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ISBN : 2226325867
Éditeur : Albin Michel (03/05/2017)

Note moyenne : 2.92/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Dans la famille Olyphant, tout le monde connaît une période de sérieuses turbulences. Il y a d’abord Henrietta, l’aïeule, âgée de 70 ans et veuve depuis peu, qui doit faire face à des difficultés financières depuis la mort de son mari et accepte à contrecœur que soit réédité l’essai qu’elle a publié dans sa jeunesse ; jugé franchement trash à l’époque, Les Inséparables est depuis devenu culte mais a valu à son auteur, féministe engagée et universitaire accomplie, d’... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
30 mars 2017
Trois femmes juives américaines, trois générations, Henrietta, Oona, Lydia Olyphant, la mère, la fille et la petite fille, et un livre, voilà le sujet.
Trois femmes aux relations complexes et un bestseller salace "très américain", " Les Inséparables", écrit dans les années 70 par Henrietta, féministe radicale et prof d'université d'études des femmes à New York. Un mauvais souvenir, pour elle, mais que quarante ans plus tard faute d'argent la voilà obligée de susciter sa réédition.
Écrit en 70, le bouquin à scandale (d'après sa petite fille, " comparé à internet, un livre pour enfant") de la grand-mère qui prône le droit au désir sexuel féminin et quarante ans plus tard la photo topless de sa petite fille de quinze ans qui tombée dans les mains d'un ado pervers, circule sur le net.......le puritanisme des américains du nord n'a pas changé d'une once. Dans les deux cas la réaction du public est des plus primitives, aux insultes violentes à connotation sexuelle. Nadler passe la société américaine au vitriol, non seulement au sujet du sexe, mais aussi de la bouffe, de leurs obsessions pour les divers courants à la mode pour parfaire leur vie de couple, leur vie sexuelle, leur alimentation, leur culture....., des modes qui changent au gré des nouvelles idées des délurés qui en tirent profit et où, quand les bouquins ,les gourous et les psy restent insuffisants , les drogues volent à leur secours.
Dans " Un été à Bluepoint " , Stuart Nadler se mettait dans la tête de deux hommes , père-fils, et c'était réussi, mais ici le travail est plus ardu, trois femmes....je suis restée sceptique à ce sujet, vu le peu de profondeur des trois personnages féminins. Pourtant ce n'est pas du pipeau, Nadler est un écrivain talentueux. Mais c'est trop long, et c'est bourré de passages absurdes, qui frisent la niaiserie; la bonne femme qui emméne son mari à l'ascension de l'Everest, en taxi, pour lui annoncer qu'elle le quitte.......la suite est encore mieux / du sexe avec instruction simultanée / des questions shakespeariennes, "to screw or not to screw ?", que je pense inutile de traduire et les détails du bouquin porno à sketches que je vous laisse découvrir . C'est amusant à lire, mais vers la fin, lassant.......
Un livre à l'atmosphère sordide, aux personnages peu attachants, surtout les hommes, qui m'a profondément ennuyée, à part sourire au début, aux niaiseries. Niaiseries qui me font quand même penser si Nadler ne les a pas mise exprès pour donner du piment à son portrait au vitriol de la société amerloque, seul intérêt du livre ( si il y en a un ).
Juste pour le doute une étoile de plus .....
