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EAN : 9782253082699
90 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (25/02/2009)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 167 notes)
Résumé :
À Paris, le narrateur lit la Gazette destribunaux en compagnie de son ami Charles Auguste Dupin : on y rend compte d’un double assassinat fort mystérieux et Dupin, assuré que la police travaille sans méthode, décide de mener lui-même l’enquête. Et il résout l’énigme de manière si brillante que le préfet de police ne manque pas de le consulter lorsqu’un document des plus importants – une lettre – est dérobé dans les appartements royaux.
Analyste de premier ord... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
PiertyM
  09 avril 2014
Une lettre est volée intelligemment. Elle comporte des secret du palais. Des secret pouvant faire basculer les affaires du pays. Il faut la retrouver. La piste est là claire et nette, pas d'ambages, pas de nuages de moindre doute car la volée connait le voleur et le voleur connait aussi que la volée le connait très bien.
Mais c' est une affaire qui ne peut être porter au devant du grand public, il faut de la tactique. Alors M. G... le préfet sollicite Dubin afin de retrouver la dite lettre.
La plus grande surprise dans cette nouvelle qui comporte d'acte imprévisible, c'est que, quand le préfet revient se plaindre de sa situation et que Dubin lui annonce de lui donner la récompense et lui, il lui rendrait la lettre. Donc Dubin avait mené l'enquête à l'insu de tout le monde et même du préfet le commanditaire...
Enfin, une histoire qui se déroule en quelque sorte sur une échelle cyclique! Cette nouvelle vous offre un petit voyage agréable!
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bdelhausse
  26 septembre 2020
Pour moi, Murders in the Rue Morgue est et restera un morceau d'Iron Maiden de la période Paul diAnno, bien davantage qu'une longue nouvelle d'Edgar Allan Poe. L'influence de Poe sur la littérature policière, mais également gothique ou fantastique, ne se discute plus. le duo qui s'illustre dans les deux nouvelles de ce recueil évoque clairement Holmes et Watson. D'ailleurs Arthur Conan Doyle ne s'en cachait pas.
Par deux fois, Poe installe le tableau. Un double meurtre ou le vol d'une lettre compromettante, insoluble car on ne sait par quel bout prendre le problème. Avec horreur dans le premier cas. Avec le sourire dans le second, plus leste. On sent vite dans le cas du double meurtre qu'il est inutile de chercher. Tout le récit de Poe dans les prémisses concourt à faire penser que la solution sera abracadabrantesque. le second cas est plus facile à décrypter, à mon avis.
L'écriture de Poe, même sous une nouvelle traduction, reste assez datée, et m'a semblé souvent lourde et complexe. Surtout dans les digressions sur l'analyse, les mathématiques... Poe prend pour optique de faire tout raconter par Dupin, le génie des énigmes (dont le ton reste par contre assez digeste). On a donc un récit indirect, rien n'étant vécu sous le regard du lecteur. Tout est raconté a posteriori. le résultat reste quand même sympathique, Poe étant un précurseur dans bien des domaines.
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Zoe
  17 octobre 2010
Tout le monde semble s'accorder sur le fait qu'Edgar Allan Poe serait l'inventeur du roman policier. Impossible donc de faire l'impasse sur ses premières nouvelles policières !
Double assassinat dans la rue Morgue (1841) est non seulement la première nouvelle policière, mais c'est aussi le premier mystère en chambre close. Et son héros, Charles Auguste Dupin, est le premier personnage de détective amateur. Pour cela, parce qu'il a inventé un genre et des motifs qui ont été beaucoup repris, on ne peut que tirer son chapeau à Edgar Poe. Néanmoins cette première nouvelle m'a paru particulièrement laborieuse. Elle s'ouvre sur un long exposé théorique sur l'art de la déduction qui passe par des réflexions sur le jeu d'échecs, les dames, le whist, etc. Il s'ensuit une longue présentation de Dupin, un ami français du narrateur, qui aurait justement un esprit de déduction particulièrement affuté. Puis nous on en arrivons enfin à l'affaire policière. Rue Morgue à Paris, deux femmes, une mère et sa fille, sont retrouvées mortes chez elles. Rien n'a été volé. Elles ont été tuées de manière particulièrement violente : l'une a été étranglée et jetée dans la cheminée, l'autre a été égorgée et presque décapitée au rasoir avant d'être jetée dans la cour intérieure de l'immeuble. Les voisins ont entendu des cris et particulièrement deux voix qui n'étaient pas celles des deux femmes : la voix grave d'un français et la voix plus aigüe d'un étranger dont on ne parvient pas à établir la nationalité. Mais le plus mystérieux dans l'affaire est que la porte de l'appartement des deux femmes était fermée de l'intérieur. Là encore, les témoignages des voisins nous sont exposés de manière vraiment laborieuse et répétitive. Naturellement l'enquête de police n'aboutit pas. Dupin découvre l'affaire dans la presse et le narrateur obtient du préfet de police, qu'il connaît personnellement, l'autorisation pour Dupin et lui-même de se rendre sur les lieux du crime. Bien entendu Dupin va réussir là où la police avait échoué. L'identité du coupable est plus que surprenante. Au moment de sa révélation, je n'ai pu m'empêcher de me sentir un peu escroquée par l'auteur, mais j'ai été également amusée par ce coupable au profil original. C'est donc une nouvelle qui m'a arraché au début quelques bâillements d'ennui mais aussi à la fin quelques sourires.
