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EAN : 9782714475954
Éditeur : Belfond (23/08/2018)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 42 notes)
Résumé :
Ijeoma a onze ans lorsque la guerre civile éclate au coeur de la jeune république du Nigeria. Son père est mort et sa mère, aussi abattue qu'impuissante, lui demande de partir quelques temps et d'aller vivre à Nweni, un village voisin. Hébergée par un professeur de grammaire et son épouse, Ijeoma rencontre Amina, une jeune orpheline. Et les fillettes tombent amoureuses. Tout simplement. Mais au Biafra, dans les années 1970, l'homosexualité est un crime. Commence alo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  24 mars 2019
«  La religion est le marché le plus ancien et le plus juteux jamais créé par l'homme, car non seulement elle sait attirer les clients, mais aussi comment les contrôler avec des outils tels que «  La Doctrine » et des mots comme « Abomination ».....
1968.
Le Nigeria et la jeune république du Biafra se déchirent. Les conflits ethniques deviennent chaque jour plus meurtriers . La population sombre dans le désespoir ...
Ijeoma, a 11ans lorsque la guerre civile éclate.
Son père meurt, victime d'un bombardement .
Sa mère , désarmée, bouleversée, impuissante et abattue lui demande d'aller vivre quelque temps à Newni, village voisin où elle sera hébergée par un professeur de grammaire et son épouse.
Au coeur de cet océan de violence Ijeoma rencontre Amina , une jeune orpheline .
Les fillettes tombent amoureuses , tout simplement .
Mais au Biafra, en 1970, l'homosexualité est un crime, Une « Abomination »punie de lapidation ou immolation sur un bûcher , ce qui arrivera à une connaissance d'Ijeoma ....
Commence alors pour Ijeoma un long combat pour réussir à vivre ses désirs et à comprendre qui elle est..La haine de soi d'abord puis la honte, les constants efforts pour cacher et comprendre ce que l'on attend d'elle , enfin la puissance des sentiments envers et contre tous...
Car, tous , pères , mères, cousins, cousines, se chargent de rappeler à Amina et Ijeoma que leur relation aux yeux de Dieu et de la loi est criminelle ...
S'aimer en dépit de l'opprobe ?
Une existence prisonnière du mensonge, Comment affronter les conséquences d'un amour reprouvé ? est- ce - cela la seule issue qui s'offre à jamais ? Qui sera vainqueur ?
Ijeoma s'interroge sur la pression des traditions et des superstitions , des interdits, du poids culpabilisant et dévastateur de la religion omniprésente, de l'intolérance de la Société Nigériane , des appels systématiques et référents à Dieu et à la Bible ...
La majorité des Igbos sont chrétiens , soumis et asssujettis à la religion...
C'est un roman d'apprentissage à la voix puissante et singulière, foisonnant et bouleversant de courage et de quête de soi, un plaidoyer vibrant pour la Liberté d'Aimer....À quel Prix ?
Ijeoma , une personne forte et courageuse face au pouvoir politique et à la religion toute puissante....prières constantes et passages à l'église parfois plusieurs fois par jour ...
Le livre regorge de passages bibliques et de Amen .., de demandes de protection et de supplications à Dieu ....

En 2014, Goodluck Jonathan , le président du Nigeria , a signé une loi criminalisant les relations entre personnes du même sexe , rendant ces actes passibles de 14 ans de prison et même dans le Nord du pays , la lapidation est toujours prévue....
Le Nigeria est le deuxième pays le plus religieux , immédiatement suivi par le Ghana.
Cet ouvrage est aussi une réflexion sur le devenir du Nigeria ....
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Commenter  J’apprécie          472
Marple
  25 novembre 2018
Si nous vivions dans un monde idéal, 'Sous les branches de l'udula' ne serait "que" un roman d'apprentissage. Mais notre monde est loin d'être idéal...
Ijeoma, son héroïne, a donc été confrontée à des tragédies alors qu'elle était encore petite. La guerre du Biafra, d'abord, qui lui a pris son père en même temps que son insouciance, et dont l'auteure décrit bien les enjeux aberrants et l'ambiance terrifiante.
