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ISBN : 2355843678
Éditeur : Sonatine (03/03/2016)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 494 notes)
Résumé :
Lydia Lee, seize ans, est morte. Mais sa famille l'ignore encore… Élève modèle, ses parents ont placé en elle tous leurs espoirs. Sa mère, Marylin, femme au foyer, rêve que sa fille fasse les études de médecine qu'elle n'a pas pu accomplir. Son père, James, professeur d'université d'origine chinoise, a tant souffert de sa différence qu'il a hâte de la retrouver parfaitement intégrée sur le campus. Mais le corps de Lydia gît au fond d'un lac. Accident, meurtre ou sui... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (222) Voir plus Ajouter une critique
latina
  04 mars 2016
« Si vous tenez à faire plaisir à un homme – préparez-lui une tarte. Mais assurez-vous que la tarte est parfaite. Plaignez l'homme qui n'a jamais trouvé en rentrant chez lui une tarte à la citrouille ou à la crème anglaise»
Je suis sûre que vous toutes, mesdames, bonnes ménagères, êtes tout à fait d'accord avec cette phrase issue du livre de cuisine-culte des années 50.
Non ? Me suis-je trompée sur vous ?
Sans rire, l'héroïne de ce roman, Marylin, mère au foyer, mère de 3 enfants - principalement de Lydia - , a été élevée dans le culte du « bon mariage ». Elle qui voulait devenir médecin, elle n'a été abreuvée que par les conseils pro-matrimoniaux de sa propre mère. Résultat : devenue mère au foyer comme il se doit, elle transfère son rêve sur sa fille, Lydia, qu'elle imagine exceptionnelle.
SA fille, la prunelle de ses yeux. Elle en a une autre, pourtant : Hannah. Et aussi un fils : Nathan. Mais curieusement, cette « bonne mère », traumatisée par ce rêve détruit dans l'oeuf, ne peut être qu'imparfaite, intransigeante, inflexible, impossible.
Son époux transfère lui aussi ses rêves sur Lydia...
Il est Chinois, et dans les années 50 et même au-delà, c'est traumatisant pour les Américains de croiser un être aux yeux bridés, qui plus est s'appariant avec une blonde bien américaine. C'est LA différence qui tue ! C'est l'horreur ! Il ne sortira jamais rien de bon de ce mariage si mal agencé ! Et pourtant il s'appelle James, et donne cours à l'université sur...le cow-boy américain.
Donc, il aimerait tant que sa fille se fonde dans la masse, fasse « comme les autres », malgré ses yeux bridés, quoique bleus.
Traumatisé par sa jeunesse brisée, il ne peut être qu'imparfait, intransigeant, inflexible, impossible.
Et pourtant, ces parents aiment Lydia.
Et pourtant, ces parents aiment moins leurs 2 autres enfants.
Et pourtant, Lydia meurt, « asservie par les rêves des autres ».
Roman glaçant, tourmenté, fouillant avec ferveur le tréfonds des désirs et des peurs : voilà le cadeau que m'a fait Babelio en partenariat avec les éditions Sonatine.
Il m'a confortée dans l'idée que la famille est un système, une structure dont les membres sont inextricablement liés. Microcosme ballotté dans la tourmente de la vie, incapable de rester stable, la famille peut être un cadeau mais aussi un fardeau.
Parents, interrogez-vous une minute : vos enfants sont-ils aimés à leur juste mesure ?
C'est l'occasion de vous dire tout ce que vous ne vous êtes jamais dit.
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nameless
  27 février 2016
Une grande romancière est née. Elle s'appelle Celeste Ng, est américaine. Son premier roman Tout ce qu'on ne s'est jamais dit est édité chez Sonatine, découvreur de talents depuis 2008. Dans ce roman d'une stupéfiante maturité, d'une justesse psychologique à couper le souffle, à la construction sophistiquée, porté par un superbe style richement imagé (sans doute sublimé par la traduction qui en restitue les moindres nuances) et des dialogues intelligents, Celeste Ng met en scène des personnages fragiles, complexes, émouvants à travers l'histoire de la famille Lee.
Comment est-ce que ça a commencé ? Comme toujours : avec les mères et les pères (p. 31).
