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EAN : 9782253082699
90 pages
Le Livre de Poche (25/02/2009)
3.8/5   185 notes
Résumé :
À Paris, le narrateur lit la Gazette destribunaux en compagnie de son ami Charles Auguste Dupin : on y rend compte d’un double assassinat fort mystérieux et Dupin, assuré que la police travaille sans méthode, décide de mener lui-même l’enquête. Et il résout l’énigme de manière si brillante que le préfet de police ne manque pas de le consulter lorsqu’un document des plus importants – une lettre – est dérobé dans les appartements royaux.
Analyste de premier ord... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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CasusBelli
  26 octobre 2021
Je continue mon exploration du genre classique dans la littérature américaine avec cette fois deux récits d'Edgar Allan Poe : "Double assassinat dans la rue Morgue" et "La Lettre volée".
Charles Auguste Dupin et le narrateur en sont les personnages principaux et préfigurent les duos d'enquêteurs que seront Sherlock Holmes et Watson ou encore Poirot et Hastings plus tard.
Deux enquêtes assez pointues, le lecteur d'aujourd'hui les jugera peut-être un peu alambiquées et "verbeuses", cela dit le tout m'a semblé justifié par la personnalité de Dupin, un homme au cerveau exceptionnel et aux théories assez novatrices, un peu un profileur avant l'heure.
J'ai lu quelque part qu'Edgar Poe était l'inventeur du roman policier et j'ai toujours beaucoup de respect pour les précurseurs, quand je pense que ces deux nouvelles ont été publiées en 1841 et en 1845 je suis admiratif, c'était il y a bientôt deux siècles quand même.
J'ai trouvé le style que l'on doit à la traduction de Charles Baudelaire assez plaisant et ce même s'il est un peu daté et enfin j'ai été surpris et ravi que le théâtre de ces deux nouvelles soit la ville de Paris.
Pour conclure je ne suis pas déçu et je vais pouvoir continuer sans crainte avec les "Histoires extraordinaires".
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PiertyM
  09 avril 2014
Une lettre est volée intelligemment. Elle comporte des secret du palais. Des secret pouvant faire basculer les affaires du pays. Il faut la retrouver. La piste est là claire et nette, pas d'ambages, pas de nuages de moindre doute car la volée connait le voleur et le voleur connait aussi que la volée le connait très bien.
Mais c' est une affaire qui ne peut être porter au devant du grand public, il faut de la tactique. Alors M. G... le préfet sollicite Dubin afin de retrouver la dite lettre.
La plus grande surprise dans cette nouvelle qui comporte d'acte imprévisible, c'est que, quand le préfet revient se plaindre de sa situation et que Dubin lui annonce de lui donner la récompense et lui, il lui rendrait la lettre. Donc Dubin avait mené l'enquête à l'insu de tout le monde et même du préfet le commanditaire...
Enfin, une histoire qui se déroule en quelque sorte sur une échelle cyclique! Cette nouvelle vous offre un petit voyage agréable!
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bdelhausse
  26 septembre 2020
Pour moi, Murders in the Rue Morgue est et restera un morceau d'Iron Maiden de la période Paul diAnno, bien davantage qu'une longue nouvelle d'Edgar Allan Poe. L'influence de Poe sur la littérature policière, mais également gothique ou fantastique, ne se discute plus. le duo qui s'illustre dans les deux nouvelles de ce recueil évoque clairement Holmes et Watson. D'ailleurs Arthur Conan Doyle ne s'en cachait pas.
Par deux fois, Poe installe le tableau. Un double meurtre ou le vol d'une lettre compromettante, insoluble car on ne sait par quel bout prendre le problème. Avec horreur dans le premier cas. Avec le sourire dans le second, plus leste. On sent vite dans le cas du double meurtre qu'il est inutile de chercher. Tout le récit de Poe dans les prémisses concourt à faire penser que la solution sera abracadabrantesque. le second cas est plus facile à décrypter, à mon avis.
L'écriture de Poe, même sous une nouvelle traduction, reste assez datée, et m'a semblé souvent lourde et complexe. Surtout dans les digressions sur l'analyse, les mathématiques... Poe prend pour optique de faire tout raconter par Dupin, le génie des énigmes (dont le ton reste par contre assez digeste). On a donc un récit indirect, rien n'étant vécu sous le regard du lecteur. Tout est raconté a posteriori. le résultat reste quand même sympathique, Poe étant un précurseur dans bien des domaines.
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Zoe
  17 octobre 2010
Tout le monde semble s'accorder sur le fait qu'Edgar Allan Poe serait l'inventeur du roman policier. Impossible donc de faire l'impasse sur ses premières nouvelles policières !
