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Bernard Lesfargues (Traducteur)
EAN : 9782746715219
338 pages
Éditeur : Autrement (01/09/2011)
3.5/5   10 notes
Résumé :
Nous sommes à Barcelone, du début du XXe siècle jusqu’aux premières années qui suivent la guerre civile. Salvador Valldaura, riche patricien, épouse Teresa pour laquelle il nourrit une grande passion. Salvador a déjà vécu à Vienne une aventure amoureuse intense conclue par un suicide d’autant plus troublant que l’auteur ne nous livre aucune explication. Il ne se remettra jamais de ce drame.
Teresa, malade, n’est plus en mesure de diriger la maisonnée. Sa fil... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
ATOS
  16 mai 2012
La vie, nos vies sont précieuses.
Fragiles comme un miroir. C'est peut être pourquoi elles paraissent si faciles à briser.
Le reflet des instants passés, une galerie des glaces où tout peut changer selon la lumière, selon l'angle choisi, selon la main qui porte le miroir, selon le regard de celui qui fixe le miroir.
Le roman de Merce Rodoreda vous laissera l'odeur chaude et lourde d'un jardin oublié au coeur de Barcelone.
Un jardin compagnon d'une maison, l'écrin d' une famille et de ses secrets, de ses souvenirs.
Amour, désir, passion sont pris inexorablement dans la toile que tisse doucement la mort et l'oubli.
Tout paraît parfait, parfaitement organisé. Une maison de poupée à la vitrine du monde. Mais ce qui paraît n'est pas forcément ce qui est. Merce Rodoreda approche le miroir et nous conte l'histoire de cette famille qui portait en elle son propre poison: le mensonge.
Le jardin se meurt lorsque la maison referme ses volets, lorsque le dernier membre de cette famille referme le livre de l'histoire. Un beau moment de lecture.
Astrid SHRIQUI GARAIN
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Nina
  06 février 2012
C'est sous la forme littéraire de la saga familiale, que l'auteure a choisi de nous raconter cette histoire.
On rentre dans ce roman lentement, les personnages se mettent en place doucement, c'est peut-être pour cela que j'ai eu envie de laisser ce roman ! En effet au début de ma lecture, je ne cernais pas vraiment l'intérêt de cette histoire. Mais l'ambiance surannée de cette époque, le charme de Barcelone et la personnalité de l'héroïne Térésa m'ont donné envie de poursuivre ma lecture. J'ai eu raison d'insister. Peu à peu captivée par ce roman, j'en ai découvert tout l'intérêt au fil des pages.
Ce roman n'a pas de repères chronologiques, on devine l'époque par des événements politiques comme le début de la guerre civile espagnole. Ce roman relate toute l'hypocrisie qui règne dans les classes sociales dites "supérieures". Et qui ne sont "supérieures" que parce que l'argent leur permettent de tout acheter même les êtres humains.
Le sujet principal de ce livre est donc la puissance de l'argent.
Tout est beau chez les gens riches, leurs villas sont des chefs d'oeuvre d'architecture, leurs vêtements et leurs bijoux des créations artistiques, leurs nourritures des mets exquis et leurs vies des romans. C'est un peu ce que pensent les gens qui habitent les quartiers pauvres, et c'est l'histoire de ce livre.
Le roman se découpe en 3 parties qui représentent les périodes les plus marquantes de la famille Valldaura. Les personnalités les plus importantes sont les femmes. La vie et le rôle des femmes dans ce milieu bourgeois décrit à travers cette famille.
Teresa est une très belle femme, elle habite un quartier pauvre, sa mère est poissonnière. Cette jeune femme va faire une fulgurante ascension sociale, tout simplement en se mariant deux fois. Une première fois avec un très vieux monsieur qui lui laisse à son décès une belle fortune. Teresa devient ainsi une veuve convoitée ! Une très belle et fortunée jeune femme trouve facilement un mari. On oublie bien vite la façon dont elle a obtenu cette fortune !! La belle Teresa se marie de nouveau avec un homme riche et très influent : Salvador Valldaura.
Teresa a un passé, dans ce passé il y a un enfant nait d'un amour de jeunesse. Teresa apprend à mentir, à cacher, à ne pas dire. le secret s'installe peu à peu dans cette famille.
Teresa va donner naissance à une fille Sofia. Beaucoup moins attirante que sa mère, elle sait pourtant que son argent va lui permettre de se marier facilement. Son futur mari est un homme qui est intéressé par sa fortune et qui a lui aussi un enfant caché. L'histoire se répète. Sofia l'apprend mais décide de garder le secret. Il ne faut surtout pas déranger l'ordre installé par sa mère et par des domestiques consciencieuses. D'ailleurs, ces jeunes servantes ne diront pas, elles non plus que "le jeune maître" des lieux, le mari de Sofia leur rend visite la nuit.
C'est le mal-être des enfants de la troisième génération qui va faire craquer ce beau vernis. La richesse a perdu sa force et son éclat. Violence, inceste, suicide, toutes ces manifestations de l'enfance en détresse vont faire effondrer le bel édifice construit à force d'argent et de silence.
