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EAN : 9782824706269
16 pages
Éditeur : Bibebook (07/06/2013)

Note moyenne : 3.3/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Le malheur est divers. La misère sur terre est multiforme. Dominant le vaste horizon comme l'arc-en-ciel, ses couleurs sont aussi variées, ? aussi distinctes, et toutefois aussi intimement fondues. Dominant le vaste horizon comme l'arc-en-ciel ! Comment d'un exemple de beauté ai-je pu tirer un type de laideur ? du signe d'alliance et de paix une similitude de la douleur ? Mais comme, en éthique, le mal est la conséquence du bien, de même, dans la réalité, c'est de l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Marti94
  05 septembre 2015
J'ai voulu lire cette nouvelle d'Edgar Allan Poe pour ce prénom "Bérénice". J'ai lu récemment Aurélien d'Aragon et Bérénice de racine alors ce livre s'imposait pour compléter mes lectures autour d'une femme au prénom d'héroïne.
Le narrateur est Egaeus, un jeune homme de milieu aisé. Il doit se marier avec sa cousine Bérénice. Mais Egaeus est atteint d'un drôle de maladie et vit dans un monde qui n'est pas vraiment celui des rêves, mais plutôt celui des obsessions. Il parle d'une « complète interversion qui s'opéra dans le caractère de mes pensées les plus ordinaires. »
Consommateur régulier d'opium, il a tendance à sombrer dans d'intenses fixations qui le séparent du monde extérieur. Cette introversion n'en fait pas un rêveur pour autant.
Bérénice, elle, est également malade mais de façon plus rationnelle, sa santé est mauvaise et se dégrade. Son spectre va hanter le jeune homme qui va rester éblouit voire obsédé par ses dents qui sont restés saines : « Dans le nombre infini des objets du monde extérieur, je n'avais de pensées que pour les dents. J'éprouvais à leur endroit un désir frénétique. Tous les autres sujets, tous les intérêts divers furent absorbés dans cette unique contemplation. Elles – elles seules, – étaient présentes à l'oeil de mon esprit, et leur individualité exclusive devint l'essence de ma vie intellectuelle. »
Evidemment c'est saugrenu et cela va mal finir mais la fin est digne des terreurs de dentistes !
Cette nouvelle d'horreur a été publiée en 1835 dans le journal Southern Literary et fait partie du recueil bien connu d'Edgar Poe les "Nouvelles histoires extraordinaires". Elle a été traduite en français par Charles Baudelaire.
C'est donc une référence mais plus pour la grande qualité du texte que par l'histoire elle-même. Car, entre nous, je n'ai pas eu peur, pas même un petit frisson. Cependant, le texte est vraiment bien écrit et les propos sont parfois philosophiques : « En un mot, la faculté de l'esprit plus particulièrement excitée en moi était, comme je l'ai dit, la faculté de l'attention, tandis que, chez le rêveur ordinaire, c'est celle de la méditation. » ou bien encore « Dans l'étrange anomalie de mon existence, les sentiments ne me sont jamais venus du coeur, et mes passions sont toujours venues de l'esprit. »
Lu en septembre 2015
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DidierLarepe
  13 mars 2016
Un homme malade, une jeune femme malade et qui semble être morte (sa maladie). L'homme, généralement frappé d'obsessions sans fin, est obnubilé par les dents de la femme. Lorsque l'objet de son amour semble être vraiment mort il le dépèce pour récupérer ses dents... mais elle n'était pas morte.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
MusardiseMusardise   30 juin 2018
Le front était haut, très pâle, d'une placidité singulière ; sa chevelure autrefois de jais le cachait partiellement et recouvrait les ombres au creux des tempes d'innombrables boucles d'un jaune vif, qui par leur aspect espiègle tranchaient de manière discordante avec la mélancolie qui régnait que sa physionomie. Les yeux étaient sans vie, sans éclat, apparemment sans pupille, et je reculai involontairement devant leur fixité vitreuse pour observer des lèvres minces et ridées. Elles s'écartèrent ; et dans un sourire à la signification toute particulière, les DENTS de celles qui avait été Berenice apparurent entièrement à ma vue. Oh, plût à Dieu que je ne les eusse jamais vues, ou que les ayant vues, je fusse mort !
