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ISBN : 9791035600006
Éditeur : Le Serpent à plumes (11/01/2018)

Note moyenne : 2.83/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Lisette et Ada sont deux cousines. Lisette aime lire et Ada a tout le temps mal quelque part. Lisette rédige des notices fleuries, pimpantes, pour des brochures commerciales, Ada travaille pour une grande surface et est amoureuse du pharmacien. Elles s'entendent comme chien et chat, comme le chaud et le froid ; et entre elles, il y a Franz. En août 1988, alors qu'ils écoutaient Powerslave d'Iron Maiden, Franz a embrassé sa cousine Ada sur la bouche. Si elle ne s'en ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
pictura
  26 février 2018
Agréable moment de lecture, un petit roman de vie sociétale avec des personnages normaux, ordinaires, de ceux qu'on croise dans les rues tous les jours ou dans nos familles. Deux femmes, qui sont cousines, un homme, le frère de l'une, le cousin de l'autre. le livre tourne autour des trois, leur vie sentimentale, leur quotidien. Vient l'élément perturbateur, l'apparition d'un vieux canapé de famille jeté aux ordures il y a des années.
Voilà l'histoire du livre.
Les personnages et situations évoquées sont réalistes, sans fioriture, sans trucage, en tout point semblable à ce qui se passerait dans une vie ordinaire de chacun. J'ai enfin appris ce qu'est un roman minimaliste.
On met l'accent sur des éléments intimes et simples, des tranches de vie, le réel est vécu sans filtre. Apparemment naïf, faussement naïf en vrai, les personnages, aucunement héroïques ou extraordinaires sont juste normaux, comme notre voisin, notre collègue ou nous-mêmes.
La première partie se lit rapidement, la seconde l'est moins et m'a laissé sur ma faim. L'histoire du canapé, cet élément fantastique, n'est pas assez travaillée. Je sais bien, le surnaturel ne peut pas faire partie du minimalisme mais bon il manque quelque chose dans ce livre. Cypora Petitjean-Cerf a le mérite de faire des personnages vraiment réalistes mais il s'avère que ces personnages ne sont pas attachants. L'univers féminin est assez bien représenté mais certains clichés assomment la lecture. Est-ce qu'il m'aime ? Dois-je lui déclarer ma flamme ? et ça sur des longueurs … le côté midinette du roman devient lassant.
Voilà, une moitié prometteuse qui ne perdure pas sur la totalité. Dommage. J'ai vu une pub sur le livre où on compare l'auteur ceux d'Anna Gavalda. Euh, non, quand même pas. Ami lecteur, ne sortez jamais sans votre appareil critique…
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Luciechipounette
  18 février 2018
J'ai reçu ce livre dans le cadre de l'opération Masse critique de Babelio. Cela faisait longtemps que je n'y avais pas participé et je suis ravie de m'y être réinscrite.
À vrai dire, lorsque j'ai choisi ce livre parmi la sélection, je ne m'attendais pas vraiment à ce que j'ai lu. Je m'étais fait une représentation complètement différente de l'histoire.
Sur la quatrième de couverture, en plus du "résumé", on peut lire: "[...] ce roman tendre et étrange. La simplicité de ses personnages, de leur vie, de leur passé, de leurs espoirs se lie admirablement avec les enjeux éperdus de l'amour". Tout ceci est vrai.
Nous ne sommes pas dans une histoire rocambolesque où il arrive mille et une péripéties. En fait, il ne se passe rien. Ils vivent leur vie et nous les suivons dans le récit d'une période de leur existence.
La simplicité des personnages: oui dans la mesure où ce sont des gens "comme nous", qui se trouvent confrontés à des problèmes et des sentiments que nous connaissons bien. Nous pourrions vivre la même chose.
Le personnage de Franz est sans doute le plus éloigné de notre univers. C'est un loup solitaire qui ne se prend pas la tête. Il vit dans sa petite maison sans chichis, il exerce un métier qui lui plaît, sa distraction principale est de faire du bénévolat à la SPA. A priori, il a l'air bizarre. D'ailleurs, le récit de son passé en dit long sur son état psychologique...
