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ISBN : 2707306959
Éditeur : Editions de Minuit (01/09/1984)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 2576 notes)
Résumé :
Roman autobiographique mis en image par Jean-Jacques Annaud, "L'amant" est l'un des récits d'initiation amoureuse parmi les plus troublants qui soit. Dans une langue pure comme son sourire de jeune fille, Marguerite Duras confie sa rencontre et sa relation avec un rentier chinois de Saigon.
Dans l'Indochine coloniale de l'entre deux-guerres, la relation amoureuse entre cette jeune bachelière et cet homme déjà mûr est sublimée par un environnement extraordinai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (141) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  17 septembre 2012
Marguerite Duras nous ressert le couvert d'Un Barrage Contre Le Pacifique en écrivant cette sorte d'addendum trente-cinq ans plus tard, où elle redore le blason de celui qu'elle appelait alors Monsieur Jo et qu'elle ne nomme désormais plus dans L'Amant que "l'homme de Cholen", nous offrant, ce faisant, un genre de pendant à la Lolita de Nabokov, mais raconté du point de vue de la jeune fille.
Avec l'âge, la reconnaissance et la maturité, Marguerite Duras n'éprouve plus le besoin de romancer ou d'aménager ses souvenirs autobiographiques comme dans le Barrage. Ici, elle laisse couler ses souvenirs et ses sensations à la façon du cours paisible du Mékong et nous les livre, non pas bruts, car l'âge aidant, ils sont largement passés au tamis des omissions, des hypertrophies et des embellissements divers mais donnent un réel sentiment d'authenticité, car on sent bien qu'elle ne cherche plus à plaire.
On dirait plutôt un addendum, un testament littéraire sur sa vie à Sadec en Indochine, destiné à ses proches pour quand elle ne sera plus. Aussi, je conseille au lecteur de lire préalablement Un Barrage Contre Le Pacifique, qui est en quelque sorte la pièce maîtresse à laquelle l'auteur souhaite apporter des éclaircissements ou des modifications (notamment le fait qu'à l'époque où elle écrit le Barrage, sa mère et son frère aîné ne sont pas encore morts et elle ne peut donc pas avouer dans le livre ce qu'elle leur a caché durant toute sa vie, d'où le rôle tronqué de Monsieur Jo, qui retrouve ses lettres de noblesse dans L'Amant tandis que son frère Joseph subit, lui, plutôt une rétrogradation et devient moins attachant).
Néanmoins, il faut prévenir le lecteur qu'à aucun moment on ne retrouve la construction et la linéarité d'Un barrage Contre Le Pacifique. L'Amant est une somme de souvenirs souvent pêle-mêle comme notre cerveau les emmêle parfois en oubliant de les classer.
Stylistiquement, ces discontinuités et cette manière de ne pas nommer les personnages principaux engendrent un certain mystère et possèdent un potentiel lyrique et nostalgique indéniable, mais ce n'est là que mon avis, autant dire, pas grand-chose.
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Crossroads
  13 juillet 2012
J'ai adoré...refermer ce bouquin et passer à autre chose...
Un point commun cependant avec l'auteur , la lassitude profonde suscitée par la vision cinématographique d'Annaud à l'esthétisme outrancier et ennuyeux .
Point de discorde , enfin j'imagine , concernant le style Durassien qui m'a profondément déplu .
D'aucuns argueront que je manque cruellement de sensibilité ! Ça me ferait mal , j'ai adoré la quadrilogie des Rambo , argument imparable s'il en est...
S'il n'avait pas été autobiographique et rendu bien moins lisse par la présence de ce frere ainé traumatisant et de cette mere aux sentiments ambivalents , il est fort possible que je sois passé de l'ennui au coma le plus profond ! Les mots glissaient sur moi tels Balasko sur la poudreuse virginale dans " Les bronzés font du ski " ! Et là , je vous entends déjà me rétorquer : peut-etre que sur un malentendu , c'eut pu plaire ? Que nénni , point d'équivoque à l'horizon...Le constat est là , implacable avec cette impression d'avoir tourner les pages dans le brouillard le plus total...
