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EAN : 9782330066604
312 pages
Éditeur : Actes Sud (07/09/2016)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 108 notes)
Résumé :
«Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits» est un conte merveilleux qui interroge notre vie contemporaine à la lumière de l'histoire et de la mythologie. Échappés de leur univers aussi fabuleux qu'ennuyeux, des djinns viennent mêler leur immortalité fascinée à la finitude des hommes, et partager la folle aventure de leur active et permanente déraison. À la fois inspirée par une tradition narrative deux fois millénaire et enracinée dans les multiples préoccupations du... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Bernacho
  15 novembre 2016
Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits - ça peut faire entre 1000 et 1004 nuits, d'après mes calculs - toutes passées sur l'oreiller, à écouter, non pas une princesse, mais le vieux Ibn Rushd, alias Averroès, chuchoter, non pas des histoires de magie et de djinns, mais des débats philosophiques sur la foi et la raison. Ah zut ! Un peu décevant peut-être ? Mais non, car les princesses et les djinns sont là, non pas dans les contes, mais dans le récit. Elles sont réelles, car bien sûr les contes sont réels.
J'imagine bien Salman Rushd-ie descendre d'Ibn Rushd, comme son personnage Geronimo, jardinier nostalgique né lui aussi à Bombay, et qui vit à New York, où évoluent une bonne partie des personnages de ce récit (l'autre vient du monde des djinns). Mais sur les photos, ses oreilles ont des lobes.
Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits, qui font entre 1000 et 1004 nuits, d'après mes calculs (et mon côté pénible), c'est aussi la durée des événements apocalyptiques et burlesques racontés dans ce livre, où la réalité vacille et dont doit sortir ce monde meilleur, énigmatique, une utopie "positiviste" de science-fiction.
C'est le premier Salman Rushdie que je lis, foisonnant mais étonamment cohérent, bien qu'un peu décousu, conte des mille et une nuits, fantasy urbaine, roman sur l'amour et sur l'identité, conte philosophique, réflexions et sketches entremêlés, nombreux personnages hauts en couleur, innombrables références à la culture littéraire et populaire, riche, très riche avec des passages capiteux que je n'ai pu m'empêcher de relire.
L'auteur est célèbre, et pour de mauvaises raisons. Je crois qu'on peut lire ce roman comme la réponse, subtile (plus ou moins) et déçue, d'une personne qui a su garder son humour, à la stupidité maléfique qui s'est déchaînée contre lui (provoquant de nombreuses morts), comme la revanche d'Ibn Rushd contre Al Ghazali, parfaitement logique finalement, les pieds sur Terre.
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Krout
  26 mai 2017
Dans une des nombreuses versions de cette chronique j'ai acheté ce livre à la période des fêtes parce qu'au moment de le voir à l'étalage je me souvins de la chronique enchanteresse de mon ami Bernacho mentionnant Averroès, ou alors pour le soyeux de la couverture à en perdre la tête dans les étoiles, ou encore pour Salman Rushdie que je me promettais de lire depuis longtemps, ou bien pour ce titre évocateur de belles heures et plein de mystère, peut-être même aurais-je parcouru la quatrième de couverture qui m'aura emballé, et il s'en est passé des choses depuis car le temps ..., bref ce ne sont là que les versions les plus rationnelles.
Car il en est d'autres où une fée, et quelle fée : rien moins que la Princesse jinnia de la Foudre, après m'avoir particulièrement bien écouté aurait murmuré à mon coeur et l'aurait réchauffé, soufflant sur les braises, au point de faire rejaillir un mélange de fumée et de feu et ainsi les non moins nombreux trésors qu'il renfermait. Mais il en est aussi une que je privilégierai, où j'aurais par trop caressé une bouteille (de gin Bombay ???) et ainsi reçu le livre par le simple enchantement d'une amitié. Non je n'ai pas oublié le réveillon. Encore une fois merci.
