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EAN : 9782266223935
896 pages
Pocket (14/06/2012)
3.9/5   129 notes
Résumé :
Une des lunes de Saturne s’éloigne soudain de la planète. Et si ce n’était pas un simple caillou finalement ?... En 2057, Janus, une lune de Saturne, quitte soudain son orbite. Unique vaisseau alentour, le Rockhopper, propriété d’une compagnie minière qui exploite la glace des comètes du système solaire, est le seul véhicule spatial capable d’intercepter la course du satellite avant que ce dernier ne quitte définitivement le système solaire. En acceptant d’interromp... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
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Un bon space opera dense , long et confortable .

D'abord un petit bémol , si les personnages de ce roman sont solides , j'ai ressentis une certaine faiblesse structurelle dans leur discours et comportements à certains moment clefs de l'intrigue , rien qui entache fondamentalement la crédibilité de ce beau space opera , mais un rien de défaillance auquel l'auteur ne nous a pas habitué jusqu'à présent .

Cette remarque vaut également pour certains extraterrestres ( pas tous ) , qui sont un rien cliché quand même , alors que leurs comportements sont complexes et intéressants dans le même temps .

Cela dit , le récit est ambitieux et le contexte de hard science est aussi digeste, avenant , complexe et nuancé que intéressant .
C'est à un long voyage que nous convie l'auteur , des confins du système solaire aux abords d'une étoile lointaine .
Un superbe voyage à bord d'un vaisseau spatial visionnaire où le lecteur aura la satisfaction d'inspecter la tuyauterie et de connaître intimement l'équipage .

La route se poursuivra à bord d'un artéfact mystérieux , crédible et intéressant , alors que le bout de la route ne sera pas décevant non plus du point de vue de l'environnement spatial et des évolutions technologiques .
Le récit est bien rythmé .

Il est infiniment crédible des points de vue astrophysique et technologique alors que la matière thématique est bien développée et qu'elle alimente ce roman de façons judicieuses et pertinentes .

La trame narrative est solide et tous ces éléments variés sont excessivement bien fondus .

Ce processus s'exerce en tenant magistralement compte du temps qui passe et des données de base qui évoluent , alors que les contextes se transforment et changent radicalement la donne .

Comme à son habitude , l'auteur continue de réinterpréter des thématiques classiques du space opera et de la science-fiction en général , en forgeant une matière somptueuse et totalisante , d'une manière élégante dont les caractéristiques essentielles se résument selon moi :
En disant que l' élégance, la densité et l'envergure de post-humanités variées, les caractérise ..

Avec Alastair Reynolds, une chose est certaine : le space opera possède un avenir ....

Janus est un « stand alone « mais des suites sont possibles ( miam ... miam ) et même attendues , pas de doutes ...

Un roman très ( très ) accessible , si on le compare au très dense , très complexe , très remarquable et très méticuleux cycle des inhibiteurs .
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Les montagnes russes littéraires : un début prometteur, une longue et lente montée vers le frisson, une descente fracassante pour finir par un calme épilogue.

Le prologue nous emmène dans un futur éloigné, où l'humanité a conquis les étoiles et essaimé sur plusieurs planètes. La chute de cette mise en bouche stupéfait et donne envie d'en savoir plus.
Mais pour ça, il va falloir patienter, patienter et patienter encore.

Alastair Reynolds, c'est l'auteur du cycle des inhibiteurs, un monument de Hard-SF. Un auteur qui aime écrire : le cycle fait plus de 3000 pages et reste un roman à traduire...
Janus, c'est 900 pages en poche, une quinzaine d'heure de lecture. Cela peut refroidir les ardeurs d'autant si c'est de la Hard-SF. de ce côté l'auteur la joue pédagogue et même une quiche en physique peut comprendre. Les années lumières qui ne correspondent à rien à monsieur et madame Tout le monde sont ici expliqué en termes simples, et de donner une idée des vitesses, et le vertige.

L'auteur a la bonne idée aussi de mettre des personnages principaux féminins, ça change et apporte un petit plus. La mise en place de l'intrigue est facile à lire. L'auteur n'oublie pas les détails du "charme" des voyages galactiques : répondre au questions des journalistes; faire copain avec tous les élèves de la maternelle au lycée en passant par les interviews aux fans de SF. Voilà pour les cent premières pages.
Après, ça se gâte, il faut attendre la moitié du roman pour atteindre Janus et c'est long, très long. La quatrième de couverture parle de "remarquable justesse psychologique", moi j'ai trouvé les personnages pas assez subtils, caricaturaux. Donc leurs relations durant leur voyage vers Janus sont vites lourdes et sans intérêts, pour le lecteur et pour l'intrigue.

Arrivé à la moitié du roman cahin-caha, les pages commencent a se tourner plus rapidement, l'auteur me reprend dans ses filets (après 450 pages c'est pas trop tôt). Alastair Reynolds nous sort le grand jeu : premier contact, deuxième, troisième etc contact. Échelle de temps entrelacé, big dumb object. S'en parler du terrifiant "ange de glace". On en prend plein les mirettes, poussant des OOHHH, des AAAHHH et des OUUUAAAHHH.

