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ISBN : 2226393870
Éditeur : Albin Michel (30/08/2017)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.87/5 (sur 215 notes)
Résumé :
Sapiens retraçait l’histoire de l’humanité. Homo Deus interroge son avenir. Que deviendront nos démocraties quand Google et Facebook connaîtront nos goûts et nos préférences politiques mieux que nous-mêmes ? Qu’adviendra-t-il de l’État providence lorsque nous, les humains, serons évincés du marché de l’emploi par des ordinateurs plus performants ? Quelle utilisation certaines religions feront-elles de la manipulation génétique ? Homo Deus nous dévoile ce que sera le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (60) Voir plus Ajouter une critique
Merik
  14 octobre 2017
L'Homo Sapiens est un drôle d'animal, cela ne fait guère de doute à la lecture des ouvrages de Yuval Noah Harari.
Le plus intelligent, ça c'est Homo Sapiens qui le dit.
Le plus envahissant, ça c'est Dame Nature qui le hurle.
Le plus mytho aussi, ça c'est Harari qui l'explique.
Des idées reçues sont démontées dans cet essai.
Que l'on vive dans un monde de moins en moins violent n'est pas ce que l'on entend le plus souvent, à titre d'exemple. Et pourtant, il y a de moins en moins de famines, de guerres, d'épidémies.
Que la religion soit en perte de vitesse fait aussi partie des idées généralement admises. Enfin en prenant religion au sens général de croire, parce que si l'homme se détache effectivement de plus en plus de croyances en une force cosmique surpuissante qui régimente la vie, il n'en reste pas moins soumis à la religion moderne dominante : l'humanisme. Où l'homme y est régi par ses émotions, sa sensibilité, ses sentiments. Suis ton coeur et tes ressentis est le crédo actuel, si ça et fait du bien, c'est que c'est bon pour toi. Ce qui laisserait entendre que l'homme est un individu, au sens d'in-divisible, libre de ses choix. Et pourtant, là aussi...

Des analyses riches et croisées de points de vue variés, même si essentiellement historique et scientifique. Mais il y est aussi question de philosophie, de spiritualité, de religion (ce n'est pas la même chose),.... L'on apprend plein de choses, dans des déploiements de réflexions limpides, le plus souvent passionnantes.
Un petit bémol cependant à mon goût, l'impression de redite par rapport à l'autre ouvrage (Sapiens, une brève histoire de l'humanité ) , du moins sur certains points : le rapport aux autres animaux, l'habitude chez l'homme de se raconter de grandes histoires pour coopérer. Mais le retour sur le passé dans les deux premières parties pour mieux décrypter l'avenir dans la dernière semblait nécessaire.
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Dixie39
  28 février 2018
Petit à petit, nous sommes entrés dans une nouvelle ère où nous n'hésitons pas à céder des parts de liberté, de notre indépendance et nos données personnelles et privées, pour pouvoir bénéficier de tout ce que peuvent nous apporter les nouvelles technologies. Et cela bouleversera – si ce n'est déjà le cas – l'organisation du Monde : nos sociétés autant que nos droits fondamentaux d'êtres humains. En tête de ce mouvement, citons les vecteurs et acteurs que sont Google, Facebook, la Silicon Valley et bien d'autres…
« Dans le passé, la censure opérait en bloquant le flux de l'information. Au XXIème siècle, elle opère en inondant la population d'informations non pertinentes. Nous ne savons précisément pas à quoi prêter attention, et passons notre temps à débattre de problèmes annexes. »
Yuval Noah Harari se propose avec Homo Deus : une brève histoire du futur, de nous livrer quelques clefs pour ne pas nous laisser sombrer dans cet océan de données. Il va déconstruire beaucoup de concepts, de réalités que la plupart d'entre nous considèrent comme acquis ou allant de soi : notre libre arbitre, l'humanisme, la démocratie, … puis nous aider à penser ce qu'implique la révolution technologique que nous vivons depuis si peu d'années au regard de l'humanité, et ce vers quoi elle peut nous mener.
« Toutes les prédictions qui parsèment ce livre ne sont rien de plus qu'une tentative pour aborder les dilemmes d'aujourd'hui et une invitation à changer le cours de l'avenir. »
Le grand mystère de la vie, de la connaissance et de l'intelligence fait place à une vérité implacable : Nous sommes tous des algorithmes. Et ceci est la clef ultime, non seulement de la compréhension, mais aussi du bond terrible que va faire l'humanité, vers ce nouvel ordre qui verra l'avènement d'Homo Deus (être humain augmenté qui aura su dompter les technologies à son profit). À moins que ce soit le contraire et que l'être humain connaisse le sort qu'il réserve actuellement aux animaux de consommation (parqués, toute volonté annihilée, en totale privation de liberté et sans aucune prise en compte des besoins physiologique et psychologique essentiels et vitaux), tenu par une main de fer et d'acier totalement indifférente à ce triste sort.