Dans ce récit digne des contes des mille et une nuit Salman Rushdie nous serpente de digressions en digressions, entrelacées d'imaginaire et de réalité qui ne font qu'un et inversement se développent l'une par l'autre, pour nous emmener, ô trouvère aux maintes circonvolutions, dans un possible futur dont nous avons oublié le passé, ou du moins une partie pour la moitié (à peu près) d'entre nous et l'autre pour l'autre moitié, prolongeant à travers le temps et l'espace la dialectique qui opposa il y a des siècles Ibn Rushd à Ghazali. Car le monde aujourd'hui reste divisé.
Mais il est bon de rappeler que ce récit est celui de la vision qu'en a un lointain descendant dans plus de milles ans sur la période des Etrangetés qui s'est passée dans quelques années et tel qu'elle a traversé les âges par l'histoire, la tradition, les contes et légendes pour en devenir le nouveau référent post mythologique bien qu'il mentionne l'Iliade et l'Odyssée (et sans doute plus vieux encore mais je n'ai pas capté).
Comment justifier, sinon un puissant mauvais sort, ma difficulté à tourner les pages et cette tendance à être perpétuellement ramené en arrière pour me raccrocher ? Sans doute l'impression d'incessante répétition, les noms multiples pour le même personnage, les mêmes images revenant en boucles comme sur CNN n'ont pas aidé à maintenir l'attention du lecteur lent et atteint d'aphantasia que je suis.
J'aurais aussi aimé que Salman Rushdie ne s'en tienne pas à la sempiternelle dichotomie du bien et du mal ou à la simple alternative d'une dialectique mais m'emmenât vers les chemins nouveaux d'une troisième et quatrième dimensions philosophiques, se dissociant de la logique des ordinateurs pour mieux approcher toute la complexité de l'être humain. Ceci étant dit : "En rédigeant cette chronique, nous le disons une fois de plus, nous savons pertinemment qu'elle est passée du récit factuel à celui de spéculations et de fictions." p.307
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Luniver
  10 juin 2019
Il y a mille et un ans se sont disputés deux philosophes : le premier, Averroès, était convaincu de la force de la raison et de la puissance de l'amour ; le second, Ghazali, ne voyait que le salut dans Dieu, et pensait que la peur était le meilleur moyen d'amener les gens à la foi.
Aujourd'hui, l'antique frontière entre notre monde et celui des djinns vient de se ré-ouvrir. Ghazali, de sa tombe, formule son dernier voeu au djinn qu'il avait autrefois libéré : semer la terreur sur Terre, afin de prouver à son rival la vérité de ses propos. le camp d'Averroès reçoit cependant de curieux renforts : tout occupé dans ses livres, le philosophe n'a en effet pas pris conscience que la servante qu'il avait accueillie autrefois dans son lit se trouvait être une djinn, qui lui a laissé une nombreuse descendance. Prenant tout à coup conscience de leur part magique, ses enfants aussi vont prendre part à la guerre entre le Bien et le Mal, entre l'amour et terreur.
Salman Rushdie nous offre une nouvelle oeuvre d'une richesse et d'un complexité impressionnante. Mais si la complexité peut parfois faire peur, elle permet cette fois-ci que chacun trouve quelque chose son goût : duel philosophique, monde fantastique, commentaires d'actualité, nombreuses références culturelles, tout s'entremêle harmonieusement et chaque genre donne de la matière aux autres pour s'exprimer. Un combat entre deux factions magiques peut ainsi prendre une nouvelle dimension quand l'une d'elle se fait le fer de lance d'une religion liberticide en arborant un étendard noir : cette armée est envoûtée par des djinns, car aucun habitant de la Terre ne pourrait s'adonner d'elle-même à des actes proprement « inhumains ».
L'écriture est lumineuse et portée par un sens de l'humour qui survient à des moments inattendus, mais qui fait toujours mouche. Même si le thème de l'opposition entre le Bien et le Mal est au coeur des débats, il n'y a pas vraiment de moralisme, et chaque protagoniste, quel que soit son camp, joue sa propre carte. La seule condamnation qui plane sur le livre est celle des religions rigoristes qui se nourrissent de peur et de haine, dont Rushdie est d'ailleurs une des cibles privilégiées.