L'action de la lettre volée (1845) démarre beaucoup plus rapidement que celle de Double assassinat dans la rue Morgue. Dupin semble être devenu un expert reconnu, car le préfet de police vient lui demander conseil. Quelqu'un a dérobé une lettre dont il use pour faire chanter la personne à laquelle elle était adressée. On sait que la lettre est cachée à son domicile, mais une perquisition très poussée de la police n'a pas permis de la retrouver. Les policiers, à l'insu du propriétaire des lieux, sont pourtant allés jusqu'à démonter les pieds de table, les montants des lits, chercher dans les rideaux, les tapis… mais la lettre est restée introuvable. Là encore, il va suffire à Dupin d'une visite chez le maître chanteur pour retrouver la lettre. Celle-ci était tellement en évidence qu'elle avait pu passer inaperçue aux yeux des policiers. Cette deuxième nouvelle m'a moins surprise que la précédente, sans doute parce que c'est un tel classique, auquel on fait si souvent référence, qu'on a l'impression de la connaître avant de l'avoir lue.
Ces deux nouvelles m'ont donc bien intéressée, mais sans m'avoir enthousiasmée, comme l'a fait par exemple le chien des Baskerville que j'avais trouvé étonnamment moderne. Ces deux nouvelles, certes plus anciennes, sont aussi beaucoup plus datées. Mais j'ai refermé mon livre un peu moins inculte et même un peu émue d'avoir assisté à la naissance d'un genre.
Lien : http://deambulla.wordpress.c..
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BazaR
  04 juillet 2013
Je ne suis pas fan de Poe. Je n'ai par exemple pas pu finir les "Nouvelles histoires extraordinaires".
Mais j'ai trouvé ces deux nouvelles - authentifiées comme à la source du roman policier - agréables à lire, malines, érudites. Je voulais connaître le fameux Dupin entraperçu dans la BD "Les gentlemen extraordinaires". Je l'ai aimé: froid, calculateur, cartésien jusqu'au bout des ongles, peu empathique. Il aurait mérité plus d'histoires à lui.
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Zazette97
  11 novembre 2013
Publiées entre 1841 et 1845, "Double assassinat dans la rue Morgue suivi de la lettre volée" sont deux nouvelles écrites par l'écrivain américain Edgar Allan Poe, également auteur des textes "Le chat noir et autres nouvelles".
Le détective Dupin et son ami enquêtent sur le "Double assassinat dans la rue Morgue". Une jeune fille et sa mère ont été sauvagement assassinées mais aucun de leurs biens ne semble avoir été dérobé.
Des témoins affirment avoir entendu une voix à l'accent étranger. La police piétine mais Dupin a quant à lui son idée sur l'identité du coupable.
Dupin et son acolyte reçoivent la visite imprévue du préfet de police de Paris qui sollicite l'avis de Dupin concernant l'affaire de "La lettre volée".
Un document de haute importance a été subtilisé dans les appartements royaux par un ministre dont la police connaît l'identité. le problème est ailleurs. Après avoir fouillé partout, aucun agent n'est parvenu à mettre la main sur la précieuse lettre.
Avec son flair légendaire, Dupin réussira-t-il là où la police a échoué ?
" Dans des investigations du genre de celle qui nous occupe, il ne faut pas tant se demander comment les choses se sont passées, qu'étudier en quoi elles se distinguent de tout ce qui est arrivé jusqu'à présent.
Bref, la facilité avec laquelle j'arriverai , - ou suis déjà arrivé,- à la solution du mystère, est en raison directe de son insolubilité apparente aux yeux de la police." p.43
"Double assassinat dans la rue Morgue" est le premier volet des aventures du détective Dupin. "La lettre volée" est quant à lui le troisième et dernier opus de ce triptyque.
Pourquoi le Livre de Poche n'a-t-il pas ajouté "Le Mystère de Marie Roget" afin que le recueil soit complet ? le mystère reste entier...
Ces deux nouvelles ont toutes deux pour narrateur l'ami de Dupin. Un ami qui s'avère absolument inutile aux enquêtes de Dupin, mais lequel se trouve être un fervent admirateur et reporter de ses brillantes capacités d'analyse.
Tout comme l'ami en question, le lecteur attendra patiemment (ou pas) que Dupin arrête de se faire mousser et veuille bien lui faire part de ses déductions pour finalement cracher le morceau.
Autant dire que dans ces deux nouvelles, Poe - considéré comme le précurseur du genre policier - ne ménage aucune place à l'enquête.
