AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
EAN : 9782207140789
336 pages
Denoël (07/06/2018)
3.28/5   29 notes
Résumé :
2144. Jack Chen, une ancienne scientifique et militante antibrevets, synthétise désormais des médicaments pirates. Robin des bois des temps modernes, elle sillonne les océans dans son sous-marin, vendant ses produits à bas prix aux populations incapables de s’offrir les molécules originales. Mais sa dernière «création», dérivée du Zacuity, une pilule qui augmente l’attrait pour son travail, semble provoquer une addiction très rapide, et les morts se multiplient. Tou... >Voir plus
Que lire après AutonomeVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
3,28

sur 29 notes
5
0 avis
4
5 avis
3
5 avis
2
0 avis
1
1 avis
2144 Planète Terre.

Jack Chen, ancienne scientifique reconvertie en contrebandière, occupe son temps en assouvissant deux besoins : emmerder les lobbys des brevets pharmaceutiques et assurer son gagne-pain. Pour cela, elle pirate les formules de certains médicaments, en assure la production et les revend au marché noir où les bourses les moins aisées peuvent trouver à se soigner. Malheureusement, un de ses substituts va causer la mort de plusieurs personnes et l'entraîner dans une course-poursuite avec deux représentants de l'ordre. le compte-à-rebours pour trouver un remède a commencé.

Mêlant science-fiction et thriller, ce roman se lit facilement. le récit construit en course-poursuite et flash-back sur le passé de l'héroïne est rythmé. Certes, on est dans un monde futur où la technologie est très avancée, pour autant, on n'assiste pas un déballage d'explications alambiquées sur les « gadgets » rencontrés. Et ça fait du bien. L'héroïne évolue au sein d'un univers qui lui paraît normal et donc à nous aussi. le récit reste d'ailleurs cohérent à tout point de vue. L'auteur évite les clichés à la Robin des Bois : ses personnages sont nuancés, l'héroïne fait de mauvais choix. Que ce soit le flic et le robot militaire lancés à ses trousses, ses amis ou les personnages plus secondaires, tous ont un petit côté attachant ou déroutant qui donne envie de continuer la lecture pour en apprendre plus.
J''ai particulièrement aimé les interrogations du robot Paladin sur le désir humain et la gentrification qui mettent un peu d'humour sans tomber dans l'excès.

Une lecture agréable d'un roman qui ne révolutionne pas le genre mais contribue à sa vulgarisation.

Challenge SFFF 2020
Commenter  J’apprécie          140
Peut-on écrire une romance cyberpunk sans tomber dans les mauvais clichés de l'un ou l'autre genre ? Avec Autonomous, Annalee Newitz prouve doublement que oui. À l'occasion d'une lecture croisée avec Navigatrice de l'imaginaire autour du thème « autrice de la SFFF », nous avons choisi ce livre (qui pour la petite histoire m'avait été chaudement recommandé par Sabrina Calvo — mille mercis madame !) nous attendant d'après le résumé à un polar classique. Que nenni ! La partie policière, même si elle sert de fil conducteur au récit n'est qu'une simple armature. Toute la richesse et la saveur de ce livre tiennent dans deux éléments : ses personnages particulièrement bien étoffés et la façon dont sous couvert de bioingéniérie poussée, il nous parle de problèmes très actuels.
L'intrigue donc ? Judith Chen, dite Jack, est une ancienne scientifique et hacktiviste. Elle vit désormais à bord de son sous-marin, réalisant des contrefaçons de médicaments brevetés et les revendant ou les redistribuant. Paladin est un robot militaire tout juste sorti de l'usine. Avec son superviseur humain, Elias, ils vont se mettre en chasse de Jack après une série d'incidents mortels liés à une nouvelle drogue de productivité. Et le récit alternera entre la Jack du présent traquée, ses réminiscences du passé, et les points de vue de Paladin et Elias qui vont apprendre à mieux se connaître au cours de leur mission.
Dans Autonomous, disponible en français chez Folio SF sous le nom d'Autonome, la frontière entre les espèces, les genres (les robots ne se genrent pas, iels adoptent les genres que leur attribuent les humains plus par facilité de communication qu'autre chose) et les statuts est toujours floue. Dans le XXIIe siècle où se déroule l'histoire, l'intelligence artificielle a abouti à une certaine forme de conscience. Certains robots, qu'iels soient humanoïdes ou non, ont atteint l'autonomie après des années d'esclavage pour rembourser leurs coûts de fabrication. Certains d'entre eux, comme Med, ont même une apparence indiscernable de celles des humaines. En contrepartie, et parce que le capitalisme s'est développé à outrance, l'esclavagisme est également de retour parmi les humains. Et ceux-ci ne valent pas plus qu'un tas de ferraille, voire moins.
Côté apparence, certains humains ont des extensions cybernétiques et certains robots, comme Paladin, ont des éléments organiques d'origine humaine. Devant ces limites floues entre les deux espèces sentientes, les sentiments entrent également en jeu, aboutissant à différentes formes d'amours… C'est en particulier dans cet aspect que s'exprime la romance d'Annalee Newitz, explicite sans être voyeuse ni tomber dans la mièvrerie.
Un autre aspect essentiel d'Autonomous tient à la réflexion que le roman propose autour de la notion de propriété. Qu'il s'agisse de propriété intellectuelle comme les brevets que pirate Jack, et qui rappellent fortement les déchirements actuels autour de l'open source. Sur ce point, Annalee Newitz ayant travaillé à l'Electronic Frontier Foundation, elle y apporte un bagage orienté, mais très solide et riche. Qu'il s'agisse également de propriété des biens et des personnes avec tous les problèmes liés à l'esclavage réinstitué et à l'autonomie des robots. Sans temps mort, Autonomous peut se lire comme un simple thriller cyberpunk de plus. Mais il offre surtout de belles pistes de réflexion sur notre monde actuel et sur les relations inhumaines qu'il impose à ses habitants. À noter que la nouvelle Old Media, disponible gratuitement ici en anglais, reprend la vie des personnages de deux des personnages secondaires, un an après les événements du roman, et complète avec bonheur le tableau.


