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96 pages
Éditeur : Monstrograph (01/01/2018)

Note moyenne : 4.8/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Ce texte iconoclaste est un plaidoyer pour l’imagination et pour la fiction, une défense de l’optimisme, des fins heureuses, du romantisme et de la littérature “féminine” comme arme politique, comme instrument d’émancipation sociale, comme démarche féministe.
“La réalité n’est pas la limite ni l’horizon de notre imagination, elle en est le point de départ.”
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Ellanamamanda
  24 mars 2020
Un court essai très facile à lire, sur l'importance politique de créer et consommer des oeuvres où les personnages se dépassent et trouve un bonheur au-delà de toute concession. Coline Pierré insiste sur l'importance du rêve, la volonté d'y croire : comment croire en l'avenir, comment avoir l'ambition de vivre des relations in-croyables si même la fiction reste ancrée dans le réel et n'offre aucune issue de secours ? Elle se place également dans une dimension féministe : les sentiments doux et positifs apaisent le monde, et il faut arrêter de les reléguer à la chick-lit ou encore à la littérature pour enfants.
C'est un essai qui rend heureux, j'avais un grand sourire pendant toute la lecture. Ca fait effectivement du bien de lire une autrice qui y croit et qui défend le droit aux bonheurs "vrais", sans rapport avec une quelconque réussite sociale ou professionnelle. le droit de lire des romans où les héros et héroïnes ne se contentent pas des barrières du "possible", et le droit d'en espérer autant pour sa propre vie. Elle m'a même donné envie de regarder des comédies romantiques et des séries de Aaron Sorkin, alors que ce n'est pas ma tasse de thé.
J'ai également aimé sa vision du point de vue "conservateur" de certains créateurs, de leur réjouissance à voir un héros qui n'avait pas la bonne famille pour réussir échouer lamentablement. de même, elle interroge le "réconfort [que l'on trouve] dans la médiocrité", et la facilité d'une vision du monde acerbe et aigrie.
Un très chouette essai qui tombe parfaitement dans ces temps de morosité ambiante ! :)
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Cirius
  27 décembre 2019
Livre lu après avoir écouté le podcast "Les trois points" (épisode 2, sur le féminisme et la fiction), dans lequel il est cité plusieurs fois.
Dans ce court essai, Coline Pierré défend les fins heureuses dans les oeuvres de fiction, c'est-à-dire les fins qui laissent ouvert l'horizon des possibles. Il s'agit pour elle d'une responsabilité politique et éthique de l'écrivain(e) que de ne pas "briser" ses lecteurs et lectrices, et de laisser entrevoir des potentialités plutôt que de se borner à documenter la réalité.
J'ai beaucoup aimé ce texte, qu'on pourrait qualifier sans condescendance de "chouette petit livre", bref et limpide (cf le dernier chapitre, qui fait l'apologie de ces livres-là). J'ai eu du mal à sélectionner des passages intéressants tant chaque phrase semble nécessaire et percutante.
A lire et à relire.
En outre, l'objet est très beau : édité par la petite maison d'édition de Coline Pierré et Martin Page, imprimé sur un papier très agréable, avec une typo très belle.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
CiriusCirius   27 décembre 2019
Offrir une fin heureuse à un personnage malheureux, c'est faire acte de désobéissance. On affirme haut et fort une morale de la contradiction. Et en imaginant une alternative, on aide à la rendre possible dans le monde réel. L'imagination est la première forme d'action politique.
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CiriusCirius   27 décembre 2019
Je considère qu'on ne peut pas se permettre de briser des ados qui doutent et des enfants qui espèrent, parce qu'en lisant nos livres, ils nous offrent leur vulnérabilité et leur confiance. Il ne s'agit pas d'être béat d'optimisme, mais simplement de ne pas leur mettre la tête sous l'eau.
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CiriusCirius   27 décembre 2019
Ça ne dérange aucune fille de dix ans de s'identifier à un héros de fiction masculin. En revanche, les garçons auront toujours un mouvement de rejet ou du moins d'hésitation face à un roman jeunesse qui met en scène une héroïne.
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CiriusCirius   27 décembre 2019
L'imagination est dangereuse, car elle permet de protester, de réfléchir, de refuser, de se rebeller, de voir plus loin que le tangible, d'envisager qu'il existe une autre possibilité que le réel.
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EllanamamandaEllanamamanda   24 mars 2020
[Les fins heureuses] sont les poils à gratter de nos existences. Malgré leur apparence de fruits sucrés et juteux, elles refusent de nous laisser en paix avec nos petits arrangements quotidiens.
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Videos de Coline Pierré (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Coline Pierré
Performance littéraire d'éducation artistique et culturelle du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis.
Une émission animée par Stéphanie Bourguignon, comédienne, chanteuse et médiatrice
Avec la participation de Magali Attiogbé, Gilles Bachelet et son chat le plus bête du monde, Annabelle Buxton, Antonio Carmona, Carole Chaix, Pascale Estellon, Les Petits champions de la lecture in Seine-Saint-Denis, Marc Lizano, Jean-Claude Mourvelat, Cécile Coline Pierré, Cécile Roumiguière, Carole Trébor, Chloé Wary, Marianne Zuzula.
Réalisation : Clément Clareton, Louis Paul et Loeiz Perreux.
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