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EAN : 9782262035952
608 pages
Éditeur : Perrin (16/01/2014)
3.75/5   4 notes
Résumé :
La première biographie du général Salan, homme secret et controversé, à la fois dernière grande figure de la France coloniale et chef de l'OAS.
Homme secret et controversé, à la fois dernière grande figure de la France coloniale et chef de l'OAS, la personnalité du général Salan est à bien des égards un mystère. Son action, pourtant, est connue. Elle illustre l'histoire militaire de la France au XXe siècle, des tranchées de la Première Guerre mondiale à la ba... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
benleb
  07 mars 2014
Merci à Babelio et aux éditions Perrin pour cette lecture de la biographie du général Salan.
Salan, genéral en chef en Indochine et en Algérie, puis chef de l'OAS, est un personnage controversé, aussi bien pour ses partisans que pour ses adversaires.
Dans cette biographie, on sent bien bien que l'auteur a de la sympathie pour Salan. Les témoignages, de la famille ou de ses compagnons d'arme, le valorisent mais il ne s'agit pas d'une hagiographie; les zones d'ombre du personnage, l'opium ou son appartenance à la franc-maçonnerie sont évoquée. L'auteur insiste beaucoup sur son caractère secret, ses réticences à révéler sa pensée, qui lui ont valu de nombreux déboires et l'incompréhension de ses compagnons de combat.
Évidemment l'auteur insiste sur les périodes clés de sa vie, la seconde guerre mondiale, l'Indochine et la guerre d'Algérie, jusqu'aux extrémités de l'OAS.
Cela conduit à négliger certaines parties, l'enfance et ses études, expédiées en une dizaine de pages, son expérience de jeune officier, ou la fin de sa vie. Pourtant, j'aurai apprécié plus d'approfondissement sur sa fascination pour l'Indochine. Et je regrette aussi que ne soient pas abordés les enjeux de l'amnistie des généraux putschistes par De Gaulle, puis de leur grâce par Mitterand.
Pour l'Indochine, l'accent est mis sur la fascination qu'a exercé de Lattre sur Salan et sur sa gestion du retrait de d'Indochine, après Dien Bien Phuh, qui lui vaudra la réputation infondée de bradeur de l'Indochine. On voit le rôle politique que les généraux ont du assumeŕ en plus de leur mission militaire, en raison du désintérêt de la métropole pour ce conflit.
Un chapitre très intéressant rapporte les confidences qu'Ho Chi Minh lui a faites lors du voyage qui le menait à la conférence de Fontainebleau; les deux futurs adversaires développent une certaine amitié.
Pour Salan, l'Algerie est une occasion de se débarrasser de sa réputation. D'abord mal accepté par les extrémistes Algérie françaises, jusqu'à une tentative d'assassinat (l'affaire du bazooka), il devient populaire a l'occasion du 13 mai 1958. Floué puis mis de côté par De Gaulle, il participe au putsch d'avril 1958. L'auteur montre l'impréparation et la division de ses auteurs, ce qui ne pouvait aboutir qu'à un échec. Ainsi, Salan était à Madrid lors du déclenchement et sa venue a Alger n'était pas vraiment désirée.
L'OAS est le baroud d'honneur du général. On le voit manipulé au début, puis ne maîtrisant pas vraiment l'organisation, sombrant dans un terrorisme qu'il récusait au départ.
On peut regretter d'énormes erreurs dues à une mauvaise relecture. Ainsi, dans le même paragraphe, il est marqué deux fois de suite que le général Salan est mort en 1974, alors qu'il est mort en 1984.
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isanne
  27 mars 2014
Merci à Babelio et aux éditions Perrin de m'avoir permis de lire cette biographie du Général Salan.
Quelle vie que celle de ce jeune Aspirant de la fin de la Première Guerre Mondiale à celle du Général qui participera au putsch d'Alger en 1961.
Le jeune Saint-Cyrien qui part en Indochine en 1924 pour exercer des fonctions d'administrateur des provinces du Haut Mékong, qui choisit d'apprendre les différents dialectes - d'où son surnom du Mandarin- qui tombera amoureux de ce pays - le célèbre Mal jaune évoqué par Lartéguy - sera bien malgré lui le liquidateur de la présence française en Indochine.