Si le développement technologique de « nos machines » les amène à ne plus être au service de l'humain et leur donne une totale indépendance et déconnexion de l'Homme, mais aussi du vivant, qu'aura-t-elle à faire, cette précieuse technologie, de parasites aussi destructeurs que nous ?
« Au début du XXIe siècle, le train du progrès sort à nouveau de la gare, et ce sera probablement le dernier train à quitter la gare Homo Sapiens. Ceux qui loupent le train n'auront jamais de seconde chance. Pour y trouver une place, il faut comprendre la technologie du XXIe siècle, et notamment les pouvoirs de la biotechnologie et des algorithmes informatiques. »
Si Sapiens : Une brève histoire de l'humanité m'avait sidérée et procurée une intense jubilation intellectuelle, force est de constater qu'Homo Deus est un cran en dessous. Ce qui ne veut pas dire qu'il m'a laissé indifférente, loin de là, mais l'effet de surprise n'était sans doute plus là. Et puis, j'ai trouvé qu'il y avait quelques longueurs et redites qui ne permettent pas d'atteindre à ce rythme et cette fulgurance de la pensée que l'on trouve dans Sapiens.
Mais cela reste une lecture prenante et tellement intéressante que le maigre aperçu que je donne ci-dessus est loin d'être à la hauteur de tout ce que Yuval Noah Harari présente. La dernière partie m'a réellement captivée et j'aurais souhaité qu'elle soit bien plus importante. Il y a encore matière à de nombreux développements, interrogations et supputations sur notre futur proche.
« Soeurs et Frères humains, nous n'avons pas fini de trembler ! » versus « Réveillons-nous ! »
Lien : https://page39web.wordpress...
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Vianna
  04 décembre 2017
Ce matin, en écoutant les infos, trois nouvelles m'interpellent particulièrement :
1- le bug informatique de la gare Montparnasse
2- Une émission de M6 où un couple à fort "taux de compatibilité " , taux déterminé par des algorithmes se présente devant le maire, sans jamais s'être rencontré, pour se dire oui.
3- Une exposition d'oeuvres réalisées par des algoritmes et notamment une peinture à la manière de Rembrant suite à un traitement poussé des oeuvres du peintre, où techniques, personnages, couleurs ont été passées au peigne fin de l'intelligence artificielle.
A la suite de la lecture de Homo Deus, ces nouvelles ont pris une autre dimension. Car ce que développe Yuval Noah Harari est un portrait d'une humanité en plein bouleversement : la fin d' Homo Sapiens et l'avénement d'une nouvelle civilisation dans laquelle l'homme sera totalement dépassé par l'intelligence artificielle. Les algorithmes, système de traitement des données vont donner naissance à une nouvelle religion : le dataïsme. Ce qui va compter ce sont les données. Toutes les traces que nous laissons sur le web constitueront une masse d'informations qui nous définirons bien davantage que ce que nous connaissons de nous même. Ainsi l'homme se fiera-t – il bien volontiers à la consultation des algorithmes pour prendre une décision : choisir un partenaire, une profession, un emploi…..
L'intelligence artificielle dépassera de loin la masse d'informations que l'humain pourra traiter . Ainsi d'innombrables métiers seront amenés à disparaître. Jusqu'où cela pourra-t-il aller ? Car le danger est que ce gigantesque réseau numérique prenne le contrôle global, que ce soit du point de vue économique, politique, social, culturel.
L'ouvrage de Yuval Noah Harari fourmille d'informations précises et documentées sur près de 400 pages. L'auteur précise bien qu'il ne s'agit pas de prédire l'avenir mais d'envisager des possibilités d'évolution de notre humanité. Ce livre se veut une prise de conscience de ce qui est déjà en marche ( sans jeux de mots !). Si nous sommes vigilants, nous pourrons peut-être éviter un avenir qui peut apparaître effrayant.
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gouelan
  19 février 2018
Un essai qui fait froid dans le dos mais qui a le mérite de réveiller les consciences endormies.
L'homme ne s'arrête pas un fois lancé sur l'aventure du progrès.
