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EAN : 9791093552743
140 pages
Éditeur : la Rémanence (05/11/2018)

Note moyenne : 4.36/5 (sur 7 notes)
Résumé :
A la source de ce recueil, une observation attentive de nos doutes, nos solitudes, nos blessures enfouies et la mise en évidence de moments à la fois brefs et intenses où la vie palpite grâce à des rencontres, des décisions, des hasards, des surprises. L'auteur pose un regard sensible et doux sur ses personnages et leurs parcours qui nous parlent aussi de nos propres chemins
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
coquinnette1974
  27 juin 2019
Je remercie les éditions La Rémanence pour l'envoi, via net galley, du recueil de nouvelles On est bien peu de choses de Béatrice Rieussec.
16 nouvelles sur nos doutes, nos blessures enfouies et la mise en évidence de moments à la fois brefs et intenses où la vie palpite grâce à des rencontres, des décisions, des hasards, des surprises...
Je ne vais pas vous présenter toutes les nouvelles, dont certaines sont vraiment de courtes tranches de vie. Mais je vais vous présenter quelques unes de celles qui m'ont le plus touché.
Le bouquet est la première nouvelle avec un narrateur qui cherche un bouquet pour une dame. C'est court mais touchant et j'ai beaucoup aimé la chute, dont je m'attendais un peu je l'avoue. Ce recueil démarre sur une bonne surprise :)
Né Catalan c'est une petite tranche de vie d'Antoine, revenu pour quelques jours dans l'Espagne de son enfance. Simple, joliment écrit et très touchant.
J'ai beaucoup aimé Au bondodo, qui nous présente Gilles Ribouli, qui se prépare pour aller à un mariage.. Il se souvient.. Et tiens, il se rend compte qu'on lui a volé sa voiture...
Texte tout simple, mais joliment écrit là encore et surtout, j'ai adoré la chute :)
Coupables nous présente une jeune fille le jour de son mariage, précipité car elle a "fauté". Classique là encore, sauf la fin qui m'a scotchée ! J'ai adoré.
Femme virtuelle est une excellente nouvelle où nous découvrons un homme, et ses préparatifs pour un rendez-vous amoureux. le premier suite à une rencontre sur Internet.
Benoit est touchant, sa réaction à la fin est naturelle mais il se rattrape bien, ouf :)
Là encore, je suis charmée par l'écriture de l'auteure.
Signes de vie est une nouvelle très touchante mettant en scène une femme enceinte.
A vélo clos cet ouvrage en beauté. Je me rends compte que j'ai été touché autant par la première que par la dernière nouvelle. Toutes sont charmantes, en fait, et je ne peux pas dire qu'une ne m'a pas plu moins qu'une autre. Mais je ne vais pas vous détailler seize textes, ce serait trop long :)
On est bien peu de choses de Béatrice Rieussec est un joli recueil de nouvelles. L'auteure pose un regard sensible et doux sur ses personnages et leurs parcours qui nous parlent aussi de nos propres chemins.
C'est touchant, toujours bienveillant et j'ai passé un très bon moment de lecture.
J'apprécie les recueils de nouvelles et je trouve celui-ci très réussit ; il mérite bien cinq étoiles :)
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ventrebleu
  09 janvier 2019
Qu'ont en commun ces seize histoires dont la longueur excède rarement neuf ou dix pages? Un certain regard? Une observation acribique de nos moeurs modernes? Oui, certainement, mais aussi un style très caractéristique. Chacune de ces nouvelles met en scène un personnage banal, voire anodin, quelqu'un comme vous et moi qui pourrait avoir l'envie de lire ce recueil, cette critique sur Babélio. Et, toujours, malgré cette banalité malgré le manque évident d'aventure, de suspense, ce personnage est si finement décrit qu'il prend vie à nos yeux, que l'on finit par entendre sa voix, sentir son coeur qui bat. le lecteur, en huit pages à peu près, se plonge dans son univers, pénètre son psyché; jusqu'à ce que, le plus souvent à l'avant dernière ligne de la neuvième page, la situation bascule, le point de vue change, le noeud se dénoue. On découvre une autre perspective. Il est important alors de refermer le livre, de surtout résister à la tentation de lire le récit suivant, et de capter l'instant, bien réaliser ce qui s'est passé, la porte qui comme par automatisme s'est ouverte en nous; ces seize protagonistes on tous quelque chose à nous dire, quelque chose de souvent simple mais difficile à dire, car, voyez-vous, si vous lisez ce livre vous n'échapperez pas au sentiment que finalement vous êtes bien peu de chose.