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sassenach
08 mai 2017
Henrietta Olyphant, 70 ans, vient de perdre son époux Harold il y a quelques mois et n'a pas encore terminé son deuil. Mais en plus de la tristesse d'être devenue veuve après avoir été très proche de son mari, elle doit aussi faire front à des problèmes financiers. C'est pourquoi elle a enfin accepté que son unique roman, « Les inséparables », soit réédité. Ce livre, écrit dans les années 1970, alors qu'elle était une universitaire féministe et une jeune maman, est devenu culte mais lui a valu beaucoup de critiques et une renommée dont elle se serait bien passée. Qui plus est, sa fille unique Oona, chirurgienne orthopédique, vient de se séparer de son mari Spencer et est venue habiter chez elle. Quant à sa petite fille Lydia, la jeune fille de quinze ans avait désiré finir sa scolarité lycéenne dans un pensionnat haut de gamme du Vermont mais, trahie par son petit ami, elle vient de découvrir qu'une photo d'elle dénudée circule parmi les élèves …
Après avoir découvert cet auteur avec Un été à Bluepoint, que j'avais bien aimé mais qui m'avait néanmoins un peu déçue (je m'attendais à autre chose), j'ai voulu savoir si mon coeur allait basculer d'un côté ou de l'autre avec ce nouveau titre. Là encore, il y est question de famille. On découvre Henrietta, la doyenne, qui voit sa vie bouleversée par la disparition de son mari et par des problèmes financiers. Il lui faut donc vider la maison familiale, bousculant les souvenirs qui y sont forcément associés mais aussi faire face à la réédition de son roman « Les inséparables », qu'elle considère comme un boulet qu'elle a trainé toute sa vie. Il faut dire que ce livre aborde le plaisir sexuel féminin et a donc fait couler beaucoup d'encre à l'époque de sa parution plus de quarante ans auparavant. Il y a aussi sa fille Oona, qui vient de se séparer de son époux, éternel adolescent incapable d'avoir un travail rémunérateur et accro au cannabis. Mais se retrouver seule après vingt ans de mariage, cela se révèle peu facile, surtout quand il est question de se replonger dans les relations homme-femme. Et puis, pour terminer, il y a Lydia, la fille adolescente d'Oona et Spencer, qui est tiraillée entre ses parents séparés depuis peu, et qui se retrouve, elle aussi, dans les problèmes jusqu'au cou car une photo d'elle dénudée qu'elle a prise dans les douches lui a été volée par son petit ami et circule parmi les élèves du pensionnat qu'elle fréquente. La jeune fille, pour qui s'était la première relation plus qu'amicale, se sent à la fois trahie et lynchée sur la place publique alors qu'elle n'y est pour rien. L'auteur nous décrit donc trois générations de femmes, chacune avec une histoire différente (le couple heureux d'Henrietta et Harold mais que la mort est venue briser, le couple en crise d'Oona et Spencer et l'embryon de couple de Lydia et Charlie ou devrais-je dire l'illusion d'un couple). le vécu de ces trois femmes influence leur présent et on ressent bien aussi que les époques de la jeunesse de chacune a joué un rôle important et se révèle assez caractéristique (années 1970, liberté sexuelle et féminisme pour Henrietta, conséquences du féminisme avec plus de pouvoir et d'opportunités donnés aux femmes et difficultés des couples pour Oona et la superficialité des relations et la circulation mondiale de l'information via Internet pour Lydia). J'ai trouvé tout cela intéressant, touchant et bien mené. Il me semble qu'on peut facilement se retrouver un peu dans chacune des héroïnes. L'écriture est fluide et très agréable, les chapitres se focalisant tour à tour sur chacune des trois femmes (les hommes n'étant forcément jamais bien loin !). Il y a un peu d'humour mais il y a surtout aussi beaucoup de nostalgie car le deuil tient une place importante dans ce roman : deuil d'un époux, d'un père, d'un couple, d'une innocence adolescente … il y prend plein de formes et l'auteur a su montrer, de façon subtile, douce et attachante, les sentiments de ces femmes tout à la fois fortes et fragiles. Un bien joli roman !
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MarieKey
15 mai 2017
Il y a dans l'écriture de Stuart Nadler un je-ne-sais-quoi qui a réussi a attirer toute mon attention. Je me suis laissée entraîner avec plaisir dans la chronique familiale des Inséparables, dans les remous de la famille d'Henrietta, Oona et Lydia. Grand-mère, mère et fille, trois générations de femmes face aux problèmes de la vie.
A travers cette brève chronique familiale, Stuart Nadler nous propose de nous confronter à des thèmes de société, des sujets intemporels ou très contemporains. du veuvage en passant par le divorce ou encore le harcèlement scolaire, les personnages se retrouvent malmenés par ces choses de la vie au cœur d'un récit qui réussit à utiliser des sujets habituellement difficile à aborder sans pathos. Pourtant, Stuart Nadler y parvient très bien, son histoire marque par son réalisme flagrant, par l'extrême justesse de son ton et de ses portraits de femmes.