Mais les relations entre les persos sont toujours aussi hasardeuses, l'auteur joue un peu trop avec les révélations. Quand on pense enfin connaître une chose, une péripétie opportune arrive et c'est reparti pour 50 pages de blablas avec des protagonistes dont je me contrefous.
La fin donne dans le pathos : alors que tout explose dans un grand fracas, nos deux héroïnes prennent le temps de discourir sur ce qui aurait pu être mais qui n'a pas était. Les événements s'enchainent trop rapidement, donnant un sentiment de précipitation finale. Je pensais que le final allait me décoller la rétine des yeux, j'ai juste dû me mettre quelques gouttes de collyre dans les yeux après toutes ces pages lues.

Le titre Janus laissait espérer une finesse dans le traitement des personnages et de l'intrigue, tel n'a pas été le cas.
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Ce n'est pas un mauvais roman que ce gros volume : on s'intéresse au sort des personnages, et à la rivalité de deux femmes, Bella et Svetlana, qui se disputent le pouvoir dans une communauté de travailleurs spatiaux piégés par la mission qu'on leur confie, suivre à la trace une lune de Saturne au comportement étrange. Finalement, le cadre cosmique compte moins que les péripéties de l'affrontement des deux femmes : ce n'est qu'un cadre, sans grande poésie ni recherche approfondie, me semble-t-il. Comme souvent en SF, l'idée de départ et quelques détails du roman sont beaux, mais la façon, comme on dit en artisanat, l'écriture, la composition, laissent beaucoup à désirer. L'idée qu'une lune de Saturne est en fait un objet extraterrestre à la poursuite duquel on envoie un vaisseau industriel humain, les détails de la recherche et de l'installation des hommes, les interrogations scientifiques, les extraterrestres, tout cela est bien imaginé et pourrait plaire, si ce n'était noyé dans d'interminables rivalités de pouvoir entre les deux héroïnes, et d'infinis dialogues de techniciens incertains de ce qu'ils voient (comme il est normal), le tout rédigé dans une langue pauvre et banale. L'effet de remplissage est constant, et l'on ne nous épargne aucun détail, comme dans une émission de télé-réalité. La plupart du temps, les personnages luttent entre eux pour monopoliser le pouvoir sur leur communauté, ce qui pourrait très bien se passer dans une petite cité de banlieue californienne upper middle class plutôt que dans l'espace profond. En somme, ennui garanti. "Au coeur de la comète", de Gregory Benford et David Brin, est un roman du même genre (aventure spatiale collective, mutation de l'homme), mais en infiniment meilleur, et ce n'est jamais ennuyeux. D'autres auteurs de SF savent mieux communiquer le grand frisson des espaces. Les objets extraterrestres, produits de mentalités non-humaines, sont bien décrits dans leur incompréhensible présence, mais le romancier se heurte à de grandes difficultés quand il s'agit de communiquer ce sentiment d'altérité et cède à la facilité du manichéisme : les gentils aliens ont de jolies couleurs bienveillantes, les méchants sont physiquement écoeurants, et on en reste là ou presque (à vrai dire, les méchants, nommés Chiens Musqués, sont plutôt réussis). C'est dommage, mais c'est la limite de toute science-fiction, et trop souvent aussi, celle du talent : rendre perceptible le non-humain et ce qui est radicalement autre, dans un langage humain. Enfin, Reynolds aura essayé. Mêmes remarques que d'habitude sur la langue pauvre et fautive du "français de SF anglo-saxonne traduite".
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Quelle déception que ce livre! Pourtant après une introduciton intriguante, une mise en situation plus que prometteuse, nous devons nous trainer au cours d'un interlude en demi-teinte jusqu'à un final qui fait long feu et s'ouvre sur le néant.

Je m'attendais à la lecture des autres critiques à trouver un questionnement philosophique sur la nature humaine et sur la rencontre entre l'humanité et les cultures extra terrestres. Au final, j'ai l'impression d'avoir lu ce qui pourrait faire le scénario d'une saison futuriste de "La Petite Maison dans la Prairie" avec Parry dans le rôle de Charles Ingalls, Svetlana dans celui de Nelly et Bella dans celui de Marie, les Chiens Musqués les indiens et les Fontaines la cavalerie.

Une sorte de philosophie de campagne, certes agréable à lire, mais loin de la qualité à laquelle je m'attendais.

J'ai de plus eu la nette impression que l'auteur évitait les sujets sensibles et courcicuitait les problèmes en prenant le raccourci des personnages ayant déjà longuement discuté de ces sujets mais sans nous faire partager à nous lecteurs, les tenants et aboutissants de ces discussions pour nous orienter vers des considérations matérielles et techniques.

Je dis dommage car il y a tout dans ce roman pour nous emmener devant le miroir des ambitions de l'humanité mais ce miroir reste cachés derrière des personnages trop figés dans leur stéréotype et des situations trop matérialistes.

