumulent : les mules se noient au niveau du gué où elles n'avaient plus pied et il faut se procurer un nouvel attelage ; dans l'accident des mules, Cash, le fils aîné, se casse à nouveau la jambe et le vétérinaire consulté au hasard de la route ne fait pas grand chose pour améliorer son état ; du coup, on le couche sur le cercueil qui exhale de telles vapeurs que, toutes les fois que l'étrange cortège s'arrête pour passer la nuit, ceux à qui ils demandent asile ont vraiment bien du mérite à le leur accorder affraid ; dans l'espoir de soigner la jambe du malheureux Cash et sur instigation d'Anse, on achète pour dix sous de ciment que l'on touille avec un peu d'eau et l'on verse le tout sur la fracture …
Enfin, après que le cercueil ait failli périr dans l'incendie de la grange du fermier Gillepsie – je vous laisse découvrir dans quelles circonstances le feu s'est propagé – la dernière étape est franchie : Jefferson est en vue. Anse, qui nous serine depuis déjà deux cents pages que ni lui, ni sa défunte ne veulent « rien devoir à personne », descend pour négocier le prêt de deux bêches destinées à creuser la tombe - en effet, s'ils ont emporté le cercueil, aucun n'a pensé à se munir au moins d'une bêche ...
Pendant ce temps, dans la charrette, Cash souffre de plus en plus de sa jambe qui se gangrène. Dewey Dell profite également de la halte pour se procurer une drogue abortive et Vardanan se pose bien des questions sur l'arrestation de son frère Darl par des infirmiers ayant pour mission de le mener à l'hôpital de Jackson où l'on soigne les gens qui ont perdu la raison.
Le cercueil ayant rejoint la Mère-Terre, on peut s'attendre à ce que tout rentre dans l'ordre. Mais Faulkner qui, dès les premières pages, a misé avec un maximum de férocité sur les scrupules d'Anse, partagé entre son désir d'acquérir un dentier et celui de maintenir sa famille à flots, n'en a pas fini avec son lecteur …
Moins puissant que « Sanctuaire », tout aussi impitoyable envers la nature humaine mais bien plus ironique, « Tandis que j'agonise » est encore l'un de ces romans où l'on entre en hésitant, voire en se demandant pourquoi diable on l'a acheté et que l'on finit de lire avant l'aube parce que l'on veut à tout prix en connaître la fin. En 1962, Julien Green disait d'ailleurs à son sujet :
« Il y a là-dedans une sorte de délectation funèbre, mais chaque page est d'une beauté saisissante. C'est une des très rares réussites de ce temps où l'on crie au chef-d'oeuvre à tant de livres insignifiants. » ;o)
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kfk1
  10 septembre 2014
Faulkner fait dorénavant partie de ma bibliothèque et il y est en très bonne place. Après le bruit et la fureur, tandis que j agonise vient confirmer mon plaisir à lire cet auteur. Cet ouvrage est plus simple à lire que le bruit et la fureur.tous des personnages alternent en cours chapitres et poursuivent l histoire de leur point de vue. La phrase"farce très haute en couleur" se trouve en 4 ème de couverture. Ç est plutôt tragique et l écriture de Faulkner donne à certains passages sans doute grotesque une dimension terrible. A découvrir si ce n est déjà fait. Faulkner est vraiment un écrivain majeur. En tous les cas pour les deux ouvrages cités, inutile d avoir un 180 de Q.I ou d avoir suivi un cursus littéraire pour les lire sans s arracher les cheveux. . Certaines critiques laissées sur le site me semblent excessives sur la difficulté à aborder ces oeuvres. Car ce sont vraiment des oeuvres.
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Thaddeus
  25 avril 2015
Épopée rurale. La mère est omniprésente par sa mort. Faulkner souligne le fait matériel de la mort. le titre est une référence au livre XI de l'Odyssée d'Homère où Agamemnon descend dans l'Hadès les yeux ouverts. C'est un roman qui prouve que les petits personnages possèdent les mêmes qualités humaines que les grands héros de la littérature. Les réflexions de Darl sur le verbe être sont incroyables. Est-on présent au présent? Sommes-nous présents dans notre vie ou sommes-nous toujours dépassés? Peut-on vivre au présent?
J'ai trouvé le roman tout à fait cocasse à la lecture. Ce n'est qu'en voyant le film de James Franco que je me suis rendu compte à quel point c'est une histoire pathétique. La combinaison des deux sentiments créer un puissant effet qui ne saurait pas laisser le lecteur sans trouble.
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Citations & extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
ErveineErveine   26 septembre 2015
Conséquemment, ça n’a jamais été Sa volonté que l’homme habite sur une route parce que, je vous le demande, qu’est-ce qu’est fait d’abord, la route ou la maison ? L’a-t-on jamais vu poser une route près d’une maison ? Je vous le demande. Non, jamais de la vie, que j’dis, parce que c’est toujours les hommes qui n’ont pas de paix jusqu'à ce qu’ils aient une maison là où que tous ceux qui passent en charrette peuvent cracher sur leur seuil, que ça donne aux gens la bougeotte, l’envie de se lever, d’aller ailleurs, alors que dans Son idée, Il voulait que les hommes restent tranquilles, comme les arbres ou les pieds de maïs.
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ErveineErveine   27 septembre 2015
C’est un fait à remarquer qu’un homme paresseux, un homme qui n’aime pas le mouvement, s’entête toujours à aller de l’avant une fois qu’il est parti. C’est exactement comme quand il refusait de bouger. Comme si ça ne serait pas tant le mouvement qu’il déteste que le fait de partir ou de s’arrêter.