Lien : https://www.outrelivres.fr/a..
Commenter  J’apprécie          60
Nous sommes au XXII° siècle et la Terre tourne toujours. Les pays se sont regroupés en zones et l'Intelligence Artificielle a fait un bond de dingue. Les robots peuvent obtenir leur franchise et devenir des êtres « libres », si tant que la notion de liberté ait un sens dans une société où l'argent – toujours lui – rythme la vie des gens. Tout (ou presque) se soigne pour qui en a. Pour les autres, c'est la galère – y compris pour les humains asservis (qui n'ont pas les moyens d'obtenir une franchise). On va assister à la poursuite d'une scientifique pirate (qui délivre gratuitement des (bonnes) copies de médicaments brevetés ) par un duo de flics robot/humain… Passée la mise en place de l'univers, ce premier roman est étonnamment (parce qu'assez technique tout de même) accrocheur. Facile à lire, c'est plus un techno-thriller qu'une pure SF même si de bonnes questions fondamentales sont abordées (la notion d'humanité, les IA, les open sources, le concept de liberté etc.). J'ai été déroutée par la relation qui s'établit entre les humains et les robots mais j'ai trouvé que les angles choisis étaient intéressants, et amenaient à se poser de vraies questions, encore une fois. Passé la moitié du roman le temps a disparu, je suis devenue aveugle et sourde à tout ce qui n'était pas l'intrigue et ce n'est pas si souvent !
Commenter  J’apprécie          90
En Résumé : Je ressors de ma lecture de Autonome avec un sentiment de lecture plus que mitigé. Certes le récit s'avère être un thriller, avec deux lignes de narrations cherchant à être rapides et incisives, mais je trouve que sur de nombreux points il manque le coche. Déjà j'ai trouvé que la construction était par moment facile, que la découverte des indices, des révélations, reposaient plus sur l'envie de l'autrice de faire avancer ou non son récit que sur une certaine logique. Concernant l'univers, même s'il a certains points intéressants, il m'a paru clairement bancal dans son incapacité à reposer sur un minimum de bases solides, tant on ne sait rien sur ce qui a pu amener à ce futur. C'est dommage, car il a du potentiel. Concernant les réflexions qu'amène Annalee Newitz, je trouve qu'elle brasse énormément d'idées, mais que, voulant trop en faire, elle s'y perd. de plus certaines réflexions, comme la notion d'ouverture entre Paladin et Eliasz ne m'ont pas accroché du tout tant elle m'a paru improbable et incohérente. J'ai aussi trouvé dommage ce côté binaire entre la gentille pirate et les méchants groupes pharmaceutique, alors que la pirate est loin d'être innocente, mais vu que c'est l'héroïne on va éviter de trop amener le sujet. À propos des personnages, ils m'ont paru manquer de profondeur, juste assez construits pour faire avancer le Thriller et ne pas paraitre trop creux. C'est dommage tant ils pouvaient apporter plus, même si je nuance pour Med qui amène un peu de complexité, mais qui aurait pu aussi offrir plus. Concernant l'intrigue, j'ai trouvé que la découverte de l'antidote était un peu facile et la conclusion m'a paru simple et convenue. La plume de l'autrice est simple, efficace et colle parfaitement au style thriller rapide. Au final, j'avais peut-être trop d'attentes concernant ce roman, maintenant si vous cherchez un récit vif, rapide et incisif, qui offre des réflexions chocs, même si manquant de complexité, alors il pourrait vous plaire.


