AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 9791032704349
Éditeur : Editions Ki-oon (04/04/2019)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Vue de l’extérieur, la famille du jeune Seiichi est des plus banales : un père salarié, une mère au foyer, une maison dans une ville de province… L’adolescent va à l’école, joue avec ses amis, est troublé quand il pose les yeux sur la jolie fille de la classe. Tout est normal… ou presque. Il ne s’en rend pas compte lui-même, mais sa mère le couve beaucoup trop. Seiko traite encore son fils comme un bébé et, avec un mari toujours absent, son monde est d’autant plus c... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
deidamie
  07 août 2019
Avertissement : l'anecdote ouvrant cette critique est une semi-fiction. Je n'ai pas été embêtée dans le métro récemment. J'insiste sur le mot « récemment ».
« Bonjour les Babélionautes ! Aujourd'hui, je suis super énervée !
-Ah bon ? Pourquoi ?
-Parce que je prenais le métro ce matin, tranquille, je me récitais mes chansons préférées d'Ultra Vomit pour passer le temps en m'amusant…
-Et alors ?
-Et alors, devant moi, il y a ce type, il me dévisage ! Enfin… vu ce qu'il matait, je devrais dire « il me dépoitrine », mais ça n'existe pas.
-Je vais me répéter, mais… et alors ?
-Et alors ce dégueulasse me regardait de façon obscène et dégueulasse, tu sais, le regard qui te dit « mmmh, voilà un morceau de viande que je passerais bien à la casserole » ! avec un petit sourire en coin de pervers dégueulasse satisfait et il n'arrêtait pas !
-Tu lui as hurlé dessus ?
-Non, euuuh… non, je suis partie dans un autre wagon. Parce qu'il me flanquait les chocottes.
-Bon, en même temps Déidamie, ça vaaaa, il ne t'a rien fait, le gars. Tu peux quand même pas reprocher aux gens de regarder, hein ! En plus, tu peux même pas prouver que son regard était obscène. Et quel rapport avec la critique du jour ?
-Ah oui. Alors aujourd'hui, on va parler d'un manga qui s'appelle Les liens du sang, tome 1, signé par Shûzô Oshimi.
Or donc Seiichi a quatorze ans et vit sa vie banale et tranquille de collégien, entre ses copains relous mais sympas, son père absent et sa mère affectueuse. Un jour, Shige, son cousin, lui dit « Ta mère te couve trop ». Seiichi se fâche, mais doute désormais. Est-ce que le comportement de sa mère est normal ?
Alors, la première chose qui m'a fait désirer ce manga de tout mon petit coeur ardent, c'est la jaquette. Regardez cette beauté ! le portrait d'une mère et de son bébé, façon aquarelle, un portrait qui dégage amour, chaleur et sérénité. Cette maman est comblée par la maternité, ça se voit.
Hélas, le contenu illustre une fois de plus l'adage selon lequel une couverture n'est pas fiable : Les liens du sang ne raconte pas une belle histoire entre une mère et son fils, mais décrit une relation malsaine et abusive.
-Ouaaaais… alors, moi je tiens à dire que dans tout le début, je vois rien d'abusif, hein… c'est juste une mère qui adore son fils, voilà tout ! C'est normal de faire des câlins et des bisous ! ‘Fin, je crois…
-Oui, c'est normal, mais pas de sa façon à elle. Et c'est là, l'un des points forts de ce manga : pris isolément, aucun des faits ne prouve quoi que ce soit. C'est quand tu les mets tous bout à bout que tu sens que quelque chose de malsain se trame.
Et comme les faits ne dépassent jamais la limite de l'indécence, de l'insupportable, ils sont impossibles à reconnaître comme malsains. Seiichi, bien qu'averti par Shige, ne peut pas réagir ni intervenir : même s'il est mal à l'aise, il ne peut pas dire que les bisous, il en a marre. Quoi de plus normal, les bisous sur la joue par maman ?
Le manga joue sans cesse sur cette limite, sur cette façon d'instaurer une ambiance trouble, où les gestes innocents ne le sont pas, mais pour des raisons impossibles à verbaliser, parce que tout repose sur l'intangible, le non-dit. Tout repose sur ce que tu ne peux ni nommer, ni… prouver.
-Aaaah ! C'est ça, le rapport avec le pervers du métro ! Il te fait sentir sale, mais tu ne peux rien dire, vu qu'il n'y a rien de concret.
-Exactement. Et dans le cas de Seiichi, la sensation de malaise se double d'angoisse : et s'il se trompait ? S'il interprétait tout mal ?
-C'est pas dit explicitement, ça…
-Non, en effet, je le déduis de ses expressions.
-Ouais, mais bon, tu parlais « tout est dans l'ambiance ». Concrètement, je vois pas comment c'est fait.
-Par l'utilisation abondante de gros plans sur les visages.
-Euuuh, Déidamie, c'est la norme en matière de mangas !
-Pas comme ça. Pas de façon aussi intense, aussi… hors sujet. Cette accumulation de gros plans provoque une sensation d'oppression, d'étouffement. Un peu comme si la mère devenait tout l'univers de Seiichi : plus rien n'existe en dehors d'elle.
Les yeux et les bouches sont travaillés avec un soin particulier, tu peux même voir les gencives de certains persos. Parfois, ils ressortent si nettement, si noirs, si foncés dans le blanc qu'ils en paraissent inquiétants. Un peu comme si quelque chose de mal pouvait arriver par eux. Ce qui n'est pas tout à fait faux : le regard et les paroles peuvent blesser durablement.
J'ajoute le fait qu'il fait chaud. Très chaud.
-C'est normal, Déidamie, on est en août, l'été, tu te souviens ?
-Mais non, banane. L'histoire se déroule dans une petite ville de province où il fait très chaud. Tout le monde est donc moite et rougissant, ce qui achève de coller une atmosphère poisseuse sur l'histoire.
Les liens du sang ne contiennent pas de scène insoutenable dans ce premier tome. Et la conclusion dudit tome s'est révélée tout à fait inattendue.
Bref : un dessin bellement travaillé, une histoire mise en scène avec subtilité, une ambiance glauque parfaitement réussie sans sombrer dans le sordide ni dans l'horreur : ce manga est bien parti pour être mon coup de coeur de l'année. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          248
Shan_Ze
  04 septembre 2019
C'est l'image de la couverture qui m'a décidé à découvrir ce manga, le dessin est très doux, il ressort de la quiétude, un amour profond. Pourtant, le titre parait plus percutant et se met un peu en opposition... Seiichi est un adolescent comme un autre. Les scènes avec ses amis, ou sa famille donne un aperçu de sa personnalité : calme, posé, courtois. Il n'y a pas beaucoup d'actions dans ce premier tome, mais on voit souvent sa mère observant d'un air souriant... Peu de mouvements, des scènes de la vie quotidienne, des remarques, des souvenirs... Et puis la dernière scène, surprenante mais attendue aussi. Shuzo Oshimi arrive à faire un manga puissant rien qu'avec des poses, des visages, une ambiance pesante... On arrive à saisir, deviner les personnalités rien qu'avec l'expression de chacun. Excellent !
Commenter  J’apprécie          300
Luria
  05 mai 2019
Glaçant
Dès les premières pages en couleur, les premières cases, on est glacé.
Puis ensuite dans les cases, les gros plans, les sourires fins non francs, on sent la pression monter, l'inéluctable, la page qui de nouveau va nous glacer comme l'introduction.
Quel talent d'arriver à monter la tension au fil des cases, alors que les personnages suent, peinent et transpirent dans le plein été, au son assourdissant des cigales.
Je ne lis pas beaucoup de manga, j'en maîtrise peu les codes, mais j'apprécie d'autant plus ceux qui traitent avec sobriété et rythme mesuré des sujets graves ou perturbants.
Un premier tome qui sera suivi des autres, j'ai envie de lire la suite désormais.
On dit qu'on aime se faire peur, mmmh ?
[Masse critique]
Commenter  J’apprécie          192
Gifbiblio
  31 mars 2020
Au premier abord, Seeichi vit dans une famille classique. Sa mère, femme au foyer, se préoccupe à ce que tout soit en ordre et surtout à ce que son fils soit le plus souvent possible à la maison. Quant au père, très impliqué dans son travail, il ne se montre que rarement à la maison. Notre jeune collégien se fait souvent taquiner par ses copains et se montre peu indifférent au charme de sa camarade Yuiko. Timide, il n'ose être davantage entreprenant. de plus, sa tante et Sheigi lui rendent souvent visite. C'est l'occasion pour Seeichi de passer du bon temps avec son cousin. Cependant, ce dernier lui fait remarquer à plusieurs reprises que sa mère est trop protectrice. Mais c'est lorsque toute la famille décide de faire une randonnée en forêt que tout va basculer… Seeichi ne regardera plus jamais sa mère de la même façon…
Shuzo Oshimi nous offre un drame traité avec finesse. Ce qui semble ordinaire devient progressivement angoissant. Tout comme Seeichi, le lecteur se pose des questions, ressent le malaise se distiller subrepticement. C'est avec grand intérêt que l'on se laisse séduire par cette histoire et que l'on désir en savoir plus sur la pathologie de la mère.
L'auteur offre un graphisme léger mais très travaillé surtout dans les cadrages. Les visages, les regards sont tout particulièrement mis en évidence. Les expressions des personnages sont palpables et renforcent le trouble.
Vivement la suite !
Sophie
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
AnneClaire29
  18 mai 2019
Seiichi vie dans une famille unie entouré d'un père salarié et d'une mère au foyer. Son cousin vient souvent le week-end jouer avec lui et ce dernier lui fait la réflexion que sa mère le couve trop... surtout pour un ado.
Les liens du sang est un nouveau manga qui montre une vie de famille banale vue de l'extérieur, mais les attentions ou des gestes de sa mère agacent Seiichi, quoi de plus normal pour un ado quand sa mère veut lui faire un bisous. Mais au fil des pages un malaise s'installe jusqu'au rebondissement des dernières pages.
J'ai hâte de découvrir le tome 2.
Commenter  J’apprécie          80