1958 : Marilyn Walker épouse James Lee. En 4ème année universitaire pour devenir médecin, elle est confrontée au sexisme qui mène la vie dure aux femmes briguant un prestigieux métier d'homme.  Elle se heurte aussi à la désapprobation de sa mère, qui imagine plus volontiers Marilyn en Betty Crocker, fée du logis nourricière, cuisinière d'excellents gâteaux. James est son professeur, doctorant, à peine plus âgé qu'elle. Lui dont les origines chinoises stigmatisent son physique bien qu'il soit né en Californie, anime un cours sur « Le cow-boy dans la culture américaine ». Il a une revanche à prendre sur son passé de petit chinetoque aux yeux bridés, de coolie habitué à faire des courbettes, et sur tant d'autres insultes ou sobriquets reçus au cours de son enfance. Il ne vit que pour atteindre l'intégration parfaite dans le pays où tous les hommes sont égaux : “Son père est arrivé en Californie sous un faux nom […]. L'Amérique était un melting-pot, mais le Congrès, terrifié à l'idée que le mélange soit en train de devenir un peu trop jaune, avait banni tous les immigrants de Chine” (p. 44). C'est dans ce contexte historique documenté par l'auteur, que ces deux compagnons d'infortune unissent leurs destinées, alors qu'”en Virginie, dans la moitié du pays, leur mariage enfreindrait la loi” (p. 55). Un mariage mixte !
Trois enfants naissent de leur union, l'arrivée non programmée du premier interrompant brutalement les ambitions médicales de Marilyn. Nath, l'aîné, développe au cours du récit une passion pour l'épopée spatiale des cosmonautes us, les étoiles, le ciel, c'est sa manière à lui de s'échapper, il s'envole. Hannah, la 3ème enfant, négligée, préfère quant à elle s'enterrer, se cacher sous des tables ou dans des placards, c'est sa manière à elle de s'échapper, elle disparaît sous terre. Mais c'est sur Lydia, la seconde de la fratrie, que Celeste Ng dirige son impitoyable scialytique. Elle a été avec amour, choisie par ses parents, surtout Marilyn, pour devenir l'héritière de leurs rêves perdus, cristallisant toutes leurs frustrations et douleurs. Dès son plus jeune âge, les cadeaux que reçoit Lydia, uniquement des livres vecteurs du savoir, sont en relation avec les espérances dont ils l'ont affectueusement, croient-ils, investie : “Expériences de chimie pour les enfants”, “Comment fonctionne votre corps”, “L'atlas en couleurs de l'anatomie humaine”. Cette petite fille étouffe sans un instant de repos, cours supplémentaires, devoirs d'été, “sautage” de classes, mais résiste courageusement, avide d'être aimée, de faire tout ce qui ferait plaisir à sa mère, de crainte de la perdre. Lorsque ses parents détectent qu'elle n'a pas d'amis, se recroqueville à l'intérieur d'elle-même, il est déjà trop tard, et la nouvelle thématique des livres offerts : “Comment se faire des amis et influencer les gens”, “Six manières de se faire aimer”, ne changera plus le cours du destin.
Lydia a disparu un soir avant d'être retrouvée au fond d'un lac quelques jours plus tard. Que s'est-il passé ? Où sont les responsabilités ? Y-a-t-il un coupable ? Il faut atteindre la fin du roman, surprenante, subtile, pour le comprendre au moment où toutes les pièces du puzzle s'imbriquent les unes dans les autres, sans aucun jeu. Je ne terminerai pas sans citer trois personnages, secondaires mais sans lesquels le roman n'aurait pas atteint l'excellence : Louisa, assistante de James, qui tend avec générosité au père détruit par son deuil, une passerelle qui relie Thanatos et Eros, Jack, voisin des Lee, gosse mal élevé par une mère seule et médecin, ainsi que le livre de recettes de Betty Crocker, essentiel dans la compréhension de cette bienveillante machine familiale à broyer les enfants. Tout ce qu'on ne s'est jamais dit aurait pu s'intituler “Le monde du silence”, mais le titre était déjà pris. Marilyn et James ont fait leur une forme d'éducation malheureusement courante, tout ce dont on ne parle pas, n'existe pas et s'oublie. Est-ce si simple ? Un amour maternel toxique peut-il devenir une maltraitance psychologique pour l'enfant qui le subit ?
Dans une courte postface, Celeste Ng indique que la gestation de ce roman a nécessité 6 années. On comprend pourquoi il est tellement abouti. Elle précise avoir pris quelques libertés avec de menus faits historiques, ce qui prouve que cette jeune femme a étudié l'histoire, de son pays, de l'immigration, de la condition des femmes et que c'est dans ses racines qu'elle a plongé sa plume. Certaines anecdotes (Marco Polo à la piscine, par exemple) ne peuvent avoir été inventées. Celeste Ng sait de quoi elle parle, et en parle si bien... Bien que je n'aime guère comparer des auteurs, chacun étant unique, j'ai pensé au cours de cette lecture à Megan E. Abbott, qui dans La fin de l'innocence, notamment, a décrit avec talent et sensibilité la vulnérabilité adolescente.
Merci à Babelio et à Sonatine pour cette exceptionnelle et marquante découverte.