L'homophobie, ensuite. Celle d'un pays traditionaliste qui condamne encore officiellement les relations entre personnes du même sexe et celle de sa mère, chrétienne igbo tellement imprégnée de la Bible qu'elle ne parvient plus à penser par elle-même sur ce sujet...
De fait, la vie d'Ijeoma, jeune fille igbo qui aime les filles, est loin d'être facile. Mais les émotions du lecteur sont à la hauteur de la dureté de sa vie à elle... On ne se repose donc pas vraiment sous les branches de cet udula, mais il est beau et poignant.
Merci à Babelio et aux éditions Belfond pour ce livre reçu dans le cadre de Masse critique (et toutes mes excuses pour les quelques jours de retard).
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Ptitgateau
  31 juillet 2019
Ijeoma a la malchance d'être née au mauvais endroit
au mauvais moment : son récit commence en 1968, alors que la guerre civile est engagée, que les biafrais meurent de faim, périssent sous les bombardement, la torture et les exactions. le pays est alors peuplé de pas moins de 250 ethnies dont les Igbos, dominants, favorisés par le régime britannique et christianisés par les missionnaires. le père d'Ijeoma est tué lors d'un bombardement et sa mère décide de l'envoyer chez un couple de ses amis qui l'emploieront comme bonne.
C'est là qu'elle rencontre Amina, une jeune Haoussa qui n'a plus de famille et qui sera employée pour travailler avec Ijeoma. C'est alors qu'Ijeoma découvre son homosexualité. Surprise par ses maîtres lors d'ébats avec Amina, elle est renvoyée chez sa mère. S'ensuit une longue période de morale pour la jeune fille, par une mère qui brandit la bible et qui l'oblige à retenir les passages montrant combien l'homosexualité est une « abomination ». I
jeoma est pourtant certaine de sa préférence pour les femmes. Sa vie sera dominée par cette orientation et elle devra lutter, se cacher, adopter une attitude compatible avec la vie en société de cette époque et de ce pays sous peine d'être sauvagement lynchée.
Un récit que je n'ai pu m'empêcher de parcourir avec les yeux d'une lectrice de 2019 en France où aujourd'hui, la population dans sa majorité, admet que l'on peut aimer une personne de sexe identique, admet que ces situations ont toujours existé, sait que ce n'est ni une maladie ni une « abomination » comme le précise apparemment la bible que l'on interprète pour faire passer des idées. d'autres personnages l'analyseront très bien au cours du roman. L'analyse et le ressenti d'Ijeoma sont passionnants.
Un autre personnage m'a semblé très intéressant : la maman d'Ijeoma : meurtrie par la guerre, la famine, la perte de son mari, active malgré tout, anxieuse à l'idée de perdre sa fille en raison de son homosexualité, personnage formaté qui montre une foi chrétienne à soulever les montagnes, omniprésente, voire envahissante, et toutefois refuge pour Ijeoma.

Un roman que je recommande !
Challenge MULTI-DEFIS
Lien : https://1001ptitgateau.blogs..
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Fandol
  23 septembre 2018
Chinelo Okparanta qui vit depuis l'âge de 10 ans aux États-Unis, n'a pas oublié son pays d'origine, le Nigeria, où se déroule Sous les branches de l'udala, Ce livre m'a enthousiasmé dès les premières lignes parce qu'il m'a plongé au coeur d'un pays africain, s'attachant surtout à la vie de tous les jours de gens simples, plutôt de la classe moyenne.
D'abord, c'est en pleine guerre du Biafra, état sécessionniste du Nigeria, que commence l'histoire d'Ijeoma, jeune fille vivant à Ojoto. En 1967, les combats commencent et se poursuivent durant trois ans avec pour conséquence directe une famine terrible.
Hélas, le père d'Ijeoma, désespéré devant la tournure des événements, ne fait rien pour éviter d'être tué sous les bombardements. Commencent alors les prières – les igbos peuplant le Biafra sont en majorité chrétiens – et les appels à Dieu avec la Bible comme référence bien trop systématique.
