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Fabrice Pointeau (Traducteur)
EAN : 9782355848124
360 pages
Éditeur : Sonatine (01/10/2020)
3.43/5   21 notes
Résumé :
Camaho, une île des Caraïbes. Michael Digson survit tant bien que mal dans une cahute héritée de sa grand-mère. Jusqu’au jour où il croise la route de Chilman, un vieux flic anticonformiste qui lui propose d’entrer aux homicides. Un peu réticent, Digger accepte finalement de le rejoindre. Avec l’intention de reprendre l’enquête sur le meurtre de sa mère, jamais élucidé. Alors qu'il s’avère particulièrement efficace dans la lecture des scènes... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Sylviegeo
  17 février 2021
Quelle belle découverte. Un roman que je ne saurais qualifier tant il se démarque de ce que j'ai pu lire auparavant. Déjà, nous sommes dans les Caraïbes, sur une petite île, Camaho. Alors, il y a la mer, la chaleur, le vent, la pluie, les arbres fruitiers, les collines, les routes défoncées, les chemins de terre, les baies, la violence et le silence. Puis , la ville et sa faune. Car dans Lire les morts, les personnages sont atypiques vraiment et attachants. Un commandant de police à la veille de la retraite mais obsédé par une affaire non résolue; sa jeune recrue, Digger, qui revient d'une année de formation en Angleterre pour justement apprendre à lire les morts et les scènes de crime et un autre assistant, Malan, formé spécialement pour les armes à feu et Mlle Stanislaus, la dernière arrivée avec ses vêtements fleuris et colorés et ses broches en papillons. Donc, je suis séduite. Et parlons donc de cette langue aux accents marqués, une langue étirée, on dirait presque alanguie et, de ce pas, saluons le travail de traduction qui a respecté la particularité de la langue . On sent bien la différence.
Dans ce récit, on entre vite dans le vif. Pas de digressions inutiles. Juste ce qu'il faut d'explications pour ne pas nous perdre. Et même si les thèmes sont archi communs - disparitions, violence domestique, abus de pouvoir, contraintes et sévices - la façon de nous en parler est inhabituelle, le type de raisonnement très particulier.
Un roman à lire, un auteur à découvrir , un récit authentique. Un excellent moment de lecture.
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Commenter  J’apprécie          582
sylvaine
  27 octobre 2020
Roman atypique aux multiples facettes, Lire les morts de Jacob Ross est un roman à découvrir!
Camaho, une île des Caraïbes, Michael Digson survit vaille que vaille. le toit de la cabane léguée par sa grand-mère s'envole lors d'une tempête il se rend à l'évidence il lui faut un job... sa route l'amène au commissariat où sous la férule de Chilman il va intégrer la brigade criminelle.
Les années passent , Chilman a pris sa retraite ou presque et Missa Digger est toujours là.
Un roman à multiples facettes donc. Roman noir, roman d'atmosphère où la violence est là omniprésente, où les rapports homme-femme sont encore et toujours dominant-dominée, où la religion s'impose comme une entité incontournable et "intouchable " ou presque, où les tensions raciales et sociales sont palpables, où le pouvoir fascine et rend fou ...Une plongée en apnée qui ne peut laisser indifférent avec tout au bout ce petit rayon de soleil qui fait chaud au coeur.
Jacob Ross, poète reconnu, nous offre ici un texte de toute beauté , ses personnages sont profonds, bien cernés, leur langage pour moitié créole est admirablement traduit par Fabrice Pointeau , et puis il y a tous ces paysages, ces lumières ... du grand art.
Un très grand merci à Babelio pour l'organisation de sa masse critique mauvais genres et aux éditions Sonatine pour ce partage.
