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ISBN : 2070431428
Éditeur : Gallimard (22/12/1967)

Note moyenne : 3.14/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Résumé
Max, dit «le menteur » se la coulait douce sur la côte, mais le voici rappelé d’urgence par son vieux copain Pierrot, dit « le gros » : Fernand le mexicain n’en a plus pour longtemps, et il s’inquiète. Il demande à Max et Pierrot de devenir leurs exécuteurs testamentaires, ce qui revient à veiller sur ses affaires et assurer une rente décente à sa femme. Oui, mais voilà, les Volfoni veillent…
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
KiriHara
  13 décembre 2017
Albert Simonin, vous ne le connaissez probablement pas. le roman « Grisbi or not grisbi », il se peut fort que vous ne l'ayez jamais lu. Pour autant, tout le monde connait l'auteur et le sujet de son roman puisqu'Albert Simonin a adapté librement son propre roman pour écrire le scénario d'un film culte dialogué par Michel Audiard : Les tontons flingueurs.
Cependant, à la lecture du roman, on se rend compte que l'adaptation est très libre, que, si les personnages principaux sont présents dans les deux, les dialogues de Michel Audiard et la touche d'humour ajoutée apporte une énorme plus value au film.
Max, rangé des voitures sur la côte, est appelé d'urgence par son copain de toujours, Pierrot, pour revoir Fernand, rentré du Mexique où il s'est exilé depuis des années et qui est rentré à Paris pour léguer ses « affaires » avant de caner.
Et c'est à Max et Pierrot qu'il lègue ses tripots, au grand damn des frères Volfoni qui n'acceptent pas d'être ainsi spoliés d'affaires qu'ils convoitaient.
Max et Pierrot vont alors devoir subir les affres des Volfoni...
Si Michel Audiard maniait l'argot avec un sympathique humour et une certaine poésie des mots, Albert Simonin, lui, propose aux lecteurs un argot certes plus authentique, mais bien moins agréable à lire ou à entendre, du moins, pour moi.
Du coup, je n'ai jamais réussi à totalement entrer dans l'histoire et dans le roman du fait de cette langue qui prend beaucoup de place lorsqu'elle n'est pas distillée de façon fluide.
L'histoire, elle, demeure assez classique, avec cet ancien truand obligé de reprendre du service par loyauté et qui va devoir subir la vengeance de la concurrence.
Une histoire d'amitié, de double amitié, même, puisque Max et Pierrot sont amis de toujours et Max et le Mexicain l'étaient également.
Amitiés viriles, donc, qui se défendent à coup de flingues.
Cependant, force est de constater que Simonin parvient à décrire la lassitude du héros qui se serait bien passé de reprendre les armes.
Une lassitude qui trouvera son paroxysme dans un final émouvant.
Si vous connaissez les « Tontons flingueurs » par coeur, cela ne vous empêche pas de lire ce roman tant les deux histoires dévient très rapidement.
Au final, un roman qui restera moins dans mon esprit que l'adaptation cinématographique, du fait d'un langage plus brute de pomme. Malgré tout, la lecture n'est pas déplaisante et je tenterais une autre incursion dans le monde d'Albert Simonin, probablement avec la trilogie du Hotu.
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NOIRdePOLARS
  08 février 2012
Le Mexicain, j'pouvais pas dire non, mais j'commence à regretter ! Vous connaissiez pas le Mexicain ? Un homme, cézigues, un vrai ! Vingt piges qu'il s'était tiré en Amérique du sud, au nez et à la barbe des poulets qu'étaient devenus trop pressants. Là-bas, il a connu une vraie réussite d'entrepreneur, il a racheté des établissements, les a fait prospérer. Un mec bien, et y'a que les caves qui lui reprocheront que ses usines, c'était des turbins à nanas. Il a continué là bas ce qu'il savait faire ici, le mac, mais en grand. Donc, respect.
Y vient de caner, le Mexicain, saloperie de pendule… Pierrot et moi, on est réglos, donc on doit tenir son bizness en France, des rades et des tapis. Savoir que c'est surtout les tapis qui chient l'fric, parce que les michés qu'aiment le jeu au calme, ça manque pas. Au Campico, le rade du Mexicain, j'ai rencontré cette grosse chiffe-molle de Volfoni, un adipeux énorme qui peut même plus porter ses grolles tellement qu'il a mal à ses panards. Cézigues voudrait racheter les tapis au rabais… Ca va pas la tête ?
Comme on va les visiter, justement, ces tapis, on arrose ma Vedette presque neuve à la bastos, et à répétition encore ! Après, on nous fait du crade sur la péniche, un autre tapis bien discret. Tout ça, on sait qui c'est, c'est Raoul, Raoul Volfoni, c'te bibendum graisseux, c'te ordure !
On m'aura tout fait, dans ce polar. le môme Fred, on croyait, naïfs qu'on est, qu'il avait une saine mentalité, eh ben y s'est maqué avec Volfoni, ce porc. Moi, j'voulais pas qu'on l'bute, le Fred, surtout pas comme ça, pendu. J'le vois encore gigoter, et j'en ai marre, des refroidis. C'est comme la Florence, tiens. Oh, celle-là, après lui avoir fait faire le grand écart sur mon plumard, j'croyais bien qu'elle m'avait à la bonne, et même un peu plus. Eh ben, même pas ! Une pute de chez pute, c'est tout, un sac à talbins dans la tocante et pis c'est tout.
Moi, j'vais vous dire, j'suis à la ramasse. Crevé de faire pan-pan avec mon magnum, rassis de croire que c'te môme elle pouvait avoir l'béguin pour mézigue, même plus envie de vengeance. Pierrot, y comprend pas ça. Y m'a même parlé d'une manière que, c'en aurait été un autre, j'l'aurais allongé. J'en ai ma claque de tout c'purin. J'raccroche et j'me refile au soleil. En passant, t'as l'bonjour de Max, t'en entendras plus causer.
Avis
Le dernier de la trilogie des « Max le menteur » est aussi le plus abouti, le plus humain, on pourrait même parler de désespoir muet et froid. Langue exceptionnelle, comme les deux autres, mais le scénario est cette fois remarquablement maîtrisé. Bref, un monument littéraire qu'on se doit d'avoir lu, même s'il n'a pas grand rapport avec le film auquel il a donné naissance, « Les tontons flingueurs », qui n'a retenu du livre que quelques bons mots et fait se marrer la France entière. Dans « Grisbi or not grisbi », on ne rit jamais, mais quel fantastique moment on passe en la compagnie d'un Max finalement très touchant.

Lien : http://noirdepolars.e-monsit..
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helhiv
  18 janvier 2016
Bien sûr, je l'ai lu à cause des "Tontons flingueurs" mais après quelques similarités au début de l'histoire, "Grisbi or not grisbi" reste un livre de série noire, une histoire de malfrats racontée avec l'argot des caves. Je n'ai pas trouvé un charme extravagant à la verve d'Albert Simonin qui ne met en scène ici qu'une histoire assez glauque de règlements de compte. D'accord, c'est la peinture d'une époque et d'un milieu mais les personnages féminins se résument à des putes et anciennes putes, dociles ou vénales. C'est pas vraiment du machisme au second degré et, au bout du compte, ça n'a vraiment plus beaucoup d'intérêt. Peut-être trop daté ...
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Vidéo de Albert Simonin
Radioscopie (1973).
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