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EAN : 9782702143193
312 pages
Éditeur : Calmann-Lévy (02/05/2012)
3.76/5   40 notes
Résumé :
Par une énième nuit de chaleur insupportable, l’ex-top modèle Roxy Palmer et son mari Joe, trafiquant d’armes, sont kidnappés dans leur voiture. Joe finit dans une mare de sang et, les voyous partis, Roxy prend alors une décision qui va à jamais changer le cours de sa vie. Les deux kidnappeurs, Disco et Godwynn, n’ont disparu que pour mieux la traquer. Billy Afrika, lui non plus, n’a pas l’intention de la laisser filer : Joe lui devait en effet une grosse somme d’ar... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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cascasimir
  11 octobre 2019
04/10/2017, BBC Afrique:
"Les Cape Flats ( quartiers pauvres) sont le théâtre d'affrontements sanglants, entre gangs rivaux, pour le contrôle de la drogue..."
11 morts, ce vendredi. Les autorités veulent faire intervenir l'armée...

N'ouvrez pas ce livre terrible ! Le sang ruisselle entre chaque page, la fumée du "tik" ( une drogue) s'en échappe et le "muti" a fait d'autres victimes...

"Muti": de la sorcellerie! " Les négros, les Africains croient que quand on récupère des membres sur une victime... encore vivante, ça donne un "muti" plus fort."
On paye une fortune pour le "muti", pour devenir riche, trouver l'amour, guérir du sida ou de l'impuissance.

Le mercenaire Billy Africa, un métis, a retrouvé Roxy, la femme de son "patron", pour récupérer l'argent qu'on lui doit...

Il veut sauver la famille de son ex co-équipier, Barbara, Shawn et Jodie, en payant un chef de gang, Manson...
Mais, Roxy a tué son mari...

Roxy (une ex mannequin) est la seule figure humaine, dans ce roman qui vous prend aux tripes. Ne le lisez pas, si vous êtes une âme sensible...
Un monstre, un psychopathe, Piper, s'est échappé de prison et il recherche Disco, son " épouse ". Le jeune Disco et Piper vont croiser la route de la belle Roxy...
Enfant, Piper avait fait brûler vif Billy...
Billy va déclencher une guerre des gangs, afin de ... sauver Roxy?
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caro64
  15 juillet 2012
Avec Mélanges de sang , son premier polar, objet d'une actuelle adaptation cinématographique, Roger Smith s'attachait à évoquer l'Afrique du Sud des gangs. Blondie et la mort nous offre de nouveau une immersion sans complaisance dans les Flats (quartiers particulièrement misérables d'Afrique du Sud) du Cap sur un rythme palpitant.
Lors d'une nuit suffocante, Roxy Palmer, ex-mannequin et son époux Joe, trafiquant d'armes notoire, se font braquer à la sortie d'un dîner d'affaires par deux jeunes paumés des Flats, Disco et Godwynn. L'algarade tourne au fiasco et Roxy en profite pour abattre froidement son conjoint, persuadée que les deux braqueurs en fuite seront considérés coupables. Sa vie qu'elle espérait dès lors plus radieuse prend une tournure autrement différente lorsqu'elle s'aperçoit que son mari devait un paquet d'argent à de nombreuses personnes peu recommandables dont Billy Africa. Ex-policier, mercenaire employé en Irak par Joe, Billy revient au Cap pour récupérer la somme qui lui est due. Argent qu'il se sent obligé de verser à la veuve de son ancien coéquipier assassiné de manière effroyable par Pyper, un psychopathe désormais incarcéré à la prison de haute sécurité de Pollsmoor et qui n'a pour seule obsession que de faire revenir son épouse « Disco » à la « maison ». le cauchemar commence…
Blondie et la mort dissèque une Afrique du Sud exsangue, minée par la drogue, les gangs et l'appât du gain facile. Roger Smith, par la noirceur et le désespoir de son propos nous donne une réalité au combien plus sombre et tourmentée de sa nation que celle présentée par son confrère sud-africain Deon Meyer. Cette violence gratuite, quotidienne semble inimaginable et fait particulièrement froid dans le dos.
Un roman sombre, haletant, oppressant, parfois à la limite du soutenable, portée par une écriture crue et rugueuse, toujours sur le fil, qui dépeint la désespérance des Flats tout en étant une ode passionnée au Cap. Un nouveau conteur sud-africain est né. Mais attention, âmes sensibles s'abstenir.