Retrouvez la chronique complète sur le blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
Commenter  J’apprécie          70
Déjà, je tiens à remercier Babelio et Folio SF pour cet envoi suite à la masse critique d'octobre.

Ici, nous suivons l'histoire de Jack, une pirate qui synthétise des médicaments pour les rendre accessibles à tous. Mais après avoir synthétisé un médicament bien particulier elle se retrouve en cavale. Nous suivons sa fuite et sa recherche pour trouver une solution pour pouvoir effacer les effets secondaires du médicament qu'elle a synthétisé.

J'avais sélectionné ce livre lors de la dernière masse critique parce que c'est un genre que je n'ai jamais lu. En effet, je lis rarement de la science-fiction donc encore moins du techo-thriller. Et je dois dire que j'ai été surprise. Au début, de ma lecture, j'ai vraiment eu du mal, plein de terme que je ne connaissais pas. Je ne comprenais pas tout à ce que je lisais. Au bout d'une cinquantaine de pages, je me suis même posé la question de savoir si je continue ou non. Puis, je me suis dit qu'il fallait que je persévère pour pouvoir donner un avis complet. Finalement j'ai plutôt bien aimé même si ça m'a demandé une très grande concentration de lecture pour tout comprendre mais je pense que cela est dû au fait que ce n'est pas un genre que je connais et où je me sens à l'aise.

J'ai trouvé le commencement très long mais arriver au milieu du roman tout s'accélère et j'ai commencé à vouloir en savoir plus. Je pense que ce qui m'a fait aimé que moyennement ce roman, c'est le manque d'attachement aux personnages. En effet, je suis resté assez indifférente à ce qu'il pouvait leur arriver sauf peut-être pour Paladin.

Je n'ai pas de moyen de comparaison puisque c'est le seul livre du genre que j'ai lu mais je pense qu'il est assez intéressant et dans l'ensemble, j'ai passé un agréable moment de lecture.
Commenter  J’apprécie          10


critiques presse (1)
SciFiUniverse
03 juillet 2018
Autonome est un roman intelligent et actuel de hard science qui a toute sa place dans la superbe collection Lunes d’encre de Denoël, dont nous avions déjà parlé lors de la sortie du roman : Dans la toile du temps.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
A force de se renseigner sur le mot "tapette", et pour avoir fini par le comprendre à peu près, Paladin savait que chez les humains, le désir sexuel faisait partie du genre. Mais il commençait à se rendre compte que ce dernier influait aussi sur la manière de voir le monde. Les robots militaires, surtout ceux au corps cuirassé comme Paladin, étaient presque toujours "il". Les humains attribuaient un genre en fonction du comportement et du rôle professionnel, souvent en ignorant l'anatomie. Le genre était une forme de reconnaissance sociale.
Voilà pourquoi les humains lui avaient attribué un genre avant même qu'il ait un nom.
Commenter  J’apprécie          10
"Ce que j'essaye de vous faire comprendre c'est que ce n'est pas le bon endroit pour chercher du boulot, en ce moment. Les gens vous disent qu'on s'enrichit facilement, ici, mais en fait c'est juste qu'être pauvre y est moins pénible qu'ailleurs."
Commenter  J’apprécie          20
C’est toujours comme ça, avec les humains. Ils se croient toujours très malins à se servir de codes et d’euphémismes. Mais ils meurent d’envie de dire ce qu’ils savent.
Commenter  J’apprécie          20
Mon cerveau n’est qu’une astuce publicitaire, vocalisa-t-il, répétant ce que lui avaient dit les robots à la fabrique Kagu. Il sert à faire croire aux humains que je suis vulnérable. Mais il n’offre pas réellement de fonctionnalités.
Commenter  J’apprécie          00
Si je t'achetais une émancipation ici ? J'ai de quoi payer un forfait citoyen de base qui te permettrait de travailler et d'étudier à Saskatoon. Et si tu voulais déménager ailleurs dans la Zone, la mise à niveau ne coûte pas cher.
Commenter  J’apprécie          00

Video de Annalee Newitz (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Annalee Newitz
Let Annalee Newitz read you a bedtime story. We promise you will drift off dreaming of time travel!
autres livres classés : science-fictionVoir plus
Les plus populaires : Imaginaire Voir plus


Lecteurs (71) Voir plus



Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
4898 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre

{* *} .._..