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Carolivra
  07 novembre 2020
Lire les morts est un vraiment un roman à part qui dénote avec tout ce que j'ai pu lire avant. A la fois polar, roman noir, roman sociétal, Jacob Ross nous livre là un roman d'abord atypique. A Camaho, une île des Caraïbes, Digger assiste au lynchage d'un jeune écolier. Convoqué par la police, il épate le commissaire en chef Chilman, en reconnaissant, rien qu'à leur voix, les meurtriers. Chilman sent qu'il tient là un jeune homme très doué et il lui propose d'intégrer son unité. Digger accepte et reprend la seule enquête que Chilman n'a jamais élucidée: celle de la disparition de Nathan…
Lire les morts s'ouvre comme un roman policier classique avec la rencontre entre Digger et Chilman. Ce dernier fait confiance à ce jeune homme très doué pour résoudre des affaires de police. En effet, Digger observe, fait des hypothèses, des déductions à partir de faits empiriques sans jamais se tromper. Puis peu à peu, le roman glisse vers autre chose. Au-delà de l'enquête, l'auteur convoque tout une société qu'il connaît bien puisqu'il est né lui-même dans ces îles. Il faut d'abord s'habituer à la langue créole. le traducteur réussit très bien à reproduire cette langue très orale dont les tournures de phrases sont bien spéciales. Il y a ensuite l'ambiance. Lire les morts n'est pas un roman haletant. Au contraire, il prend son temps: il nous montre l'île, ses habitants, ses caractéristiques. On ressent la langueur qui habite certains habitants, la pauvreté des uns, l'envie de s'en sortir pour les autres en se frottant à un idéal américain. Jacob Ross profite de son roman pour faire le portrait coloré d'une société caribéenne pétrie de superstitions parfois.
C'est surtout un roman construit autour de la langue, brillante ici, Jacob Ross étant poète. On ressent son amour pour les mots, la syntaxe. La langue est riche, envoûtante, chaude comme ce soleil qui tape sur les têtes. En lisant ce roman, on voyage aux confins de ces îles.
« Lire les morts » est vraiment un roman à part, à lire d'abord pour sa langue lumineuse et son style incroyable.
Lien : https://carolivre.wordpress...
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aliasdam
  20 mars 2021
Quand une petite frappe devient enquêteur grâce à l'oeil instinctif d'un policier & d'un savoir-faire évident pour lire les os d'un cadavre, Lire les Morts devient un polar inévitable. Car le héros se voit grandir au fil des pages, les relations professionnelles & personnelles évoluent à un rythme soutenu. Avec des dialogues créoles savoureux, le comportement des protagonistes sonne vrai. La raison? On n'est pas dans un énième thriller nordique ou domestique qui parsèment les rayons des librairies. Bienvenue aux Caraïbes, où l'auteur travaille son ambiance, chaque personnage, dont le destin étonne à chaque chapitre. Rien n'est cousu de fil blanc, la lecture surprend, grâce à ses héros, au passé trouble, aux amours difficiles. Quand Jacob Ross critique les gouvernements et les autorités, nos héros du roman semblent s'en ficher, la vie continue et on accepte docilement. Viols en série, domination de l'homme sur la femme, enfants illégitimes, Lire les morts abreuvent le lecteur d'une ribambelle de maux de l'humanité. Mais le talent du conteur est tel que l'on bascule avec lui dans cet océan de soleil & de morts. Jacob Ross nous entraîne dans un Cold Case impossible à résoudre mais impossible à lâcher. Il aurait pu user de la facilité. Au contraire, il repousse les limites du polar classique. Bravo
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Bill
  04 novembre 2020
A Camaho, une petite île des Caraïbes, Michael Digson survit tant bien que mal dans la cabane héritée de sa grand-mère, qu'il rafistole à chaque coup de vent.
Un jour, en ville, il porte assistance à la victime d'une agression et accepte d'identifier les agresseurs à la demande de la police. Son attitude surprend Chilman, un vieux flic anticonformiste qui envisage de créer une section criminelle avec des profils atypiques. 
Au départ réticent, Michael accepte et se révèle un très bon élément, surtout pour lire les morts ! Apprendre des cadavres, y repérer les traces de coups et deviner ce qui les a causés. C'est un si bon élément qu'il est envoyé un an en Angleterre pour parfaire ses connaissances en médecine légale ! 
