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ISBN : 284146735X
Éditeur : Syros (25/10/1999)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.25/5 (sur 158 notes)
Résumé :
Aujourd’hui, notre façon de communiquer s’articule autour d’un objectif : être compétitif et juger ce qui est « bon » ou « mauvais ». Souvent cela mène à une mauvaise compréhension des situations et des autres, génère en retour colère et frustration et peut conduire à la violence. Or, bien communiquer avec les autres est considéré comme une compétence majeure au travail comme dans la vie privée. En mettant au point la CNV (Communication NonViolente) Marshall Rosenbe... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
mlseditions
  29 octobre 2015
Voilà un livre tout à fait passionnant sur la communication non violente. A l'aide d'exemples, de petits exercices et d'arguments, l'auteur initie le lecteur à une communication bienveillante en donnant des outils simples. Au delà de cette communication, c'est tout un processus de recentrage, de connexion à soi. Si la théorie paraît simple; la pratique nécessite un entrainement du fait de notre éducation, de nos conditionnements ancrés et de notre propension à juger l'autre plutôt que de le comprendre avec respect.
En tout état de cause, le livre devrait être un livre de chevet pour ceux et celles dont la communication est centrale. Je pense aux politiques, aux enseignants, aux relations inter-professionnelles. Et plus généralement, ce livre est un véritable guide pour rétablir la communication au sens profond qui de nos jours tend à disparaître. Une méthode que chacun devrait appliquer pour tendre vers la paix.
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Maquart
  23 février 2018
C'est un livre qu'il est chouette.
Voici amis lecteurs ce que j'en ai retenu.
Comme je sais que t'es cossard et que tu le liras jamais.
L'auteur croit au libre-arbitre. Sartrien donc. Ou catholique.
Il faut faire changer non pour la sanction mais pour le bénéfice.
« Lorsque nous sommes reliés à nos besoins et à nos sentiments, nous, les êtres humains, nous ne constituons plus des sujets dociles et soumis. »
Il y a quatre phases dans la communication non violente.
La phase 1 (o) : être dans l'observation plutôt que dans le jugement.
Resté factuel : Il n'a pas marqué de buts en vingt matchs plutôt que c'est un mauvais footballeur.
Phase 2 (s): dire ce que l'on ressent.
Bizarrement : « j'ai le sentiment… » exprime peu ce que l'on ressent. Plutôt dire : « Je me sens triste…», « Je suis malheureux… » Etc.
Phase 3 (b) : origine des sentiments. Mieux nous parvenons à associer nos sentiments à nos besoins, mieux l'autre pourra y répondre avec empathie. Nous sommes plus habiles à exprimer les torts des autres qu'à exprimer nos besoins.
Phase 4 (d) : la demande. On a trop tendance à dire ce qu'on ne veut pas que ce qu'on veut (surtout de façon précise).
« Dans la plupart des cas, mes patients parvenaient à comprendre que leur sentiment d'insatisfaction et leur dépression provenaient largement du fait qu'eux-mêmes ne savaient pas très bien ce qu'ils attendaient des autres. »
Plus nous sommes précis sur ce que nous attendons de l'autre, plus nos besoins ont de chance d'être satisfaits.
C'est pratique : y'a des exercices (corrigés).
Il est aussi question d'écoute empathique.
Plus on écoute fidèlement sa voix intérieure, mieux on entend ce qui se passe au dehors.
La CNV permet aussi de redonner vie à une conversation car quand une conversation est ennuyeuse, elle l'est pour les 2.
« L'important, c'est de savoir être présents aux sentiments et aux besoins spécifiques que ressent un individu ici et maintenant. »
Évaluons-nous (avec bienveillance) :
1) Dans le sens où nous souhaitons aller
2) Et dans le respect et la bienveillance pour nous-mêmes, plutôt que dans la haine de soi, la culpabilité ou la honte.
Se concentrer sur nos besoins et nos valeurs.
« En nous écoutant de façon empathique, nous pouvons repérer le besoin à l'origine de nos actes. Nous arrivons à nous pardonner dès l'instant où ce lien empathique est établi. Nous pouvons alors reconnaître que l'acte que nous avons choisi avait pour but de servir la vie, tout en apprenant, par le processus de deuil, en quoi ce choix n'a pas nourri nos besoins. »
Apprendre et grandir.
Quels sont les actes de votre vie que vous ne vivez pas comme un jeu ?
