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ISBN : 2253004332
Éditeur : Le Livre de Poche (01/03/1972)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 1349 notes)
Résumé :
Et ici, par une bravade frénétique, je frappai fortement avec une canne que j'avais à la main juste sur la partie du briquetage derrière laquelle se tenait le cadavre de l'épouse de mon cœur...
Pendant un moment, les officiers placés sur les marches restèrent immobiles, stupéfiés par la terreur. Un instant après, une douzaine de bras robustes s'acharnaient sur le mur. Il tomba tout d'une pièce. Le corps déjà grandement délabré et souillé de sang grumelé, se t... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
Aelinel
  03 décembre 2015
Lorsque j'étais adolescente, j'avais lu le Scarabée d'Or d'Edgar Allan Poe mais j'avoue que je n'avais pas été touchée par la nouvelle et je n'en garde même aujourd'hui aucun souvenir.
En poursuivant ma découverte de la littérature gothique, j'ai fait une belle rencontre au travers des Nouvelles histoires extraordinaires d'Edgar Allan Poe. J'ai été subjuguée par l'écriture poétique de l'auteur ainsi que par la magnifique traduction de Charles Baudelaire qui retranscrit toute la force et la beauté du texte original. Lire ce recueil a été pour moi un enchantement qui m'a permis d'égayer la monotonie de mes trajets quotidiens, dans le tramway : un vrai régal!
Néanmoins, toutes les nouvelles ne m'ont pas touché de manière égale : parmi toutes, je garderai surtout en mémoire le chat noir, William Wilson, la Chûte de la Maison Usher, le puits et le pendule, Hop Frog et le Portrait ovale. Certaines sont macabres, voire dérangeantes mais Edgar Allan Poe a une manière sans précédent de faire rentrer le lecteur dans son récit et de le faire intéragir avec le narrateur. Dans le Chat noir, je l'ai détesté littéralement et je n'avais de cesse qu'il soit puni pour ses odieux crimes. Dans le puits et le pendule, je tremblais pour le personnage principal, au point d'avoir de l'empathie pour lui et je voulais avec force qu'il se sorte de ses épreuves imposées par l'Inquisition. Dans la Chûte de la maison Usher ou dans Bérénice, les scènes finales ont fait émerger en moi un sentiment d'effroi et d'horreur.
Bref, je ne peux que recommander la lecture de ce recueil en espérant que d'autres lecteurs prennent autant de plaisir que moi à lire ces nouvelles. D'ici peu, je pense re-découvrir le Scarabée d'or et lire un autre recueil de cet extraordinaire auteur.
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Suzie-Buchan
  08 septembre 2014
Edgar Allan Poe est un homme fascinant, doté d'un univers fantastiquement sombre.
Que ce soit dans ce recueil de nouvelles, ou les autres, je suis toujours autant admirative envers sa plume et ses histoires tout aussi fantastiques, sombre, cruelle et intelligentes.
Il avait une très bonne et belle observation des êtres humains qui met très bien en valeur de manière assez sombre, mais on l'aura bien compris, l'univers de Edgar est (vraiment à mes yeux) de la fantaisie obscure.
Il met très bien aussi en valeur les sentiments profonds que l'on peut ressentir, que ce soit dans la mort, dans la nature, dans le silence (qui d'ailleurs, cette nouvelle est magnifique), dans la foule, dans la solitude, dans les folies et rêveries. du moins, pour ma part, je trouve quelques parties de moi, des souvenirs, des pensées que je pensais enfouis.
Il avait pour moi, un humour noir très bien prononcé, et qui me fait vraiment rire. Il y'a aussi beaucoup de sens cachés dans ce qu'il dit, des fois tellement cachés que certaines personnes n'ont pas su et en sont, quelque fois déçus. En tout les cas, pour ceux qui ne connaissent pas ou n'ont pas lu Edgar Allan Poe, je le conseille vivement. Et si les nouvelles ne plaisent pas, il y'a les poèmes qui sont tout à fait fabuleux.
Toutes les nouvelles dans ce livre m'ont plu, et je n'ai pas de préférence,elles sont tout aussi bien.
Et j'ajoute quelque chose d'autre : il avait aussi une très grande sensibilité ce bon cher Edgar. Car je remarque que quelque personnes le cataloguent de quelqu'un de sordide et grotesque, pas du tout, loin de là même. Il faut juste accepter son côté très sombre, qui quelque fois ne fait pas de mal du tout.
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chartel
  01 octobre 2014
Certains se lassent de l'unité thématique de ces Nouvelles histoires extraordinaires, mais ne seraient-ils pas les premiers à pester contre un recueil trop disparate et manquant de cohérence ? Et à y regarder d'un peu plus près, en essayant de lire avec un peu plus d'attention et un peu moins d'empressement, ne pouvons-nous pas distinguer une infinie variété de tons, de styles et de formes dans ces nouvelles qui vont du récit macabre au conte drolatique, qui cheminent entre fait divers et dialogue philosophique ? Bien sûr la mort comme obsession est bien présente de la première à la dernière ligne de ce recueil, la perversité originelle de l'humanité répand son ombre d'atrocités sur toute l'oeuvre, mais quand on en parle aussi finement, avec cynisme ou fantaisie, on ne peut que rester ébahi devant la beauté de ces fleurs du mal…
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gouelan
  15 décembre 2013
Je trouve que le sujet des nouvelles se répètent, l'âme de chaque personnage est toujours aussi sombre; le scénario est le même; cela se termine toujours par un acte odieux.Il n'y a donc aucune surprise , on se lasse vite, on lit sans grand enthousiasme.