J'aurais aimé , tel Gabin dans " Quai des brumes " , déclamer en le refermant : t'as de beaux yeux tu sais...Seulement voilà , ces premiers émois amoureux , dans un contexte familial et societal foncierement hostiles , m'ont laissé sur le bas coté . Aucune empathie , aucune adhésion à l'histoire...Malgré des themes interessants , ce livre ne me donna jamais l'impression de passer à coté de quelque chose d'intangible , prix Goncourt ou pas...
Foin de tergiversations , inutile d'en rajouter , ce livre n'était tout simplement pas fait pour moi mais saura certainement , vues les nombreuses ondes positives ressenties à sa lecture par le plus grand nombre , toucher en plein coeur le ou la romantique qui sommeille en vous !
Quant à moi , il ne me reste plus qu'à aller martyriser une nouvelle boite de kleenex devant ce poeme visuel et lyrique qu'était " Rambo 4 " ! J'suis trop sensible tiens..Beuaaaaahhh , Colonel...
L'Amant , histoire d'un rendez-vous manqué...
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Zebra
  30 mars 2014
« L'amant », livre écrit par Marguerite Duras en 1984 a reçu cette même année le prix Goncourt. Édité aux Éditions de Minuit en Juillet 2011, l'ouvrage est très court (137 pages) et se lit d'une traite bien qu'il fasse partie de ces livres qui présente plusieurs facettes.
Première facette, celle d'un amour impossible entre un Chinois richissime qui découvre le corps de Marguerite mais ne peut exprimer ses sentiments qu'à travers la parodie (page 61), Marguerite qui n'est alors qu'une enfant de quinze ans, avec un corps en pleine transformation. Ce Chinois, « l'homme de Cholen », n'aura pas la force de l'aimer, elle, contre son père, ce père Chinois qui obligea son fils à quitter la France alors qu'il y achevait ses études universitaires.
Deuxième facette, celle de la découverte par Marguerite de sa sexualité. Cette initiation amoureuse, Marguerite la vit comme une soif de savoir, une soif d'émotions, un jeu subtil où tout est permis, sans tabous : « c'est à elle de savoir » (page 46). Elle découvre le corps de l'homme de Cholen, mais aussi celui d'Hélène Lagonelle, un corps lourd, innocent, avec des seins à dévorer (page 88).
Troisième facette, celle de l'émancipation. Marguerite a quinze ans. Elle veut aller à la découverte du monde et couper le cordon ombilical avec sa famille. Adolescente, elle agit avec conviction, pleine de certitudes, voulant se mettre à l'écart de sa famille, pour la première fois et pour toujours (page 46). Cette démarche la projette dans le monde des adultes, loin des rêveries enfantines ; elle s'immerge dans une réalité nouvelle, pleine de surprises : se prostitue-t-elle vraiment quand elle couche avec son Chinois ? Elle n'en est pas convaincue, et puis elle ne peut échapper à certaines obligations envers elle-même, à commencer par l'obligation de tracer sa propre route.
Quatrième facette, celle d'une famille pas ordinaire. le père est absent, la mère est accablée, seule avec ses enfants, à savoir un fils ainé, un jeune frère et Marguerite. Cette famille, c'est une histoire commune de ruine et de mort (page 33). La mère hurle dans le désert de sa vie (page 55). le fils ainé est chéri par la mère (« mon fils, c'est mon enfant ») et haï par Marguerite car il dilapide la fortune familiale, vole sa propre mère, viole la domestique et menace son jeune frère. Ignorant Marguerite, il semble souffrir de ne pas pouvoir faire le mal librement (page 72). Marguerite lui préfère son frère cadet, d'ailleurs elle aime danser avec lui (page 66), avec cet attrait qu'exerce le rapprochement des corps. Elle lui portera un amour insensé (page 125). La mère est clairement folle (page 32) ; elle achète des couveuses électriques, y place 600 poussins qu'elle fait griller suite à une fausse manoeuvre ; en hiver, elle fait monter des moutons dans sa chambre. Folle et violente de surcroit : Marguerite, toute petite déjà, était nue et frappée, longtemps, jusqu'au danger, obscur et terrifiant (page 72), car les deux autres enfants ne sont jamais que « les plus jeunes » : le rejet est total, et cette mère -qui sait être intelligente, vive, gaie et d'un naturel incomparable (page 72)- porte en elle beaucoup d'amour et beaucoup de haine.