Traduire le « je dois » par « je choisis »
Qu'est-ce qui nous motive vraiment quand nous faisons des choses que nous n'aimons pas ?
Reconnaître que l'on a choisi de mettre ses forces au service de la vie et qu'on y est parvenu avec succès permet d'éprouver une joie sincère et un contentement de soi que l'approbation des autres ne peut pas nous procurer.
Aussi radical que cela puisse paraître, il est possible de faire les choses uniquement par jeu.
Je crois que la qualité de la bienveillance que nous nous manifestons à nous-même est directement tributaire du plaisir que avons à investir instant après instant dans le jeu qui consiste à rendre la vie plus belle. Si telle est notre unique motivation que d'embellir la vie.
En traduisant les « je dois » en « je choisis de » nous découvrons davantage de jeu et d'intégrité dans notre vie.
Les actes des autres ne sont jamais la cause de nos sentiments.
Il faut remplacer l'expression « Je suis en colère parce qu'ils…. » Par « Je suis en colère parce que j'ai besoin de… »
Nous avons bien plus de chance d'obtenir ce que nous souhaitons en exprimant nos besoins qu'en jugeant, critiquant ou punissant l'autre.
L'expression de la colère se fait en quatre temps :
1) Marquer une pause et respirer profondément.
2) Identifier les jugements qui nous viennent à l'esprit.
3) Prendre conscience de nos besoins
4) Exprimer nos besoins et nos demandes inassouvis.
A un enfant qui a un comportement violent : « Il me semble que tu es en colère parce que tu aimerais être traité avec plus de respect. »
Plutôt que punir, se demander : « Quelle motivation voudrais-je que cette personne ait pour faire ce que je lui demande ? »
Ernest Becker attribue la dépression à des alternatives bloquées par la fonction cognitive. »
A la fin, on apprend à remercier.
1) Les actes concrets qui ont contribué à notre bien-être.
2) Les besoins que ces actes ont satisfaits chez nous.
3) le sentiment de plaisir né de la satisfaction de ses besoins.
Cela évite les compliments convenus qui prennent souvent la forme de jugements, aussi favorable soient-ils et sont parfois prononcés pour influencer le comportement d'autrui.
Voilà Babéliote cossard (mais sympa quand même) tu sais tout.
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CyranoGirl
  04 mai 2017
Un livre donné dans un programme d'échange. D'après sa fiche Babelio, il s'agit d'un essai. Honnêtement, quand je l'ai lu, j'ai plutôt pensé à une sorte de manuel de communication (avec des exercices, des dialogues d'exemples, etc).
Il s'agit de découvrir une nouvelle manière de s'exprimer afin de renier toutes les communications ou représentations de la violence dans notre vie. On peut même utiliser la technique décrite dans le livre (la CNV = Communication Non Violente) avec nous-mêmes si on a tendance à se rabaisser continuellement, par exemple.
J'ai bien aimé l'écriture, en général. La première partie, dans laquelle on explique exactement les étapes de la CNV, est intéressante et m'a même parfois faite réfléchir alors que je ne m'attendais pas à me sentir si proche de ce que ce livre disait. La dernière partie, en revanche, ne m'a pas vraiment accrochée : il s'agit de la partie qui parle de l'empathie en général. D'après une de mes soeurs, je manque cruellement d'empathie (elle me le dit en rigolant, mais avec un fond de vérité) et c'est quelque chose que je n'ai pas envie d'avoir. La vie est assez dure comme ça sans devoir se soucier, en plus, des problèmes des autres !
L'édition est bien. La couverture est jolie (un peu en arc-en-ciel). La lecture de ce livre ne m'a pas ennuyée, mais ne m'a pas ravie non plus ! Je le conseille pour celles et ceux qui en ont marre de leur agressivité, et qui savent, contrairement à moi, utiliser ce genre de manuel autodidacte !
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Tatooa
  08 juillet 2013
Un bouquin très intéressant, qui apprend beaucoup de choses sur la communication, et comment tout est lié dans les relations. Ceci dit, il n'est pas toujours évident à mettre en pratique, notamment face aux manipulateurs et, d'une façon générale, aux gens de mauvaise foi, qui, eux, méritent plutôt un bon coup de poêle à frire plutôt que notre bonne volonté bienveillante... (Référence au livre de S. Rose, "le guide des emmerdeurs, des cons et des importuns", je n'ai pas pu m'en empêcher, désolée...)