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Bernard_Herrmut
  08 septembre 2019
C'est un bon roman mais, à mon goût, pas le meilleur pour découvrir l'oeuvre de Mercè Rodoreda. J'ai recommanderai plutôt «La place du diamant», plus court. Mais voyons ce qui nous intéresse ici:
J'ai eu du mal à entrer dans «Miroir brisé», je dois avouer. Arrivé à la moitié (vers la fin de la première partie) j'ai failli abandonner: «Oui bon, voilà qu'on nous raconte la vie mondaine des bourgeois et leurs émois et alors? ça va durer longtemps? Si c'est ça, autant lire Proust !» Mais ce jugement quelque peu condescendant et chauvin, tout d'un coup, sera renversé par quelque chose qui se *cristallise* dans le roman à travers des motifs qui commencent à se déployer dans le temps si élastique de la narration. Voilà que commencent à apparaître des jeux de miroir dans les souvenirs; une affaire de détails (de signes), comme d'habitude chez cette auteure. le style est génialement magmatique: il y a des séries et des "sauts" à travers le corps des styles. Par moment, Rodoreda arrive à faire tendre le langage — elle arrive à faire comme de la musique — vers quelque chose de surprenant, jouant des "sauts" dans les images: il y a ce moment particulièrement intense où on a l'impression de lire de la (bonne) poésie contemporaine, quasi-expérimentale: les images fondent littéralement, la ponctuation saute aussi. J'ai été très surpris de cette fulgurance parfaitement impromptue — chose qui me plaît assez.
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Vermicelia
  28 novembre 2011
Il est des livres qui plaisent mais dont on ne saurait expliquer pourquoi. C'est le cas de ce roman que j'ai beaucoup aimé mais dont j'ai du mal à expliquer les raisons. L'écriture est belle et douce, elle vous emporte et vous empêche de refermer ce livre avant la fin. Il y a une multitudes de personnages, qu'on aime plus ou moins mais auxquels on s'attache. Térésa veut réussir sa vie quitte à mentir et tricher pour y parvenir. Mais alors qu'elle est au sommet, sa vie bascule et bien des malheurs s'abattent sur sa famille. Racontée du point de vue des notables mais également du point de vue des "servantes", c'est une histoire très triste qui nous montre à quel point l'argent ne fait pas le bonheur et qu'il faut parfois savoir se contenter de bonheurs simples. Bref, une très belle histoire qui me fait apprécier encore un peu plus la littérature espagnole.
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kathel
  14 octobre 2011
Ce que j'aime avant tout lors de la rédaction de billets de lecture, c'est faire partager mes enthousiasmes pour des livres lus, et plus encore si l'on n'en pas encore beaucoup entendu parler. J'avais donc un bon candidat avec Miroir brisé, roman qui été écrit entre 1968 et 1974 par Mercè Rodoreda, qualifiée de grande dame de la littérature catalane. Las, c'est un avis plutôt tiède que je vais vous apporter là…
C'est donc l'histoire d'une famille, une famille avec ses secrets, ses drames, ses naissances et ses mariages, ses domestiques qui se mêlent à la vie des maîtres, ses enfants qui en voient et en entendent beaucoup trop. Cela commence avec un mariage entre Teresa, toute jeune femme d'origine modeste et Nicolau Rovira, un vieux monsieur fortuné… Ce mariage intéressé sera suivi par un veuvage, puis un remariage, des naissances, l'installation dans une grande demeure des alentours de Barcelone. L'époque reste un peu indéterminée, le début du vingtième siècle, au vu de quelques détails techniques. Mais s'il est des personnages auxquels il est bien difficile de s'attacher, la famille de Teresa en fait partie et le malheur qui s'accumule sur les têtes, dans cette famille où personne ne s'aime, ou si peu, ou si mal, cette addition de malheurs finit par lasser.
Le ton détaché de la narration, le rythme un peu surprenant, quelques années en quelques lignes, puis des épisodes où une journée est bien détaillée, le style, ne m'ont pas accrochée vraiment et j'ai eu du mal à terminer ce livre. Je serais toutefois curieuse de connaître des avis autres, car j'imagine qu'il pourrait plaire davantage, selon les attentes ou l'humeur du moment. Voilà, un appel est donc lancé, qui a lu Miroir brisé ?
Lien : https://lettresexpres.wordpr..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Tricia12Tricia12   05 juin 2014
Il se recroquevilla un plus derrière le rideau. Sa mère descendait l'escalier tout en boutonnant ses gants. Elle portait toujours des gants longs et, après les avoir boutonnés et bien lissés, elle les faisait glisser vers la main en laissant des plis étudiés. Comme son père, une fois les gants posés, elle descendait plus vite. Mais s'il y avait quelqu'un dans le vestibule, elle n'en finissait pas. Ils furent bien étonnés tous les trois parce qu'au lieu de s'en aller, elle entra dans la salle à manger. Ils écartèrent un peu le rideau pour voir ce qu'elle faisait: elle se regardait dans un des miroirs qui étaient disposés de chaque côté de la cheminée. Ces miroirs, entourés d'un cadre doré, décomposaient les traits: on aurait dit que la personne qui s'y regardait faisait des grimaces. Devant le miroir, Sofia se rendit compte que les enfants l'épiaient. Elle s'en alla très lentement, comme si elle ne les avait pas vus.
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