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EAN : 9782702167397
472 pages
Éditeur : Calmann-Lévy (02/01/2020)
Résumé :
« Il y a des blessures qui affectent le temps, d’autres les gens. Parfois les gens se remettent de leurs blessures, mais le temps, lui, ne le peut pas. »

Arizona, 1893 Dans son ranch, Nora attend désespérément le retour de son époux parti chercher de l’eau, tandis qu’elle tâche d’apaiser les craintes de son plus jeune fils, convaincu qu’une bête mystérieuse rôde sur leur domaine.
En parallèle, Lurie vagabond orphelin à la « tête de Turc » et re... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  02 septembre 2020
L'auteure nous propose un long récit de voyage, roman historique bien documenté——extraordinairement dense——, genre Western qui se passe dans l'Ouest américain à la fin du XIX° siècle, en 1893.
Elle nous plonge sans ménagement dans sa vision du Far- Ouest à travers deux intrigues et deux existences ——de l'Arizona au Texas ——qui finiront par se télescoper lors d'une improbable rencontre dans un décor somptueux.
Lurie, orphelin musulman, au passé trouble, se retrouve embarqué dans une aventure rocambolesque lorsque l'armée des États - Unis tenta d'incorporer des chameaux comme bêtes de somme , au temps où s'achevait le peuplement des derniers territoires restés sauvages.
Inland, cet arrière pays à explorer se fait donc en compagnie d'hommes d'origine orientale et surtout de bêtes peu communes aux États - Unis : «  Les chameaux , ces grosses chèvres aux larges dents, avec leur caroncule de dindon? «  Ces monstruosités aussi bruyantes? » .
Seulement la cavalerie les utiliserait car ils pouvaient porter plus de 300 kilos pendant neuf jours sans avoir besoin de se désaltérer.
Ils provoqueraient des déchaînements d'enthousiasme chez les habitants d'Indianola .
Le lecteur suit Lurie le convoi, le voyage et les aventures «  la petite ligne noire et tremblotante durant des jours » , caravane imposante,... pas facile à dissimuler...
Dans son ranch, en Arizona , Nora Lark, mère de Toby , sept ans, Rob , seize ans et Dolan, dix-sept ans , abandonnée par son mari Emmett: elle l'attend désespérément , il est parti chercher de l'eau ,elle fait face courageusement à la pénurie d'eau et à une sécheresse impitoyable .
Elle s'occupe aussi de Josie Kincaid ,nièce d'Emmett,—— Josie la maladroite ,——- née dans un milieu d'extrême supercherie où le spiritisme , tirages de cartes et autres divinations dominait sauf qu'ils seront tous emportés par une épidémie de typhus , recueillie par la famille Lark, Josie usera de pouvoirs occultes et communiquera avec les morts.....
L'auteure maîtrise parfaitement ses sujets entre «  Nature » en grand , humour , histoire , élégance et ironie.
Quête de l'eau, quête de l'or, vains espoirs , personnages mystérieux, dureté de la vie auprès de la famille Lark, ces pionniers de l'Arizona, très bien relatée, mystères , chagrins , douleurs , peurs ancestrales et désirs souterrains , notamment ceux de Nora et de Tobie, craintif et fragile , sans oublier l'âme d'Evelyn , petite fille de Nora , morte d'insolation qui murmure à l'oreille de sa mère. ....
Un livre complexe, bien écrit , le livre d'une époque , celui d'une longue épopée, brûlante de soleil, âpre et poignante, riche de détails à propos de l'Amérique .
«  le silence tomberait sur la maison. Les souris, après avoir cherché la dernière petite miette se nicheraient sous les avant - toits. Suivraient les crotales . Les chênes rabougris , avec leurs racines assoiffées , s'aventureraient en bas de la colline , recouvriraient peu à peu la clôture ainsi que la petite pierre tombale d'Evelyn »
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Bazart
  29 février 2020
Auteur il y a quelques années d'un premier roman « La femme du tigre » pour lequel elle avait obtenu le prestigieux Orange Prize et un vrai succès de librairie partout dans le monde , Téa Obreth nous y narrait alors la reconstruction de l'ex-Yougoslavie sous forme de conte folklorique.