Et des femmes, il y en a trois dans les Inséparables. On se prend immédiatement de sympathie pour Henrietta et sa petite-fille Lydia, pour la sagesse un peu vieillotte de l'aînée et pour la fragilisé infantile de la jeune fille. Si je me suis tout de suite attachée à Henrietta et Lydia, pour Oona, j'ai craint au début que son comportement très égocentrique me lasse et je pensais ne pas réussir à l'apprécier. Son caractère avait tendance à m'agacer, notamment vis-à-vis de son comportement envers Henrietta. Mais dès qu'elle laisse tomber le masque de fille pour prendre celui de mère, je me suis laissée apprivoiser par cette femme pleine d'amour et d'inquiétudes pour sa fille Lydia.
Les Inséparables pourrait passer pour un énième roman contemporain sur la société américaine, on y retrouve cependant un style épuré qui se pare d'une grande justesse et permet de livrer un récit emprunt d'un réalisme touchant. Une chouette découverte !
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FleursDuBien
13 avril 2017
Ce magnifique livre est un petit bijou.
Je ne connaissais pas cet auteur, et j'ai été agréablement surprise, cette lecture à été un vrai moment de bonheur.
Avec beaucoup d'humour, nous découvrons une famille sur trois générations. Une grand-mère, une fille et une petite-fille.
Auteur américain donc.
Où il est question d'inséparables, et de séparations.
Encore une fois, je ne veux pas résumer ce livre, le déflorer, parce que tout simplement ce livre ne peut être résumé. Il FAUT le lire.
Mais revenons à nos moutons.
Séparation conjugale entre Oona et Spencer son mari, séparation de la maison de famille, séparation d'Henriette avec Harold qui décède, séparation du restaurant d'Harold, des objets lui appartenant, des souvenirs tout simplement.
Mais qui dit "séparation" dit également "inséparables".
Impossibilité de se séparer de son époux, de sa maison, de la valise du défunt, du cannabis pour le père, Spencer, continuellement sous dépendance.
Alors stop tout de suite : rien de glauque ni de morbide dans ce roman-là !
Et bien au contraire, il y a beaucoup d'humour, je pense notamment à la première scène d'amour entre Oona la fille et son thérapeute familial, quand elle se voit dans le crâne chauve du dit thérapeute !
Car après le thème de la sépararion, il y a bien sûr le thème du sexe mais là encore, aucune scène Olé Olé, ni de description érotique.
Et pourtant le sexe et la sexualité sont bien présents. Tout le temps et pendant tout le roman.
Bien sûr il y a le livre "érotique" de la grand-mère Henrietta, écrit il y a fort longtemps, avec dessins, mais également la photo de Lydie sa petite-fille, seins nus. Elle doit d'ailleurs quitter son école car elle subit des harcèlements continuels de la part des autres élèves.
Et puis, incontestablement, les personnages sont très touchants, et les relations sont empreintes de beauté, oui une vraie beauté littéraire. On les aime presque ! Je pense notamment à Harold et son amour pour ses animaux qu'il élève pour son restaurant et il en a le coeur brisé.
En fait, lorsque l'on termine le livre, on s'aperçoit que les trois générations sont inséparables !
Pour finir, je dirai que nous sommes tous des "inséparables", comme nous le fûmes jadis dans le ventre de notre mère.
Excellente surprise donc, un vrai moment de bonheur.
Merci à Masse Critique de m'avoir choisie pour faire la critique de Les inséparables de Stuart Nadler, et aux éditions Albin Michel.


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Maxie
17 avril 2017
Je tiens tout d'abord à remercier Babelio et les éditions Albin Michel de m'avoir permis de découvrir ce roman en avant-première. J'avais adoré Un été à Bluepoint, du même auteur, et je me réjouissais de lire ce nouveau roman. Dans Les Inséparables, trois femmes, grand-mère, mère et fille, sont à un point critique de leur vie. La première vient de perdre son mari et a beaucoup de mal à faire son deuil. La seconde est en pleine procédure de séparation, tout en étant incertaine du bien-fondé de celle-ci. Et la dernière est victime de son premier petit ami, qui fait circuler des photos nues d'elle sur internet. Chapitre après chapitre, Stuart Nadler raconte l'évolution de chacune des femmes, les interactions qu'elles ont entre elles, et avec leur gendre/ex-mari/père. L'idée est bonne, mais on tarde à entrer dans le récit. La mise en place est relativement longue et pleine de promesses, mais cela ne débouche pas toujours sur du concret, comme si l'auteur, entre les premiers chapitres et les derniers, avait renoncé à certaines idées de départ. Une petite déception, donc, renforcée encore par quelques problèmes de traduction, qui nuisent à la bonne compréhension de l'ensemble.
