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EAN : 9782879297644
300 pages
Éditeur : Editions de l'Olivier (04/10/2012)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Premier volet d'une tétralogie, ce livre suit les destins mêlés d'un groupe d'amies partageant le même appartement, dans le Montparnasse des années 1870. Amélie sera écrivain, Garance voudrait être un grand peintre, Elise rêve d'être chanteuse et Rose-Aymée est modèle. A la manière d'un feuilleton (ou d'une " série"), le récit entrelace les épisodes de leurs destins respectifs : carrières, amours, amitiés, coups de théâtre, ruptures. Avec ses couleurs flamboyantes, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
trust_me
  02 octobre 2013
1873 à Paris. Sur les ruines de la Commune, la vie continue. A Montparnasse, quatre jeunes femmes se partagent le même appartement. Garance peint, Rose-Aymée est modèle, Élise voudrait devenir chanteuse et Amélie écrit. Quatre destins de femmes dans un Paris bohème et artistique d'une étonnante modernité.
Nadja entremêle les trajectoires de ses héroïnes avec facilité. Mais sous le vernis d'une apparente liberté, on constate à quel point elles évoluent dans un univers totalement sous l'emprise des hommes. Pour chanter, Élise doit se soumettre aux désirs d'un patron de cabaret tandis qu'Amélie effectue son travail de correctrice sous la coupe d'un éditeur lui faisant comprendre qu'elle ne gagnera jamais autant en travaillant sur ses propres textes. Pour autant, dans ce monde très masculin, ces filles rêvent, pleurent, désirent. Leurs échangent sont sans tabous et chacune d'elle exhale à sa manière une grande sensualité.
Auteur bien connue pour sa production jeunesse (Le chien bleu), Nadja propose un style graphique particulier, chaque case étant entièrement réalisée à la gouache. C'est spécial mais très expressif et l'ensemble se révèle au final visuellement fort intense. A noter que l'album s'ouvre sur un long passage onirique, ce qui ne manquera pas de rappeler aux lecteurs connaissant bien son oeuvre que chez Nadja, le rêve occupe toujours une place importante.
Les filles de Montparnasse est une tétralogie dont le troisième volume sort demain. Un joli portrait de femmes au parti-pris graphique original aussi séduisant qu'efficace.

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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Myriam3
  04 mars 2018
Elles sont quatre jeunes artistes émancipées rêvant de réussir à Paris. Amélie, écrivain, est le personnage principal de ce premier tome qui se passe en 1873. Belle, vêtue d'un bleu que l'aquarelle met en avant, elle parcourt les rues de Paris du bureau qui la paie à l'écrivain dont elle est la correctrice. Ses amies, elles tentent de pousser les portes du chant ou de la peinture.
C'est un roman plein d'enthousiasme et de bohème qui montre quatre filles en avance sur leur temps. Je n'ai juste pas accroché aux traits épais de l'aquarelle qui donnent un style particulier au livre mais qui manquent de précision - pour moi.
Pour info, Nadja est aussi l'auteur de Chien Bleu, un album jeunesse que j'aime beaucoup.
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jovidalens
  26 octobre 2013
A feuilleter, c'est un ouvrage lumineux, chaleureux.
A lire, il est ... conventionnel : quatre talentueuses jeunes femmes partagent un appartement, à Paris, en 1873. Sur la quatrième de couverture, il est bien précisé que l'action se passe quelques deux ans après La Commune.
Pour mon ressenti, double achoppement : d'une part, les héroînes sont comme "parachutées" dans ce Paris intemporel, comme si quatre de nos jeunes contemporaines se retrouvaient dans ce Paris d'après Commune. Et pourtant, le siège de Paris, la tragédie de la Commune avaient laissé des traces dans la ville, dans le vécu des habitants. Pourquoi faire référence à cette date, s'il n'en est pas question dans l'ouvrage ?
Second...agacement, parfois l'image évoque l'hiver, le froid, la pluie et l'image suivante la lumière et la chaleur de l'été ! J'ai beaucoup de difficulté à imaginer une jeune modèle, simplement couverte d'un lèger peignoir se promener dans la rue par un froid glacial, même pour essayer de séduire un nouveau voisin. Quant à la baignoire dans laquelle elle prend son bain, à Paris et en 1873, hum !
Côté graphisme, plutôt aquarelles, de belles réussites pour exprimer des émotions par le visage, ou par la gestuelle. Mais que c'est agaçant tous ces visages la bouche ouverte comme des poissons !!!
Côté personnages, chacune de ces héroïnes sont inspirées de quelques femmes célèbres de l'époque ; agaçant cet "entre-deux"... qui nous fait passer des souvenirs des Yvette Guilbert, Camille Claudel à des personnalités un peu plus falotes. C'est comme lorsque nous rencontrons un visage familier sur lequel nous ne mettons pas un nom : l'esprit est uniquement occupé à rechercher la référence, et perd le fil de la conversation, de la lecture !
