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Jacques Martinache (Traducteur)
ISBN : 2258077141
Éditeur : Les Presses De La Cite (06/05/2010)

Note moyenne : 2.65/5 (sur 20 notes)
Résumé :

Grâce à Silence radio, un polar judiciaire mené de main de maître, Toronto trouve enfin sa place sur la carte du crime. Les mains couvertes de sang, Kevin Brace, le plus célèbre animateur de radio du Canada, accueille le livreur de journaux sur le pas de sa porte en bredouillant : " Je l'ai tuée. " Mais, après la découverte du cadavre de sa compagne par la police, Brace s'enferme dans un mutisme que ni son avoc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
maevedefrance
  11 janvier 2011
Kevin Brace, animateur radio vedette déclare un matin à M. Singh, livreur de journaux de 74 ans et ancien mécaniciens en chef des chemins de fer indiens : "Jel'ai tuée, monsieur Singh, je l'ai tuée", en parlant de sa femme, Katherine Torn, qui gît morte dans la baignoire de l'appartement. Brace n'oppose aucune résistance quand l'agent de police Kennicott vient l'interpeler suite à l'appel téléphonique de M. Singh. Et il n'ouvrira plus jamais la bouche tout au long de l'affaire, se réfugiant dans un mutisme qui affligera autant son avocate, Nancy Parish que l'inspecteur Ari Greene et le procureur adjoint Albert Fernandez, ne communiquant plus que par messages griffonnés sur une feuille et ne révélant aucun indice supplémentaire.
L'originalité du récit repose sur le fait qu'a priori le meurtrier est déjà connu du lecteur et des enquêteurs. L'intrigue repose sur le motif du meurtre et le fait qu'il y ait eu ou non préméditation. C'est du moins ce que l'on croit pendant une bonne partie du livre. Cependant, au fur et à mesure de l'enquête, on découvre que l'affaire est plus complexe qu'elle n'y paraît et surtout que dire "Je l'ai tuée" ne veut pas forcément dire être coupable de meurtre. Robert Rotenberg montre ici un monde judiciaire un peu trop pressé de classer les affaires et de désigner les coupables. Il montre du doigt des procureurs qui n'hésitent pas à commettre "des actes contraires non seulement à la légalité de la procédure mais aussi à leurs obligations devant la cour" pour mieux barrer la route à un jeune procureur débutant et prometteur, Albert Fernandez, fils d'ouvriers et immigré chilien.
Tout au long du roman on découvre la part d'ombre des personnages. Robert Rotenberg cherche là aussi à aller au-delà des apparences. L'agent Kennicott est en fait un ancien avocat reconverti, suite au meutre de son frère et à l'assassinat de ses parents par un chauffard ; Ari Greene, inspecteur de police est fils de rescapé de la Shoah et amant de Jennifer Raglan, chef des services du procureur; la victime, Katherine Torn, était alcoolique et très violente (elle a brisé les cordes vocales de sa mère en tentant de l'étrangler) et elle était la seconde épouse de Brace, lui-même père d'un enfant autiste, qui a été retiré à la garde de sa première femme, Sarah McGill; Sarah McGill est resté en très bon terme avec son ex-mari qui l'aimait toujours, ce que ne supportait pas Katherine. Au fil du récit, les évidences deviennent des incertitudes. Et c'est bien sur une incertitude que se conclut l'intrigue, mais aussi sur une victoire (qu'un innocent ne soit pas condamné à 25 ans de prison) grâce à une équipe volontaire de policiers, juges et avocat, soucieux des procédures, et attentifs aux détails.
Ce roman policier a également l'originalité de mettre en scène à la fois le monde de la justice et celui de la police, celui du petit monde grouillant et sans pitié du Old City Hall de Toronto (titre V.O. du livre, d'ailleurs). le suspens devient de plus en plus haletant au fil des pages. le style simple, reposant sur de nombreux dialogues et une description des problèmes contemporains de Toronto (les embouteillages!) en font un livre agréable à lire dans lequel on s'immerge facilement.