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LillyLilly   14 février 2009
"Des fois, je ne sais pas trop si l'on a le droit de dire qu'un homme est fou ou non. Des fois, je crois qu'il n'y a personne de complètement fou et personne de complètement sain tant que la majorité n'a pas décidé dans un sens ou dans l'autre."
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SophiePatchouliSophiePatchouli   19 février 2016
(...) le Seigneur a fait les routes pour voyager; c'est pour ça qu'Il les a couchées à plat sur la terre. Quand Il veut que les choses soient toujours en mouvement Il les fait allongées, comme une route ou un cheval ou une charrette, mais quand Il veut que les choses restent tranquilles, Il les fait en hauteur, comme un arbre ou un homme. Conséquemment, ça n'a jamais été sa volonté que l'homme habite sur une route parce que, je vous le demande, qu'est-ce qui s'est fait d'abord, la route ou la maison ? L'a-t-on jamais vu poser une route près d'une maison ? je vous le demande. Non, jamais de la vie, que j'dis, parce que c'est toujours les hommes qui n'ont pas de paix jusqu'à ce qu'ils aient une maison où que tous ceux qui passent en charrette peuvent cracher sur le seuil, que ça donne au gens la bougeotte, l'envie de se lever, d'aller ailleurs, alors que dans Son idée, Il voulait que les hommes restent tranquilles, comme les arbres ou les pieds de maïs.Parce que si ça avait été Son idée que l'homme soit toujours en mouvement, toujours prêt à s'en aller ailleurs, est-ce qu'il ne l'aurait point allongé sur le ventre, comme un serpent? Ça tombe sous le bon sens que c'est comme ça qu'Il aurait fait.
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tamara29tamara29   14 mars 2015
Tull : Je crois que s'il y a dans ce bas monde un homme ou une femme à qui [le Seigneur] pourrait tout confier, sur qui Il pourrait se décharger de tout et s'en aller l'esprit en paix, c'est bien Cora. Et m'est avis qu'elle ferait quelques petits changements nonobstant la façon dont Il dirigeait les choses. Et m'est avis aussi que ça serait au profit des hommes.
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Videos de William Faulkner (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de William Faulkner
Une Vie, une œuvre : William Faulkner (1897-1962)
Par Virginie Bloch-Lainé et Clotilde Pivin. Rediffusion de l'émission du 16.01.2011. Avec la collaboration de Claire Poinsignon et d'Annelise Signoret.
"L'inceste et le viol sont peut-être des distractions communément répandues dans le Jefferson, Mississippi de Faulkner, mais pas ailleurs". Tel est le commentaire sermonneur qu'adressa le New York Times à William Faulkner qui recevait en 1949 le Prix Nobel de littérature...
Né à Oxford en 1897, une petite ville du Mississippi qu'il rebaptise Jefferson dans ses romans, Faulkner a écrit des romans dont les héros sont des fous, des idiots, des sadiques, des rustres doués pour les travaux de la terre, des descendants de lignées maudites qui tous essaient de lutter contre les forces de la nature, de l'hérédité et du destin, mais sortent perdants de ce duel. Ce sont toujours des êtres en action, qui pensent en même temps qu'ils agissent, ne comprennent pas complètement ce qu'ils sont en train de faire, et ce n'est pas sur l'auteur qu'il faut compter pour en savoir davantage.
Cela donne au moins un roman scandaleux, Sanctuaire, dans lequel une brute, Popeye, viole une femme avec un épis de maïs, et au moins un roman réputé inintelligible, Le Bruit et la fureur, dans lequel alternent quatre récits, quatre points de vue et de très nombreuses temporalités différentes. Car les voix comme les temps se compénètrent chez Faulkner, comme pour dire qu'on n'est jamais vraiment à ce qu'on fait, qu'on est toujours à côté, décalés par rapport au rythme du dehors, qui exige une régularité que l'on n'a pas à l'intérieur.
Entre 1928 et 1932, cet homme d' 1 mètre 67, qui boit beaucoup - dans la famille, on était alcoolique de père en fils - écrit cinq romans magistraux : Le Bruit et la Fureur, Sanctuaire, Lumière d'Août, Sartoris et Tandis que j'agonise. Plus tard viendront Absalon ! Absalon !, Si je t'oublie Jérusalem, et d'autres romans encore. Comme il manque toujours d'argent, Faulkner fait des petits boulots en plus de ses romans, écrit des nouvelles et travaille pour Hollywood, à partir de 1937. Même si Howard Hawks, pour lequel il écrit, est son ami, ce monde n'est pas le sien. Faulkner est décalé, justement. Sartre, lecteur dans les années 1930 de Sanctuaire et de Tandis que j'agonise, avait dit qu'il "faudrait connaître" Faulkner. Ce à quoi le romancier, des années plus tard, répondit indirectement en déclarant que son épitaphe et sa nécrologie tout ensemble devraient se résumer à : "Il a fait des livres et il est mort". Seules comptent les œuvres, et pas l'homme ? Non, mais il est vrai que lorsqu'on regarde la vie de Faulkner, on se demande d'où viennent la violence, la fureur, la part de prophétie de sa littérature.
Intervenants :
- Paul Paul Audi : philosophe, auteur de "Créer, introduction à l'esth/éthique", (Verdier). - Pierre Bergounioux : écrivain. - Marc Weitzmann : écrivain - Olivier Sebban : écrivain, auteur de 'Le Jour de votre nom' (Seuil).
Bibliographie : - "Faulkner : le roman de la détresse", Presses Universitaires de Rennes, 2003. - "Jours de Faulkner", MEET, Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), Collection Les bilingues, 2008. - "L'idiotie dans l'oeuvre de Faulkner", Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2009. - "William Faulkner : une vie en romans", Aden, 2007 .
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