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EAN : 9782356741035
223 pages
Daniel Maghen (26/08/2021)
4.15/5   115 notes
Résumé :
C’est dans les montagnes des Vosges, dans une ancienne métairie au cœur de la forêt, que Pamina a choisi de vivre isolée du monde avec son compagnon Nils. Elle se sait entourée par une harde de cerfs dont elle ne perçoit que les traces. Jusqu’au jour où Léo, photographe animalier, construit une cabane d’affût dans les parages. Léo initie Pamina à l’affût pour observer le mystérieux clan. Au fil des saisons, par tous les temps et souvent de nuit, Pamina guette l’appa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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Voici une BD tout en bichromie adapté d'un roman de Claudie Hunziger. A noter que cette autrice alsacienne est également une artiste plasticienne. La nature est au centre de son oeuvre.

On assiste à une histoire vraie où je reconnais les lieux de ma région natale à savoir l'Alsace. Il est vrai que les massifs vosgiens recèlent encore de beaux cerfs qui tentent de survivre face à la chasse et à la politique pour le moins destructeur de l'ONF que dénonce d'ailleurs l'auteure plus ou moins subtilement.

J'ai beaucoup aimée ce rapport à la nature que je n'avais pas ressenti depuis un film nommé « Into the Wild » qui m'avait beaucoup marqué en son temps. Il y a quelque chose de vraiment puissant qui se dégage de ce récit et de ces images impressionnantes de beauté.

C'est une lecture qui sort des sentiers battus mais qui n'en demeure pas moins très intéressante pour peu que l'on s'intéresse à Dame Nature et aux derniers animaux sauvages. La fin de ce récit est juste horrible dans le genre boucherie de viande sauvage et nous pose beaucoup de questions qui demeurent légitimes. le rôle de régulation de l'ONF est remis en cause assez sérieusement sur fond de petits arrangements entre notables et chasseurs.

Cette BD est une belle procession à l'état sauvage pour peu que l'on soit à l'affût de l'observation dans des caches au milieu des bois. le chant du brame n'aura plus aucun secret pour vous après cette lecture.
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Je n'ai pas spécialement aimé le roman, qui faisait à mon goût, trop documentaire mais la couverture du roman graphique m'a attirée et je ne le regrette pas. de majestueux cerfs en mouvement en fondu bleu qui donne la sensation au lecteur d'être dans dans le décor et d'y faire fonctionner ses cinq sens. le questionnement restera le pour ou contre à réguler ces cervidés. Une illustration magique et inoubliable !
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Une magnifique immersion dans la faune des Vosges. Un enthousiasme encore augmenté par le fait que je n'avais pas du tout entendu parlé de ce roman graphique sorti en août 2021 malgré ses atouts !

Pour commencer, c'est une adaptation du roman de Claudie Hunzinger portant le même titre, avec lequel elle avait remporté le prix Décembre en 2019, donc avant d'être mise en avant avec le prix Femina qu'elle a reçu en 2022. La lecture de cette adaptation et des extraits de l'émission radiophonique l'heure bleue en fin de livre donnent envie de découvrir cette autrice.

Ensuite, les dessins sont superbes, notamment sur les représentations d'animaux sauvages. Ils sont intégralement réalisés en bleu et blanc avec quelques pointes de rose en raison d'une observation souvent nocturne. Ce choix chromatique donne un sentiment de calme, hors du temps.

Enfin, le discours permet de mieux comprendre les intérêts en jeu dans la préservation ou destruction des écosystèmes des forêts entre ONF, chasseurs et autres acteurs prêts pour certains à faire des compromis pouvant aller jusqu'à la compromission. A découvrir !
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J'ai été séduit par le graphisme, c'est réalisé au crayons de couleurs, sans doute aquarellables, ou rehaussé d'aquarelle, cela donne une ambiance feutrée, on est dans les Vosges, en pleine campagne. La gamme de couleur bleuté, les teintes subtiles appuient le silence des lieux, les bruits de la forêt, le graphisme nous incite à tendre l'oreille, entendre le brâme d'un cerf au loin, qui résonne dans la haute vallée, transformé par la neige et la brume, absorbant les aigus.
C'est l'histoire d'une rencontre avec la faune, Pamina découvre cet univers sauvage, la faune qu'il faut apprendre à approcher, c'est comme un récit initiatique, mais il faudra remettre les pieds sur terre. Pamina va découvrir un univers finalement très règlementé, codifié, où le sauvage n'a pas sa place : société de chasse et d'exploitation forestière se cotoient, s'allient ou s'oppose, régulation des espèces, les fameux prélèvements, et les animaux n'ont rien à dire, même là où l'humain semble absent, c'est lui qui domine tout.
Cette bande dessinée est l'adaptation du roman du même nom de Claudie Hunzinger. C'est un récit naturaliste et zoologiste en apparence et finalement, c'est surtout un cri de colère, un livre militant. l'initiation au monde sauvage va être brutalement interrompue, parce qu'il n'est plus qu'une façade.
Cette lecture remue, j'ai aimé cette façon de nous amener, tout en douceur dans le monde des Vosges, dans la nature, pour mieux nous secouer et nous émouvoir, c'est un récit écologique fort, mais qui ne tombe jamais dans la caricature, au contraire, il reste toujours sur le sensible, il écoute les différents points de vue, il ne cherche pas à donner de leçon, il raconte les choses simplement telles qu'elles sont.
Une lecture belle et qui donne à réfléchir, un bande dessinée à découvrir.
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Absolument fantastique, belle histoire et la nature rentre en nous …
Les grands cerfs sont posés dans chaque vignette, imposants, intrigués et prêt à fuir, c'est ce que l'on voit du guet, de l'affût construit pour les photographier.
Pamina apprend tout de ces cerfs grâce à Léo, au coeur de ces montagnes des Vosges, de ces forêts impalpables, de ses rencontres avec des chasseurs et malheureusement à la trahison de l'homme.