La délicatesse des descriptions, la douceur du style de Chinelo Okparanta et sa précision dans chacun des moments importants emportent mon adhésion. C'est Ijeoma qui raconte et qui pose l'évidence de son attirance sexuelle pour les personnes de son sexe grâce à Amina qu'elle rencontre alors qu'elle est placée chez un professeur et sa femme. Découvertes, elles sont séparées et la mère d'Ijeoma entre en jeu. Elle parle d'abomination, se réfère à la Bible et gâche le bonheur de sa fille.
Devant les interdits de la religion et les tabous en vigueur dans la société nigériane, Ijeoma réagit bien, se pose les bonnes questions, s'insurge devant l'attitude soumise des paroissiens qui disent toujours « Amen », à l'église.
L'auteure parle de leur amour, de leurs rêves, du plaisir physique. Hélas, la suite n'est pas sans rebondissements qu'il faut découvrir, comme ces légendes africaines distillées tout au long du récit.
Si l'action se déplace ensuite à Port Harcourt, en 1980, c'est Chibundu, l'ami d'enfance d'Ijeoma qui voit le plus clair. Réaliste, il affirme : « La religion est le marché le plus ancien et le plus juteux jamais créé par l'homme car non seulement elle sait attirer les clients mais aussi comment les contrôler avec des outils tels que la doctrine et des mots comme abomination. » Hélas, Ijeoma ne parvient pas à se dégager de cette gangue inculquée depuis l'enfance et maintenue par sa mère.
Si j'ai bien aimé l'ensemble de ce roman, c'est l'assujettissement à la religion d'une personne aussi courageuse et forte qu'Ijeoma qui m'a navré. Faut-il toujours se référer à des livres dits sacrés pour contester un ordre établi ? L'héroïne a prouvé qu'elle était formidable dans un pays où les relations entre personnes de même sexe sont criminalisées, un pays le plus religieux d'Afrique après le Ghana. Inutile de remercier Dieu pour cela !
PS : Livre découvert dans le cadre des Explorateurs de la rentrée littéraire de Lecteurs.com.
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sylvaine
  28 mars 2020
C'est par le plus grand des hasards que j'ai lu Sous les branches de l'udala de Chinelo Okparanta. A vous je peux vous l'avouer un végétal en U ...et que ce fut une belle rencontre!
Ijeoma a onze ans au début de ce roman nous sommes en 1968 , la guerre fait rage au Biafra, les forces nigérianes bombardent le Biafra, son père meurt et Ijeoma est confiée à une famille "amie" où elle servira de servante, croisera la route d'Amina et découvrira l'abomination telle que décrite dans la Bible, pêché méritant aux yeux de tous la mort ...
Chinelo Okparanta, arrivée aux U.S.A à 10 ans, née au Nigeria après la guerre, élevée parmi les Témoins de Jéhovah, nous raconte son pays, ses petites gens, les rivalités ethniques, les amours interdites, les amours "obligatoires", le poids des traditions, le rôle de génitrice attribué aux femmes, et surtout toujours et encore le carcan de la Religion. Je la cite:« La religion est le marché le plus ancien et le plus juteux jamais créé par l'homme, car non seulement elle sait attirer les clients, mais aussi comment les contrôler avec des outils tels que « La Doctrine » et des mots comme « Abomination »....
Un roman fascinant magistralement écrit que je vous recommande chaleureusement.
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critiques presse (4)
LaCroix   30 novembre 2018
Pendant la guerre du Biafra, une adolescente nigériane coupée de sa famille découvre l’amour avec sa meilleure amie et doit en affronter les lourdes conséquences.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LeMonde   26 octobre 2018
Roman d’apprentissage incarné par une héroïne découvrant son homosexualité dans une famille et une société qui la réprouvent, Sous les branches de l’udala se lit aussi comme une pétillante réflexion sur le devenir du Nigeria.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeFigaro   12 octobre 2018
Après la mort de son père, Ijeoma, l'héroïne de Chinelo Okparanta, fait la rencontre d'Amina. En pleine guerre du Biafra, les deux filles vont s'aimer en dépit de l'opprobre.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Actualitte   05 septembre 2018
Chinelo Okparanta rouvre le thème des liaisons dangereuses. Ici, c'est de l'homosexualité dont il est question, tout autant que de l'entêtement des hommes et de leurs lois, de l'entêtement de l'amour aussi. De cette lutte millénaire, qui sortira vainqueur ?
