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ISBN : 2253126160
Éditeur : Le Livre de Poche (01/10/2008)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 180 notes)
Résumé :
« Même parvenu, Notre Précieux Souverain ne trouva point la paix en lui-même, tant il restait secoué en continu par des nervosités. Qui l’a vu fixe et arrêté ? Il ne bougeait que par ressorts. Si vous le retardiez dans sa course, vous démontiez la machine. Il marchait des épaules avec une façon personnelle de se dévisser le cou, remuant par courtes saccades >>
Amusé, atterré, ébloui, agacé par la passion, l’amour et l’attention que suscite notre nouveau prési... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
belette2911
  01 avril 2012
Cela faisait longtemps que je n'avais plu hurlé de rire aussi fort, ce qui est gênant dans les transports en commun.
Quelle satire féroce du règne sa majesté ! Pourtant, rien n'est inventé, l'auteur a suivi les activités du président à la loupe.
Transcrit dans un style "Louis XIV", les ministres devenant des barons ou autres nobliaux, on aurait l'impression de lire une chronique écrite au XVème siècle tellement on a l'impression que le fard à joue va jaillir du livre.
Il n'en est rien, les chroniques sont contemporaines et super bien faites. Ironiques, sarcastiques, moqueuses, méchantes, mais sans en avoir l'apparence. Ou, comment flatter quelqu'un en se moquant de lui sans qu'il ne s'en rende compte une seule seconde.
Lisez-le, mais attention, il fait mal au ventre à force de rire et les zygomatiques en prennent un coup.
Même mon homme l'a lu, pourtant, il déteste lire, c'est vous dire !
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Malaura
  25 mai 2011
Non, nous ne sommes pas au 18ème siècle et c'est bien de nos jours que se déroule ce récit satirique mais ô combien véridique des premiers mois du règne de notre Auguste Majesté le Président Nicolas Ier de Sarkozy. Si vous voulez rire un peu écoutez donc l'histoire de ce fils d'immigré à l'ambition demesurée, aux mollets plus développés que la taille, qui, accédant au trône tant convoité, fit de la France une nouvelle monarchie, un pays sens dessus-dessous soumis au culte du "moi, je".
Rambaud s'amuse et nous amuse avec ce texte irrévérencieux narrant l'entrée en présidence de notre nouveau chef d'état Nicolas Sarkozy. Hommage à nos plus célèbres pamphlétaires, de Voltaire à La Fontaine, ce libelle écrit dans le style raffiné du 18ème siècle, au ton vif et insolent,ne manque pas de réjouir par la finesse de ses observations et la mise en relief des travers de nos politiques. Irrespectueuse, impertinente, une oeuvre drôle et légère comme une bouffée de liberté.
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Malice
  23 juin 2013
C'est le premier livre de Patrick Rambaud que je lis et ma fois je suis séduite par son style et sa plume !
Avec ce roman qui n'en est pas un vraiment mais plutôt une satire. Patrick Rambaud étant exaspère par notre cher président, il a décidé de caricaturer si je puis dire ainsi en Sa Majesté qui ressemble un tantinet à Napoléon. Patrick Rambaud est un auteur passionné d'histoire. Et, là il s'est donné à coeur joie dans cet exercice en rendant hommage à Saint-Simon.
C'est un livre drôle, jouissif j'ai bien rigolé un régal, pour les vacances. Il nous rappelle les origine hongroise de Sa Majesté, espagnol pour l'impératrice Cécilia. C'est truffé de passages grandioses comme la présentation de la baronne d'Ati. " C'était une Mauresque des bords de Saône. Elle avait du mordant, on disait qu'elle avait de grandes dents, tant au-dehors qu'au-dedans. Sa filiation son féminin, son âge tendre encore pour un puissant ministère tout ce qui devait l'entraver la libéra. La baronne leur prouvait qu'elle aussi venait d'en bas, à la cité du Bout-du Lac, près de Chalon avec dix frères et soeur, ou onze ou douze selon les gazettes, enfin une ribambelle à nourrir pour des parent qui n'avaient pas appris à lire. "
Les premières vacances de Sa Majesté en Amérique au bord du lac Winnipesakee à Wolfeboro, le déjeuner avec Johnny Walker Bush et sa famille " Il excusa aussitôt l'Impératrice, prétextant une angine blanche" la mémorable angine blanche !
