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ISBN : 2266223933
Éditeur : Pocket (14/06/2012)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 79 notes)
Résumé :
Une des lunes de Saturne s’éloigne soudain de la planète. Et si ce n’était pas un simple caillou finalement ?... En 2057, Janus, une lune de Saturne, quitte soudain son orbite. Unique vaisseau alentour, le Rockhopper, propriété d’une compagnie minière qui exploite la glace des comètes du système solaire, est le seul véhicule spatial capable d’intercepter la course du satellite avant que ce dernier ne quitte définitivement le système solaire. En acceptant d’interromp... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
  26 janvier 2016
Un bon space opera dense , long et confortable .
D'abord un petit bémol , si les personnages de ce roman sont solides , j'ai ressentis une certaine faiblesse structurelle dans leur discours et comportements à certains moment clefs de l'intrigue , rien qui entache fondamentalement la crédibilité de ce beau space opera , mais un rien de défaillance auquel l'auteur ne nous a pas habitué jusqu'à présent .
Cette remarque vaut également pour certains extraterrestres ( pas tous ) , qui sont un rien cliché quand même , alors que leurs comportements sont complexes et intéressants dans le même temps .
Cela dit , le récit est ambitieux et le contexte de hard science est aussi digeste, avenant , complexe et nuancé que intéressant .
C'est à un long voyage que nous convie l'auteur , des confins du système solaire aux abords d'une étoile lointaine .
Un superbe voyage à bord d'un vaisseau spatial visionnaire où le lecteur aura la satisfaction d'inspecter la tuyauterie et de connaître intimement l'équipage .
La route se poursuivra à bord d'un artéfact mystérieux , crédible et intéressant , alors que le bout de la route ne sera pas décevant non plus du point de vue de l'environnement spatial et des évolutions technologiques .
Le récit est bien rythmé .
Il est infiniment crédible des points de vue astrophysique et technologique alors que la matière thématique est bien développée et qu'elle alimente ce roman de façons judicieuses et pertinentes .
La trame narrative est solide et tous ces éléments variés sont excessivement bien fondus .
Ce processus s'exerce en tenant magistralement compte du temps qui passe et des données de base qui évoluent , alors que les contextes se transforment et changent radicalement la donne .
Comme à son habitude , l'auteur continue de réinterpréter des thématiques classiques du space opera et de la science-fiction en général , en forgeant une matière somptueuse et totalisante , d'une manière élégante dont les caractéristiques essentielles se résument selon moi :
En disant que l' élégance, la densité et l'envergure de post-humanités variées, les caractérise ..
Avec Alastair Reynolds, une chose est certaine : le space opera possède un avenir ....
Janus est un « stand alone « mais des suites sont possibles ( miam ... miam ) et même attendues , pas de doutes ...
Un roman très ( très ) accessible , si on le compare au très dense , très complexe , très remarquable et très méticuleux cycle des inhibiteurs .
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Le_chien_critique
  07 février 2018
Les montagnes russes littéraires : un début prometteur, une longue et lente montée vers le frisson, une descente fracassante pour finir par un calme épilogue.
Le prologue nous emmène dans un futur éloigné, où l'humanité a conquis les étoiles et essaimé sur plusieurs planètes. La chute de cette mise en bouche stupéfait et donne envie d'en savoir plus.
Mais pour ça, il va falloir patienter, patienter et patienter encore.
Alastair Reynolds, c'est l'auteur du cycle des inhibiteurs, un monument de Hard-SF. Un auteur qui aime écrire : le cycle fait plus de 3000 pages et reste un roman à traduire...
Janus, c'est 900 pages en poche, une quinzaine d'heure de lecture. Cela peut refroidir les ardeurs d'autant si c'est de la Hard-SF. de ce côté l'auteur la joue pédagogue et même une quiche en physique peut comprendre. Les années lumières qui ne correspondent à rien à monsieur et madame Tout le monde sont ici expliqué en termes simples, et de donner une idée des vitesses, et le vertige.
L'auteur a la bonne idée aussi de mettre des personnages principaux féminins, ça change et apporte un petit plus. La mise en place de l'intrigue est facile à lire. L'auteur n'oublie pas les détails du "charme" des voyages galactiques : répondre au questions des journalistes; faire copain avec tous les élèves de la maternelle au lycée en passant par les interviews aux fans de SF. Voilà pour les cent premières pages.
Après, ça se gâte, il faut attendre la moitié du roman pour atteindre Janus et c'est long, très long. La quatrième de couverture parle de "remarquable justesse psychologique", moi j'ai trouvé les personnages pas assez subtils, caricaturaux. Donc leurs relations durant leur voyage vers Janus sont vites lourdes et sans intérêts, pour le lecteur et pour l'intrigue.
Arrivé à la moitié du roman cahin-caha, les pages commencent a se tourner plus rapidement, l'auteur me reprend dans ses filets (après 450 pages c'est pas trop tôt). Alastair Reynolds nous sort le grand jeu : premier contact, deuxième, troisième etc contact. Échelle de temps entrelacé, big dumb object. S'en parler du terrifiant "ange de glace". On en prend plein les mirettes, poussant des OOHHH, des AAAHHH et des OUUUAAAHHH.
