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ISBN : 2221190335
Éditeur : Robert Laffont (12/01/2017)

Note moyenne : 4.31/5 (sur 63 notes)
Résumé :
À quatre ans, Shahaab ne parle toujours pas. Pourquoi ? Personne ne le sait. Protégé par sa mère, Shahaab n'a pas conscience de sa différence et vit heureux. Puis il découvre que tout son entourage, y compris son père, le prend pour un idiot. Son monde de paix et d'harmonie s'écroule. Mais il est petit, il est mutique. Comment faire face à la violence psychologique dont il est victime ? Impuissant à se faire comprendre, submergé par une rage intense, il devient un v... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  14 octobre 2017
C'est l'histoire d'une famille à Téhéran, racontée par deux voix :celle de la maman, et celle de Shahaab , 4 ans .
Cet enfant est "débile" , c'est ce que tout le monde dit parce qu'il ne parle pas . C'est violent et ça sera vécu violemment par ce merveilleux petit garçon ....
Et comme , il ne parle pas , son père ne lui adresse plus la parole, il est déçu par cet enfant , et se rabat sur son fils ainé pour faire rayonner le prestige de la famille . Du coup, pour Sahaab, il cessera d'être son père , il sera juste le père de son grand frère ...
C'est violent ...
De ses 4 ans à l'université , c'est un petit morceau de vie qui nous est raconté mais pas que ... L'auteur , sociologue et psychologue dénonce l'obscurantisme religieux , la police de la moralité qui traque les ados amoureux dans les parcs, le retard du monde médical et pleins d'autres choses . C'est riche , extrêmement bien écrit (savoureux lorsqu'on entend la voix de cet enfant de quatre ans) .
Pur , oserais-je dire ...
Et touchant... et poignant , amusant et violent , et bordélique comme toutes les grandes familles...
Je ne serais jamais partie pour ce voyage à Téhéran, sans Diablotin0 , qui m'a dit qu'elle avait adoré ce livre. MERCI à toi !
Je n'ai même pas senti le décalage horaire et repartirai avec cet auteur pour un autre voyage en terre iranienne avec plaisir ...
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diablotin0
  30 juillet 2017
Quelle belle histoire émouvante et dure à la fois.
Une sensibilité à fleur de peau et ce, jusqu'à la dernière phrase du livre !!!
Shahaab, petit garçon de 4 ans au début de l'histoire va vivre avec une très grande souffrance le rejet de son père. Celui-ci ne peut supporter le mutisme de son fils qui vient ternir l'apparence d'une famille parfaite devant son entourage et ses collègues de travail.
La construction identitaire de ce petit garçon va se faire sur ce manque d'amour, sur sa honte et l'intériorisation de sa différence et va donc croire ce qu'il entend à longueur de journée qu'il est "débile"
Cette histoire peut faire sourire par moment et on jubile devant certaines réactions de Shahaab , mais on a souvent le coeur gros face au rejet et à la violence psychologique que l'enfant ressent. Sa solitude est poignante.
C'est un très beau livre que l'on a envie de garder auprès de soi. La couverture est également touchante.
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Bruss
  26 juillet 2017
Un Coup de Coeur ! Comment de tels chefs-d'oeuvre peuvent-ils rester si peu connus du grand public ??? L'histoire est belle. Une douce voix d'enfant nous parle du haut de ses 4 ans, candide et mature. Elle nous raconte une petite enfance en Iran, au sein d'une société déchirée par ses ambivalences, ballotée entre tradition et modernité. Mais l'amour est là, l'amour d'une maman, l'amour d'une grand-mère. Les mots nous bercent, nous inquiètent, nous révoltent, nous giflent parfois. La psychologie complexe des personnages est magnifiquement décrite. Celle du père, Nasser, en particulier. L'auteur est psychanalyste, ça aide. Les caractères, riches, s'entrelacent en arabesques d'amour et de haine. Cette calligraphie sociale nous écrit une oeuvre splendide, qui m'a rappelé un autre petit bijou venu de Perse : le magnifique livre La perle et la Coquille, de Nadia Hashimi. Et quelle est cette Voix cachée ? est-ce seulement celle du petit garçon qui ne parle toujours pas ? ou aussi celle de son père qui n'arrive pas à exprimer son amour ? ou même celle du peuple iranien ?...