Du côte de ces messieurs, là aussi des archéotypes. Et ils ne ont pas flattés !!!
Par contre, une belle réussite : faire ressentir au lecteur, presque physiquement, la présence écrasante,éetouffante des hommes. C'est eux qui ont le pouvoir, la liberté de vivre comme ils l'entendent et les femmes doivent composer avec cette réalité. Ils sont désirés, craints, mais ils représentent un danger. Même quand elles les aiment, ils n''apparaissent pas comme une chance de bonheur.
Jolie BD aux couleurs et propos d'une certaine féminité.
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ManouB
  27 janvier 2018
Paris ! Nous sommes en 1873, à Montparnasse.
Amélie, Garance, Élise et Rose partagent le même appartement. Elles ont plein de projets en tête : Amélie veut devenir écrivain, Élise chante, Garance peint, et Rose-Aymée lui sert de modèle.
Dans ce premier opus, c'est le quotidien d'Amélie qui est mis en avant, mais les costumes, les fiacres, l'ambiance dans les rues ou les cabarets, nous plongent immédiatement au coeur de la capitale.
L'auteur raconte en détails la vie quotidienne de ces jeunes femmes, leurs rêves et leurs difficultés d'exister en tant que femmes, dans ce Paris bohème où les hommes sont persuadés de leur supériorité et où elles ont le plus grand mal à se sentir libres.
Ainsi Elise doit se soumettre entièrement à son patron, si elle veut percer dans la chanson. Amélie doit céder aux exigences d'un éditeur qui l'envoie "apprendre le métier d'écrivain", en devenant correctrice, chez un écrivain dépressif qui n'arrive plus à trouver l'inspiration.
Le récit entrelace leurs histoires d'amour, leurs espoirs, leurs déceptions, et leurs moments de partage et d'amitié.
Voici une BD étonnante...
Cette BD est avant tout, un témoignage social, qui atteste de la façon de vivre d'une époque et donc, nous donne une image précise de la société parisienne à la fin du XIXe, dans le milieu artistique.
Grâce à ce témoignage, l'auteur développe des sujets encore d'actualité comme en particulier, la place de la femme dans la société et la suprématie des hommes dans la vie quotidienne et professionnelle. Elle aborde aussi la question de l'art et de son importance dans notre vie.
Chaque case est entièrement réalisée à la gouache...
Le lecteur revit en couleurs ces années qui ont suivi les événements de la Commune de Paris où tous les espoirs étaient permis pour recommencer à vivre, surtout au sein de la capitale, car bien sûr dans les campagnes, c'était différent.
L'auteur sait particulièrement bien croquer les visages et les attitudes, et nous faire partager les émotions de ses héroïnes. Tous les personnages sont très expressifs et vivants, mais c'est également une BD très sensuelle...
Ce tome est le premier volet d'une tétralogie que je lirai, c'est sûr, pas forcément pour l'histoire elle-même, qui est simple, mais bien pour les illustrations qui sont de véritables tableaux en miniature.
Nadja, l'auteur et l'illustratrice, est née au Liban. Je l'ai connu en littérature jeunesse pour ses albums superbement illustrés, comme "Chien bleu", qui fascinent toujours autant les enfants mais dérangent beaucoup certains parents.
Les avis des internautes sont donc très partagés : on aime ou pas Nadja, ce qui fait que chacun est invité à donner son propre ressenti.
Pour moi, c'est clair que j'aime !
Certaines planches sont magnifiques, d'autres me touchent moins ou différemment, mais c'est ainsi pour toutes les oeuvres d'art ou les romans, je trouve...
A lire dès le lycée et à réserver, bien sûr, aux fans de bandes dessinées, aux amoureux de Paris et aux artistes.

Lien : http://www.bulledemanou.com/..
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alouett
  12 octobre 2013
« À quoi rêvent les jeunes filles des années 70 ? Amélie, Garance, Élise et Rose-Aymée partagent le même appartement, à Montparnasse. La Commune de Paris vient à peine de se terminer – car nous sommes en 1873 – et le monde de demain s'annonce déjà. Amélie écrit, Garance peint, Élise veut devenir chanteuse, Rose-Aymée est modèle. Nadja raconte les quatre saisons de leurs destins entrelacés, dans ce Paris de la bohème littéraire et artistique à la fois si lointain et si proche de nous » (extrait du Quatrième de couverture).
-
(...)
Ce n'est pas la première fois que j'ai l'occasion de lire Nadja. En 2010, les conseils de mon libraire m'avaient permis de découvrir "L'homme de mes rêves", un album aussi sensuel que troublant. Forte de cette expérience, je m'étais attaquée aux trois tomes de "La Forêt de l'oubli" que je n'ai malheureusement pas partagé sur mon blog (mais heureusement, Noukette l'a chroniqué !).