C'est le premier roman de l'auteur, avocat de son état. Et je pense qu'on risque d'en entendre reparler. Une belle découverte.
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argali
  27 mars 2011
Pour un premier roman, c'est une vraie réussite.
Les premiers chapitres nous présentent à tour de rôle un des protagonistes de l'affaire : présumé coupable, témoin, inspecteur, avocat, juge d'instruction… qui viennent graduellement s'imbriquer dans l'histoire. J'ai apprécié la finesse de la description des caractères et les liens subtiles qui se tissent ou se sont déjà tissés entre eux. L'auteur les laisse entendre plus qu'il ne les décrit et le lecteur n'est pas infantilisé.

L'histoire se déroule de manière chronologique, peu de flashback dans la narration, mais des découvertes infimes qui, petit à petit, vont tisser la trame de l'histoire et permettre aux lecteurs de comprendre ce qui s'est passé. L'auteur nous amène ainsi vers la part d'ombre de chacun, nous obligeant à voir au-delà des apparences. Ce que le monde judiciaire ne fait pas toujours. On échafaude une théorie presqu'en même temps que les inspecteurs et c'est plaisant pour le lecteur qui se croit aussi investi de l'enquête. Les personnages se croisent au gré de l'avancement des investigations et le lecteur est transporté de l'un à l'autre, d'une situation à une autre sans jamais s'égarer.
Ne vous attendez pas à une montée d'adrénaline, à une tension grandissante. Je pense que ce n'est pas le propos. L'auteur semble avoir davantage voulu nous montrer comment une enquête se mène, se construit et comment faire peu à peu éclater la vérité au grand jour.
J'ai particulièrement apprécié les scènes au tribunal où l'on retrouve le professionnel de terrain. D'une précision minutieuse, elles sont plus vraies que natures.
Enfin, le dénouement ne vous apparaîtra qu'à la fin de ces 400 pages, que vous aurez dévorées sans vous en apercevoir. Vous quitterez alors à regret les personnages qui vous seront devenus si familiers.
Voici un nouvel auteur que je garderai à l'oeil !
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Galirad
  15 mars 2015
Les romans policiers publiés cette dernière décennie, nous ont souvent promenés dans le Nord de l'Europe et je dois dire que c'est avec plaisir que j'ai embarqué avec « Silence radio » pour le Canada et que c'est plein d'enthousiasme que j'ai rejoint Toronto.
Dès le départ, tout accuse Kévin Brace : ses mains couvertes de sang face au livreur de journaux, sa compagne dont le cadavre ensanglanté gisait au fond de la baignoire de leur appartement, ses premiers mots où il avouait le crime et enfin son mutisme persistant face à la police, à la justice et aux médias. Pour une fois nous nous trouvons au coeur du système d'enquête. Nous côtoyons tour à tour les inspecteurs qui dévoilent leurs découvertes au sujet de l'affaire puis le juge et les avocats qui livrent sans détours leurs points de vue et enfin les journalistes qui fouillent et remuent à la recherche du sensationnel, à l'affut d'un scoop. de multiples rebondissements pimentent astucieusement cette intrigue. L'auteur a introduit beaucoup de réalisme dans ces pages qui nous font presque croire que cette histoire n'est pas née de son imagination mais que sont origine a bien été empruntée à l'actualité récente et ambiante.
Pour un premier roman, les touches de l'ordinateur de Robert Rotenberg n'ont pas failli et je reconnais que le bougre assure vraiment. Son travail est une maîtrise du genre et comblera d'emblée, à coups surs, les amateurs de polar à la recherche de toujours plus de suspens, de toujours plus de difficultés à démêler le vrai du faux et de toujours plus de personnages ambigus, compliqués et déroutants. A coup sûr, cet auteur comptera désormais dans le groupe des grands concepteurs de polar, donc à suivre !