Cinquième facette, celle d'une Indochine de l'entre deux guerres avec ces Français qui vivent de chasse, de réceptions, de jeux et d'alcool au coeur de Saigon, avec ce pensionnat et ses règles strictes, ces grandes voies à l'américaine, sillonnées par les tramways, ces pousse-pousse, ces cars, ces terrasses qui donnent sur le Mékong, ces plantes vertes, comme mortes de chaleur sous la fournaise (page 54). Les blancs y vivent dans l'opulence et l'indifférence (pour ne pas dire le mépris) envers la population indigène. Ils résident dans des maisons bâties sur des terre-plein, isolées des serpents, des fourmis rouges et des inondations. L'après-midi, on y joue du piano en dégustant le thé apporté par les boys. Chez Marguerite, l'argent manque et les frères ne font rien pour y remédier : coucher avec l'homme de Cholen, c'est le moyen pour Marguerite d'obtenir des diamants, de l'or, du jade, de « sauver les apparences », d'affirmer leur statut de famille française en pleine Indochine, par fierté, par orgueil. L'argent, c'est le moyen de réaliser un rêve : retourner en France.
« L'amant », roman largement autobiographique de Marguerite Duras, plonge le lecteur dans des souvenirs jetés pêlemêle, au fil des pages, avec ce mouvement perpétuel d'allers-retours entre le passé, le présent et le futur. L'atmosphère est riche d'émotions, de mystère et de nostalgie. L'ouvrage, écrit avec sincérité, sans pudeur, avec mélancolie, dans un style, avec une syntaxe et une ponctuation si peu classiques (cf. ma citation), sur un ton lent et décousu, avec une grande économie de mots et des non-dits, laisse pointer, parfois à l'excès, le tragique, le pathos. de l'ennui ? Non point. Sur le ton de la confidence, Marguerite s'observe et dissèque ses émotions, de l'extérieur, résignée, avec calme et persévérance : laissant derrière elle le principal de sa vie, la misère (page 73), elle entrevoit son destin, écrire des livres (page 122). Belle recherche de soi, et bel aboutissement. Je recommande et mets quatre étoiles.
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lecassin
  15 mai 2014
Bon ! Peut on prétendre aimer la littérature sans s'être essayé à la lecture du « Nouveau roman » en général et de Marguerite Duras en particulier ? Non, bien sûr.
Voilà, c'est fait ! avec « L'amant », le seul roman de l'auteur présent dans ma bibliothèque, et dont la lecture cent fois repoussée, m'a permis de constater une fois de plus que le « Nouveau roman » n'est pas mon truc… Après Robbe-Grillet, Sarraute, Simon et quelques autres, « L'amant » confirme la tendance.
Le thème : un amour impossible sur fond d'Asie et d'initiation à la sensualité et à la vie. Pas très original… Non. L'originalité tient, comme souvent dans ce genre si particulier du Nouveau Roman, dans la forme ; ici, une structure narrative déconcertante et une syntaxe qui ne l'est pas moins…
Le prix Goncourt viendra récompenser « L'amant » et une adaptation cinématographique viendra couronner son succès auprès du grand public. Même si sa lecture me semble plus aisée que certains ouvrage du genre, mon ressenti reste empreint de perplexité…
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marina53
  09 juillet 2012
L'amant, un classique de la bibliographie de Marguerite Duras, reste pour moi un merveilleux souvenir de lecture.
Marguerite Duras raconte, toujours avec une écriture fluide et directe, l'amour passionnel qu'elle a eu pour ce chinois, rencontré par hasard dans un bac sur le Mékong. L'histoire se passe dans l'Indochine des années 30, époque encore coloniale, où la différence culturelle et raciale se fait encore sentir.
C'est finalement une rencontre entre deux personnes que tout semble séparer: la classe sociale, les origines et la culture. Pourtant, Marguerite Duras connaitra avec ce chinois un amour passionnel et irraisonné, au vu de la société indochinoise, notamment de sa famille. En effet, cette relation sera très mal perçue par sa mère et son frère et des rapports conflictuels naîtront entre elle et sa famille.
J'ai beaucoup apprécié la façon dont Marguerite Duras raconte ses souvenirs, on ressent beaucoup d'émotion, de romantisme, de poésie et de sensualité dans ses écrits. Elle nous raconte cet amour avec beaucoup de sincérité et sans tabou.