Bref, je trouve que l'auteur est très optimiste. Cette méthode ne marche pas avec tout le monde, car il y a des gens dont l'unique préoccupation et plaisir est la destruction de l'autre, psychique (plus que physique, souvent, du moins dans un premier temps), plus qu'il ne l'admet. Et pour ceux qui n'en sont pas à ce point, juste faire ch*** les autres leur est un plaisir pour lequel ils ne sont pas prêts à lâcher quoi que ce soit de leur fonctionnement, même si en face on y met toute l'empathie du monde. Et quand la satisfaction des besoins de l'autre passe par notre mal-être (au mieux, au pire notre destruction), le mieux qu'il y ait à faire, c'est de prendre la fuite...
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BigDream
  07 janvier 2018
Le livre de Marshall Rosenberg est un point de départ pour découvrir la communication Nonviolente (CNV).
La CNV est plus qu'un processus ou un language, elle est avant tout une intention, celle de créer une certaine qualité de relation et d'empathie envers soi dans un premier temps puis envers autrui, permettant de satisfaire les besoins fondamentaux de chacun. Elle n'a pas pour but d'aboutir à un résultat mais a pour intention de se relier à ce qui est vivant en soi et chez l'autre, instant après instant, de coeur à coeur.
Avec le processus de la CNV, les critiques, jugements, accusations sont traduits en faits, sentiments et besoins afin de permettre, au-delà des mots, de clarifier les intentions, d'être entendu dans les besoins fondamentaux et de trouver par soi-même des solutions adaptées et durables en exprimant des demandes qui ne sont pas des exigences.
La CNV est un art de vivre, une philosophie de vie plus qu'un mode de communication.
Marshall Rosenberg nous invite à nous poser deux questions :
- Qu'est-ce qui est vivant en moi/toi?
- Qu'est-ce qui me/te rendrait la vie plus belle?
La CNV propose de répondre à ces deux questions en portant notre attention là où nous avons le plus de chance de trouver les réponses : au niveau de nos sentiments et besoins qui sont universels chez l'être humain et auxquels on peut se relier (besoins d'amour, d'inspiration, de justice...) plutôt que dans les stratégies utilisées pour nourrir ces besoins.

Et loin d'être une recette figée, la CNV s'adapte à toutes les situations, à toutes les cultures.
La CNV s'appuie sur le postulat, prouvé scientifiquement que nous sommes empathiques par nature et que les stratégies brutales, physiques ou verbales, sont le résultat d'un conditionnement de plusieurs milliers d'années qui nous amène à considérer la nature humaine comme mauvaise. Il en résulte des formes d'éducation et de communication qui nous éloignent de notre nature véritable. La CNV permet de nous réapproprier notre nature véritable basée sur la compréhension, la collaboration et l'amour.
Alors bien sûr, du fait de notre conditionnement, la pratique de la CNV n'est pas chose aisée et il existe de nombreux écueils à l'empathie, c'est pourquoi ce livre constitue seulement un point de départ pour les personnes souhaitant découvrir la CNV. Il existe en effet des stages qui permettent de se plonger plus concrètement dans la CNV et cette pratique demande une attention quotidienne.
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Citations et extraits (104) Voir plus Ajouter une citation
Bruno_CmBruno_Cm   05 novembre 2015
Je partage les sentiments de Georges Bernanos, quand il écrit :
Je pense depuis longtemps déjà que si un jour les méthodes de destruction de plus en plus efficaces finissent par rayer notre espèce de la planète, ce ne sera pas la cruauté qui sera la cause de notre extinction, et moins encore, bien entendu, l'indignation qu'éveille la cruauté, ni même les représailles et la vengeance qu'elle s'attire... mais la docilité, l'absence de responsabilité de l'homme moderne, son acceptation vile et servile du moindre décret public. Les horreurs auxquelles nous avons assisté, les horreurs encore plus abominables auxquelles nous allons maintenant assister ne signalement pas que les rebelles, les insubordonnés, les réfractaires sont de plus en plus nombreux dans le monde, mais plutôt qu'il y a de plus en plus d'hommes obéissants et dociles.
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isachon42isachon42   24 mai 2012
LES MOTS SONT DES FENETRES
(OU BIEN ILS SONT DES MURS)

Je me sens si condamnée par tes mots
Je me sens tellement jugée et repoussée,
Avant de partir, j'aimerais savoir,
Est-ce cela que tu voulais dire ?
Avant que je ne me lève pour ma défense,
Avant que je ne parle poussée par ma souffrance
ou par la peur
Avant que je ne construise un mur de mots,
Dis-moi, ai-je bien entendu ?