Mais les relations entre les persos sont toujours aussi hasardeuses, l'auteur joue un peu trop avec les révélations. Quand on pense enfin connaître une chose, une péripétie opportune arrive et c'est reparti pour 50 pages de blablas avec des protagonistes dont je me contrefous.
La fin donne dans le pathos : alors que tout explose dans un grand fracas, nos deux héroïnes prennent le temps de discourir sur ce qui aurait pu être mais qui n'a pas était. Les événements s'enchainent trop rapidement, donnant un sentiment de précipitation finale. Je pensais que le final allait me décoller la rétine des yeux, j'ai juste dû me mettre quelques gouttes de collyre dans les yeux après toutes ces pages lues.
Le titre Janus laissait espérer une finesse dans le traitement des personnages et de l'intrigue, tel n'a pas été le cas.
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Imkal
  19 avril 2013
Quelle déception que ce livre! Pourtant après une introduciton intriguante, une mise en situation plus que prometteuse, nous devons nous trainer au cours d'un interlude en demi-teinte jusqu'à un final qui fait long feu et s'ouvre sur le néant.
Je m'attendais à la lecture des autres critiques à trouver un questionnement philosophique sur la nature humaine et sur la rencontre entre l'humanité et les cultures extra terrestres. Au final, j'ai l'impression d'avoir lu ce qui pourrait faire le scénario d'une saison futuriste de "La Petite Maison dans la Prairie" avec Parry dans le rôle de Charles Ingalls, Svetlana dans celui de Nelly et Bella dans celui de Marie, les Chiens Musqués les indiens et les Fontaines la cavalerie.
Une sorte de philosophie de campagne, certes agréable à lire, mais loin de la qualité à laquelle je m'attendais.
J'ai de plus eu la nette impression que l'auteur évitait les sujets sensibles et courcicuitait les problèmes en prenant le raccourci des personnages ayant déjà longuement discuté de ces sujets mais sans nous faire partager à nous lecteurs, les tenants et aboutissants de ces discussions pour nous orienter vers des considérations matérielles et techniques.
Je dis dommage car il y a tout dans ce roman pour nous emmener devant le miroir des ambitions de l'humanité mais ce miroir reste cachés derrière des personnages trop figés dans leur stéréotype et des situations trop matérialistes.
Pour ma part, j'ai trouvé les Guerres Wess'har de Karen Traviss beaucoup plus à propos dans ce que pourrait être la rencontre entre l'espèce humaine et une culture extraterrestre disposant d'une technologie avancée.
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Henri-l-oiseleur
  08 octobre 2017
Ce n'est pas un mauvais roman que ce gros volume : on s'intéresse au sort des personnages, et à la rivalité de deux femmes, Bella et Svetlana, qui se disputent le pouvoir dans une communauté de travailleurs spatiaux piégés par la mission qu'on leur confie, suivre à la trace une lune de Saturne au comportement étrange. Finalement, le cadre cosmique compte moins que les péripéties de l'affrontement des deux femmes : ce n'est qu'un cadre, sans grande poésie ni recherche approfondie, me semble-t-il. D'autres auteurs de SF savent mieux communiquer le grand frisson des espaces. Les objets extraterrestres, produits de mentalités non-humaines, sont bien décrits dans leur incompréhensible présence, mais le romancier se heurte à de grandes difficultés quand il s'agit de communiquer ce sentiment d'altérité et cède à la facilité du manichéisme : les gentils aliens ont de jolies couleurs bienveillantes, les méchants sont physiquement écoeurants, et on en reste là ou presque (à vrai dire, les méchants, nommés Chiens Musqués, sont plutôt réussis). C'est dommage, mais c'est la limite de toute science-fiction, et trop souvent aussi, celle du talent : rendre perceptible le non-humain et ce qui est radicalement autre, dans un langage humain. Enfin, Reynolds aura essayé. Mêmes remarques que d'habitude sur la langue pauvre et fautive du "français de SF anglo-saxonne traduite".
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bibliomanu
  29 avril 2011
Enfin ! Enfin un mastodonte de space opera dont on ne veut rien retirer ! Mieux, on serait même prêt à jouer les prolongations en ce qui le concerne. Depuis Spin de Robert Charles Wilson, je n'avais pas éprouvé autant de jubilation, oui, de jubilation, à lire un roman de sience-fiction. Si La Guerre tranquille de Paul J. McAuley ne manquait pas de qualités ni d'intérêt, Janus joue quant à lui dans une catégorie supérieure. Là, n'ayons pas peur des mots on a affaire à un véritable chef-d'oeuvre.