Ce premier tome se termine sur l'icône que Sa majesté a déniché c'est Guy Moquet, c'est fort " le chevalier Guaino trouva uns telle icône en la personne d'un jeune homme de dix-sept ans, bien coiffé, cravaté, l'oeil romantique, qui s'appelait Guy Môquet" ! Mais, il n'oublie pas d'évoquer la libération des infirmières Bulgare. Vous souvenez vous de cet épisode où l'Impératrice a su grâce à ces charmes, par un coup de grâce libérer ces pauvres infirmières. "Il mit en avant le génie de l'Impératrice, laquelle avait ramené dans son avion à nos couleurs les infirmières libérées ; en Bulgarie elle fut vénérée comme la Madone , mais en effigie, car elle s'éclipsa très vite pour ne point manquer une présentation de mode rue Saint-Honoré, à Paris ; elle ne connaissait aucun grand couturier à Sofia."
En tant que lectrice, j'ai remarqué que Patrick Rambaud s'amuse bien à croquer les travers de ses hommes et femmes du pouvoir qui ont une épaisseur romanesque il faut bien le dire. le ton est insolent à souhait avec une certaine distance. Excellent !
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liberlibri
  01 décembre 2008
Ouvrage littérairement délicieux, dans la mesure où il se complaît dans une style classique, cher aux mémorialistes. Difficile, cela dit, de se lancer dans une véritable critique de cet ouvrage sans dévoiler plus avant ses opinions sur le héros. Je puis néanmoins dire que Patrick Rambaud est doué d'un sens de l'observation peu commun ; rien des deux premiers mois du mandat présidentiel ne lui a échappé. Il croque des portraits de nos politiques avec un art fort plaisant et l'on se délecte de cette cour vaniteuse et sotte qui s'agite vainement pour suivre son monarque déluré. Je ne sais si l'auteur s'est décidé à commettre une suite de cette chronique mais je me prends à l'espérer.
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Anulipe
  20 février 2013
Cette courte chronique résume tous les événements politiques et les grands débats sociétaux de la première année de la présidence de Sarkozy, ou devrais-je dire plutôt le règne de ce dernier car Patrick Rambaud a choisi de narrer les truculences des élites politiques françaises sous les traits d'une cour royale. Les grandes personnalités politiques sont ainsi dépeintes qu'elles appartiennent au parti gouvernemental ou à l'opposition avec une verve assassine où les adjectifs évocateurs se disputent avec les commentaires ironiques la part du lion. L'auteur ne cache pas à ses affinités politiques et le texte n'a pas pour vocation d'être impartial. Il ne s'agit pas d'un essai politique mais bien d'une satire dans la tradition initiée par Horace et Juvénal. le livre pourtant est une bonne façon de se remémorer l'ensemble d'une année publique. Il nous permet de nous rappeler de détails d'événements majeurs ou encore d'anecdotes qui nous avaient échapper ou que l'on avait oublié dans le tourbillon médiatique dans lequel nous vivons aujourd'hui. Je vous recommande ce livre. Il vous déridera après une journée longue et difficile.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
belette2911belette2911   01 avril 2012
Notre souverain cultiva dès lors, et pour lui-même, cette puérilité qui traduisait son envie hypertrophiée du pouvoir. Il était né vieux, et, n’ayant jamais été enfant dans son jeune âge, le devenait depuis le sacre par ses exigences, ses démarches, ses comédies, ses éblouissements qui n’étaient point tous des feintes. Sur le ton des élèves en récréation qui se vantent en affirmant que leur papa possède un plus beau vélo que ceux des autres, Sa Majesté souriait d’aise en disant : “Maintenant j’ai trois châteaux, trois, pas un de moins, d’abord ce palais dans la capitale, un joli pavillon dans le parc de Versailles, où le commodore Balladur, autrefois, avait fait enterrer son chien préféré, et puis une forteresse très massive et très noble au-dessus de la Méditerrannée.” Il y avait de la gourmandise et du conte de fées dans ces phrases moulées dans le naïf, et sa personnalité se gonflait en proportion.