Le lecteur, témoin passif de l'arrogance de Dupin, ne se voit absolument pas offrir l'occasion de débusquer le coupable. Rien ne lui permet de participer en s'essayant aux devinettes car aucun indice suffisant ne suggère une piste.
Contrairement au "Chat noir et autres nouvelles", je n'ai pas du tout apprécié ce recueil-ci, qui n'a provoqué en moi qu'agacement et ennui.
Et sachant qu'Arthur Conan Doyle s'est inspiré de Poe pour écrire les aventures de Sherlock Holmes, je ne suis plus très sûre du coup de vouloir découvrir ce dernier...
Lien : http://contesdefaits.blogspo..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
brigetounbrigetoun   11 septembre 2010
Quand je veux savoir jusqu’à quel point quelqu’un est circonspect ou stupide, jusqu’à quel point il est bon ou méchant, ou quelles sont actuellement ses pensées je compose mon visage d’après le sien, aussi exactement que possible, et j’attends alors pour savoir quels pensers ou quels sentiments naîtront dans mon esprit ou dans mon cœur, comme pour s’appareiller et correspondre avec ma physionomie.
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brigetounbrigetoun   11 septembre 2010
En somme, quant à ce qui regarde les notions qui nous intéressent de plus près, je crois qu’elle est invariablement à la surface. Nous la cherchons dans la profondeur de la vallée : c’est au sommet des montagnes que nous la découvrirons.
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BazaRBazaR   04 juillet 2013
Citation de Sébastien Roch Nicolas de Chamfort (1741-1794):
"Il y a à parier que toute idée publique, toute convention reçue, est une sottise, car elle convient au plus grand nombre"

[Relax67]: Phrase assez provocante vous en conviendrez. Nous faisons tous partie de ce "plus grand nombre" pour une idée donnée.
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aur4li4aur4li4   09 novembre 2010
- Voilà encore une de vos idées bizarres, - dit le préfet, qui avait la manie d'appeler bizarres toutes les choses situées au-delà de sa compréhension, et qui vivait ainsi au milieu d'une immense légion de bizarreries.
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brigetounbrigetoun   11 septembre 2010
Ce qui est vrai d’un rapport de forme ou de quantité est souvent une grosse erreur relativement à la morale, par exemple. Dans cette dernière science, il est très-communément faux que la somme des fractions soit égale au tout.
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Vidéo de Edgar Allan Poe
Edgar Allan Poe : La Vérité sur le cas de M. Valdemar (France Culture / Samedi noir). Diffusion sur France Culture le 17 juin 2017. Illustration par Harry Clarke (1889-1931). Publié en 1919. • Crédits : Harry Clarke. Le récit d’une (fausse) expérience scientifique, pratiquée sur un sujet à l’agonie qui, non sans ironie, nous emmène loin dans l’épouvante : comment exprimer un état — la mort — qu’avant, on ignore, et qu’après, on est dans l’incapacité de nommer ? Adaptation : Hélène Frappat, d’après la traduction de Charles Baudelaire. Une réalisation de Michel Sidoroff. Conseillère littéraire : Caroline Ouazana. « “La Vérité sur le cas de M. Valdemar”, publié en 1845 par Edgar Allan Poe, fait partie d’un triptyque traitant des effets du magnétisme, autrement dit de l’hypnose, avec “Morella” et “Révélation magnétique”. Charles Baudelaire l’a traduite en français, comme l’ensemble des “Histoires extraordinaires”. Il s’agit de la nouvelle la plus fascinante du recueil, car elle en livre l’art poétique. À travers ce récit d’une (fausse) expérience scientifique, pratiquée sur un sujet à l’agonie, Poe radicalise, d’une manière unique dans l’histoire de la littérature, les potentialités, et simultanément les limites du langage humain. Comment faire parler un mort ? Comment dire ce qui n’est pas ? Avec quels mots donner vie au néant ? Comment exprimer un état — la mort — qu’avant, on ignore, et qu’après, on est dans l’incapacité de nommer ? “La Vérité sur le cas de M. Valdemar” n’exprime donc d’autre vérité que celle de la condition humaine : définie par le langage, et butant contre lui ; se débattant de toutes ses forces contre l’innommable qui ronge toute expérience, et toute nomination : la mort. Pour un être humain, et un écrivain, cette expérience « entre la vie et la mort », selon le titre de Nathalie Sarraute, nous emmène loin dans l’épouvante, mais aussi dans l’ironie, de la prison où l’homme se débat, et dont, seule, la littérature peut faire reculer les murs. » Hélène Frappat
Avec :
Olivier Cruveiller (Oscar Preston) Igor de Savitch (Ernest Valdemar) Jean-Luc Debattice (Samuel Fisher) Laurent Lederer (Daniel de Moine) Caroline Breton (Theodora Langdon)
Bruitages : Bertrand Amiel Prise de son, montage et mixage : Jehan-Richard Dufour et Lidwine Caron Assistante à la réalisation : Léa Racine
Poème d’Edgar Allan Poe traduit par Stéphane Mallarmé, lu par Olivier Cruveiller
Source : France Culture
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