Lisette, la soeur de Franz, c'est le personnage sympa, c'est un peu notre copine. Sa vie est simple aussi mais elle apporte un peu de rêve: sa grande maison avec une piscine, sa vie un peu plus confortable que la moyenne et ses tenues blanches qui ont quelque chose de féérique.
Ada est carrément antipathique. Elle considère ses cousins comme des "ploucs" et des moins que rien, presque des "simplets". Pour elle, la vraie valeur des gens, c'est le travail, le travail, le travail...Il faut dire que l'éducation qu'elle a reçue n'y est pas pour rien.
Et puis il y a Anne-Céline, la jardinière de Lisette. Je crois que c'est ma préférée. Elle n'intervient pas beaucoup mais elle égaye le quotidien. Elle est drôle, sans le vouloir, et un apporte une note de fraîcheur et de joie.
Et enfin, Gretchen, la "spéciale". Je l'ai souvent détestée dans son rôle de mère maltraitante. J'ai été indignée de son comportement inadéquat avec son fils. Ce personnage est celui qui va le plus évolué psychologiquement, fort heureusement.
Des personnages tous différents...avec un point commun: l'amour. Franz, qui rêve d'Ada, Lisette qui n'ose pas téléphoné à l'homme pour qui elle a changé sa garde-robe, Ada qui trouve des signes partout pour lui prouver qu'elle est destinée au pharmacien, Gretchen qui met du temps à comprendre que l'homme qu'elle voit est une véritable calamité et Anne-Céline, heureuse avec son vendeur de saucissons. C'est d'ailleurs dans leur rapport à l'amour qu'on peut s'y retrouver. On a tous quinze ans quand on aime, un peu gauches et débiles.
Et puis il y a le canapé. Grande importance que ce canapé bleu: d'ailleurs il prend toute la couverture. Et c'est là toute l'étrangeté du roman: un canapé qui arrive tout seul au bord de la route et qui disparaît tout aussi étrangement. Personnellement, ça m'a dérangé. Cette touche d'irréel dans ce monde si réaliste, le paradoxe était trop grand.
Je n'ai pas été transportée par ce roman, loin de là. Je me suis même parfois ennuyée un peu. Parce que même si tout y est simple, je n'ai pas réussi à accrocher avec la majorité des personnages. le contact ne s'est pas établi. Dommage...
Merci à Babelio et aux Editions le serpent à plumes pour l'envoi de ce livre.
Lien : https://mychipounette.blogsp..
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cathulu
  04 février 2018
Lisette et son frère Franz, leur cousine Ada, la boulangère Gretchen,chacun à leur façon sont comme fossilisés soit dans le passé, soit dans des relations amoureuses relevant surtout de l'ordre du fantasme, soit dans des relations toxiques.
La réapparition mystérieuse du canapé de leur enfance va d'abord distiller une certaine nostalgie chez Lisette et Franz, mais quand ce dernier va se mettre en tête de fixer dans le béton le meuble à éclipses pour être sûr de le conserver , tout va se dérégler et les personnages devront affronter la vérité de leurs sentiments.
Il m'a fallu un peu de temps pour entrer dans ce récit qui alterne les points de vue et parfois les époques, mais très vite, l'humour de Cypora Petitjean-Cerf, son sens discret du fantastique ont su me séduire à nouveau. J'ai adoré les petits détails si parlants (la relation aux vêtements, à l'écriture, aux cheveux aussi...), la brusquerie dans les relations familiales, jamais édulcorée mais aussi la bienveillance vis à vis des personnages. Un grand plaisir de lecture !
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aurelie_et_ecrit
  24 janvier 2018
Ce qui m'a attiré en premier lieu dans Comme le Cristal, c'est une accroche du journal Marianne à propos de son auteur, Cypora Petitjean-Cerf (oui, c'est son prénom, ça étonne au début et après on s'y fait vous verrez), une accroche, donc, qui disait : « Anna Gavalda n'a plus le monopole de la comédie sociale réussie : Cypora Petitjean-Cerf est sur le point de lui voler la vedette. » Il fallait que je lise cela de mes propres yeux. Parce que oui, d'accord, Gavalda a un petit coup de moins bien ces derniers temps, mais ça arrive à tout le monde, et puis en plus je n'ai pas encore lu Fendre l'armure que Papa Noël m'a apporté, alors trêve de jugements trop hâtifs.