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NMTB
  19 décembre 2014
Si certains traits caractéristiques des contes de Poe dans les premières histoires extraordinaires se retrouvent ici, d'autres sont mis en avant, alors que le côté policier et aventurier ont disparu. La vie après la mort est le sujet principal, - présent dans presque toutes les histoires -, qu'il soit traité d'une manière fantastique, humoristique ou presque biblique.
Le recueil s'ouvre sur des nouvelles où il est question du remords, mais pas toujours d'un remords conscient. Poe parle d'un Démon de la Perversité qui pousse à commettre des actes répréhensibles, mais ce démon est encore plus pervers qu'il ne le semble et peut conduire à des actes bien étranges. de ses premiers contes, j'ai surtout retenu la conception d'un Mal naturel, inhérent à l'homme, et d'une fatalité à laquelle on n'échappe pas.
Le thème de la peste est abordé dans deux ou trois histoires et parfois avec humour. Dans le roi peste, on s'aperçoit que Poe savait aussi faire preuve d'un humour grand-guignolesque, même sur ses sujets préférés comme la vie post-mortem. Petite discussion avec une momie, est une histoire marrante sur des scientifiques qui font revivre une momie (remarquablement cultivée et bien élevée) grâce à une pile volta !
D'autres contes, à la fin, prennent des accents quasi prophétiques et même apocalyptiques. Ce sont des dialogues entre des esprits qui se retrouvent après la mort (encore et toujours cette obsession).
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Citations et extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
CandilaCandila   09 août 2018
"Jusqu’alors, je m’étais soumis lâchement à son impérieuse domination. Le sentiment de profond respect avec lequel je m’étais accoutumé à considérer le caractère élevé, la sagesse majestueuse, l’omniprésence et l’omnipotence apparentes de Wilson, joint à je ne sais quelle sensation de terreur que m’inspiraient certains autres traits de sa nature et certains privilèges, avaient créé en moi l’idée de mon entière faiblesse et de mon impuissance, et m’avaient conseillé une soumission sans réserve, quoique pleine d’amertume et de répugnance, à son arbitraire dictature. Mais, depuis ces derniers temps, je m’étais entièrement abandonné au vin, et son influence exaspérante sur mon tempérament héréditaire me rendait de plus en plus impatient de tout contrôle. Je commençai à murmurer, — à hésiter, — à résister. Et fut-ce simplement mon imagination qui m’induisit à croire que l’opiniâtreté de mon bourreau diminuerait en raison de ma propre fermeté ? Il est possible ; mais, en tout cas, je commençais à sentir l’inspiration d’une espérance ardente, et je finis par nourrir dans le secret de mes pensées la sombre et désespérée résolution de m’affranchir de cet esclavage. "
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CandilaCandila   09 août 2018
"Et puis, une fois encore, tout fut néant. Cette lueur nébuleuse s’était éteinte. Cet imperceptible frémissement s’était évanoui dans l’immobilité. Bien des lustres se sont écoulés. [...] — à la place de toutes choses, — régnaient, suprêmes et éternels autocrates, le Lieu et le Temps. Pour ce qui n’était pas, — pour ce qui n’avait pas de forme, — pour ce qui n’avait pas de pensée, — pour ce qui n’avait pas de sentiment, — pour ce qui était sans âme et ne possédait plus un atome de matière, — pour tout ce néant et toute cette immortalité, le tombeau était encore un habitacle, — les heures corrosives, une société."
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CandilaCandila   09 août 2018
"OINOS. — Je perçois clairement que l’infini de la matière n’est pas un rêve.
AGATHOS. — Il n’y a pas de rêves dans le ciel ; — mais il nous est révélé ici que l’unique destination de cet infini de matière est de fournir des sources infinies, où l’âme puisse soulager cette soif de connaître qui est en elle, — inextinguible à jamais, puisque l’éteindre serait pour l’âme l’anéantissement de soi-même."
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CandilaCandila   09 août 2018
"J’étais brisé, – brisé jusqu’à la mort par cette longue agonie ; et, quand enfin ils me délièrent et qu’il me fut permis de m’asseoir, je sentis que mes sens m’abandonnaient. La sentence, – la terrible sentence de mort, – fut la dernière phrase distinctement accentuée qui frappa mes oreilles. Après quoi, le son des voix des inquisiteurs me parut se noyer dans le bourdonnement indéfini d’un rêve."
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CandilaCandila   09 août 2018
"C'était un bruit sourd, étouffé, fréquent, ressemblant beaucoup à celui que ferait une montre enveloppée dans du coton."
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Videos de Edgar Allan Poe (66) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Edgar Allan Poe
"Le Tombeau d'Edgar Poe" de Stéphane Mallarmé, dit par Claude MONTEUX Tel qu'en Lui-même enfin l'éternité le change, Le Poète suscite avec un glaive nu Son siècle épouvanté de n'avoir pas connu Que la mort triomphait dans cette voix étrange!
Eux, comme un vil sursaut d'hydre oyant jadis l'ange Donner un sens plus pur aux mots de la tribu Proclamèrent très haut le sortilège bu Dans le flot sans honneur de quelque noir mélange.
Du sol et de la nue hostiles, ô grief! Si notre idée avec ne sculpte un bas-relief Dont la tombe de Poe éblouissante s'orne
Calme bloc ici-bas chu d'un désastre obscur Que ce granit du moins montre à jamais sa borne Aux noirs vols du Blasphème épars dans le futur.
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