Double assassinat dans la rue Morgue (1841) est non seulement la première nouvelle policière, mais c'est aussi le premier mystère en chambre close. Et son héros, Charles Auguste Dupin, est le premier personnage de détective amateur. Pour cela, parce qu'il a inventé un genre et des motifs qui ont été beaucoup repris, on ne peut que tirer son chapeau à Edgar Poe. Néanmoins cette première nouvelle m'a paru particulièrement laborieuse. Elle s'ouvre sur un long exposé théorique sur l'art de la déduction qui passe par des réflexions sur le jeu d'échecs, les dames, le whist, etc. Il s'ensuit une longue présentation de Dupin, un ami français du narrateur, qui aurait justement un esprit de déduction particulièrement affuté. Puis nous on en arrivons enfin à l'affaire policière. Rue Morgue à Paris, deux femmes, une mère et sa fille, sont retrouvées mortes chez elles. Rien n'a été volé. Elles ont été tuées de manière particulièrement violente : l'une a été étranglée et jetée dans la cheminée, l'autre a été égorgée et presque décapitée au rasoir avant d'être jetée dans la cour intérieure de l'immeuble. Les voisins ont entendu des cris et particulièrement deux voix qui n'étaient pas celles des deux femmes : la voix grave d'un français et la voix plus aigüe d'un étranger dont on ne parvient pas à établir la nationalité. Mais le plus mystérieux dans l'affaire est que la porte de l'appartement des deux femmes était fermée de l'intérieur. Là encore, les témoignages des voisins nous sont exposés de manière vraiment laborieuse et répétitive. Naturellement l'enquête de police n'aboutit pas. Dupin découvre l'affaire dans la presse et le narrateur obtient du préfet de police, qu'il connaît personnellement, l'autorisation pour Dupin et lui-même de se rendre sur les lieux du crime. Bien entendu Dupin va réussir là où la police avait échoué. L'identité du coupable est plus que surprenante. Au moment de sa révélation, je n'ai pu m'empêcher de me sentir un peu escroquée par l'auteur, mais j'ai été également amusée par ce coupable au profil original. C'est donc une nouvelle qui m'a arraché au début quelques bâillements d'ennui mais aussi à la fin quelques sourires.
L'action de la lettre volée (1845) démarre beaucoup plus rapidement que celle de Double assassinat dans la rue Morgue. Dupin semble être devenu un expert reconnu, car le préfet de police vient lui demander conseil. Quelqu'un a dérobé une lettre dont il use pour faire chanter la personne à laquelle elle était adressée. On sait que la lettre est cachée à son domicile, mais une perquisition très poussée de la police n'a pas permis de la retrouver. Les policiers, à l'insu du propriétaire des lieux, sont pourtant allés jusqu'à démonter les pieds de table, les montants des lits, chercher dans les rideaux, les tapis… mais la lettre est restée introuvable. Là encore, il va suffire à Dupin d'une visite chez le maître chanteur pour retrouver la lettre. Celle-ci était tellement en évidence qu'elle avait pu passer inaperçue aux yeux des policiers. Cette deuxième nouvelle m'a moins surprise que la précédente, sans doute parce que c'est un tel classique, auquel on fait si souvent référence, qu'on a l'impression de la connaître avant de l'avoir lue.
Ces deux nouvelles m'ont donc bien intéressée, mais sans m'avoir enthousiasmée, comme l'a fait par exemple le chien des Baskerville que j'avais trouvé étonnamment moderne. Ces deux nouvelles, certes plus anciennes, sont aussi beaucoup plus datées. Mais j'ai refermé mon livre un peu moins inculte et même un peu émue d'avoir assisté à la naissance d'un genre.
Lien : http://deambulla.wordpress.c..
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BazaR
  04 juillet 2013
Je ne suis pas fan de Poe. Je n'ai par exemple pas pu finir les "Nouvelles histoires extraordinaires".
Mais j'ai trouvé ces deux nouvelles - authentifiées comme à la source du roman policier - agréables à lire, malines, érudites. Je voulais connaître le fameux Dupin entraperçu dans la BD "Les gentlemen extraordinaires". Je l'ai aimé: froid, calculateur, cartésien jusqu'au bout des ongles, peu empathique. Il aurait mérité plus d'histoires à lui.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
brigetounbrigetoun   11 septembre 2010
Quand je veux savoir jusqu’à quel point quelqu’un est circonspect ou stupide, jusqu’à quel point il est bon ou méchant, ou quelles sont actuellement ses pensées je compose mon visage d’après le sien, aussi exactement que possible, et j’attends alors pour savoir quels pensers ou quels sentiments naîtront dans mon esprit ou dans mon cœur, comme pour s’appareiller et correspondre avec ma physionomie.
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BazaRBazaR   04 juillet 2013
Citation de Sébastien Roch Nicolas de Chamfort (1741-1794):
"Il y a à parier que toute idée publique, toute convention reçue, est une sottise, car elle convient au plus grand nombre"

[Relax67]: Phrase assez provocante vous en conviendrez. Nous faisons tous partie de ce "plus grand nombre" pour une idée donnée.
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brigetounbrigetoun   11 septembre 2010
En somme, quant à ce qui regarde les notions qui nous intéressent de plus près, je crois qu’elle est invariablement à la surface. Nous la cherchons dans la profondeur de la vallée : c’est au sommet des montagnes que nous la découvrirons.
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aur4li4aur4li4   09 novembre 2010
- Voilà encore une de vos idées bizarres, - dit le préfet, qui avait la manie d'appeler bizarres toutes les choses situées au-delà de sa compréhension, et qui vivait ainsi au milieu d'une immense légion de bizarreries.
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brigetounbrigetoun   11 septembre 2010
Ce qui est vrai d’un rapport de forme ou de quantité est souvent une grosse erreur relativement à la morale, par exemple. Dans cette dernière science, il est très-communément faux que la somme des fractions soit égale au tout.
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Videos de Edgar Allan Poe (41) Voir plusAjouter une vidéo
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