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Martine Béquié (Autre)René de Ceccatty (Autre)
EAN : 9782267005028
249 pages
Christian Bourgois Editeur (01/01/1987)
3.85/5   54 notes
Résumé :
Si Léonora, l'héroïne de ce roman, n'est pas encore vieille fille, elle est déjà consciente de jouer ses dernières cartes.
Sa beauté et sa fortune lui ont valu des hommages qui se raréfient à présent. Hommages dont celle qui n'a plus rien d'une douce colombe a pourtant du mal à se passer. Elle jette alors son dévolu sur un beau jeune homme qui dérive cependant vers d'autres amours... " Barbara Pym excelle dans la peinture des personnages déclassés, des humble... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Léonora, une dame d'un âge incertain, plus jeune fille, mais pas encore vieille dame, croise lors d'une vente aux enchères James et son oncle Humphrey. Rapidement, elle est attirée par James, ce jeune et sémillant jeune homme, mais cette passion reste très "correcte". Rapidement, cette rencontre en amène d'autres et son attachement ne cesse de grandir. Cependant, James est indécis en ce qui concerne ses amours : après avoir eu une relation avec Phoebe, il s'éprend d'un américain du nom de Ned. Cette inconstance amoureuse brise le coeur de Léonora qui pourtant tente de faire face.💐


Ce livre m'a été conseillé et prêté par une amie qui avait apprécié cette auteur il y a des années. Ne connaissant pas cette auteur, je me suis laissé séduire et j'avoue me sentir un peu sur ma faim...
Bon soyons franc, je m'attendais à un roman dans le genre de Jane Eyre ou Orgueil et Préjugés avec une ambiance romantique, guindée et des calèches en pagaille. Eh non, dans ce livre les voitures avec le gros moteur sont présentes, les hommes sont des malotrus et .... l'homosexualité est même de la partie. Bref, vous pouvez imaginer le grand écart dans mon esprit.

Pour en revenir au livre, l'histoire manque cruellement de dynamisme. Barbara Pym nous relate l'amour impossible de Léonora pour James qui ne cesse de papillonner puisqu'il ne semble pas encore s'être décidé sur ses préférences. Les événements décrits, les relations entre les personnages manquent de charme, voire tout est décrit avec cynisme. Ainsi, Phoebe, la rivale de Léonora est présentée sous les traits d'une femme sans grand charme... Barbara Pym joue sur deux points de vue : celui de l'amour impossible en ce qui concerne Léonora... et le transfert psychologique de James sur Léonora vue par ce dernier comme une mère (la sienne étant décédée).


Pour conclure, La douce colombe est morte propose un récit désuet et pathétique par certains côtés d'un amour impossible. le tout est poétique, mais manque cruellement de vitalité.💐
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Quand Léonora, femme élégante, courtisée mais vieillissante, rencontre Humphrey et son neveu James, antiquaires, à une vente aux enchères, c'est vers le jeune homme que se porte sa préférence. Et alors qu'elle entame une relation d'amitié amoureuse avec James, l'oncle se résout au rôle d'amant éconduit qui attend son tour…

Léonora ferme les yeux sur la liaison éphémère et sans passion de son protégé avec Phoebe, jeune femme sans attrait qu'il a rencontrée au hasard d'une soirée. Mais quand James tombe sous le charme de Ned, un éphèbe américain venu terminer sa thèse à Londres, le combat s'avère inégal…Et les conseils de son amie Meg qui a pris sous son aile protectrice Colin et le console entre deux escapades amoureuses ne suffisent pas à la consoler…