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Les critiques presse (1)
LeFigaro05 mai 2017
Stuart Nadler explore de nouveau les rapports familiaux et brosse, avec brio et humour, le portrait de trois générations de femmes.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky27 mars 2017
Lydia began absently to flip through her grandmother’s book until she got to a diagram of a long-haired man, spittle on his lips, bearing fangs and claws. "Illustration of the hungry gentleman in need of women or property", it read. She looked up at her dad.
( Lydia commença distraitement à parcourir le livre de sa grand-mère, jusqu'à ce qu'elle vit le schéma d'un homme aux cheveux longs, la bave au coin de la bouche,
muni de crocs et de griffes, portant la légende " Illustration de l'homme affamé dans le besoin d'une femme ou d'objet similaire". Elle regarda son père.)
P.s. Contexte: Illustration, d'un bestseller sur le sex écrit dans les années 70 aux Etats-Unis.
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NadaelNadael03 mai 2017
« La tombe d’Harold était banale. Henrietta aurait aimé lui construire un mausolée. (…) Au début, elle s’était rendue tous les jours au cimetière. Elle balayait la pierre tombale, lui parlait, ressentait le caractère implacable de la mort d’Harold. Elle répétait ces mots, seule, face à ses cartons de déménagement. Veuvage. Veuve. L’inscription sur sa sépulture lui avait paru tellement lacunaire quand elle l’avait découverte. Juste un nom et des dates, gravés par une machine. Juste le médiocre et impersonnel Père et mari aimant, comme sur toutes les autres tombes, que ce soit vrai ou pas. Il était bon de le faire, elle le savait, même si ça ne disait rien du véritable Harold. De sa loyauté, de son caractère, de ses obsessions. De son côté fleur bleue : il lui avait préparé son petit-déjeuner tous les jours pendant presque quarante ans, il dansait avec elle dans la cuisine tous les dimanches après le dîner. Le genre de chose dont personne n’avait vraiment envie d’entendre parler, elle le savait. Et personne n’avait besoin de connaître leur intimité. Quand ils étaient ensemble, il la serrait toujours dans ses bras ; il lui écrivait des messages sur la peau, lentement ; au cinéma, il voulait toujours l’embrasser comme un adolescent, ou passer sa main sous sa jupe ; ils avaient fait l’amour sur le même banc du jardin du Luxembourg à quarante ans d’écart. Ces faits, elle le savait, disparaîtraient avec elle. »
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kathelkathel17 avril 2017
Henrietta n'avait jamais plus rien écrit. Il n'y avait que ce roman. Elle avait rangé les critiques de l'époque dans un carton, entreposant l'étendue de son malheur avec d'autres souvenirs qui l'avaient également couverte de honte : les relevés de ses découverts, l'emballage impossible à ouvrir du diaphragme que sa mère lui avait commandé avant son premier semestre à Barnard College, ses pitoyables tentatives pour peindre des paysages.
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FleursDuBienFleursDuBien11 avril 2017
Quelques minutes plus tard, Oona était allongée sur le carrelage en ardoise de la cuisine, avec son psy sur elle, qui lui donnait des ordres de cette même voix douce qu'il prenait pendant les séances de thérapie.
- Glisse tes doigts dans les poils de mon torse, lui avait il demandé
Elle s'était exécutée.
Puis - Tire dessus.
Elle s'était, là encore, exécutée.
Puis - Encore plus fort.
Et voilà qu'elle avait arraché des pois du torse de son thérapeute.
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FleursDuBienFleursDuBien13 avril 2017
Elle s'était toujours dit que, pour être une bonne grand-mère, il fallait aimer à la folie, transmettre une certaine sagesse, offrir à une jeune fille excessivement précoce des cadeaux, un humour irrévérencieux et peut être même un verre de vin blanc défendu.
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