J'avais donc hâte de me plonger dans cette drôle de saga familiale gavaldesque. Surtout lorsqu'au bout de quelques pages, on apprend qu'elle se déroule au Grand Gland, et qu'elle rebondit au gré des apparitions d'un canapé bleu tâché de souvenirs. le roman avance dans le présent mais raconte aussi le passé, les petites et les grandes histoires d'un frère, d'une soeur et de leur cousine, de leurs parents, de la grand-mère, les ami(e)s, les amours, les emmerdes, et Eddy et Iron Maiden aussi.
Tout ce petit monde vivote dans un univers réaliste et pourtant complètement loufoque où de vieux meubles partis à la benne apparaissent à tout bout de champ, où l'amour se vit par procuration et la vie dans les esprits, où la logique n'a pas lieu d'être et les questions souvent laissées en suspend. Non sans une certaine tendresse – ou l'inverse.
N'empêche, j'avoue, j'ai un peu de mal à me positionner sur ce livre. Je l'ai trouvé sympathique, et sa lecture agréable, quoi que légèrement fastidieuse parfois vu la profusion de détails. Simplement, je crois que je ne me suis pas attachée aux personnages autant que je l'aurais souhaité, sans doute parce que là où Gavalda joue l'émotion, Petitjean-Cerf préfère l'extravagance, l'excentricité, les fantasmes d'une vie à la vie elle-même. C'est évidemment là tout l'enjeu du livre, finalement, d'apprendre ou de réapprendre à vivre, mais fort est de constater que Comme le Cristal ne fût malheureusement pas le coeur de coeur que j'attendais.
Lien : https://aurelieetecrit.com/p..
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Lesvoyagesdely
  04 mars 2018
Merci à Babelio et le serpent à plume pour la lecture.
Avec comme le cristal, on se retrouve dans du contemporain, le résumé donnait bien envie de lui laisser une chance. La plume de l'auteure n'est pas désagréable, ça se laisse bien lire, mais on n'a pas forcément envie ou est pressé d'y revenir, rien de spécial ne s'en dégage.
Comme un peu de toute l'histoire, il lui manque quelque chose.
Le fauteuil est un peu un élément fantastique introduit, mais sans réelle explication, jamais. Il rappelle l'enfance, ce qu'ils ont vécu. Dans leur enfance, un sombre évènement est arrivé à des amis, mais c'est pareil c'est mentionné juste un peu, on ne ressent même pas grand chose. C'est très plat.
Par contre, à travers ces 3 personnages de la même famille, un frère, une soeur, une cousine, et également Gretchen, on ressent tout le poids de la société, des normes sociales, combien quand on est embringué dans sa vie et ses croyances, on ne comprend pas les autres, et on a des préjugés sur eux.
Il y a autant ce qu'on ressent personnellement, ce qu'on est, que le poids de la société, de la famille, de la normalisation, l'environnement dans lequel on a grandi. On est marqué.
Il y a cette femme qui dit que de toute manière cette fille a beau aimé les livres, avoir de bonnes notes, elle ne fera jamais rien de sa vie. Et également que les gens malades sont des fainéants, des paresseux, que ce n'est pas bien d'être malade. Quelques phrases de la mère d'Ada, qui ont marqué la vie d'Ada l'air de rien.
Tous ces personnages ne font rien d'extraordinaire de la vie, ni occupations, ils ont fait selon leurs compétences, talents. Mais ils restent marqués, pas forcément très ouvert. Au moins, vers la fin, ils semblent avoir fait tous des pas l'un vers l'autre, et plus profiter de l'autre, de ses différences, de temps passé ensemble.

Lien : https://lesvoyagesdely.wordp..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
cathulucathulu   04 février 2018
Si Émile se comportait plus tard comme Claude ou comme T., Gretchen lui trancherait la carotide. Et s'il se permettait des sautes d'humeur à la Franz Barbot, elle le jetterait aux ordures
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picturapictura   10 février 2018
Pense d'abord à manger, ensuite à la fiancée.
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Videos de Cypora Petitjean-Cerf (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Cypora Petitjean-Cerf
Vidéo du jeu des cinq sens avec Cypora Petitjean-Cerf, à l'occasion de la parution le 11 janvier 2018 de son roman, Comme le cristal au Serpent à Plumes
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