J'aurais très bien pu passer à côté du livre. A deux reprises, j'ai tenté de lire l'Espace de la révélation d'Alastair Reynolds. Sans succès. Puis, après avoir raccroché du costume, alors très éloigné de la blogosphère pour m'adonner à d'autres aventures qui n'ont pas fini de titiller mes neurones au point de hisser la patience au rang de seconde nature, j'ai aussi lu et apprécié la Pluie du siècle, le considérant comme un bon divertissement, mais sans plus. Un pavé idéal à lire pendant les vacances dans la chaise longue du jardin de la tante Prunille ou à la piscine tout en préservant une distance respectable des éclaboussures intempestives émanant des aficionados de la Bombe.
Avec Janus, Alastair Reynolds fait voler en éclat toutes les étiquettes. Peu importe qu'il s'agisse de SF, de Hard SF, de Speculative Fiction ou Toutcequevousvoudrez Fiction. Seule l'histoire importe ici. Et le lecteur que je suis s'est pris dans les mailles de celle-ci avec une délectation rare.
Des pousseurs de glace. C'est ainsi que s'appellent entre eux les membres de l'équipage du Rockhopper. Leur rôle consiste à exploiter la glace des comètes du système solaire. Pourtant, en 2057, alors qu'ils sont en pleine mission, leurs prérogatives se voient tout à coup chamboulées en raison d'un événement pour le moins singulier : Janus, l'un des satellites de Saturne a quitté l'orbite de sa planète et tout porte à croire qu'il s'apprête à quitter le système solaire de manière... intentionnelle. Janus ne serait en fait rien d'autre qu'un artefact extra-terrestre. A charge pour l'équipage du Rockhopper de se lancer à sa poursuite et de l'étudier autant que faire se peut avant de revenir sur Terre. Mais rien, rien ne se passe comme prévu...
Là où il y aurait pu n'y avoir que quelques lignes pour figurer le trajet vaisseau / Janus, répondant ainsi à l'avidité du lecteur d'en savoir plus, de s'attaquer tout de suite à la découverte de la nature du satellite de Saturne, Alastair Reynolds prend le temps de camper ses personnages, de creuser dans la matière première d'une aventure prenant ses racines dans la découverte, dans l'inconnu. A nous de faire corps avec cet équipage, de l'accompagner dans ses difficultés, ses doutes et ses drames. A nous de prendre parti, de nous indigner ou de fantasmer sur les révélations qui ne manqueront pas d'éclater au grand jour ou... dans le noir et le silence insondables de l'espace.
Voilà pour la première partie. Pour la suite, ne comptez pas sur moi pour vous la dévoiler. Sachez juste qu'elle va au-delà de toutes les attentes, même les plus folles. Pour cela, Alastair Reynolds combine de façon magistrale l'aspect scientifique, la psychologie des personnages et l'histoire sans jamais abandonner son lecteur en cours de route ni le noyer sous le feu de détails trop techniques et obscurs. Ici, le superflu n'a pas sa place. Rythmé, ponctué de temps forts, d'une imagination ô combien débordante et réjouissante, Janus est le livre de science-fiction qu'il faut lire et faire lire cette année. A l'instar des plus marquantes des oeuvres de Robert Charles Wilson que je citais au début de cette chronique, il fait la part belle à une délicate humanité, toujours en quête de sens.
Lien : http://bibliomanu.blogspot.com
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Le_chien_critiqueLe_chien_critique   07 février 2018
Quand ils atteindraient Janus, ils se trouveraient à treize heures-lumière de chez eux, si loin qu’un signal radio mettrait plus d’une journée à faire l’aller-retour entre la Terre et eux. Et ils ne se déplaceraient qu’à trois pour cent de la vitesse de la lumière, ce qui avait déjà de quoi inspirer une terreur justifiée. Trois pour cent de la vitesse de la lumière, autrement dit neuf mille kilomètres par seconde !
À chaque minute qui passait, ils parcouraient la distance séparant la Terre de sa lune, s’éloignant d’autant de leurs foyers.
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finitysendfinitysend   25 juin 2012
Au tout début de sa carrière , elle s'était entraînée pour ce genre de décompression d'urgence mais , depuis , elle avait eu le temps d'oublier à quel point l'air pouvait être bestial , comme un animal engagé s'échappant de sa cage en dechirant tout ce qui lui tombait sous les griffes.
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finitysendfinitysend   24 juin 2012
Shen contemplait le vaisseau cartillagineux avec l'expression révoltée d'une végétarienne qui se voit offrir un pignon de poulet entamé.
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lamantalolamantalo   09 décembre 2011
- Mais si rien de ce que nous accomplissons ici-bas ne dure, si même nos gestes les plus beaux n'ont qu'une chance infime de nous survivre... pourquoi ne pas renoncer, dans ce cas ?
- Pour toutes les raisons du monde. Nous sommes ici et nous sommes en vie.
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SpilettSpilett   19 mars 2013
Les amitiés sont toujours difficiles à entretenir quand la hiérarchie est en jeu.
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Videos de Alastair Reynolds (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alastair Reynolds

Interview d'Alastair Reynolds aux Imaginales
Interview d'Alastair Reynolds enregistrée aux Imaginales (Epinal, mai 2013) par Actusf.com (http://www.actusf.com/)
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