critiques presse (7)
LeMonde   02 septembre 2019
Dans ses BD semi-autobiographiques, le mangaka Shuzo Oshimi aime à confronter de jeunes adolescents à des femmes perverses. [...] Un travail d’orfèvrerie au service de troubles et dérangeantes pensées.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Bedeo   27 juin 2019
Les liens du Sang s’annonce donc être un thriller prenant et l’on vous recommande de courir chez votre libraire découvrir le tome 1 tout en vous procurant également le tome 2 sorti il y a quelques jours et qui s’annonce lui aussi haletant.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Actualitte   03 juin 2019
Les liens du sang vous plongent dans l’ambiance oppressante d’un manga terriblement calme et dégoulinant de malaise.
Lire la critique sur le site : Actualitte
ActuaBD   07 mai 2019
Shuzo Oshimi parvient une nouvelle fois à nous embrouiller dans un dédale psychologique impressionnant. Son style graphique classique mais précis, avec néanmoins un certain talent pour rendre énigmatique le plus simple des sourires, renforce le plaisir de la lecture.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDZoom   10 avril 2019
La nouvelle œuvre de Shuzo Oshimi frappe fort dès le premier tome avec cette histoire fascinante et dérangeante comme il sait si bien les conter.
Lire la critique sur le site : BDZoom
BoDoi   10 avril 2019
Shūzō Oshimi est connu pour mettre en place tous ses pions avant de porter des coups majeurs. Il excelle ici dans la disposition des pièces sur son échiquier et montre au détour d’une balade que son jeu malsain et dérangé a bel et bien débuté.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   09 avril 2019
La crédibilité du scénario impressionne, car au final, cela s'avère un problème de société peut-être moins rare qu'escompté.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Shan_ZeShan_Ze   28 mars 2019
- C'est fou que tu t'en souviennes, je n'en reviens pas ! Après tout, c'était il y a plus de dix ans !
Commenter  J’apprécie          90
Pixie-FlorePixie-Flore   24 juin 2019
- Si on peut te motiver, dis-toi que ce soir, on va se régaler à l'auberge... Après l'effort, la bière ne sera que meilleure !
- Tss... un vrai ventre sur pattes !