Une passion dévorante qui restera longtemps dans le coeur de Marguerite Duras.
Un roman qui m'a émue et profondément marquée.
Une magnifique rencontre entre ces deux amants et entre Marguerite Duras et moi.
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Citations et extraits (187) Voir plus Ajouter une citation
ktylauneyktylauney   04 décembre 2017
Alors le bateau encore une fois disait adieu, il lançait de nouveau ses mugissements terribles et si mystérieusement tristes qui faisaient pleurer les gens, non seulement ceux du voyage, ceux qui se séparaient mais ceux qui étaient venus regarder aussi, et ceux qui étaient là sans raison précise, qui n’avaient personne à qui penser.
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ktylauneyktylauney   04 décembre 2017
Alors il ne bouge pas non plus, il ne la déshabille pas, il dit qu’il l’aime comme un fou, il le dit tout bas. Puis il se tait. Elle ne lui répond pas. Elle pourrait répondre qu’elle ne l’aime pas. Elle ne dit rien. Tout à coup elle sait, là, à l’instant, elle sait qu’il ne la connaît pas, qu’il ne la connaîtra jamais, qu’il n’a pas les moyens de connaître tant de perversité.
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ktylauneyktylauney   04 décembre 2017
Il n’y avait pas à attirer le désir. Il était dans celle qui le provoquait ou il n’existait pas. Il était déjà là dès le premier regard ou bien il n’avait jamais existé.
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Nastasia-BNastasia-B   08 janvier 2014
De temps en temps ma mère décrète : demain on va chez le photographe. Elle se plaint du prix mais elle fait quand même les frais des photos de famille. Les photos, on les regarde, on ne se regarde pas mais on regarde les photographies, chacun séparément, sans un mot de commen­taire, mais on les regarde, on se voit. On voit les autres membres de la famille un par un ou rassemblés. On se re­voit quand on était très petit sur les anciennes photos et on se regarde sur les photos récentes. La séparation a encore grandi entre nous. Une fois regardées, les photos sont rangées, avec le linge dans les armoires. Ma mère nous fait photographier pour pouvoir nous voir, voir si nous grandis­sons normalement. Elle nous regarde longuement comme d'autres mères, d'autres enfants. Elle compare les photos entre elles, elle parle de la croissance de chacun. Personne ne lui répond.
Ma mère ne fait photographier que ses enfants. Jamais rien d'autre. Je n'ai pas de photographie de Vinhlong, aucune, du jardin, du fleuve, des avenues droites bordées des tamariniers de la conquête française, aucune, de la mai­son, de nos chambres. [...]
Elle ne faisait jamais de photos de lieux, de paysages,. rien que de nous, ses enfants, et la plupart du temps elle nous groupait pour que la photo coûte moins cher. Les quelques photos d'amateur qui ont été prises de nous l'ont été par des amis de ma mère, des collègues nouveaux arri­vants à la colonie qui prenaient des vues du paysage équatorial, cocotiers et coolies, pour envoyer à leur famille.
Mystérieusement ma mère montre les photographies de ses enfants à sa famille pendant ses congés. Nous ne voulons pas aller dans cette famille. Mes frères ne l'ont jamais con­nue. Moi, la plus petite, d'abord elle m'y tramait. Et puis ensuite je n'y suis plus allée, parce que mes tantes, à cause de ma conduite scandaleuse, ne voulaient plus que leurs filles me voient. Alors il ne reste à ma mère que les photogra­phies à montrer, alors ma mère les montre, logiquement, raisonnablement, elle montre à ses cousines germaines les enfants qu'elle a. Elle se doit de le faire, alors elle le fait, ses cousines c'est ce qui reste de la famille, alors elle leur montre les photos de la famille. [...] C'est dans cette vaillance de l'espèce, absurde, que moi je retrouve la grâce profonde.