Pour vous donner un exemple, par exemple celui de la première nouvelle, le Bouquet, nous suivons pas à pas la journée d'un homme assez riche, un chef d'entreprise, peut-être, qui bien que marié et certainement plus tout jeune, a donné un rendez-vous au centre de Lyon à sa pimpante secrétaire. Il a acheté un bouquet de fleurs cher et veut faire impression. Juste avant la rencontre à la dernière ligne de la dernière page, il jette le bouquet dans la Saône. Et le lecteur sait exactement pourquoi alors que personne ne le lui a dit, car assurément lui aussi l'aurait fait.
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frconstant
  05 décembre 2018
La nouvelle, cet art majeur de l'instant, Béatrice Rieussec en a une maîtrise telle que la lecture de « On est bien peu de chose » est un cadeau à l'âme de qui se donne non la peine mais la joie d'observer le quotidien et d'en saisir les instants qui transforment ou ponctuent le cours du temps.
En quelques 133 pages, elle nous distille 16 nouvelles qui jettent sur notre monde un regard tendre, lucide, un tantinet décalé mais tellement vrai ! Ce livre est une invitation à nous dépendre de nos routines, celles qui nous poussent à rechercher l'exagération pour paraître, à rêver la rencontre plutôt que de vivre la rupture, à hésiter à miser sur l'avenir pour recréer des liens du passé. La qualité de ces tranches de vie se loge dans leur apparente banalité qui, chaque fois cependant, nécessite un positionnement des personnages. Si on est bien peu de chose, encore faut- il vivre cette petitesse à la hauteur de nos ambitions. Que veut-on vraiment glaner de cette vie qui se heurte à nos ambiguïtés ? le message est simple à énoncer, complexe à résoudre car c'est en cela que réside le propre de nos individualités. Béatrice Rieussec ne rate pas les occasions de nous le conter… Et c'est bien ainsi !
Chaque fois, tous les critères qui rendent ce genre littéraire exigeant sont présents, dans la fluidité du langage et un regard complice sur l'à-venir ou le non-événement, le statu quo qui ne répond en rien à nos questions du moment. Les chutes stylistiques sont douces-amères, rieuses, tristes ou fantaisistes. Peu importe les pirouettes, elles sonnent juste et ponctuent la nouvelle avec une telle efficacité que le lecteur ne peut que souhaiter pouvoir disposer d'un peu de temps pour découvrir la suivante.
Dans une mise en page soignée, élégante, marquée du sceau d'excellence des Editions Rémanence, ce livre, petit par sa taille, possède le panache d'une oeuvre tout droit sortie d'un grand coeur, celui de l'autrice dont on devine la tendresse portée au présent, à l'inattendu et aux personnages qui tricotent ou détricotent la vie que tout un chacun peut observer chez lui et autour de lui.
Ma nouvelle préférée ? Celle qui fera partie d'un prochain recueil, bien sûr !
Un livre qui mérite sa place sous bien des sapins ! Joyeux Noël !
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lpellevoisin
  24 février 2019
Il y a bien longtemps que je n'avais pas eu l'occasion de lire de nouvelles et j'avoue avoir été très agréablement surprise par la qualité du recueil "On est bien peu de chose" de Béatrice Rieussec.
C'est l'occasion de découvrir 16 tranches de vie, que j'ai savouré une à une avec gourmandise.
En ce qui me concerne, j'ai pris le soin de faire durer le plaisir en faisant une pause entre chacune de ces histoires pour en apprécier la précision et la finesse de la description des personnages.
Au gré des pages, on peut se reconnaitre (ou pas) dans le héros, imaginer ce qu'aurait été la suite si on avait choisi une autre option. En tout cas, on ne peut rester indifférent à ces textes qui nous plongent dans un quotidien qui pourrait être le nôtre.
Merci beaucoup à Babelio.com et les éditions Rémanence pour cette jolie découverte.
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michelblaise
  22 février 2019
Un premier récit, parfaitement réussi.
Sur le mode de la « nouvelle », ce recueil présente 16 « histoires », mettant en scène un ou plusieurs personnages. Il s'agit toujours d'individus banals, de situations ordinaires, mais qui nous ouvrent une fenêtre sur un genre de « comédie humaine » moderne. On y découvre - à un moment ou un autre – un prétexte immédiat, parfois ancien, pour s'identifier à une situation, se souvenir d'une autre, ranimer un sentiment, une perception, une sensation, une bref instant de vie parfois, tout simplement.
« On est bien peu de chose », publié par les éditions de la Remanence en 2018, est le premier ouvrage connu de Béatrice Repoux – Rieussec, avocate de profession à Lyon.
C'est avec une parfaite maîtrise de l'écriture, un sens du détail faussement simple et anodin que l'auteur parvient admirablement à réussir parfaitement son premier recueil. Sur la forme, une écriture empreinte constamment de musicalité, allitérations et assonances. L'auteur n'usurpe pas les compliments qui lui sont faits : c'est un écrivain digne de ce nom.