Pour ma part, j'ai trouvé les Guerres Wess'har de Karen Traviss beaucoup plus à propos dans ce que pourrait être la rencontre entre l'espèce humaine et une culture extraterrestre disposant d'une technologie avancée.
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Lecture en demi-teinte pour moi que ce Janus. Je ne connaissais pas Alastair Reynolds avant de lire ce livre.
L'intrigue était intéressante et l'histoire partait bien. La mise en place de la situation finale et ses différentes péripéties sont sympa et bien senties. Amateur de Hard-SF que je suis, ça manque un peu de rigueur quand même (peut-être dû à la traduction française, je ne sais pas). le côté "géopolitique" avec une sorte de guerre des clans m'a bien emballé je dois l'admettre. C'est assez bien tourné même si parfois c'est un peu limite niveau crédibilité, ça passe quand même bien!
Les deux gros points négatifs pour moi sont le traitement des personnages principaux et le dénouement de l'histoire.

La relation entre les deux personnages principaux est tellement, mais alors TELLEMENT cliché que ç'en devient agaçant. Svetlana était très attachante mais l'auteur la fait vite sombrer dans l'hystérie la plus caricaturale, à l'inverse de ce qu'à su faire avec brio Kim Stanley Robinson pour Maya Toitovna, personnage très similaire mais bien plus humain et réaliste. Chez Reynolds, on est vite dans le manichéisme, même si chacun pense faire ce qu'il y a de mieux pour la colonie. Toute la psychologie manque cruellement de nuance, à quelques exceptions près (Parry est un personnage très agréable dommage qu'il ne soit pas plus présent).

Mais le côté SF dans tout ça? Et bien... C'est pas non plus à tomber par terre...
La race principale d'extraterrestres, ceux par qui tout à commencé et ceux vers qui toute l'intrigue est initialement tournée, est inexistante dans le livre. Par contre, toute l'action finale se déroule avec d'autres races qui pour l'historie jouent donc une importance déterminante mais qui durant les presque 600 pages ne sont citées que quelques fois (moins d'une dizaine) et sans donner plus d'explications. Aussi, la race d'extraterrestres "gentils" qui a une place primordiale une bonne partie du roman n'est que peu exploitée. D'où viennent-ils? Pourquoi font-ils ce qu'ils font? On ne sait pas.
En fait, pas mal de races ou ethnies alien sont citées, interviennent à un certain de manière déterminante mais c'est tout. On ne les connait pas ou si peu. C'est tellement dommage! A mon sens l'auteur aurait pu exploiter plus en profondeur une ou deux races E.T. (pour garder un antagonisme) et pas se perdre dans une multitude de factions dont on ne connait que le nom et les intentions (gentils ou méchants, avec rien ou presque entre les deux).

Au final, un livre qui partait bien mais qui m'a laissé sur ma faim, j'ai patiné à la lecture sur le dernier tiers et me suis clairement forcé pour les quelques derniers chapitres. Malgré tout l'écriture est agréable et l'intrigue de base assez originale. Dommage que l'essai ne soit pas transformé pour moi.

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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Au tout début de sa carrière , elle s'était entraînée pour ce genre de décompression d'urgence mais , depuis , elle avait eu le temps d'oublier à quel point l'air pouvait être bestial , comme un animal engagé s'échappant de sa cage en dechirant tout ce qui lui tombait sous les griffes.
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Quand ils atteindraient Janus, ils se trouveraient à treize heures-lumière de chez eux, si loin qu’un signal radio mettrait plus d’une journée à faire l’aller-retour entre la Terre et eux. Et ils ne se déplaceraient qu’à trois pour cent de la vitesse de la lumière, ce qui avait déjà de quoi inspirer une terreur justifiée. Trois pour cent de la vitesse de la lumière, autrement dit neuf mille kilomètres par seconde !
À chaque minute qui passait, ils parcouraient la distance séparant la Terre de sa lune, s’éloignant d’autant de leurs foyers.
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Shen contemplait le vaisseau cartillagineux avec l'expression révoltée d'une végétarienne qui se voit offrir un pignon de poulet entamé.
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- Mais si rien de ce que nous accomplissons ici-bas ne dure, si même nos gestes les plus beaux n'ont qu'une chance infime de nous survivre... pourquoi ne pas renoncer, dans ce cas ?
- Pour toutes les raisons du monde. Nous sommes ici et nous sommes en vie.
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Les amitiés sont toujours difficiles à entretenir quand la hiérarchie est en jeu.
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Videos de Alastair Reynolds (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alastair Reynolds
Whether your story is set in a real-life city, a distant planet, or an imaginary place, setting can be critical. You'll need to know how your characters get around, how long it takes to get from place to place, and what they'll see along the way. Authors whose stories are set in a variety of places—from early 20th century Paris to a confined spaceship—will speak on this panel. Featuring Alastair Reynolds, Constance Sayers, Alex Jennings, and R. S. Ford
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