Sous ses allures désuètes, le roman de Barbara Pym aborde beaucoup de thématiques qui restent d'actualité, le célibat des femmes, l'âge mûr, l'homosexualité, le refus ou l'impossibilité de rentrer dans les normes du mariage et de la vie de famille et les difficultés qui en découlent. Une analyse très fine, avec une pointe d'humour très british, et le charme de ces demeures anglaises bien meublées et entourées de ravissants jardins où se dissimulent tant de lourds secrets…
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Quand une femme de presque 50 ans s'éprend d'un jeune homme qui n'a pas la moitié de son âge, on s'attend à ce que l'histoire ne se termine pas très bien.
Avec Barbara Pym aux commandes, cette intrigue sentimentale prend des allures de bluette mi-classique mi-pathétique, une jolie histoire sobre, élégante et désuète, à l'image de Léonora l'héroïne de ce roman.
Parce qu'elle a vécu dans sa jeunesse une vie trépidante dans plusieurs pays étrangers, qu'elle a eu de nombreux soupirants tous distingués, riches et cultivés, Léonora n'a pas vu que les années ont passé, que sa beauté s'est légèrement fanée, que les soupirants se sont peu à peu retirés.
Elle est triste de voir une de ses amies souffrir à cause d'un jeune homme qui se sert d'elle plus qu'il ne l'aime, mais ne conçoit pas qu'elle puisse vivre une aventure similaire.
C'est pourtant ce qu'il l'attend avec James, un jeune homme de 24 ans rencontré dans une vente aux enchères et dont elle s'éprend, alors que l'oncle du jeune homme, un veuf de 60 ans se met à la courtiser à l'ancienne.
Mais pourquoi accepter des hommages certes agréables mais sans fantaisie, quand on peut s'enivrer dans une parodie de jeunesse retrouvée ?
Bien sûr, la jalousie, la désillusion et le chagrin seront au rendez-vous, c'est inévitable mais peut-être cela valait-il la peine d'être vécu une dernière fois ?
Un très joli roman qui nous parle de sentiments, de passions et du temps qui passe inexorablement.
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J'ai entendu et lu beaucoup d'avis divergents sur Barbara Pym. Certains l'adorent, d'autres la détestent. Apparemment, d'après mes listes de lectures d'adolescente que j'ai retrouvées il y a quelques mois, j'avais lu un roman d'elle vers l'âge de 14-15 ans ("Une demoiselle comme il faut") et j'avais détesté. C'est donc avec beaucoup de curiosité que j'ai sorti cette "Douce colombe" de ma PAL.
J'ai profité de la météo clémente (mais pas trop chaude) de ce vendredi 31 juillet. Je me suis installée au jardin avec un chapeau, un thé glacé, le chat des voisins sur les genoux et j'ai ouvert ce roman. Je ne l'ai plus lâché avant de l'avoir terminé !

Chose étonnante, j'ai trouvé une certaine sorte d'ironie dans la plume de Barbara Pym. Etant donné qu'elle fait partie de ces auteurs que l'on peut considérer comme "classiques", je ne m'y attendais pas du tout. Et, au début, on ne s'en rend pas compte. Mais au fil des pages, quand on avance dans le récit, on comprend que la dame fait preuve d'un certain humour (assez noir) lorsqu'elle compare la situation de départ qu'elle nous décrit, et celle qui s'installe aux environs de la page 100.


Léonora n'est pas une héroïne sympathique. Elle est froide et n'aime que les choses parfaites. Il faut être bien habillé, bien coiffée et, pour les dames, parfaitement maquillées. Il faut se conduire décemment en toute situation, s'intéresser à l'époque victorienne, faire preuve de "bon goût"... Léonora est en fait légèrement tyrannique, puisqu'elle a tendance à imposer son mode de vie aux autres. Elle est aussi intolérante, car elle ne supporte pas que l'on vive autrement qu'elle-même. Léonora recherche la perfection dans tous les domaines et elle paraît considérer avoir trouvé cette perfection : tout le monde devrait donc s'inspirer d'elle. Elle se montre donc parfaitement condescendante avec ses "amies" et méprise les jeunes gens dont nous faisons la connaissance au fil des pages (Phoebe, en particulier, avec le peu de soin qu'elle met à s'habiller, ne plaît pas du tout à Léonora).

Mais malgré ce côté antipathique de l'héroïne, on ne peut s'empêcher d'être fasciné par cette histoire. Car, ce que Pym nous décrit, c'est une sorte de déchéance. le vernis de perfection qui recouvre toutes les facettes de l'existence de Léonora se fissure petit à petit et, finalement, cette femme nous est révélée comme faisant elle aussi partie du genre humain (ce qu'elle voulait apparemment éviter). C'est fascinant et assez plaisant aussi, étant donné que Léonora n'est pas de ces personnages que l'on apprécie. La voir tomber du piédestal sur lequel elle s'est elle-même placée et se retrouver quelque peu démunie et isolée est donc très agréable.

Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde avec ce roman. J'ai même hâte de découvrir le reste de l'oeuvre de Barbara Pym. Si, comme moi, vous faites parties des lecteurs qui hésitait à découvrir ses oeuvres, n'hésitez plus et lancez-vous !