 
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marina53
  06 novembre 2017
Ce matin, Lydia ne descendra pas embrasser ses parents. Ne posera pas son regard sur son frère et sa soeur. Ne déjeunera pas de son bol de céréales. Ne jettera pas non plus un oeil sur ses exercices de physique. Non, Lydia ne viendra plus jamais s'asseoir autour de la table familiale car Lydia est morte... Il est encore tôt en ce matin du 3 mai 1977 et personne ne soupçonne, n'ose même imaginer, que le corps de Lydia gît au fond du lac, non loin de la maison...
Ce matin, comme tous les matins, Nath et Hannah partiront pour l'école, James pour l'université de Middletown où il enseigne l'histoire. Quant à Marylin, la maman, inquiète du retard de sa fille, elle ira vérifier dans sa chambre si sa fille dort encore. Un lit encore intact de la veille, ses vêtements qui traînent, son cartable contre son bureau. Après avoir téléphoné au lycée et avoir appris que Lydia n'y est pas, elle appellera la police qui, elle, ne s'inquiétera nullement. Une fugue peut-être ? Malheureusement, dès lors que le lac aura été dragué et le corps remonté à la surface, moult questions assaillent toute la famille. Aura-t-elle fugué ? Fait une mauvaise rencontre ? Chuté de la barque ? Ou se sera-t-elle suicidée ?

Lydia Lee, à tout juste 16 ans, est retrouvée morte au fond du lac. Dans des conditions que personne ne s'explique. Personne, surtout pas ses parents qui ne croient guère à la thèse du suicide que soulève la police. Impensable. Incroyable... D'autant que cette gamine avait tout pour réussir : élève studieuse et brillante (un brin poussée par maman), un avenir tout tracé de scientifique, une enfant adorée voire préférée de la fratrie. Et pourtant, Celeste Ng va, au fil des pages, remonter parfois le temps, donner la parole à Nath, Hannah ou les parents et nous immerger peu à peu au sein de cette famille d'apparence ordinaire et heureuse. Peu à peu, l'image familiale se fissure, devient floue parfois. En toile de fond, le racisme ordinaire. James et Marylin formant un couple mixte, lui étant d'origine chinoise, seront montrés du doigt. Les trois enfants métis, quant à eux, seront stigmatisés. Celeste Ng dresse le portrait d'une société américaine sombre et parfois cruelle. L'intrigue est passionnante, foisonnante et malicieuse, l'auteur révélant petit à petit les secrets inavouables, les mensonges, les regrets et les remords, les désillusions, les doutes ou encore les vexations. Un roman subtil, brillant, finement et intelligemment mené.
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iris29
  20 septembre 2018
" Lydia est morte. Mais ils ne le savent pas encore."
( Ainsi commence ce roman , le premier roman de Celeste Ng , et quel roman…)
"ils", c'est sa famille, et on se doute avec ces deux phrases , que le reste sera douloureux et implacable .
On est le 3 mai 1977, Lydia est morte et sa famille se demandera s'il s'agit d'un crime, d'un suicide ou d'un accident. D'enquête, il sera très peu question, l'auteur préférant disséquer les rapports familiaux, les non-dits, les interprétations, les quiproquos, les souffrances, et les attentes.
Car c'est de ça aussi, qu'il est question : qu'attend-ton de ses enfants en les mettant au monde ? Veut- on des "mini-moi"? Veut- on qu'ils remplissent nos vides, nos ratages, nos non-accomplissements ? Ou désire t-on pour eux, une vie propre, leurs choix, leurs voies ?
Parce que Mr Lee , professeur à l'université aura souffert toute sa vie de ses origines chinoises, du racisme , il sera obnubilé par l'intégration de ses enfants, qu'ils aient des amis…
Parce que sa femme, la mère de Lydia, blonde aux yeux bleus, voulait être différente de sa mère, professeure d'arts ménagers, et parfaite illustration de la femme des années 60, elle voudra que sa fille réussisse ses études, travaille, soit la médecin qu' elle n'a pas pu être .
Mais Lydia , qu'est ce qu'elle voulait , elle ?
Beaucoup d'attentes sur une toute jeune fille de seize printemps, le tout enveloppé dans beaucoup d'amour…
Il suffira d'une étincelle..
Celeste Ng a écrit deux romans et, déjà , on devine ses obsessions , ses sujets de prédilection : la famille, l'adolescence , les non-dits ou les secrets , et les névroses qu'on se transmet de générations en générations… Il se trouve que ces thèmes m'intéresse beaucoup et qu'elle en parle magnifiquement bien.
Ses romans sont plein de suspens et très bien écrits… Implacables, lancinants, subtils, fins, fulgurants, intenses ..