Il peut triompher de la famine, des épidémies et de la guerre, il voudrait désormais accéder au bonheur suprême, à la divinité et à l'immortalité.
Et pour cela, il risque de se perdre dans cette société virtuelle qui guide ses pas. Bientôt ses décisions calquées sur la toile ne répondrons plus à son moi véritable, mais à une suite d'algorithmes devenus incontrôlables.
Un essai qui bouscule et choque parfois. On en perd le fil de nos pensées, qui d'ailleurs ne nous appartiennent peut-être pas vraiment, et on s'effraie de ne plus pouvoir donner de sens à la vie.
Après Homo sapiens une brève histoire de l'humanité, Yuval Noah Harari nous offre ici une vision d'un avenir possible, vertigineux et affolant, où l'homme troquerait sa philosophie humaniste contre un glacial dataïsme.
À lire pour que ces idées, clairement décortiquées, nous pénètrent et changent nos comportements, pour que nous restions à notre place de "chimpanzés améliorés", sans perdre notre boussole humaniste.
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Levant
  15 mai 2018
Postez-vous à la sortie d'un lycée et observez la jeune génération. Constatez en particulier son addiction aux appareils connectés. Chacun les yeux rivés sur la petite boite lumineuse, ignorant jusqu'à son voisin immédiat. Vous pourrez alors vous convaincre du bien fondé de l'allégation de Yuval Noah Harari lorsqu'il affirme dans cet ouvrage : Homo deus, une brève histoire de l'avenir, que la nouvelle religion qui va couvrir le monde ne sera aucune de celles qui ont prévalu jusqu'alors. Cette nouvelle religion, il la désigne sous le nouveau vocable de dataïsme, la religion de la data, de la donnée. C'est elle qui gouvernera les esprits, enfermera homo sapiens dans sa dépendance.
Depuis qu'il a pris le pas sur tout autre forme de vie, Homo sapiens se trouve face à lui-même. Qui plus est, famine, épidémies et guerres, les fléaux qui le menaçaient jusqu'au seuil du XXIème siècle, doivent, selon Yuval Noah Harari, être conjugués à l'imparfait. Estimant que leur impact ne représente désormais plus une menace d'extinction pour l'espèce.
Après avoir perdu quelque fierté d'appartenir à l'espèce à la lecture de Homo sapiens, une brève histoire de l'humanité, je m'étais fait une curiosité, sinon un devoir, de vérifier si l'historien visionnaire me donnerait confiance en l'avenir. J'ai donc lu Homo deus, une brève histoire de l'avenir.
Avant de transcrire mon sentiment sur les lendemains que nous propose l'auteur, je ne peux que saluer la puissance intellectuelle et la force de conception du personnage. le pouvoir de persuasion aussi, tant l'argumentation développée dans son ouvrage est fouillée, les références nombreuses et vérifiables. Et au final, le résultat fait froid dans le dos d'Homo sapiens. Ce dernier pourrait bien en effet, selon les projections faites par l'auteur, trouver son maître, si ce n'est son nouvel esclavagiste.
Selon Yuval Noah Harari, l'homme n'est à la base qu'un algorithme. On ne peut lui prêter d'autonomie de raisonnement. Tout ce qu'il pense, fait, ressent, ne relève que de calculs prédéterminés et non de son libre arbitre. L'assertion trouvera certainement ses détracteurs. Elle procurera aussi une déconvenue à la mesure de leur ego à tous ceux qui sont convaincus de charisme et d'ascendant personnel sur leurs semblables.
Le postulat étant énoncé, l'auteur s'empresse d'enfoncer le clou dans le crâne d'Homo sapiens en lui assénant le fait que cette conformation nihiliste de conscience et d'esprit sera aussi celle qui le perdra. La machine va s'emballer, l'algorithme va surpasser son initiateur inconscient, se nourrir de lui-même, pirater son géniteur et l'accaparer dans sa dépendance. La déconnection sera synonyme de mort ; plus d'existence possible en dehors de la bulle d'information. Essayez d'ores et déjà de retirer son smartphone à un adolescent. La panique s'empare de lui.
La disparition d'Homo sapiens en tant qu'individu est en cela consentie puisqu'il fait dès à présent consciemment don de sa vie privée au profit du grand maelström d'un réseau connecté global, "l'Internet-de-tous-les-objets", dont l'ambition va même bien au-delà de l'échelle planétaire, à la conquête de l'univers. "Les hommes veulent se fondre dans le flux de données parce que, lorsque vous en faites partie, vous appartenez à quelque chose de bien plus grand que vous."