A chaque fois, j'avais été saisie par la maîtrise de Nadja, son style, son trait et l'angle d'attaque retenu pour déplier l'univers. C'est étrange à dire mais lire cette auteure équivaut à ressentir tout un panel de sensations, du moins en ce qui me concerne. Les contours épais posés au pinceau donnent l'impression que ses personnages sont contenus dans une enveloppe charnelle que l'on pourrait presque palper. Et même lorsque l'illustration n'est pas très précise, nous forçant à deviner l'émotion d'un personnage et à imaginer les détails manquants d'une expression de visage, cela ne me gêne pas. Dans ces moments, j'ai l'impression qu'un voile de sensualité est volontairement posé entre mon regard et le tableau vivant décrit par le livre.
(...) je retrouve donc avec satisfaction cette veine graphique dont je viens de vous parler. Nadja donne du relief au moindre détail narratif, c'est captivant. Je retrouve également non pas un mais quatre personnages qui débordent de féminité malgré les situations difficiles qu'elles traversent. Je retrouve aussi cette utilisation particulière de la métaphore. En effet, Nadja décroche régulièrement de l'intrigue principale et développe de courts passages qui nous immergent totalement dans un monde onirique très intriguant. L'auteure aborde ces moments de telle manière que j'ai toujours l'impression d'être au coeur de l'intimité du personnage, comme s'il s'agissait de fantasmes. D'ailleurs, l'album s'ouvre sur un de ces passages, c'est donc par ce biais que l'on « rencontre » le personnage d'Amélie (l'écrivain qui, comme le titre de ce tome l'indique, sera le personnage qui sera le plus mis en avant durant cette lecture).
Le marron domine sur cet album. Il donne une impression de mélancolie ambiante sans que cela n'alourdisse les propos. Les héroïnes semblent tourmentées mais cela ne les empêchent pas d'être attentive à l'Autre et d'avoir des projets d'avenir souvent ambitieux, parfois irréels… On devine l'issue dramatique de l'histoire mais ces femmes sont animées par une réelle étincelle de vie qui nous fait croire en tous les possibles. Bien qu'ancrée dans une France aux moeurs démodées (on est au XIXème siècle), les réflexions de fond sont pourtant transposables à certains questionnements actuels : la place de la femme dans la société, la domination des hommes dans les processus décisionnels, la relation amoureuse, le besoin de reconnaissance personnelle et professionnelle, le rôle et la place de l'Art dans la société. Un questionnement pluriel dont on se saisit parfaitement.
[Lire l'intégralité de la chronique sur mon blog]
Lien : http://chezmo.wordpress.com/..
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critiques presse (4)
BoDoi   10 décembre 2012
Nadja [...] se lance ici dans une splendide fresque historico-artistique, nourrie de rêves et d’intimité. Brossées sans timidité, rapidement révélées, ses héroïnes hésitent, s’affirment ou perdent leurs illusions. [...] Avec grâce, l’auteure manie la gouache, lui donnant tantôt une résonance concrète, tantôt une tonalité onirique.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Telerama   27 novembre 2012
Un ouvrage qui séduit tant par son ampleur que par son parti pris graphique — de l'art de faire de l'aquarelle une partie intégrante du récit.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress   26 novembre 2012
Le talent plastique de Nadja appartient moins au dessin qu'à la peinture. Épais et coloré, il s'apparente, de fait, à l'esthétique de certains artistes de l'époque comme Lacombe, Ranson ou Vallotton.
Lire la critique sur le site : Lexpress
BDGest   10 octobre 2012
Nadja va au fond des choses, au fond de l’humain. Elle suggère autant qu’elle montre, sa peinture est dense, ses plans sont rapprochés, ses couleurs occupent pleinement le terrain, conférant une réelle pesanteur à ce qu’elle raconte.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
IreneAdlerIreneAdler   02 octobre 2012
Naguib : Elle [une plume] aurait appartenu au grand poète soufi Djalaladd Dine-Rûme... Et la plume serait celle d'un geai... du jardin royal. Enfin... c'est ce qu'on raconte. Elle est pour vous.Tout ce que je vous demande, c'est de l'utiliser. Que les pleins et les déliés trouvent les mots qui nous enchanterons.
Amélie : Je vous le promets.
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jovidalensjovidalens   26 octobre 2013
C'est peut être ça, être écrivain...formuler tout ce que l'on pense sans faire attention aux sentiments des autres...
Commenter  J’apprécie          80
blandine5674blandine5674   09 avril 2016
C'est peut être ça, être écrivain, formuler tout ce que l'on pense sans faire attention aux sentiments des autres.
Commenter  J’apprécie          30
ManouBManouB   27 janvier 2018
Certaines femmes sont si ennuyeuses... qu'elles semblent avoir pour mission de précipiter les hommes dans les bras de celles qui vont les faire souffrir.
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ManouBManouB   27 janvier 2018
C'est peut-être ça, être écrivain...formuler tout ce que l'on pense sans faire attention aux sentiments des autres...
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