( Merci à nameless qui la première, avait attiré mon attention sur cette auteure…)
Voilà, je crois que je vous ai tout dit...
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Kirzy
  15 juillet 2018
Décidément, j'adore cette auteure. Coup de coeur après La Saison des feux avec beaucoup de passerelles entre les deux romans.
Une nouvelle fois, Celeste Ng nous livre une autopsie au scalpel d'une famille américaine en mode thriller de l'intime afin de savoir pourquoi Lydia, 16 ans, est retrouvée morte au fond d'un lac. Accident ? suicide ? meurtre ? La réponse sera révélée avec brio, par petites touches subtiles suite à la dissection d'un microcosme familial précis qui résonne très vite en réflexion universelle sur les ressorts familiaux.
Désir de revanche sociale transféré sur l'enfant, poids du racisme et sexisme dans la construction de névroses personnelles, rapport de force dans une fratrie lorsqu'un des enfants est privilégié, les renoncements, bref toute la pression ordinaire que peut engendrer la cellule familiale est analysée avec une acuité et une finesse psychologique incroyables.
Certaines pages sont bouleversantes, comme celle où, alors que sa mère a fui le domicile conjugal, Lydia ouvre le livre de cuisine de sa mère, et en découvrant les traces de larmes sur certaines pages réalise les frustrations et les renoncements de sa mère à une carrière brillante de médecin. Un choc qui l'entraîne à une promesse silencieuse : si sa mère revient, elle se conformera pour toujours aux rêves de cette dernière, elle sera la fille idéale, elle sera médecin, elle étouffera ses aspirations sous un masque de sourires.
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Citations et extraits (96) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   25 septembre 2018
Quelques jours auparavant, à quelques centaines de kilomètres de là, un autre couple s'était également marié - un homme blanc et une femme noire qui partageaient un nom des plus appropriés ; Loving. Quatre mois plus tard, ils seraient arrêtés en Virginie, la loi leur rappelant que le Seigneur tout puissant n'avait jamais eu l'intention que les Blancs, les Noirs, les Jaunes et les Rouges se mélangent, qu'il ne devait pas y avoir de "citoyens bâtards, aucun effacement de la fierté raciale". Quatre ans s'écouleraient avant qu'ils ne protestent , et quatre de plus avant que le tribunal ne leur donne raison, mais de nombreuses années passeraient avant que les gens autour d'eux ne fassent de même.
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iris29iris29   18 septembre 2018
" L'homme que vous épouserez saura comment il aime les œufs . Et il y a des chances pour qu'il soit tatillon à leur sujet. Il incombe donc à une bonne épouse de savoir préparer les œufs de six manières basiques ." (…)

" Vous découvrirez que votre adresse à préparer une salade contribuera à la qualité de votre maison. " (…)

"Quelque chose vous procure-t-il une plus grande satisfaction qu'un alignement de bocaux et de verres étincelants sur votre étagère?"
+ Lire la suite
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ZilizZiliz   18 juin 2016
Plus tard cet après-midi là, il remarqua une minuscule tache jaune à la pointe de l'orteil de Marilyn. Après avoir cherché un moment, il trouva une bavure sur le mur, à l'endroit où son pied l'avait touché quand ils faisaient l'amour : une trace grosse comme une pièce de dix cents où la peinture avait été effacée. Il ne dit rien à Marilyn, et lorsqu'ils remirent les meubles en place ce soir-là, la commode dissimula la tache. Chaque fois qu'il regardait cette commode, il était content, comme s'il pouvait voir à travers les tiroirs en pin et ses habits pliés la marque que le corps de sa maîtresse avait laissée.
(p. 50)
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iris29iris29   20 septembre 2018
Toute leur vie, Nath avait compris, mieux que personne, le lexique de leur famille, les choses qu'ils ne pouvaient jamais vraiment expliquer aux gens de l'extérieur : qu'un livre ou une robe n'étaient pas simplement quelque chose à lire ou à porter ; que l'attention était accompagnée d'attentes qui - comme la neige - s'abattaient et s'accumulaient et vous broyaient sous leurs poids.
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ZilizZiliz   19 juin 2016
Autrefois, il parvenait à lire l'humeur de sa femme, même quand elle lui tournait le dos. A l'inclinaison de ses épaules, à sa façon de déporter son poids de son pied gauche à son pied droit, il savait ce qu'elle pensait. Mais ça fait longtemps qu'il ne l'a plus observée attentivement, et maintenant, même de face, tout ce qu'il voit, ce sont les rides légères au coin de ses yeux, les rides légères à l'endroit où son chemisier a été écrasé, puis rajusté.
(p. 263)
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