Des personnages imprégnés, sublimés, accablés. La première nouvelle « le bouquet » en est une parfaite illustration : lorsque cet employeur, d'un âge avancé, donne rendez-vous à sa jeune secrétaire « je me calme, elle s'appelle Clarisse, d'ailleurs la voilà, elle arrive au bout du pont, elle a détaché sa magnifique chevelure flamboyante qui se déploie dans la brise du soir et j'ai juste le temps de balancer mon bouquet (de fleurs) par-dessus le parapet »
Les personnages - le lien entre ces nouvelles- sont conscients de ne pas pouvoir conjurer le cours des choses et des événements.
Lorsque Geneviève (la déroute, nouvelle 2), divorcée, prend véritablement conscience que Bernard a quitté définitivement sa vie, son « voyage » en train chez le notaire pour quelques formalités, la plonge rapidement dans le pathétique de la solitude brusquement ravivée. On retrouve dans ce petit texte, ou finalement tout est dit, l'atmosphère dépeinte dans la sublime nouvelle " la parure" De Maupassant.

C'est une vision lucide de la société, de la condition imposée, de l'immutabilité d'un caractère, de la pusillanimité, autant d'écueils qui rendent bien vaine la quête d'une vie meilleure. Une condamnation sans réserve du libre-arbitre.
Certes, de courtes nouvelles, parfois inégales, mais relayant le même propos en donnant ainsi à l'ensemble sa cohérence et sa puissance suggestive.
Toute proportion gardée – car il n'est pas faire injure à l'auteur de lui refuser toute comparaison avec Maupassant, E. BOVE, MALMUD…, mais il est difficile de ne pas songer à ces derniers auteurs en lisant les nouvelles de Béatrice RIEUSSEC.
Merci aux éditions de la Remanence pour ces quelques heures de bonheur.
Michel BLAISE.
On est bien peu de chose Béatrice Rieussectous les livres sur Babelio.com

Lien : http://fureur-de-lire.blogsp..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
ventrebleuventrebleu   04 mai 2019
"J'aimerais quelque chose de coloré, d'original, mais surtout pas des roses"
En disant cela, j'ai senti que je serrais les mâchoires. J'ai une véritable aversion pour les roses. Ou plutôt pour les roses en bouquets, car j'en conviens, cette fleur peut être une splendeur de délicatesse et de raffinement. Mais, c'est à cause de la chanson de Berthe Sylva, Les roses blanches, beurk. Toute cette sentimentalité sirupeuse qui fait pleurer ma mère me dégoûte : l'innocence de l'enfance, la pauvreté, l'oubli de soi, l'amour inconditionnel et éperdu du petit garçon pour sa maman, puis... l'abandon, car elle meurt la garce! Et il reste planté là devant ce lit d'hôpital avec son misérable bouquet : c'est aujourd'hui dimanche, tiens ma jolie maman, voici des roses blanches, toi qui les aimes tant... Bon! Le vendeur n'a pas fait de commentaires. Ça vaut mieux pour lui.
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ventrebleuventrebleu   16 juin 2019
Elle descend, c'est le plus urgent, elle reste désemparée un moment sur le quai. Sans téléphone, ni argent, ni papiers d'identité, elle se sent perdue. Elle ne sait que faire, ni ou aller, ni à qui s'adresser pour demander de l'aide. Reprenant ses esprits, elle se dirige vers le bureau d'accueil de la gare. La grosse horloge du hall marque 15 heures 43, son rendez-vous chez le notaire est dans trois quarts d'heure. Elle repense à tout ce qu'elle à mis en œuvre pour pouvoir s'y rendre, à ses rêveries de retrouvailles apaisées avec Bernard, à son désir de lui en mettre plein la vue. Elle entend déjà le commentaire désobligeant de son ex-mari à 16 heures 30 tapantes lorsqu'il constatera qu'elle n'est pas arrivée.
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ventrebleuventrebleu   16 octobre 2019
On se raccroche à des phrases toutes faites, des lieux communs qui sont aussi des vérités. La vie continue, c'est vrai, la vie continue! Et elle offre ses trésors à celui qui sait les voir, y compris dans les choses les plus modestes, comme ces tulipes fatiguées sur l'appui de la fenêtre, caressées par un timide rayon de soleil printanier, ou les plus inattendues, comme ce gros bouquet orangé apercu tout à l'heure dans les remous du Rhône.
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ventrebleuventrebleu   29 novembre 2018
Maryse s'est tue, elle se tourne, regarde Victor. Dans les yeux de l'homme silencieux, il y a toute la douceur des tons gris et bleus de la rivière au printemps.
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RiffMacKaulayeRiffMacKaulaye   24 février 2019
J'ai compris que le corps d'une mère ne suffit pas pour transmettre la vie, qu'il faut aussi un regard qui enveloppe, qui encourage, des mots, de la douceur, de la confiance...
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