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Marti94Marti94   05 septembre 2015
Dans le nombre infini des objets du monde extérieur, je n’avais de pensées que pour les dents. J’éprouvais à leur endroit un désir frénétique. Tous les autres sujets, tous les intérêts divers furent absorbés dans cette unique contemplation. Elles – elles seules, – étaient présentes à l’œil de mon esprit, et leur individualité exclusive devint l’essence de ma vie intellectuelle.
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Marti94Marti94   05 septembre 2015
Mais comme, en éthique, le mal est la conséquence du bien, de même, dans la réalité, c’est de la joie qu’est né le chagrin ; soit que le souvenir du bonheur passé fasse l’angoisse d’aujourd’hui, soit que les agonies qui sont tirent leur origine des extases qui peuvent avoir été.
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Marti94Marti94   05 septembre 2015
En un mot, la faculté de l’esprit plus particulièrement excitée en moi était, comme je l’ai dit, la faculté de l’attention, tandis que, chez le rêveur ordinaire, c’est celle de la méditation.
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Marti94Marti94   05 septembre 2015
Dans l’étrange anomalie de mon existence, les sentiments ne me sont jamais venus du cœur, et mes passions sont toujours venues de l’esprit.
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Videos de Edgar Allan Poe (32) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Edgar Allan Poe
Edgar Allan Poe : La Vérité sur le cas de M. Valdemar (France Culture / Samedi noir). Diffusion sur France Culture le 17 juin 2017. Illustration par Harry Clarke (1889-1931). Publié en 1919. • Crédits : Harry Clarke. Le récit d’une (fausse) expérience scientifique, pratiquée sur un sujet à l’agonie qui, non sans ironie, nous emmène loin dans l’épouvante : comment exprimer un état — la mort — qu’avant, on ignore, et qu’après, on est dans l’incapacité de nommer ? Adaptation : Hélène Frappat, d’après la traduction de Charles Baudelaire. Une réalisation de Michel Sidoroff. Conseillère littéraire : Caroline Ouazana. « “La Vérité sur le cas de M. Valdemar”, publié en 1845 par Edgar Allan Poe, fait partie d’un triptyque traitant des effets du magnétisme, autrement dit de l’hypnose, avec “Morella” et “Révélation magnétique”. Charles Baudelaire l’a traduite en français, comme l’ensemble des “Histoires extraordinaires”. Il s’agit de la nouvelle la plus fascinante du recueil, car elle en livre l’art poétique. À travers ce récit d’une (fausse) expérience scientifique, pratiquée sur un sujet à l’agonie, Poe radicalise, d’une manière unique dans l’histoire de la littérature, les potentialités, et simultanément les limites du langage humain. Comment faire parler un mort ? Comment dire ce qui n’est pas ? Avec quels mots donner vie au néant ? Comment exprimer un état — la mort — qu’avant, on ignore, et qu’après, on est dans l’incapacité de nommer ? “La Vérité sur le cas de M. Valdemar” n’exprime donc d’autre vérité que celle de la condition humaine : définie par le langage, et butant contre lui ; se débattant de toutes ses forces contre l’innommable qui ronge toute expérience, et toute nomination : la mort. Pour un être humain, et un écrivain, cette expérience « entre la vie et la mort », selon le titre de Nathalie Sarraute, nous emmène loin dans l’épouvante, mais aussi dans l’ironie, de la prison où l’homme se débat, et dont, seule, la littérature peut faire reculer les murs. » Hélène Frappat
Avec :
Olivier Cruveiller (Oscar Preston) Igor de Savitch (Ernest Valdemar) Jean-Luc Debattice (Samuel Fisher) Laurent Lederer (Daniel de Moine) Caroline Breton (Theodora Langdon)
Bruitages : Bertrand Amiel Prise de son, montage et mixage : Jehan-Richard Dufour et Lidwine Caron Assistante à la réalisation : Léa Racine
Poème d’Edgar Allan Poe traduit par Stéphane Mallarmé, lu par Olivier Cruveiller
Source : France Culture
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