Au retour, entre deux affaires de coeur compliquées il se consacrera à ce cold-case qui hate Chilman depuis plusieurs années : un jeune homme disparu...
Chut ! je ne dévoilerai rein de la suite ... 
J'ai beaucoup apprécié ce roman à la langue riche, innovante et même un peu ensrocelante, qui sait faire ressentir la chaleur du soleil, la touffeur de la jungle, et ces différences si marquées entre les classes sociales, vestiges de la colonisation britannique.
Roman gagné dans le cadre de l'opération Masse critique Mauvais genre de Babelio, que je remercie, tout comme les éditions Sonatine qui m'ont fait parvenir cet ouvrage ! 
Une belle découverte, et un item supplémentaire coché dans le challenge globe - trotter, l'auteur étant originaire de la Grenade.
  
Lien : http://les.lectures.de.bill...
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
BillBill   28 mars 2021
Je dis pas qu’on est parfaits. Y a pas une police au monde qu’a pas ses casseroles. On est pas une église. Parfois ce qu’y font pour empêcher un crime est pire que le crime lui-même. Autrefois y recrutaient jamais les types intelligents – des gars avec des mains douces et des longs doigts fins comme les tiens. Y z-ont trop de repartie et y posent des questions compliquées, donc y répondaient pas aux critères paské y z-étaient trop qualifiés, si tu vois ce que je veux dire. Nan – en ce temps-là, ce qu’on avait, c’était le genre de policier qu’avait juste assez de vocabulaire pour obéir aux ordres.
+ Lire la suite
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rkhettaouirkhettaoui   28 octobre 2020
Je dis pas qu’on est parfaits. Y a pas une police au monde qu’a pas ses casseroles. On est pas une église. Parfois ce qu’y font pour empêcher un crime est pire que le crime lui-même. Autrefois y recrutaient jamais les types intelligents – des gars avec des mains douces et des longs doigts fins comme les tiens. Y z-ont trop de repartie et y posent des questions compliquées, donc y répondaient pas aux critères paské y z-étaient trop qualifiés, si tu vois ce que je veux dire. Nan – en ce temps-là, ce qu’on avait, c’était le genre de policier qu’avait juste assez de vocabulaire pour obéir aux ordres.
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rkhettaouirkhettaoui   28 octobre 2020
J’aurais pu mettre les paroles de Chilman sur le compte de son ivresse, mais la boisson ne lui avait jamais embrumé l’esprit. Nous l’avions tous appris à nos dépens. J’avais remarqué autre chose dans l’intonation du vieil homme. C’était comme s’il exprimait un grief personnel. Et il ne s’agissait pas simplement du fait que son affaire lui avait été retirée par le ministre de la Justice quand cette femme blanche avait disparu.
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rkhettaouirkhettaoui   28 octobre 2020
Les victimes – quand ce n’étaient pas des femmes – résultaient de bagarres de bar, l’occasionnel coup de couteau pendant une fête, ou un frère faisant la guerre à un autre pour une histoire de terre. L’arme de choix était presque toujours une machette.
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rkhettaouirkhettaoui   28 octobre 2020
Je pensais au garçon assassiné. Je n’arrivais pas à me débarrasser de l’image de son corps recroquevillé au bord du caniveau. Tuer semblait trop facile, ce gamin avait perdu la vie d’une façon si soudaine et désinvolte que ça paraissait irréel.
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Video de Jacob Ross (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacob Ross
Au premier abord, ces deux romans avancent sur des chemins bien balisés. Une histoire de tueur à gages chargé d'éliminer un magnat de l'armement pour Mogok d'Arnaud Salaün. Une enquête de police sur la disparition mystérieuse d'un jeune homme dans une île des Caraïbes pour Lire les morts de Jacob Ross. Ces deux romans pourtant sont beaucoup plus originaux qu'il n'y paraît, leur propos comme leur écriture s'aventurant largement hors des sentiers battus. Mogok d'Arnaud Salaün, éd. du Seuil Lire les morts de Jacob Ross, traduit de l'anglais (Grenade) par Fabrice Pointeau, éd. Sonatine.
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