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ISBN : 2246812569
Éditeur : Grasset (01/03/2017)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 15 notes)
Résumé :
« Le Prince s’aperçut que le pouvoir était une maladie mortelle. La flèche du comte Macron était empoisonnée et il sentit ses os se refroidir. Dans son bureau, François l’Hésitant songeait à son destin. Puis il rédigea le discours qu’il devait prononcer aux fenestrons le soir même. Pour dire quoi ? »
 
Rien ne va plus au royaume de France : le duc d’Évry bouillonne, Nicolas le Flambard ne s’est jamais résolu à la perte du Trône, le duc de Cherbourg rec... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
som
  16 avril 2017
Clap de fin pour un règne aussi douloureux que désastreux. Dans cette dernière chronique, l'esprit primesautier et affûté de mon mémorialiste préféré se voile de tristesse et de fatigue. Il croyait avoir tout vu, tout vécu lors du règne de Nicolas. Que nenni. 2016 avec sa kyrielle de coups (politiques faut-il le préciser ?) tordus et d'attentats nous emporte vers des gouffres de perplexité et de déprime. Alors prenons une dernière fois le parti d'en rire, de profiter de la plume caustique de Patrick Rambaud pour se moquer du bouillonnant duc d'Evry, de Nicolas le Flambard qui n'a pas tout à fait renoncer au trône ou même de la terrible demoiselle de Montretout. le prince mollasson abdique alors que les héros de cette mi-tragédie mi-comédie sont tous ridiculement nus. Oui, fin de règne.
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folivier
  03 mai 2019
La fin du quinquennat de François Hollande marquée par les attentats qui s'enchaînent en France et de par le monde. Les vagues humaines fuyant les zones de conflit, le rejet des étrangers et la montée du racisme, ou tout du moins son affichage proclamé et assumé, la montée des populistes surfant sur la vague des inquiétudes et des peurs de par le monde et devant sur l'estrade toujours le même spectacle désolant des politiques ayant depuis longtemps oubliés ce qui un jour les avaient motivés, passionnés pour ne se battre que pour des bribes de pouvoir illusoire C'est ce spectacle que décrit Patrick Rambaud d'une écriture grinçante et cynique. Par contre comment pleurer les victimes, dénoncer les terroristes et leur idéologie mortifère, c'est l'exercice délicat de cet opuscule et Patrick Rambaud s'en sort pas trop mal.
C'est le septième recueil des chroniques du pouvoir , et comme pour chaque opus, lire ce texte avec quelques années de recul permet de se souvenir, de relativiser connaissant la suite de l'histoire. le risque néanmoins étant de tomber dans un pessimisme absolu sur son appréciation de la politique et des hommes ou femmes politiques laissant libre cours aux thèses des populistes et des extrêmes.
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nelson43
  25 août 2017
Rien ne va plus au royaume de France : chronique acerbe de nos hommes politiques menteurs , intéressés , versatiles quel que soit leur bord .
Notre prince François VI est tour à tour miséricordieux , égaré, noué ,compatissant ,mou mais jamais très crédible .Certes le précédent Nicolas n'était pas mieux , l'énervé , le flambard , le tenace . Et que dire de mademoiselle de Montretout et son grand père Marionnette ? Sous la plume de Patrick Rambaud , tout le monde est égratigné et à juste titre . Il ne fait que nous conforter dans la mauvaise opinion que nous avons de ces hommes qui gouvernent non pour le peuple mais pour eux-mêmes .
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Zippo
  28 mai 2018
Patrick Rambaud, avec tout son talent et son humour, nous propose une vision hilarante de la fin du quinquénat de François Hollande.
Les surnoms donnés à nos hommes politiques sont hilarants : le duc d'Evry pour Manuel Valls, Nicolas le Flambard pour Sarkozy, par Hollande.
C'est plein de coups fourrés, de trahisons...
Une lecture plaisante.
Pour une fois que nous pouvons rire de notre personnel politique...profitons en !!!
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ProfesseurDan
  18 décembre 2017
J'avais adoré la chronique précédente (François-le-Petit. Chronique d'un règne) qui relatait le début du "règne" de François Hollande, alias François-le-Petit. Un écrit au vitriol, avec une ironie persistante et un humour grinçant qui couraient tout au long des pages.
Je suis un petit plus déçu de ce nouvel opus qui relate les évènements qui se sont déroulés entre début 2015 et début 2017 (les attentats, l'état d'urgence, le Brexit, les élections de Trump et de Morales, les brouilles au FN, la primaire de la droite, la défection de François Hollande...). Certes l'ironie est toujours présente (en témoignent les divers surnoms donnés aux hommes et femmes politiques ou encore certaines phrases bien tournées qui pourraient faire valoir des ennuis à n'importe qui) mais l'humour acide a, me semble-t-il, quelque peu disparu de cet opus.
En effet, en lisant l'opus précédent, j'étais très souvent plié en deux de rire...cette fois-ci, ce ne fut pas le cas (peut-être les évènements relatés (notamment les divers attentats qui ont endeuillé la France) sont-ils responsables du manque de drôlerie de cette nouvelle chronique).
Néanmoins, l'ironie toujours présente nous permet de passer tout de même un très bon moment de lecture...En espérant que Patrick Rambaud puisse écrire une nouvelle chronique sur le début de règne de M. Macron.
Lien : http://leslecturesduprofesse..