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Henri-l-oiseleur
  20 septembre 2016
Mille (et une ?) années après les événements, un narrateur raisonnable vivant dans un monde pacifié et "libéré" de la religion, relate les événements survenus lors de la Guerre des Mondes, qui opposa pendant mille et un jours le monde des hommes et le Péristan, le monde magique des Djinns, ou fées, ou Péris dans la culture indo-persane. Le récit de cette guerre est plaisant, plein de rebondissements et de surprises, et met aux prises Dunia, la princesse djinn incarnant le bien, et quatre mauvais djinns mâles qui veulent dominer le monde, y instaurer la terreur et réaliser ainsi l'idéal du penseur intégriste musulman Ghazali : que la peur jette les hommes dans les bras de Dieu et fasse d'eux des dévots soumis et tremblants. De son côté, Dunia, l'héroïne positive, qui a engendré une foule de descendants issus des oeuvres du philosophe rationaliste et libéral Ibn Rushd, ou Averroës, (Ibn Rushd dont le père de l'auteur avait repris le nom en hommage, Rushdie), rassemble ses troupes pour résister au mal.
Si la narration de cette guerre surnaturelle est plaisante, on remarquera que le roman ne se concentre pas sur le destin d'un seul personnage, mais de plusieurs, schématiques et tracés assez sommairement. C'est que ce livre est beaucoup moins un roman qu'une fable, un conte philosophique à la façon de Voltaire (cité plusieurs fois). Aussi, Rushdie voulant démontrer une thèse, illustrer une morale et une politique à l'aide des charmes de la fable, n'écrit pas un vrai roman, mais une allégorie, avec toutes les faiblesses littéraires que ce genre implique : Diderot disait que c'était la plus froide des formes littéraires. Les personnages ne sont guère plus, par moments, que des fantômes mécaniques au service d'une idée, ce qui se ressent au peu de soin et de subtilité avec lesquels ils sont dessinés, comme Candide, Pangloss ou Martin le pessimiste.
La thèse que défend Rushdie ne pourra que plaire aux lecteurs contemporains bien-pensants : la religion est une mauvaise chose, issue de la peur et de la déraison des hommes, dont les Djinns ne sont que l'expression et la métaphore (comme on l'apprend à la fin, dans l'épilogue qui sert de moralité - donc, déception, ces êtres magnifiques et drôles n'étaient que ... des figures de style ?) Cette thèse, banalisée par la bourgeoisie des Lumières et par Auguste Comte, aplatit considérablement l'ensemble, et ramène tout le foisonnement baroque du livre (et le caractère fantastique, merveilleux et drôlatique des djinns, de leur descendance et de l'histoire) à une espèce de prêche rationaliste convenu, malgré une pirouette finale.
En somme, ceci est un conte un peu scolaire, et trop soumis à une lourde intention démonstrative, même s'il reste agréable à lire.
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SeriallectriceSV
  18 février 2017
Une fable merveilleuse qui convoque philosophie et humour, fantastique, magie et qui sonne pourtant si réel. Ce conte est envoûtant, les personnages sont nombreux et très atypiques, et nous assistons à un combat époustouflant entre jinns (inspirés par le philosophe Al Ghazali ) et descendants de Ibn Rushd (Averroes), entre deux philosophies islamiques contraires, les premiers semant la terreur, les seconds prônant la raison, se battant pour un monde indépendant de la volonté de Dieu, pour sauver les Hommes du fanatisme religieux et du terrorisme.