Presque dix ans plus tard, la romancière américaine d'origine serbe, revient avec roman historique dense qui se déroule dans l'Ouest américain du milieu à la fin du Xixe siècle
Avec son nouveau, et seulement deuxième roman, elle nous propose un western qui revisite les mythes fondateurs de l'Amérique... à dos de chameau.
De l'Arizona au Texas, à travers le destin de deux personnages, Nora, mère de famille abandonnée par son mari et Lurie, vagabond orphelin, Inland est l'histoire de la construction des États-Unis à la fin du XIXe siècle du point de vue des laissés-pour-compte.
Ce double récit se déroule en 1893 alors que s'achève pour les Etats-Unis le peuplement des derniers territoires restés sauvages. Jonglant entre cette histoire d' une mère de quatre enfants qui fait face courageusement à la pénurie d'eau, terrée dans son ranch de l'Arizona, et d'un vagabond musulman ,au bout du rouleau.
La jeune romancière américaine parvient à réinventer un genre éculé qu'est le Western et le territoire de l'Arizona, aride et surprenant est quasiment un personnage à part entière ..
L'auteure maitrise parfaitement l'équilibre entre naturalisme, humour et élégance en y insufflant une pincée de réalisme magique.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Wyoming
  25 mai 2020
Une belle première de couverture et un beau titre n'ont pas suffi pour me procurer le moindre plaisir à lire cette histoire, ou plutôt ce faisceau d'histoires et de situations, donc une lecture très laborieuse.
Pas un seul des personnages ne m'a semblé attachant, hormis peut-être le chameau, Burke. Pour les autres, il faut s'accrocher et suivre, pratiquer quelques retours en arrière pour resituer action et intervenants. Ils portent tous le fardeau des malheurs du monde, pour quelques-uns une futile espérance les sauve ou les anéantit.
Pas de grandes descriptions de l'ouest américain, malgré quelques ébauches, pas d'envolées lyriques que l'on pourrait attendre dans cette époque tourmentée, pas de grands sentiments humains, chacun est enfermé soit dans ses douleurs, soit dans ses infortunes, soit dans ses pouvoirs.
Un peu de surnaturel avec le thème éculé de contact avec les morts, lesquels bien ennuyés, n'ont finalement pas grand-chose à dire.
Aucune des situations n'est finalement aboutie, qu'il s'agisse de la quête de l'eau, de l'or, de la violence ou du pouvoir. La fin ouvre tellement de portes béantes qu'elle n'aboutit à rien d'autre que le soulagement d'être parvenu au bout...
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vinceol
  23 mars 2020
C'est avec un véritable talent de conteuse que Téa Obreht nous emmène avec Inland dans l'Ouest américain en cette fin de XIXème, et, avec la force de ses mots, nous plonge dans deux aventures parallèles, nous dressant une galerie de personnages pittoresques, attachants et mystérieux, jusqu'au climax final qui assèche la gorge du lecteur comme s'il se retrouvait physiquement dans ces territoires de l'Arizona.
Obreht nous trace deux trajectoires parallèles, déchirant d'ailleurs le lecteur lorsque l'une des routes est momentanément délaissée par l'auteur pour se porter sur l'autre !
Lurie est un orphelin au passé trouble, qui va se retrouver embarqué dans cette aventure réelle et historique, mais néanmoins rocambolesque du United States Camel Corps, lorsque l'armée étatsunienne tentera d'incorporer des chameaux comme bêtes de somme ! L'inland, cet arrière-pays à explorer, se fait ici en compagnie d'hommes aux origines orientales et de bêtes peu communes à la Terre de l'Oncle Sam. Dépaysement double et total pour le lecteur, et aussi pour ces territoires traversés par Lurie et son étrange caravane. L'Autre est ici multiple, mystérieux, parfois menaçant, mais aussi attachant. C'est un déraciné en quête d'un territoire où il pourra se poser, s'établir, ou rester, attaquant une nouvelle vie et mettant un trait sur un passé parfois peu glorieux ou tout du moins mouvementé.
Nora défriche un autre front pionnier, en Arizona, à Amargo, localité où l'eau est plus que rare, et où l'on tente de survivre. Et cela se complique lorsque le mari ne revient pas, et que les drames de la vie s'accumulent pour cette femme forte qui ne baisse pas la tête face à ces hommes qui tentent de faire valoir leurs droits à la propriété à coups de barbelés et de colts !