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Amnezik666
  29 juillet 2015
Direction l'Afrique du Sud mais oubliez les plages et les quartiers chics du Cap, l'auteur vous invite à une immersion au coeur des Flats, le pire ghetto de la ville avec au programme guerre des gangs, drogue et corruption à tous les niveaux sur fond de misère et de crasse… Pas top pour le tourisme mais c'est bel et bien une autre réalité sud-africaine.
Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir… Bien vu mon petit Johnny, ça résume parfaitement l'ambiance de ce bouquin. Vous voulez de la noirceur ? Roger Smith vous en sert à la louche avec une ambiance d'une absolue noirceur, où l'espoir n'a plus sa place. On retrouve la même noirceur dans l'âme de certains personnages qui n'ont plus une once d'humanité (je pense notamment à Piper).
La peur, elle viendra un jour pour te bloquer le coeur. La peur, elle fait l'amour avec l'horreur… C'est pas faux Johnny, mais maintenant tu fermes ta gueule ! La peur, presque palpable chez de nombreux protagonistes (Roxy, Disco et même Billy) de cet opéra de sang et de mort. Une peur qui baise avec l'horreur, éparpillant les cadavres à tout va.
Alors quid de l'empathie dans cet enfer ?
J'en ai eu pour Roxy même si c'est elle qui a été lle déclencheur de tout ce bordel ; certes elle a flingué son mari, mais franchement il ne méritait pas mieux (à part peut être souffrir plus longtemps, elle aurait dû lui vider le chargeur dans le ventre).
Billy aussi a su me toucher, lui aussi au départ était motivé par de bonnes intentions, pris dans l'engrenage meurtrier, il s'est adapté et a réagi en conséquence… réaction qui a causé un max de dommages collatéraux.
Aucune sympathie par contre pour Disco et encore moins pour Piper. Les autres personnages sont des seconds couteaux, je ne m'attarderais donc pas à en faire l'inventaire.
Aucun doute c'est du lourd, du très lourd même ! Un summum de noirceur servi par une écriture crue, sans fioriture, comme si l'auteur trempait sa plume dans un mélange de sang, tripailles et vitriol. Pour une découverte c'est une sacrée découverte, âme sensible s'abstenir… Contrairement à ce que vous pourriez penser en me lisant l'auteur ne fait pas dans la surenchère gratuite ; la mort est trash au fin fond du ghetto, pire encore quand, par un effet domino savamment orchestré, les Flats menacent de s'enflammer.
Incontestablement un livre coup de poing et coup de coeur, le genre de truc qui vous prend les tripes et les vrille jusqu'à en extraire la dernière goutte de substance vitale.
Lien : https://amnezik666.wordpress..
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collectifpolar
  15 octobre 2021
Avec son premier roman "mélanges de sangs" Roger Smith nous avez scotchés et fait une entré fracassante dans le petit monde du noir et du polar. Gageant que ce second opus soit tout aussi réussi.
Mais alors que nous raconte Blondie et la mort
Dans la province du Cap, Roxy Palmer, une ancienne top-modèle, et son mari Joe, trafiquant d'armes, sont kidnappés par Disco et Godwynn. Alors que Joe est tué violemment, Roxy est poursuivie par ses ravisseurs et par Billy Afrika, à qui son mari devait une importante somme d'argent.
Une nouvelle fois il nous embarque avec lui dans les Flats, les townships du Cap, où le quotidien est rythmé par la guerre des gangs. Dans cette banlieue pauvre du Cap, à quelques kilomètres à peine du centre touristique de la deuxième ville d'Afrique du Sud, le crime règne en maître absolu. Il nous en fait une terrifiante description.
Là-bas les jeunes gens ont cette culture du gangstérisme et de la violence. Dans les Flats c'est un tel flot intarissable d'armes et de substances illicites que aucune autorité n'est arrivée à en venir à bout. Ici le mal trouve sa racine dans les inégalités économiques et sociales héritées du régime d'apartheid. le gang devient une famille. Et s'ils sont redoutés, ils sont aussi admirés par des jeunes en situation d'instabilité et privés de toute espérance sociale.
Torture, meurtre et corruption c'est le lot quotidien de toute une génération. Et les personnages de Roger Smith sont à cette image, cruels sans une once de pitié mais ils ont peur aussi, car ici ils jouent les vies tous les jours que dieu fait. Avoir un tant soit peu d'humanité ici c'est crever à coup sur la gueule ouverte. Tuer avant de se faire tuer. Et pour rendre toute cette horreur, toutes cette violence le style cru, épuré et direct de Roger Smith est parfait. Juste factuel, sans surenchère, pas besoin ici la vie s'en charge elle-même. C'est sombre, c'est noir mais c'est beau. Et la nation actancielle ne fait as dans la nuance surtout quand même aujourd'hui tu es né noir.
Alors oui ce second essai de Roger Smith est réussi, tout autant que le premier. Il nous bouscule, nous percute, on s'en prend plein la gueule mais on n'en redemande car « Blondie et le mort » à l'instar de "Mélanges de sangs" est un immense coup de coeur, oui un uppercut en plein coeur !

Lien : https://collectifpolar.com/
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JCLDLGR
  22 février 2020
Tres violent, sans doute à l'image des ghettos sud africains, mais sans imagination et avec un style qui se veut direct mais ne parvient qu'à être vulgaire. Tout est moche et crasseux !
L'intrigue embarque des personnages aussi pourris que dangereux, qui se cherchent pendant les trois quarts du livre, avant d'être éliminé violemment ! Des flics et des ex-flics, des gangsters des ghettos et de riches marchands d'armes, mais pas vraiment de suspens ni grand chose de crédible !
J'ai abandonné à la moitié du livre...
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critiques presse (1)
Telerama   27 juin 2012
L'écriture incisive et rythmée de Smith est hypnotique, et la surenchère gore reste supportable grâce à l'humour décalé d'une poignée de personnages.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
JCLDLGRJCLDLGR   22 février 2020
L'épouse de Maggott, cette salope, n'avait jamais compris. Pourquoi devaient ils vivre dans une location de merde alors que les autres femmes de flics portaient des habits neufs et se vantaient de leurs cuisines sur mesure ?
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Amnezik666Amnezik666   29 juillet 2015
Rien de tel que la haine féroce d’un être pour vous donner une raison de vivre.
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jeanpierregruestjeanpierregruest   10 juillet 2019
Ils s'arrêtèrent devant chez Doc. On aurait dit que sa cahute s'intégrait progressivement au dépotoir qui le dominait. Elle puait plus que dix putes junkies dans des chiottes publiques.
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NikozNikoz   27 mars 2020
Le flic en tenue ne s'acharna donc que sur le corps de Disco.
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BrevesdeCelineBrevesdeCeline   25 avril 2021
Grandir dans la pauvreté permettait de garder l'esprit clair et vif.
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