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Sophie_Bazar
  23 novembre 2010
Comme il existe des films de prétoire, voici un livre de prétoire. Qui commence sur les chapeaux de roue par le meurtre d'une femme dont semble aussitôt s'accuser son mari, Kevin Brace, un célèbre animateur de radio canadien qui devient subitement muet - alors que son métier est justement de jacasser, en voilà une audace. Pas besoin d'avoir fait de longues études de droit pour comprendre que les faits ne sont pas aussi évidents qu'ils en ont l'air, que le silence de Brace vise à protéger quelqu'un, on le sait dès les premières pages et on devine que tout tendra vers le coup de théâtre des dernières pages. Si l'ouvrage est intéressant lorsque l'auteur se penche sur les méthodes d'enquête des policiers, du procureur ou de l'avocate (notamment les passages sur l'art de l'interrogatoire), tout est attendu, un peu ennuyeux voire poussif, malgré les tentatives de rythmer l'histoire par une compétition de de hockey dont on se fiche - et pas qu'un peu. Enfin, pour être franche, les raisons concrètes, physiques du mutisme du principal accusé ainsi que la manière dont est morte son épouse m'ont laissée pantoise - et perplexe devant quelques invraisemblances larges comme des trainées de sang...
L'ensemble n'est pas désagréable à la lecture, l'écriture est fluide et le style classique, mais il n'y a ni enjeu, ni surprise ni montée dramatique.
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Sylla
  23 septembre 2011
Comme chaque matin, Gurdial Singh fait sa tournée pour distribuer les journaux. Comme chaque matin, il s'arrête devant la porte de Kevin Brace, animateur radio au Canada... ce matin, la porte est entrouverte mais M. Brace n'y est pas. Il entend quelques bruits puis Kevin Brace apparait et déclare : "Je l'ai tuée, monsieur Singh. Je l'ai tuée". Ce sont les dernières paroles qu'il prononce. Sur un papier il note le nom d'une avocate, Nancy Parish, avec qui les rares échanges qu'il aura se feront également par papier... Comment aider un homme qui refuse de parler ?
J'ai eu un mal fou à me concentrer sur ce livre ! J'ai même bien failli l'abandonner. Si je ne l'ai pas fermé c'est parce que j'espérais une fin différente de celle que j'attendais. Au final elle est différente d'une certaine manière mais absolument pas grandiose. Les 100 premières pages se lisent très vite, tous les éléments s'enchainent, entre la découverte du corps, le début d'enquête, l'autopsie... Au cours de ces mêmes premières pages, il est plus qu'évident que Brace protège quelqu'un, ça saute aux yeux aussitôt. J'ai également vite deviné qui était cette personne. Dès qu'il en a été fait mention tout est devenu assez clair. Je n'avais plus qu'à espérer me tromper : découvrir l'assassin sur les 100 premières pages d'un livre qui en fait près de 500, ça fait un peu mal !
Ensuite je me suis ennuyée sur les 200 pages suivantes... C'est là que j'ai complètement décroché. Parce que connaître les personnages d'un livre c'est bien, mais les développer au point que ça éclipse carrément l'enquête pendant 200 pages, c'est un peu trop... Entre présentation des personnages (mis à part le personnage principal évidemment...) et discussions sur des sujets tout sauf intéressants ici, j'ai encore du mal à comprendre comment je n'ai pas fermé ce livre ! Mais je suis tenace... un peu trop parfois...
Enfin arrivent les 200 dernières pages et c'est la libération, il se passe enfin quelque chose ! On arrive au procès de Brace. On recommence à se prendre au jeu, toujours dans l'espoir que notre idée est la fausse mais de plus en plus , il est évident que non... enfin presque. Ce livre se termine sur un gros point d'interrogation : plusieurs hypothèses émises, dont celle trouvée précédemment, mais pas de réponse.
Il manque très clairement une fin à ce livre qui m'a déçue du début à la fin !
Lien : http://labulleasylla.blogspo..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
DexteretteDexterette   10 juin 2012
Lorsque M. Kevin leva les mains dans la lumière, M. Singh vit mieux le liquide rouge et s'aperçut qu'il était bien plus épais que du jus d'orange. Le coeur de M. Singh se mit à battre plus vite.
C'était du sang.
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Video de Robert Rotenberg (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert Rotenberg
Interview de Robert Rotenberg (en anglais)
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