Petite info : le titre vient d'un poème de Keats dont voici un extrait :

"J'avais une colombe et la douce colombe est morte,
Et j'ai pensé que c'était de chagrin
Oh d'où pouvait lui venir ce chagrin? Elle avait les
pieds attachés
D'un fil de soi tissé de ma propre main."

Ce poème va jouer un grand rôle dans la "déchéance" de Léonora...
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Dans La douce colombe est morte, Léonora, une femme célibataire, rencontre Humphrey Boyce, un antiquaire, et James, son jeune neveu, à une vente aux enchères. Si Humphrey tombe sous le charme de la dame, cette dernière est davantage attirée par James qui, en retour est fasciné par sa sophistication. Mais peu à peu, le jeune homme trouve Léonora un peu envahissante et se tourne vers d'autres amours.

Barbara Pym aimait écrire sur le quotidien, les petits villages et les paroisses. On peut ainsi souvent penser qu'elle écrivait sur ce qu'elle voyait ou sur ce qui l'entourait, peut-être même sur elle-même. Tout comme l'héroïne de ce roman, la romancière anglaise a vécu une vie de célibataire mais non dénuée de liaisons, et notamment avec un jeune antiquaire. Ce qui peut laisser croire que ce roman puise l'inspiration dans l'histoire personnelle de son auteure. Et pour un roman écrit à la fin des années 70, il n'hésite pas à bousculer la bonne morale avec cette dame d'âge mûre qui s'amourache d'un garçon à peine adulte, qui vivra ensuite une passion homosexuelle. Une amie de Leonora vit d'ailleurs dans la dépendance de l'intérêt que lui accorde un jeune dandy homosexuel.

James, jeune homme orphelin et pris en charge par son oncle, est dépeint comme indécis et qui se laisse facilement manipuler. Il est difficile de s'attacher à lui, tant il apparaît comme assez égoïste et avec un manque de jugeote propre à la jeunesse poussé à l'extrême. Il finira par être puni pour son insouciance. Léonora n'est pas beaucoup plus sympathique, tant elle a l'habitude d'être choyée par les hommes et son attitude condescendante envers ses pairs peut rapidement agacer. Humphrey est certainement le personnage le moins gâté tant il est ridicule.

Dans un Londres chic, Barbara Pym se gausse d'une certaine frange de la population qui ne manque de rien, et qui trompe son ennui de diverses manières. La romancière anglaise est toujours aussi ironique et caustique et c'est ce que j'adore dans ses romans. Ce titre n'est pas celui que j'ai préféré de tous ceux que j'ai lus mais il n'en demeure pas moins que les personnages sont croqués de manière précise et sans concession qui arrachera un sourire aux plus hermétiques à l'humour anglais.
Lien : http://www.chaplum.com/la-do..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Le miroir en bois fruitier était, bien sûr, tout à fait le genre de Léonora. La glace avait un léger défaut et, placée dans une certaine lumière, elle lui renvoyait l'image d'une femme d'un autre siècle, fascinante et sans âge. Ce serait peut-être une bonne idée de s'en servir pour se maquiller, afin de s'épargner quelques-unes des douloureuses découvertes qu'elle avait faites récemment - ces rides là où il n'y en avait pas jusqu'alors, et cette dégradation progressive de la fermeté et de la plénitude de la chair qui était si désolante les matins de printemps ou d'été.
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Les femmes plus âgées [...] étaient bien déraisonnables de pleurer, c'était le naufrage de leur beauté.
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James voyait en Leonora une confidente plutôt qu’une mère, quelqu’un à qui il pouvait dire ses espoirs et ses ambitions, tels qu’ils étaient, ainsi que la plupart des évènements de sa vie quotidienne. Bien sûr, il ne pouvait pas lui confier absolument tout, et elle aimait le taquiner sur les « parties » auxquelles il allait et sur les gens qu’il devait rencontrer — votre vie secrète », disait-elle, comme si en en faisant un sujet de plaisanterie elle avait rendu impossible qu’il la trompât jamais. « Il faut que nous vous trouvions une gentille amie », disait-elle quelquefois, presque comme si elle le pensait vraiment.
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Il faut être dur avec les vieilles personnes [...] sinon elles abusent.
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