Un voyage de bleu, des dessins ouatés, des silences, du crayonné coloré, de la vigueur et du rythme font de ce roman graphique une belle synthèse de notre environnement.
Sur les traces de ces magnifiques animaux, qui disparaissent trop vite.
Un récit sur la fin de l'auteure, un entretien avec Laure Adler dans son émission radio l'heure bleue.
Elle est sortie du bois accompagnées de ses amis arbres et animaux dans ce studio car eux ne pouvaient pas parler !
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critiques presse (4)
Telerama
10 janvier 2022
Une adaptation libre et particulièrement réussie, qui marque aussi une plongée dans l’inconnu, pour cet artiste à la palette d’une étonnante richesse.
Lire la critique sur le site : Telerama
BoDoi
08 janvier 2022
Gaétan Nocq adapte ici avec grâce un roman de Claudie Hunzinger, sur un parti pris graphique et narratif fort : dans de grandes cases souvent taiseuses, tout de bleu inondées, il brosse de son trait réaliste une nature puissante et inquiétante, dans une ambiance quasi funèbre.
Lire la critique sur le site : BoDoi
ActuaBD
17 novembre 2021
On parcourt des paysages magnifiques, aux pénombres tamisées en été, aux neiges fantomatiques en hiver, c’est touchant, instructif et sublime. Une grande réussite ! C’est un vrai coup de cœur en ce qui nous concerne.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
LigneClaire
27 septembre 2021
Confédération des Chasseurs, ONF, Pamina ira aux sources même de ces puissants lobbies. Nocq fait donc aussi avec cette adaptation un travail d’enquête et livre ses résultats. Comptage, chasse, Pamina sera la dame aux cerfs, rebelle. Superbe une fois de plus et d’une certaine façon bouleversant.
Lire la critique sur le site : LigneClaire
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
« Dans le livre, Léo est photographe animalier. Et je crois qu'il est pris dans la compromission du monde. Pour pouvoir continuer à faire ses photos, pour pouvoir continuer à approcher les cerfs, il faut qu'il s'entende avec l'Öffice national des forêts, il faut qu'il s'entende avec les adjudicataires - comme on nomme ceux qui ont acquis les droits de chasse et le droit légal de venir chasser partout. Il y a compromis sans forcément compromission, dit-il. Moi, j'ai senti une trahison.
Mais au départ, ce garçon, je lui dois tout. C'est lui qui m'a initiée au cerf.
C'est lui qui m'a appris, qui m'a dit : " Avant de vouloir écrire sur eux, observe-les. Il faut connaître leur passage, il faut connaître leurs habitudes. Il faut te cacher ensuite, très bien te cacher, devenir invisible sous un filet de camouflage. Pour pouvoir les observer, c'est une ascèse, une véritable passion. Il faut lui donner tout ton temps, il faut te lever très tôt le matin à 4 heures. Tu te lèves, par le gel, et tu sors, et tu vas te poster où tu penses qu'ils passeront peut-être, ou alors le soir, parce que c'est aussi le soir que tu peux les voir si tu connais leur passage. Tu vas te poster et tu attends.
Et on attend en effet, on attend, enveloppé d'un simple filet d'affût, on attend, enveloppé dans une petite cahute, fabriquée n'importe comment avec des fougères.
On attend... On attend quoi ? Le passage de la beauté, de la puissance, le passage de la force sauvage des forêts qui nous vient du fond des temps. Bon, il m'a appris tout ça. Il m'a appris à les reconnaître. Il m'a appris à les nommer. C'était une magnifique initiation dans l'émerveillement et, à un moment donné, il m'a semblé qu'il m'avait trahie. »
Claudie Hunzinger, L'Heure bleue
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J’étais fuie par les cerfs et mal à l’aise parmi les humains, comme si ma place était là entre deux mondes, sans cesse en déséquilibre, suspendue dans le vide.
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Avec elles, c'est si simple de regarder le monde, il devient tellement clair.
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Je découvrais l’effet affût. Le monde arrive et se pose à nos pieds comme si nous n’étions pas là.
Et on constate que le monde se passe de nous.
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J'étais fuie par les cerfs.
Et mal à l'aise parmi les humains.
Comme si ma place était, entre deux mondes, sans cesse en déséquilibre.
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Gaetan Nocq - Les grands cerfs
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