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ISBN : 2070668436
Éditeur : Gallimard Jeunesse (08/04/2016)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 79 notes)
Résumé :
Au début du XIIIe siècle, Hannibal Qassim El Battouti, un éminent savant arabe, débarque dans les Pouilles à Castel del Monte, refuge d'érudits en tout genre. Accompagné de sa fille Houdê, paralysée, et de El Ghoul, son serviteur masqué, il a dans ses bagages une invention extraordinaire : la photographie. Pour obtenir la protection de Frederic II et continuer ses recherches, il lui faudra retrouver une formule chimique disparue, réaliser un faux saint-suaire... et ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
Neneve
  20 février 2017
Voici une lecture que ne m'a ni enchantée, ni déplu. Une histoire intéressante, l'invention de la photographie, campée dans le Moyen-Âge. On nous promettais une aventure digne du Nom de la Rose, malheureusement, je n'ai pas été si happée que ça, bien que c'est ce soit l'intrigue qui m'a le plus plu dans cet album. J'ai trouvé les dessins plats, simples, presque un peu flous, sans couleurs attrayantes.
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Amindara
  19 août 2016
J'ai réfléchi pendant des jours à ce que je pourrais dire cette BD. Partout autour de moi, j'en ai entendu de très bonnes critiques. Elle semblait faire partie des rares qui sortaient du lot. Je veux dire, elle est un coup de coeur chez plusieurs libraires, on en parle dans plusieurs revues spécialisées. Face à une BD comme celle là, on s'attend forcément à ce qu'elle soit marquante. Sauf que…
Je me demande si je ne suis pas passée totalement à côté de ce titre en fait. Je veux dire, je l'ai lu en entier sans rechigner. L'histoire est assez sympa quelque part. Nous avons ce scientifique qui arrive dans un château entièrement habité par d'autres scientifiques qui travaillent pour un empereur. Il doit mettre au point une expérience pour en faire la démonstration lorsque l'empereur arrivera et il se lance dans ses travaux, non sans inquiétude. A côté de cela, nous avons sa petite fille, qui a perdu l'usage de ses jambes le jour où sa mère est décédée mais qui ne se souvient absolument pas de ce qui a pu se passer ce jour-là. Nous suivons leur évolution à tous les deux, nous découvrons avec étonnement l'invention du scientifique. Mais en dehors de ça… Oui, il y a une intrigue, oui on s'aperçoit que tout est lié. Mais mis à part ce lien particulier que la science pouvait avec la religion à l'époque médiévale, je n'y ai pas vu grand intérêt.
Niveau dessins, ce n'est guère mieux. Ce n'est pas un style que j'aime particulièrement. Ca reste assez grossier, assez simple. L'avantage, c'est qu'il n'y a pas énormément de texte dont ça se lit vite.
Mouais, une BD qui ne m'a pas transcendée. Mais du coup, quand je repense à toutes ces bonnes critiques… je commence à me demander si j'ai assez « d'intelligence » pour avoir vraiment compris cette bande dessinée et l'intérêt qu'elle pouvait avoir.
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bdelhausse
  21 septembre 2018
Cette BD alterne le très bon et le beaucoup moins... de longues planches de vide où je me suis ennuyé en tournant les pages machinalement succèdent à des situations incroyablement bien décrites, renforçant l'atmosphère très lourde et très bien rendue de l'époque et du moment.
Le moment... le début du XIIIè siècle. Frédéric II, surnommé Stupor Mundi, est un empereur qui se pique de sciences. Tyrannique, despote "éclairé selon l'expression consacrée, il fait preuve d'un mécennat assez ciblé. Doté d'une curiosité scientifique il fera enfermer 3 bébés auxquels il sera interdit d'adresser la parole. Il veut voir quelle langue parlera naturellement un bébé auquel on n'en apprendrait aucune.
C'est dans ce contexte qu'arrive un savant arabe, pourchassé par son peuple, au Castel del Monte, véritable pépinière de talents. On y découvre les arts, la philosophie, les sciences... Il est accompagné de sa fille et d'un serviteur, ex membre de la secte des assassins.
Ses recherches financées par Frédéric II ont pour but de fixer sur une toile l'image de quelqu'un. La photographie. Mais aussi, une idée germe chez certains, fabriquer un saint suaire... Suprême hérésie pour certains. Défis scientifique immense pour d'autres. Surtout quand on sait que le nonce apostolique va débarquer pour voir ce miracle...
Hérétique, scientifique... deux mots que l'on collent encore bien souvent ensemble aujourd'hui. Et c'est finalement la modernité du propos qui m'a séduit. Ce récit historique nous heurte de plein fouet par son actualité. Car 8 siècles plus tard, on en est toujours là dans les rapports entre science et religion.