Obreht distille ses mystères, et ils sont nombreux, tout au long du récit. Elle réussit à nous transporter dans cet inland bien loin du rêve américain et d'une Conquête de l'Ouest parfois idéalisée.
Par ses mots, elle arrive à nous faire ressentir la chaleur, la soif et la mort qui marquent ces espaces. Pas de ficelles grossières agrémentées de rebondissements artificiels pour accrocher le lecteur. Ce sont les mots et le talent qui font d'Inland un grand roman sur cette frontière américaine mouvante et sur ces espaces sauvages qui sont encore loin d'être réellement conquis à la fin du XIXème siècle.
La longueur des jours passant à Amargo est comparable au plaisir que prend le lecteur à parcourir ce véritable récit de voyage, dans une Amérique moderne qui se construit sous nos yeux.
Merci à Babelio – Masse critique t Calmann Lévty pour l'envoi du livre !
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Chabe37
  08 février 2020
Lu dans le cadre de la Masse critique, je remercie donc Babelio et les éditions Calman-Lévy pour la découverte de ce roman.
Le roman-western m'est totalement inconnu, je ne pourrais donc dire s'il est bon ou non puisque je n'ai pas de point de comparaison, c'est d'ailleurs pour cette raison que je l'avais sélectionné.
Cependant bien que l'histoire de 2 destins qui se croisent involontairement soit originale et intéressante, le rythme lent (trop pour moi en tout cas) m'a un peu gâché la lecture.
Impossible de lire plus de 20 pages d'affilées. Par contre j'ai aimé l'environnement "hostile" des terres désertiques de l'Ouest américain où l'eau est une denrée très rare à certaines périodes, la dureté de la vie est très bien relatée.
Il a fallu attendre la dernière centaine de pages pour qu'il y ait un regain d'intérêt.
Avis mitigé.
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critiques presse (2)
LeFigaro   30 janvier 2020
Téa Obreht est une conteuse hors pair. Elle nous plonge sans ménagement dans sa vision du Far West à travers deux récits entre-chassés [qui] mettent à nu tous nos chagrins, nos peurs et nos désirs souterrains.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeMonde   16 janvier 2020
Avec ce roman majestueux et narquois, l’écrivaine revisite les mythes fondateurs américains dans le sillage de l’US Camel Corps et d’une sécheresse dévastatrice en Arizona en 1893 [...] Ce deuxième roman est une superbe et étonnante variation sur le western.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
WyomingWyoming   24 mai 2020
Les grenouilles-taureaux étaient tout à leurs gambades nocturnes. Leurs appels bouffis résonnaient en amont et en aval de la rivière. Les tiges des prêles s'entrechoquaient, vibrantes, et, pareilles à des fers de lance opinant du chef, certaines formaient une longue ligne que brisait un banc de sable effilé, placé de biais en travers du cours d'eau. Une tortue de vase qui se découpait en ombre chinoise longeait cet obstacle, plaçant une patte griffue devant l'autre.
+ Lire la suite
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Annette55Annette55   02 septembre 2020
«  L’automne débutait tout juste, et la vallée offrait le spectacle resplendissant de sa propre mort.
Des explosions de jaune se dressaient, pareilles à des feux d’alarme, au- dessus des rivières subductées où les peupliers , au moins, avaient réussi à trouver de l’eau. ».
Commenter  J’apprécie          90
Annette55Annette55   02 septembre 2020
«  Le temps ne change pas ,
Les temps non plus.
Seules changent les choses au cours du temps .
Les choses auxquelles on croit, et celles auxquelles
On ne croit pas » ...

James Galvin, Belief.
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WyomingWyoming   21 mai 2020
La solitude et la page blanche étaient les seuls plaisirs qu'il s'octroyait. Tout en chevauchant, il posait des feuilles de papier sur ses genoux et griffonnait sans relâche. Depuis ma place, à l'arrière du convoi, je ne distinguais que des étendues obscures mais, en regardant de plus près, on découvrait des mondes entiers sur ces pages. Des couchers de soleil. Des paysages remplis de caravanes. Les ruines d'une ferme envahie par la végétation.
+ Lire la suite
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WyomingWyoming   24 mai 2020
Il était extrêmement remarquable qu'un corps humain pût recevoir tant d'impressions simultanées et être en mesure de se concentrer sur chacune d'elles séparément, et sur toutes en même temps.
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