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Paris75Paris75   25 mars 2012
Un rude marin, depuis une terrasse, apostropha avec brusquerie Notre Leader Inspiré :
— C’est pas la France qui s’lève tôt, ici, c’est la Bretagne qui s’couche pas !
— Qu’est-ce tu dis ? demanda Sa Majesté en tournant la tête et le regard vers le malotru qu’elle tutoyait.
— Enculé ! répondit le malotru qui en outre était vulgaire.
— Descends ! lui ordonna Sa Majesté. Descends un peu me redire c’que t’as dit !
— Si je descends je te mets un coup de boule !
— Vas-y Juju ! cria quelqu’un dans la foule.
— 140 % ! crièrent quelques autres.
Il faut expliquer aux générations qui n’ont pas connu cette étrange époque où régna Nicolas Ier que ce pourcentage correspondait à l’augmentation que Notre Leader s’était accordée pour arrondir ses émoluments ; des experts en calcul parlèrent de 172 % ; le représentant Dosière, spécialisé dans la finance du Château, affirma 206,5 %.
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Paris75Paris75   24 mars 2012
Un jour, la marquise revient bouleversée de la gare du Nord. Quoi ? Avait-elle été remuée par les régiments banlieusards qui se tassaient dans des trains vieillots dangereux et sales ? Non. Ce n'était pas sa fibre. Elle sanglotait sur le sort des millionnaires obligés de s'expatrier à Londres ou à Bruxelles, et qu'elle avait vus monter, si moroses, si patriotes, dans l'Eurostar ou le Thalys pour échapper à l'impôt. La marquise de La Garde avait résolu de vivre à côté du réel, à l'inverse de notre très considéré Prix Nobel, M. Camus, qui l'en aurait instruit avec un seul adage : " La vérité de l'esclave vaut mieux que le mensonge du seigneur. " Pour qu'elle comprît M. Camus, il eût fallu que la marquise ne possédât point un gésier à la place du cœur et qu'elle eût un œil moins myope. Peu importait. Deux jours après son installation au palais de Bercy, Sa Majesté la salua en ces termes : " C'est la meilleure à cette place, elle va battre tous les records ! " On ne sut pas tout de suite de quels records il s'agissait.
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Paris75Paris75   24 mars 2012
Des fouineurs malintentionnés avaient cependant étudié ces résultats de près. Il y avait moins de vols et de dégradations, oui, mais comme chez nos voisins, et les policiers n'y étaient pour rien, car tout le bénéfice en revenait aux alarmes, aux blindages, aux systèmes de protection dont se dotaient les particuliers. En revanche, les trafics et les agressions avaient augmenté largement pendant les cinq années où Sa Majesté tint la Police. Que répondre à des statistiques ? Qu'elles sont truquées.
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Paris75Paris75   24 mars 2012
Pour sa santé et pour le symbole de vitalité, Notre Véloce Souverain courait, dépourvu de la moindre pensée. Partout où il se trouvait, il courait, environné d'un nuage de gardes en survêtement et tout en muscles, prêts à sauter sur le premier intrus menaçant. Il courait dans les allées du Bois, il courait sur les berges de Malte, il courait dans les rues de Paris en respirant longuement pour bien avaler les gaz d'échappement qui équivalaient à vingt paquets de cigarettes tous les cents mètres.
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Videos de Patrick Rambaud (27) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Patrick Rambaud
Après avoir consacré six volumes à Nicolas Sarkozy dans "Chroniques du règne de Nicolas 1er", Patrick Rambaud, de l'Académie Goncourt, a repris la plume pour croquer à la manière de Saint-Simon les faits d'armes de François Hollande et de son entourage. MyBOOX l'a rencontré autour de ce nouvel ouvrage intitulé "François le Petit" paru chez Grasset.
Musique : Prélude No7_Chris Zabriskie
En savoir plus sur le livre : http://www.myboox.fr/livre/francois-le-petit-9782246856733
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