Les mots sont des fenêtres, ou bien ils sont des murs.
Ils nous condamnent ou nous libèrent.
Lorsque je parle et lorsque j'écoute,
Puisse la lumière de l'amour rayonner à travers moi.
Il y a des choses qui signifient tant pour moi,
Si mes mots ne rendent pas mon message limpide,
M'aideras-tu à me sentir libre ?
Si j'ai paru te rabaisser,
Si tu m'as crue indifférente,
Essaie d'écouter par-delà mes mots
Les sentiments que nous partageons.
(Ruth BEBERMEYER)
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legraindeblelegraindeble   12 mai 2012
La Communication Non Violente repose sur une pratique du langage qui renforce notre aptitude à conserver nos qualités de coeur, même dans des conditions éprouvantes. Elle n'innove pas, et tout ses principes sont connus depuis des siècles.

La CNV nous engage à reconsidérer la façon dont nous nous exprimons et dont nous entendons l'autre. Les mots ne sont plus des réactions et automatiques, mais deviennent des réponses réfléchies, émanant d'une prise de conscience de nos perceptions, de nos émotions et de nos désirs. Nous nous exprimons alors sincèrement et clairement, en portant sur l'autre un regard empreint de respect et d'empathie. - 19 -
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Bruno_CmBruno_Cm   14 novembre 2015
Témoignage :
"C'est bien dommage qu'il n'y ait pas plus de gens qui veuillent apprendre à communiquer avec bienveillance. Il me semble maintenant évident que la rhétorique et les accusations ne résolvent rien. J'aimerais travailler cela avec d'autres, commencer par apprendre autant que je peux, puis faire connaître [la CNV] dans les prisons. Pour faire cesser la criminalité, il faut, entre autres, montrer aux prisonniers une nouvelle manière d'entrer en relation avec les autres. J'espère que vous allez continuer votre bon travail. Sachez que vous avez touché un prisonnier.
D.W., détenu dans une prison du Missouri."



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BigDreamBigDream   17 novembre 2015
Certaines situations n'ouvrent aucune ouverture sur le dialogue. L'usage de la force peut alors s'imposer pour protéger la vie ou les droits de l'individu. Il se peut par exemple que l'une des parties refuse de communiquer ou que l'imminence du danger ne laisse pas le temps de dialoguer. Nous pouvons alors être contraints de recourir à la force.
Le cas échéant, on distingue en Communication NonViolente l'usage protecteur de la force de l'usage répressif de la force.
L'usage protecteur de la force vise à éviter les dommages corporels ou les injustices, tandis que l'intention de la force répressive est de faire souffrir des individus pour les punir de leurs actes perçus comme des méfaits.
Lorsque nous utilisons la force dans un but de protection, nous pensons à la vie ou aux droits que nous souhaitons protéger sans porter de jugement sur la personne ou son comportement.
L'usage protecteur de la force part du principe que c'est essentiellement par inconscience que les individus adoptent des comportements dangereux pour eux-mêmes ou pour les autres.
C'est donc par l'information et non par la répression qu'il convient d'y remédier.
L'inconscience peut se manifester sous diverses formes :
a) l'individu ne se rend pas compte de ses actes
b) il ne voit pas comment satisfaire ses besoins sans porter préjudice à autrui
c) il est persuadé d'être "en droit" d'infliger une punition ou une douleur aux autres, sous prétexte qu'ils le "méritent"
d) il est prisonnier de ses fantasmes et croit par exemple qu'une "voix" lui a ordonné de tuer quelqu'un

L'action répressive part en revanche du principe que les individus commettent des délits parce qu'ils sont mauvais ou méchants et que, pour y remédier, il faut les contraindre au repentir.
Pour les remettre dans le droit chemin, on recourt à l'action répressive, censée :
1) leur infliger suffisamment de douleur pour qu'ils comprennent leur erreur
2) les pousser au repentir, et
3) les changer.
Or, dans la pratique, la répression parvient davantage à générer de l'hostilité ou à renforcer la résistance aux comportement que nous recherchons, qu'à susciter un repentir et une prise de conscience.
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Videos de Marshall B. Rosenberg (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marshall B. Rosenberg
Les Bases de la Communication Non-Violente (CNV) - Rosenberg - 1.6, il s'agit de la sixième et dernière partie d'une durée de moins de 3 minutes. Il y a toujours les sous titres de bonne qualité en français.
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