Il subira par deux fois dans sa carrière l'abandon de l'Armée Française par la Classe Politique, de la même façon qu'il ne pouvait se résoudre à laisser les populations indochinoises aux mains du Viet-minh, il ne pouvait tout pareillement laisser les Algériens aux mains du FLN. Il préfèrera entrer en rébellion plutôt que d'accepter : c'est la partie de sa carrière que l'on évoque le plus. Pourtant tout le déroulement de sa carrière et de son engagement que ce soit en Indochine ou en Algérie ne peuvent être dissociés et permettent d'expliquer les choix de cet homme guidé par un Idéal et le sens de l'Honneur.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
andreas50andreas50   21 août 2018
Au lendemain de la libération d'une partie du territoire, le mouvement déjà amorcé ne peut que s'amplifier : FFI et FTP, individuellement ou par maquis entiers, voulant leur part de gloire, demandent à s'engager. Ils sont les bienvenus dans cette armée qui a besoin d'eux, mais le pari est risqué puisque vont devoir fusionner deux troupes antinomiques. Il y a d'une part la « régulière », organisée, disciplinée, hiérarchisée, attachée à ses traditions et aux vertus militaires; il y a désormais à ses côtés FFI et FTP relevant des diverses croyances politiques, parfois à vocation révolutionnaire évidente ; et ces dernières troupes arrivent avec des chefs souvent autoproclamés, aussi nombreux que haut gradés, commandant des hommes dont la discipline n'est pas le premier souci et qui ont pris dans les maquis certaines libertés avec la légalité.
Il n'est pas question d'écarter ces volontaires, d'autant qu'il est impossible de laisser la France libérée aux mains de groupuscules qui, sous prétexte d'épuration, règlent sommairement des comptes qui ne sont pas nécessairement des divergences politiques. Le général de Gaulle et le gouvernement provisoire savent qu'il faut agir et vite.
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andreas50andreas50   14 septembre 2018
Si je mène à Alger une lutte constante contre la guerre subversive, je ne néglige pas pour autant l'intérieur troublé. Je veux y apporter le calme et la paix, conquérir les cœurs et, avant tout, détacher la population du FLN, pour priver le rebelle de son support. Il faut faire comprendre aux habitants des cités, des douars, et des mechtas que leur intérêt est dans une paix française où ils pourront vivre selon leurs coutumes et leurs aspirations, en toute liberté d'esprit, de pensée, et de comportement dans des liens étroits avec la France. J'ai l'espoir, au cours des mois qui suivent ma prise de commandement, de permettre à l'Algérie de demeurer un pays français et fraternel. Il faudra ensuite lui donner une culture intensive qui lui permettra d'éviter ces famines presque annuelles. En augmentant les rendements de blé, car la galette est l'aliment traditionnel, et en protégeant les moissons nous éviterons que le fellah meurt de faim au village et devienne une proie facile pour l'ALN.
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andreas50andreas50   22 août 2018
Les combattants de Diên Biên Phu sont morts parce que nous nous sommes menti à nous mêmes. Ils sont morts parce que nous n'avons pas su faire cette guerre, parce que nous n'avons su ni la vouloir ni la refuser, parce que nous n'avons pas su mesurer l'épreuve, ni en prévoir les conséquences, ni la situer dès l'abord sur le plan mondial. Il y a eu au cours de ces neuf années des occasions perdues pour négocier, comme il y a eu des occasions perdues pour la victoire. Elles l'ont été de la même façon. Elles l'ont été par faiblesse.

Pierre Brisson, le Figaro
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andreas50andreas50   05 septembre 2018
La perte de l'Indochine, c'est son drame personnel. Non seulement il aimait profondément ce pays, mais il y a aussi, en arrière-plan, le sort des Nungs, cette tribu dont personne ne savait plus si elle était fidèle à la France ou à Salan, une tribu qui s'était choisi comme drapeau les trois couleurs françaises, avec le dessin d'une jonque sur le blanc.
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benlebbenleb   28 février 2014
Pierre Viansson-Ponté ne publiera cette confidence que bien plus tard, en 1976, de Gaulle étant décédé depuis six ans :

Les généraux, au fond, me détestent. Je le leur rends bien. Tous des cons. Vous les avez vus, en rang d'oignons sur l'aérodrome, à Telergma ? Des crétins, uniquement préoccupés de leur avancement, de leurs décorations, de leur confort, qui n'ont rien compris et ne comprendront jamais rien. Ce Salan, un drogué. Je le balancerai aussitôt après les élections. Ce Jouhaud, un gros ahuri. Et Massu ! Un brave type, Massu, mais qui n'a pas inventé l'eau chaude. Enfin, il faut faire avec ce que l'on a.
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Napoléon III et la campagne d'Italie (1859) Second Empire. Le choc de Solferino. Au cœur de l'histoire sur Europe 1 de Franck Ferrand avec Pierre Pellissier (historien), Jacques-Olivier Boudon (historien) et Roger Durand (associatif). 09.04.2012.
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