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beklf
  30 mai 2019
En partant de nombreux éléments historiques authentiques (l'empereur Frédéric II, dit Stupor Mundi, et ses rapports houleux avec la papauté, Hermann von Salza, grand maître de l'ordre teutonique, le castel del Monte et son aura de mystère, les découvertes des scientifiques arabes et les échanges de connaissances avec les savants chrétiens, la secte des assassins...), Néjib a concocté une histoire qui parle à la fois de quête du savoir, des rapport de pouvoir entre politique et religion, religion et science, science et politique. Avec un cadre qui n'est pas sans rappeler l'abbaye du Nom de la rose (le vrai Castel del Monte a d'ailleurs servi de décor au film adapté du roman de Eco) et qui donne un petit sentiment de huis clos, une urgence temporelle pour trouver le secret de la permanence des images, un mystère sur l'origine de la paralysie de la fille du personnage principale (formidable personnage capable de se souvenir de tous les livres qu'elle a lu mais incapable de se rappeler la nuit de la mort de sa mère), et un enchaînement des évènements parfaitement maîtrisé, cette BD permet de passer un excellent moment de lecture qui fait aussi réfléchir. le fil conducteur de l'histoire, sur l'ambivalence du rôle de la science, moyen de donner du bonheur aux hommes ou des "armes" aux hommes de pouvoir et en effet très bien tenu de bout en bout.
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Noctenbule
  21 avril 2017
Néjib mélange les vraies et les fausses informations pour la création de son histoire. Par exemple, c'est bien un certain Alhazen (965-1039), considéré comme l'inventeur de la « camera oscura » et qui a théorisé l'optique moderne. le roi Frédéric 2, deux fois excommunié par le pape a bien hébergé des scientifiques dans son château de Castel del Monte. Une grosse prise de risque importante à une époque où le pouvoir des religieux étaient très importantes et qui ne souhaitaient aucune remise en cause ni de leur pouvoir, ni de leur croyance.
Le rôle de l'image est capitale ici que cela soit en Orient ou en Occident. Qu'est-ce qu'elle peut révéler? le mystère est là et beaucoup ne souhaite pas avoir la réponse. Ce développement technique pose de nombreuses questions sur les relations entre science, religion et pouvoir. Si Frédéric II avait le St suaire en sa possession, c'est bien des empires qu'il aurait pu avoir à ces pieds.
Tous les personnages ont des côtés sombres. J'ai beaucoup aimé le personnage de la petite fille très maligne, à la mémoire photographique impressionnante. Depuis la mort de sa mère, elle ne peut plus marcher. Elle veut savoir ce qui c'est passé ce fameux jour où ils ont fuir mais son père lui refuse de lui dire la vérité. C'est au sein du château qu'elle va découvrir une aide un peu particulière avec un psychologue qui pratique l'hypnose qui se prénomme tout simplement Sigismond. Ce nom ne vous rappelle rien?
Le récit de cette enfance rend la fillette très touchante. Tout comme son esclave, El Ghoul qui la transporte sur lui. L'homme a un physique assez étrange et porte en permanence un masque. Pourquoi est-il aussi asservi? Pourquoi écoute t'il si aveuglément tous les ordres qu'on lui donne? Son passé est empli de souffrance et de douleur. Pour rattraper son passé sanglant, il fera tout pour sauver l'enfant et son père. Sa vie n'a pas de sens sans cela. Un personnage que l'on découvre progressivement et a qui je me suis attachée.
J'ai eu des difficultés au début pour rentrer dans l'histoire à cause du dessin. Puis petit à petit le récit prend le dessus avec la force de ces personnages et du conflit entre la science et la religion. Entre les phylactère règne une atmosphère d'érudition, de savoir et de mort. La connaissance pourra t'elle alors régner un jour sur l'obscurantisme?
Lien : https://22h05ruedesdames.wor..
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critiques presse (5)
LaFabriqueaBulles   11 octobre 2016
Un roman graphique au suspens haletant. Dans une forteresse de savoir nichée au creux des montagnes, Néjib interroge le pouvoir… des images.
Lire la critique sur le site : LaFabriqueaBulles
Bibliobs   15 juin 2016
Et si la photographie avait failli être inventée dans un château de Pouilles au XIIIe siècle? C’est ce qu’imagine un ambitieux récit graphique, dans une ambiance digne du “Nom de la Rose”.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
BDGest   18 mai 2016
Ouvrage imposant tant par la taille que par le contenu, Stupor Mundi se révèle être une lecture passionnante qui devrait séduire tant les amateurs du Nom de la Rose que ceux du Triangle Secret.
Lire la critique sur le site : BDGest
Telerama   18 mai 2016
Le jeune auteur maîtrise tout l'attirail du vieux briscard et sait lui insuffler une élégante modernité graphique. Une très belle réussite.
Lire la critique sur le site : Telerama
BoDoi   12 avril 2016
Stupor mundi est une épopée presque trop courte : on apprécie beaucoup son ambiance médiévale, ici et là inquiétante, et surtout ses protagonistes.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
EniotEniot   04 juin 2016
L'amour, Aniséti, ce n'est pas une science. C'est peut-être même le contraire.
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CroqueLivresCroqueLivres   08 avril 2017
- J'aime la connaissance, c'est vrai... mais mon amour de la science s'arrête là où il m'éloigne de l'amour de Dieu.
- Dieu et la science sont une seule et même chose, Gattuso. Vous le savez bien.
- Vous blasphémez, Hannibal.
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LysetteLysette   29 août 2017
- Gattusa n'a pas caché le livre. Il l'a détruit.
- Impossible ! Il vénère trop les livres et le savoir. Jamais il ne détruirait un tel trésor du génie humain !
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ladyshanialadyshania   12 mars 2017
Tout progrès a son revers ! Qui invente le fer crée l'épée.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   22 avril 2016
- C'est une fable pour les esprits faibles.
- Il n'y a rien à faire, alors ?
- Si.
- Mais c'est un long travail.
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Néjib - Swan. Volume 1, Le buveur d'absinthe
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