«Imaginons la race humaine comme il s'agissait d'un seul individu [...] l'enfant ne comprend rien et se cramponne à la foi parce qu'il ne dispose pas du savoir. La lutte entre la raison et la superstition peut être considérée comme la longue adolescence de l'humanité et le triomphe de la raison sera sa maturité. Ce n'est pas que Dieu n'existe pas mais c'est que comme tout parent fier de sa progéniture il attend le jour où son enfant peut tenir debout sur ses deux pieds, faire son propre chemin dans le monde et se libérer de toute dépendance à son égard.»
«Les tyrans ne sont jamais originaux et ils ne tirent pas la leçon de la disparition de leurs prédécesseurs. Ils se montreront brutaux et étouffants, ils engendreront la haine et détruiront ce qu'aiment les hommes et c'est qui causera leur perte. Toutes les batailles importantes sont, en fin de comte, un conflit entre la haine et l'amour, et nous devons nous raccrocher à l'idée que l'amour est plus fort que la haine.»
J'ai beaucoup aimé ce roman, et pourtant j'ai bien failli l'abandonner. J'ai mis beaucoup de temps à rentrer dans cette oeuvre; complètement déroutée au début, l'auteur a su me ramener à l'intrigue, dans laquelle j'ai fini par plonger sans pouvoir la lâcher; elle est porteuse d'un optimisme puissant, et empreinte de beaucoup d'humour.
Un roman complètement fou, qui nécessite un peu de concentration tellement l'auteur part dans tous les sens, mais un roman qui vaut le coup à mon humble avis !
Je suis très admirative du courage de ce grand monsieur.
Lien : https://seriallectrice.blogs..
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critiques presse (5)
LeFigaro   19 septembre 2016
Ce roman, incroyablement ambitieux, baroque, foutraque, parcouru d'éclats de beauté pure, qui traverse les siècles et les genres, il lui a fallu bien plus pour l'écrire, toute une vie, toute une œuvre.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaPresse   16 septembre 2016
Bienvenue dans l'imaginaire foisonnant de Salman Rushdie dont la plus récente oeuvre (...) évolue entre la fable philosophique, la satire déjantée, la politique-fiction et... le roman d'amour.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeDevoir   12 septembre 2016
Entre le conte de fées pour adultes et la fable philosophique, une guerre des mondes à la manière de Salman Rushdie.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LeJournaldeQuebec   12 septembre 2016
Un roman palpitant, luxuriant, drôle, empreint de fantaisie.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaLibreBelgique   23 août 2016
A travers un récit d’une folle fantaisie, l’écrivain raconte le combat actuel entre forces de Raison et fanatisme.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (66) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   02 juin 2019
Zumurrud le Grand se sentait à vrai dire légèrement dépassé par ses illustres compagnons. Il fit de son mieux, surgissant avec tout son attirail sur la plaza du Lincoln Center en beuglant "vous êtes tous mes esclaves", mais même pendant ces jours d'hystérie il y eut des innocents pour penser qu'il faisait la promo d'un nouvel opéra du Met. Une nuit, il s'élança au sommet du One World Trade Center et se tint en équilibre à la pointe de son pinacle en poussant son plus beau yodel à vous fracasser les oreilles, mais en dépit de l'horreur qui envahit le cœur de bien des New-Yorkais, il y eut encore des passants ébahis, tout en bas auprès du sinistre jet d'eau rectangulaire, pour penser que sa performance acrobatique était un coup de pub pour un remake de mauvais goût du célèbre vieux film avec le gorille. D'un coup de poings, il fit un trou dans la façade si renommée du vieux bureau de poste mais de telles destructions se voyaient tous les étés au cinéma et avaient perdu toute efficacité à force d'être trop souvent représentées. De plus, les conditions météorologiques étaient extrêmes : neige, glace, et tutti quanti. Et puis, on avait affaire à une espèce dotée d'une capacité exceptionnelle à ignorer l'approche de sa fin, ce qui, pour qui estimait être l'incarnation de ladite fin prochaine, avait quelque chose de passablement frustrant.