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critiques presse (2)
LeMonde   10 avril 2017
L’écrivain s’est fait depuis 2008 le mémorialiste cocasse et un peu désespéré de la vie politique française. « Chronique d’une fin de règne » témoigne à nouveau de son intarissable verve.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaCroix   17 mars 2017
Ce qui demeure délectable, et désopilant, dans les ouvrages de ce M. Rambaud, c’est bien le style Grand Siècle qu’il a forgé, ce classicisme désuet appliqué aux mœurs de Cour, ainsi qu’aux réflexes populaires.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
ProfesseurDanProfesseurDan   18 décembre 2017
Il y eut un temps où les gazettes étaient dirigées par des gens de ce métier qui avaient pour fonction de traquer, vérifier et publier de informations lisibles et claires, sans subir la moindre pression sur les sujets traités. Et puis les industriels se mirent à régenter les gazettes auxquelles ils ne connaissaient rien, sinon qu'elles devaient servir leurs produits et donc leurs intérêts financiers. Elles devaient être rentables. Autrefois, le vin et le tabac circulaient dans les salles de rédaction bruyantes, quand trépidaient les Underwood noir et or et résonnaient les forts éclats de voix; on ne comptait pas les heures, on vivait, on discutait, on s'engueulait, on se contredisait, on riait; des papiers de qualité surgissaient de ce sacré foutoir. Désormais, les salles de rédaction étaient silencieuses comme des cliniques; pas un mot, pas un bruit, plus de tabac en nuages dans l'air filtré, quelque chose d'aseptisé et de morne; chacun avait les yeux collés à ses écrans avec des mines coupables . Les consignes s'étaient substituées aux envies. (p. 97)

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michdesolmichdesol   20 octobre 2017
Le prince était responsable de cette dégringolade. Ses sujets, ne voyant aucune différence entre sa politique et celle détestée des précédents monarques, lui tenaient rigueur de cette continuité. En effet, il baissait les charges des entreprises, qu'il choyait, sans se soucier des travailleurs qui les faisaient tourner, taillait dans les dépenses publiques, menait au loin des guerres dispendieuses, vendait des canons et s'en félicitait, serrait les mains des aristocrates. Il avait tourné en ritournelle son slogan, mais "le changement c'est maintenant" restait sans effet, comme ses promesses de réduire le chômage. Sa Majesté n'avait aucun projet, peut-être une méthode mais pour aboutir à quoi ? Il n'avait pas d'idées.
Le Prince était vide.
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ProfesseurDanProfesseurDan   18 décembre 2017
Sous le règne de François-le-Souple, les mouvements de protestations, les grèves s'enchaînaient et se chevauchaient avec une jolie régularité. les unes après les autres, les corporations se fâchaient contre des mesures jamais expliquées. Les réformes de l'éducation indisposaient par principe et il y avait des raisons à cela; à force d'égaliser les chances dans des classes bondées et disparates qui reflétaient le quartier où s'ouvrait l'école, les responsables des académies nivelaient pour atteindre un niveau proche du sol. (p. 109)
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ProfesseurDanProfesseurDan   18 décembre 2017
Nicolas-le-Mauvais ne s'était jamais résolu à la perte du Trône. Dans sa tête et dans ses mœurs, il régnait toujours et entendait maintenir un protocole à son usage personnel. La réalité le contrariait mais il voulait maintenir son rang. Chef de parti, voilà ce qu'il était devenu aux yeux des malveillants, et lorsque son homologue du Parti social voulut l'inviter à participer à la marche des chefs d'Etat, près du métro Voltaire, il ne daigna pas lui répondre; il fallut que le duc d'Evry lui-même s'en chargeât. Il boudait. (p. 55)
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ProfesseurDanProfesseurDan   18 décembre 2017
Les attentats des barbaresques avaient revigoré François-le-Mollasson. Dans pareille circonstance il avait poussé devant sa détermination, laquelle redonna à son portrait des couleurs plus franches et moins lavasses. On vit le mercure dans son baromètre politique monter en une seule fois de vingt et un points. Son peuple le jugeait soudain capable de prendre des décisions, ce qui était parfaitement neuf. (p. 28)
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Videos de Patrick Rambaud (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Patrick Rambaud
"Emmanuel le Magnifique" (Grasset, 2019)
Un soleil nouveau s?est levé sur la France. Est-ce Austerlitz ? Ou bien le sacre ? Au printemps de l?an de grâce 2017, Emmanuel le Magnifique est entré dans l?histoire, costume de banquier et sceptre à la main : jeune prince à la voix grêle, aux régiments start-up, annonçant un monde rénové. Fini, les rois fainéants ! Adieu, les rois chevelus ! Aux oubliettes, François le Petit, gaffeur, trempé, roi de la parlotte à l?embonpoint d?employé modèle. Aux barbaresques, Nicolas le Flambard, et son cortège d?embrouilles à talonnettes !
Après le dernier règne socialiste, voici la nouvelle saison du Royaume made in France : inattendue, pleine d?espoirs, impérieuse. Make France great again ! Dans le temps nouveau, Arcole est sur le câble, et les ennemis se nomment Plenel et Bourdin, non Mélenchon et Olivier Faure...Entre House of cards et Game of thrones, voici la chronique facétieuse, attendue, hilarante, d?un règne si neuf qu?il ressemble au précédent. Petit guépard deviendra peluche ?
Patrick Rambaud est l?auteur d?une ?uvre romanesque importante. On lui doit entre autres, une célèbre série sur Napoléon. Derniers livres publiés : Quand Dieu apprenait le dessin (2018) et Chronique d?une fin de règne (2017).
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