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
PtitgateauPtitgateau   01 août 2019
Je m’interrogeais sur la bible dans son ensemble. Peut-être toute cette histoire était celle d’une certaine culture, caractéristique d’un lieu et d’une époque précis, ce qui rendait les choses difficiles à comprendre aujourd’hui, et encore moins applicables. Par exemple, l’Exode. « Tu ne fera pas cuire un chevreau dans le lait de sa mère ». Le deuteronome le dit aussi. Mais qu’est-ce que cela pouvait bien signifier ? Quelle valeur cela avait-il pour les gens de l’époque ? Est- ce que bouillir un chevreau dans le lait de sa mère était une métaphore pour condamner le manque de sensibilité, le fait d’avoir un cœur de pierre? Ou était-ce une référence à un ancien rituel que plus personne n’accomplissait aujourd’hui ? N’empêche, c’était là, dans la bible, susceptible d’être Interprété de toutes les manières qui plaisaient aux gens.
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Annette55Annette55   23 mars 2019
« Alentour, un assortiment de couleurs: rouge vif, bleu, vert.Orange et violet... »
« Tous les tons intermédiaires.Les devantures—-et tout ce qu’elles contenaient —étincelaient.
Des couleurs et encore des couleurs, qui dansaient en harmonie dans la lumière du soleil éclatant de l’après-midi .Mais les routes étaient encore humides de la pluie matinale, partout de la gadoue. »
« A la saison de l’harmattan, les vents du Sahara soufflaient, soulevant des trombes de poussière ,et ces nuées obscurcissaient l’atmosphère, les arbres et les buissons devenaient alors aussi irréels qu’un mirage et le soleil une tache indéfinie dans le ciel. »
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FandolFandol   23 septembre 2018
C'est là que j'ai compris : Chidinma et moi, toutes les deux, nous étouffons sous le poids de quelque chose qui nous écrasait , quelque chose de lourd, de pesant, la pression des traditions, des superstitions, de toutes les légendes.
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FandolFandol   23 septembre 2018
D'accord, la femme avait été créée pour l'homme. Mais en quoi cela excluait-il le fait qu'elle ait pu être aussi créée pour une autre femme ? De même que l'homme pour un autre homme ? Les possibilités étaient infinies, et chacune d'entre elles parfaitement viables.
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nicolasbabelionicolasbabelio   05 juillet 2018
A mi-chemin entre Old Oba-Nnewi Road et New Oba-Nnewi Road, dans cette zone vague que délimitent l'église du village et l'école primaire, là où s'arrête Mmiri John Road pour mieux repartir ensuite, là s'élevait notre maison d'Ojoto. C'était un bâtiment jeune à étage, construit le long du chemin de terre poussiéreux juste au sud de la rivière John, où la mère de papa avait failli se noyer quand elle était petite, à une époque où les gens allaient encore laver leur linge sur les berges pierreuses.
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Videos de Chinelo Okparanta (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Chinelo Okparanta
A l'occasion d'une interview exclusive, Chinelo Okparanta, auteure du roman de la rentrée littéraire Belfond "Sous les branches de l'udala", nous dévoile les ?uvres littéraires qui l'ont marquée. En savoir plus sur le roman "Sous les branches de l'udala" : https://bit.ly/2Lbglm8
Dans la lignée d?Imbolo Mbue et de Chimamanda Ngozi Adichie, la découverte coup de c?ur d?une voix puissante et singulière. Nommé pour de nombreux prix littéraires, porté par une atmosphère foisonnante où se bousculent les sensations, un roman bouleversant de courage sur la quête de soi, le poids dévastateur de la religion et des traditions, et la force éperdue de l?amour.
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