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BernachoBernacho   08 novembre 2016
Voici donc l'histoire d'une jinnia, une grande princesse du peuple des jinns, connue sous le nom de Princesse de la Foudre parce qu'elle maîtrisait le tonnerre, qui aima un mortel il y a bien longtemps, au XIIe siècle, comme nous allons le raconter, et de ses nombreux descendants, de son retour dans notre monde après une longue absence où elle tomba de nouveau amoureuse, du moins un certain temps, avant de partir en guerre. C'est aussi l'histoire de nombreux autre jinns, mâles et femelles, certains qui volaient et rampaient, des bons et des méchants et d'autres qui étaient étrangers à toute morale, et c'est enfin l'histoire de cette période de crise, de cette époque chaotique que nous appelons le temps des étrangetés, laquelle dura deux ans, huit mois et vingt-huit nuits, c'est à dire mille nuits plus une. Et s'il est vrai que nous avons vécu un autre millénaire depuis cette époque, nous sommes tous à jamais transformés par ces temps-là. Pour le meilleur ou pour le pire ? C'est à notre avenir d'en décider.
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BernachoBernacho   14 novembre 2016
Cette histoire [celle du roman] parle de notre passé, d’une époque si lointaine qu’il nous arrive parfois de nous disputer quant au fait de savoir si on doit l’appeler histoire ou mythologie. Certains d’entre nous parlent de contes de fées. Mais il est un point sur lequel tout le monde est d’accord : raconter le passé, c’est aussi raconter le présent. Raconter quelque chose d’imaginaire, c’est aussi raconter la réalité.
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BernachoBernacho   16 novembre 2016
Ce qu'elle savait concernant la technique de la métamorphose des [djinns] mâles, c'est qu'ils tentaient de s'échapper, se transformaient en eau pour vous glisser entre les doigts, à moins que vous ne fussiez assez rapide pour les choper par les couilles et serrer fermement. Il fallait alors bien s'accrocher jusqu'à ce qu'ils aient essayé toutes les métamorphoses possibles, et, si vous teniez bon jusqu'au bout, en gardant leurs couilles bien en main, elles étaient à vous.
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AtasiAtasi   28 août 2016
On sait très peu de choses, même si on a beaucoup écrit à ce sujet, de la nature véritable des jinns, ces créatures faites de feu sans fumée. Sont-ils bons ou mauvais, diaboliques ou bienveillants, cela fait l'objet d'âpres discussions. Ce que l'on admet généralement, ce sont les caractéristiques suivantes : ils sont fantasques, capricieux, impudiques, ils se déplacent très vite, changent de taille et de forme et réalisent bon nombre de vœux des mortels, hommes et femmes, qu'ils en décident ainsi ou s'y trouvent contraints, et leur perception du temps est radicalement différente de celle des êtres humains.
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Vidéo de Salman Rushdie
Les hanches de Marilyn Monroe, le décolleté de Jayne Mansfield, les lèvres de Pamela Anderson… Eh bien, non, Playboy, ce n’est pas que ça. Le magazine créé par Hugh Hefner à l’aube des années 1950 est bien plus qu’une simple revue de charme.
Fer de lance de la révolution sexuelle dans une Amérique traumatisée par le maccarthysme puritain, le magazine se fait le lieu d’expression d’une autre culture, au fil d’entretiens au long cours avec ceux qui ont marqué les décennies suivantes.
Politique, cinéma, littérature, musique, sport, faits divers : à travers un demi-siècle de rencontres "Playboy", c’est un panorama éclairé et décalé que nous vous proposons d’explorer. Avec, en filigrane, les remous des combats des droits civiques, le choc de la guerre du Vietnam, les relents de la guerre froide, l’évolution de la sexualité, la lutte pour l’émancipation des femmes – jusqu’à l’importance de la bière chez Paul Newman.
Bref, le magazine offre un autre regard, à l’avant-garde des changements sociaux. L’entretien de Donald Trump en 1990 en est l’illustration, et nous rappelle combien la réalité a parfois du retard sur la montre du lapin rose.
Pour en savoir plus : https://bit.ly/2B3l31c
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