Quand elle a été vieille, les cheveux blancs, elle est allée aussi chez le photographe, elle y est allée seule, elle s'est fait photographier avec sa belle robe rouge sombre et ses deux bijoux, son sautoir et sa broche en or et jade, un petit tron­çon de jade embouti d'or. Sur la photo elle est bien coiffée, pas un pli, une image. Les indigènes aisés allaient eux aussi au photographe, une fois par existence, quand ils voyaient que la mort approchait. Les photos étaient grandes, elles étaient toutes de même format, elles étaient encadrées dans des beaux cadres dorés et accrochées près de l'autel des an­cêtres. Tous les gens photographiés, j'en ai vus beaucoup, donnaient presque la même photo, leur ressemblance était hallucinante. Ce n'est pas seulement que la vieillesse se res­semble, c'est que les portraits étaient retouchés, toujours, et de telle façon que les particularités du visage, s'il en restait encore, étaient atténuées. Les visages étaient apprêtés de la même façon pour affronter l'éternité, ils étaient gommés, uniformément rajeunis. C'était ce que voulaient les gens. [...] Et cet air qu'avait ma mère dans la photographie de la robe rouge était le leur, c'était celui-là, noble, diraient certains, et certains autres, effacé.
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MeroMero   11 décembre 2012
Des années après la guerre, après les mariages, les enfants, les divorces, les livres, il était venu à Paris avec sa femme. Il lui avait téléphoné. C'est moi. Elle l'avait reconnu dès la voix. Il avait dit: je voulais seulement entendre votre voix. Elle avait dit: c'est moi, bonjour. Il était intimidé, il avait peur comme avant. Sa voix tremblait tout à coup. Et avec le tremblement, tout à coup, elle avait retrouvé l'accent de la Chine. Il savait qu'elle avait commencé à écrire des livres, il l'avait su par la mère qu'il avait revue à Saigon. Et aussi pour le petit frère, qu'il avait été triste pour elle. Et puis il n'avait plus su quoi lui dire. Et puis il le lui avait dit. Il lui avait dit que c'était comme avant, qu'il l'aimait encore, qu'il ne pourrait jamais cesser de l'aimer, qu'il l'aimerait jusqu'à sa mort.
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Videos de Marguerite Duras (185) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marguerite Duras
Le Paris de Sagan de Alain Vircondelet aux éditions Alexandrines
Si Françoise Sagan, née Quoirez, a toujours rappelé qu'elle était originaire du Lot, elle a néanmoins incarné dès sa jeunesse la vraie Parisienne, par son élégance discrète, sa liberté de pensée et l'impertinence de son esprit. Véritable phénomène de la littérature, depuis son fameux Bonjour Tristesse qui lui valut une renommée mondiale, elle a le plus souvent vécu à Paris, élargissant même l'influence de la capitale et ses modes de vie à Saint-Tropez et à la Normandie. Si elle a cantonné Paris à quelques lieux iconiques (le boulevard Malesherbes, Saint-Germain-des-Prés, la rue du Cherche-Midi, les boîtes de nuit de la rive droite, et l'avenue Foch), elle a reconnu cette ville comme le centre le plus ardent, le plus foisonnant, le plus inventif du monde. C'est à Paris qu'elle se sentait profondément au plus juste d'elle-même, parce que le génie de la capitale correspondait à sa façon de vivre, indépendante, émancipée, bohème. Elle aimait la beauté de Paris, préférant les beaux quartiers aux quartiers populaires, le Faubourg Saint-Honoré, la place Vendôme et les palaces à la banlieue. Anti-Simone de Beauvoir et anti- Duras, reine distante de l'underground parisien, elle hanta ses boites de nuit sans conviction, n'aimant guère danser, aimant la paresse de la Seine à laquelle elle voulait ressembler. Nonchalante et distraite, dépensière et futile, mais aussi grave et secrète, elle voyait en Paris, à l'instar de Colette à laquelle on la compara souvent, un lieu d'inspiration et de liberté sereine qui était pour elle le plus "vivable ».
https://www.lagriffenoire.com/77039-divers-litterature-le-paris-de-sagan.html
Le Paris de Cocteau aux éditions Alexandrines
https://www.lagriffenoire.com/77045-divers-vie-pratique-le-paris-de-cocteau.html
Le Paris de Zola d'Alain Pagès aux éditions Alexandrines
https://www.lagriffenoire.com/77037-divers-litterature-le-paris-d-emile-zola.html
Le Paris de Nerval de Christian Wasselin aux éditions Alexandrines
https://www.lagriffenoire.com/100501-divers-litterature-le-paris-de-nerval.html
Vous pouvez commander le Paris de Sagan, le Paris de Cocteau, le Paris d?Emile Zola sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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