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raggiodisole
  31 janvier 2017
Il y a des mots qui peuvent faire autant de mal que les coups, nous avons la preuve avec ce témoignage touchant .
Shahaab est un enfant un peu différent des autres. A l'âge de quatre ans il ne parle toujours pas, mais il ne se rend pas compte de sa différence et vit heureux à sa manière. Petit à petit son univers s'écroule quand il découvre que tout le monde le prend pour un idiot. Pour se protéger il choisit la violence... Au fil du récit il nous livre ses sentiments et on se rend compte de sa souffrance et de son intelligence...
Ce livre est bouleversant et il nous fait réfléchir au niveau psychologique et social. Un récit poignant et profond , un vrai bijou.
A découvrir absolument !
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visages
  03 avril 2018
Si la présence de la "police de moralité" et la configuration familiale nous informe du déroulement de cette histoire en Iran, le théme du roman est bien moins socio-politique que psychologique.A travers les yeux du petit Shahaab de 4 ans,nous assistons au ravage du "désamour".Qualifié de débile par les gamins du quartier,. Cette image lui est peu à peu renvoyée également par sa famille.Cette prise de conscience est douloureuse et lorsqu'il découvre que sa mère est ,elle aussi, envahie par le doute cela devient insupportable de souffrance.L'amour maternel ne peut donc plus le protéger d'une intégration violente de cette image dévalorisante de lui même.
Mais ce roman est aussi l'histoire d'une résilience.Une faille salvatrice lui est tout d'abord offerte par un couple qui le recueille sur quelques jours;Mais c'est essentiellement sa grand mère qui, simplement avec douceur, tolérance, acceptation de ce qu'il est qui va lui permettre de retrouver "la voix" et certainement de ne pas sombrer dans la folie. Parinoush Saniee a su transmettre les dégats opérés par l'incompréhension puis le rejet dont est victime ce petit bonhomme, tout particulièrement par "le père d'Arash". Il est impossible de ne pas s'émouvoir .Je n'ai cependant pas été totalement convaincue, peut être parce que la magie de l'amour est trop rapide et donc peu crédible...Le roman est à deux voix mais j'aurais aimé ajouter celle du père qui aurait permis de devellopper un autre pan ,celle d'un parent submergé par "la différence incompréhensible" de son enfant et lui aussi atteint au plus profond de son estime de soi parce qu'en quête de reconnaissance pour exister...
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   27 mars 2017
Un roman dont on s’empresse de crier deux choses sur tous les toits: en plus de se lire aussi facilement qu’un polar, c’est à ce jour l’une de nos plus belles découvertes de l’année 2017.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   13 octobre 2017
Tu ne sais pas comment les choses se passent au bureau. il y a quelque temps, Kermani ,le concierge qui est devenu membre de l'Association islamique et fourre son nez partout, a dit : " ceux qui ne croient pas en Dieu et son prophète Mahomet ont des enfants retardés."
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raggiodisoleraggiodisole   31 janvier 2017
Ce jour- là, pourtant, j'ai eu beau lever les bras et courir autour de lui, il ne m'a pas soulevé de terre. Il ne m'a même pas remarqué. Il a fini par embrasser Shadi et par la poser dans son berceau. Quand j'ai voulu embrasser le bébé moi aussi pour attirer son attention, il m'a écarté. J'étais à coté de lui, je me sentais délaissé, j'étais désespéré.
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diablotin0diablotin0   30 juillet 2017
Il fallait que l'oubli fasse son oeuvre pour que je réussisse à l'aimer comme il le méritait. j'ai donc entrepris d'effacer délibérément mes souvenirs d'enfance.
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iris29iris29   13 octobre 2017
- Décidemment, les adultes sont trop bêtes. Pourquoi est-ce qu'elle a peur d'un enfant qui rit ?
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iris29iris29   14 octobre 2017
Ce que les femmes gagnent ne compte pas vraiment ; elles dépensent tout chez l'esthéticienne et en nounou.
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