[p118]
Commenter  J’apprécie          20
deidamiedeidamie   07 août 2019
Laisse maman te faire un gros câlin!
Commenter  J’apprécie          80
Videos de Shuzo Oshimi (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Shuzo Oshimi
Shino ne sait pas dire son nom, en librairie le 19 mars 2020 !

Aujourd'hui est un grand jour pour Shino : elle entre au lycée ! Timide et renfermée, la jeune fille rêve de prendre un nouveau départ et de se faire enfin des amis. Mais ce qu'elle redoutait finit par arriver… Au moment de se présenter, elle bute sur son propre nom. Incapable de le prononcer, elle devient la risée de la classe ! Shino est atteinte d'un trouble de la parole. Complexée depuis l'enfance par ce handicap, elle préfère se tenir à l'écart plutôt que d'affronter le jugement des autres. Pourtant, le vent tourne quand elle rencontre Kayo… Avec courage et maladresse, les deux adolescentes vont se lancer dans un projet artistique aussi original que libérateur ! Shuzo Oshimi, auteur intimiste des Fleurs du mal et des Liens du sang, nous livre une nouvelle facette de son talent. Atteint à l'adolescence du même trouble de la parole que Shino, il dépeint les émotions de son héroïne avec une délicatesse unique.
+ Lire la suite
autres livres classés : filsVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Le manga en quelques mots (facile)

Quel est le pays d'origine du manga ?

La Chine
Le Laos
Le Vietnam
Le Japon

5 questions
876 lecteurs ont répondu
Thèmes : manga , mangakaCréer un quiz sur ce livre
.. ..