Dieu est en tout être et en toute chose nous disaient les religions en vogue jusqu'alors. Homo sapiens va se fondre en toute chose dans la bulle de données. Homo sapiens va donc devenir Homo deus. La boucle est bouclée.
S'agissant de l'avenir d'Homo sapiens, je m'attendais à voir évoqué surpopulation de la planète, réchauffement climatique et autres calamités que nous vaudra notre course effrénée vers le toujours plus sur une planète qui elle ses limites, et toujours moins quant à ses ressources. Rien de tout cela. C'est le monstre de l'information qui va se repaître de notre individualité. Yuval Noah Harari prend toutefois la précaution de rassurer son lecteur devenu perplexe, voire alarmé, en lui précisant qu'il n'a jamais été plus difficile d'envisager l'avenir que de nos jours où tout évolue trop vite, si bien que : "Tous les scenarios écrits dans ce livre doivent être compris comme des possibilités, non comme des prophéties". Ouf !
Alors si l'humanisme est la notion qui selon l'auteur a fait évoluer le monde dans le sens où il va mieux aujourd'hui qu'hier, il est encore temps de continuer à nous parler pour nous comprendre. Car vers l'avenir que j'ai entr'aperçu dans Homo deus une brève histoire de l'avenir, je n'ai pas vraiment envie d'y aller. Je m'en confie à mes amis de Babelio.
Alors plus que jamais CARPE DIEM !
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critiques presse (4)
LeJournaldeQuebec   23 octobre 2017
Après avoir affirmé que trois grands fléaux ont accablé l’humanité : la famine, les épidémies et la guerre, l’auteur affirme d’emblée que progrès il y a eu et que nous avons réussi à maîtriser plus ou moins ces trois graves problèmes.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeFigaro   11 septembre 2017
Le nouvel essai de Yuval Noah Harari, Homo Deus, paraît en France. Son premier livre, Homo Sapiens, traduit en 42 langues, adoubé par Bill Gates, Mark Zuckerberg et Obama, est un phénomène planétaire.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress   11 septembre 2017
Le nouveau livre de Yuval Noah Harari, Homo deus, anticipe un univers futuriste où, les progrès des biotechnologies aidant, les sciences de la vie triomphantes congédieraient l'idée classique de la personne humaine.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaPresse   07 septembre 2017
Une suite au populaire Sapiens: une brève histoire de l'humanité, dans laquelle l'auteur tourne maintenant son regard vers l'avenir. Protection de la vie privée, manipulations génétiques, robotisation... Pas nécessairement réjouissant, mais tout aussi captivant.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (121) Voir plus Ajouter une citation
gouelangouelan   15 février 2018
Aujourd'hui, aux États-Unis, on lit plus de livres numériques que de livres imprimés. Des appareils comme le Kindle d'Amazon sont capables de recueillir des données sur leurs utilisateurs pendant qu'ils lisent. Par exemple, votre Kindle peut surveiller quelles parties d'un livre vous lisez rapidement ou au contraire lentement, à quelle page vous marquez une pause, et quelle phrase vous fait abandonner le livre pour ne plus jamais le reprendre. ( Mieux vaut dire à l'auteur de réécrire le passage.) Si Kindle est perfectionné et doté d'un système de reconnaissance faciale et de capteurs biométriques, il saura quel effet chaque phrase lue a eu sur votre rythme cardiaque et votre tension. Il saura ce qui vous aura fait rire, rendu triste ou mis en colère. Bientôt les livres vous lirons pendant que vous lisez. Et alors que vous aurez vite fait d'en oublier la majeure partie, Amazon, lui, n'oubliera jamais rien. Ces données lui permettront de choisir des livres pour vous avec une précision troublante. il lui permettra aussi de savoir qui vous êtes exactement, comment allumer ou éteindre votre intérêt.
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gouelangouelan   16 février 2018
Tandis que le système global de traitement de données devient omniscient et tout-puissant, la connexion au système devient la source de tout sens. Les hommes veulent se fondre dans le flux de données parce que, lorsque vous en faites partie, vous appartenez à quelque chose de bien plus grand que vous. Les religions traditionnelles vous assuraient que chacun de vos mots et chacun et de vos actions faisaient partie d'un grand projet cosmique, que Dieu avait l’œil sur vous à chaque instant, et se souciait de vos pensées et sentiments. La religion des data vous dit aujourd'hui que chacun de vos mots et chacune de vos actions font partie du grand flux de données, que les algorithmes vous observent sans cesse, et qu'ils se préoccupent de tout ce que vous faites et ressentez. La plupart des gens en sont ravis. Pour les vrais-croyants, être déconnecté du flux des données, c'est risquer de perdre le sens même de la vie. À quoi bon faire ou expérimenter quoi que ce soit si personne n'en sait rien et si ça ne contribue aucunement à l'échange global d'informations ?
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gouelangouelan   17 février 2018
À quel point est-il rationnel de risquer l'avenir de l'humanité en supposant que les futurs chercheurs feront des découvertes insoupçonnées qui sauveront la planète ? La plupart des présidents, ministres et PDG qui dirigent le monde sont des gens rationnels. Pourquoi sont-ils disposés à faire un tel pari ? Peut-être parce qu'ils ne pensent pas parier sur leur avenir personnel. Même si les choses tournent au pire, et que la science ne peut empêcher le déluge, les ingénieurs pourraient encore construire une arche de Noé high-tech pour la caste supérieure, et laisser les milliards d'autres hommes se noyer. La croyance en cette arche high-tech est actuellement une des plus grosses menaces sur l'avenir de l'humanité et de tout l'écosystème. Les gens qui croient à l'arche high-tech ne devraient pas être en charge de l'écologie mondiale, pour la même raison qu'il ne faut pas confier les armes nucléaires à ceux qui croient à un au-delà céleste.
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ninosairosseninosairosse   22 janvier 2019
Au milieu du XIXe siècle, Karl Marx a eu de brillantes intuitions économiques. Sur la base de ces intuitions, il a prédit un conflit toujours plus violent entre le prolétariat et les capitalistes, qui se terminerait par l'inéluctable victoire du premier et l'effondrement du système capitaliste. Marx était certain que la révolution commencerait dans les pays qui étaient le fer de lance de la révolution industrielle - comme la Grande-Bretagne, la France et les Etats-Unis - avant de se propager au reste du monde.
p70
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HolonHolon   31 octobre 2017
Au XIXe siècle, la révolution industrielle créa un immense prolétariat urbain, et le socialisme se propagea car aucun autre credo ne réussit à répondre aux besoins, espoirs et peurs inédits de cette nouvelle classe laborieuse. Le libéralisme ne finit par vaincre le socialisme qu’en adoptant les meilleurs aspects du programme socialiste. Au XXIe siècle, nous pourrions bien assister à la formation d’une nouvelle classe non laborieuse massive : des gens sans aucune valeur économique, politique ou artistique, qui ne contribuent en rien à la prospérité, à la puissance et au rayonnement de la société. Cette « classe inutile » ne sera pas simplement inemployée, elle sera inemployable. En septembre 2013, deux chercheurs d’Oxford, Carl Benedikt Frey et Michael A. Osborne, publièrent une étude sur « l’avenir de l’emploi », où ils examinaient la probabilité que différentes professions soient reprises par des algorithmes informatiques au cours des vingt prochaines années. L’algorithme mis au point par Frey et Osborne pour faire leurs calculs estimait à 47 % la part des emplois américains très exposés. Par exemple, il est probable à 99 % qu’en 2033 les télémarketeurs et les courtiers d’assurance perdront leur emploi au profit d’algorithmes ; la probabilité que les arbitres sportifs connaissent le même sort est de 98 %, elle est de 97 % pour les caissières, 96 % pour les chefs cuisiniers, 94 % pour les serveurs et les assistants juridiques, 91 % pour les guides touristiques, 89 % pour les boulangers et les chauffeurs de bus, 88 % pour les ouvriers du bâtiment, 86 % pour les aides vétérinaires, 84 % pour les agents de sécurité, 83 % pour les marins, 77 % pour les barmen, 76 % pour les archivistes, 72 % pour les menuisiers, 67 % pour les maîtres nageurs, et ainsi de suite. Il existe bien entendu des emplois sûrs. La probabilité que des algorithmes informatiques évincent les archéologues en 2033 n’est que de 0,7 %, parce que leur travail requiert des types très élaborés de reconnaissance de forme et ne produit pas d’immenses profits. Dès lors, il est peu probable que des sociétés ou les pouvoirs publics procèdent aux investissements nécessaires pour automatiser l’archéologie dans les vingt prochaines années.
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Videos de Yuval Noah Harari (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Yuval Noah Harari
Extrait de "21 leçons pour le XXIème siècle" de Yuval Noah Harari lu par Philippe Sollier. Editions Audiolib. Parution le 28 novembre 2018.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/21-lecons-pour-le-xxie-siecle-9782367627809
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